I. JÈPHONÉ, père de Caleb. Voy. Nombres, xiii
II. JÉPHONÈ, fils de Jether, et un des descendants d'Aser. Voij. I Paralip., vu, 38.
JEPHTAËL, ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué, XIX, 14.
JEPHTË, juge d'Israël, né à Maspha, en Galaad, était fils d'un nommé Galaad. Il se fixa dans le pays de Tob, et y devint chef d'une troupe. Les Israélites qui habitaient le pays situé au delà du Jourdain vinrent le prier de les secourir contre les .\mmonites. Jephté y consentit, à condition qu'à la fin de la guerre ils le reconnaîtraient pour chef. Les Israélites l'ayant reconnu, en effet, pour chef, il assembla des troupes et promit à Dieu que, s'il triomphait de ses ennemis , il lui offrirait en holocauste la première personne qui sortirait de sa maison et qui viendrait à sa rencontre. Il revint victorieux; et sa fille s'étant offerte la première à ses yeux, il la sacrifia, comme il en avait fait vœu. Contre le sentiment de tous les anciens, tant chrétiens que juifs, plusieurs interprètes modernes prétendent que la fille de Jephté ne fut pas réellement immolée, mais seulement consacrée au service du sanctuaire. Quelque opinion qu'on adopte, on ne peut rien conclure contre la religion des Hébreux; car le vœu de Jephté est un fait qui lui est entièrement personnel. Il n'était pas commandé par la loi, puisque la loi, au contraire, défendait expressément le sacrifice de victimes humaines. C'est un fait isolé, et auquel le grand prêtre et la majorité du peuple ne prit aucune part. A la vérité , parmi les raisons alléguées contre l'immolation réelle, il en est de spécieuses; mais elles ne peuvent contrebalancer la teneur du texte sacré, qu'on ve saurait entendre d'une consécration au service du sanctuaire sans en fausser le véritable sens. Aussi sommes -nous étonnés de voir un hébraïsant aussi distingué que Hengstenberg soutenir cette dernière opinion. Voy. Juges, il. La Paraphrase chaldaïque. Joseph, Antiq.. l. V, c. ix. Ambros., De 0/ficiis, 1. lll, c. XII. Hieronym., Contra Jovinian., l. I. August., Quœst. XLIX in Judic. Chrysost. Homil. XIV, ad populum Antioch. Théodoret, Quœst. XX in Judic. D. Calmet, qui, dans sa Disserta' tion sur le vœu de Jephté, placée à la tête de son commentaire sur les Juges, cite plusieurs autres auteurs, tant anciens que modei'nes, en faveur du sacrifice réel, expose le sentiment opposé et le combat par d'excellentes raisons.
JEPHTHA, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué , XV, 43.
JÉRAA , esclave égyptien à qui Sésan , son
JÉRÉ
JERÏ
maître, donna sa fille en mariage. Voy. I Para- ' lip.. 11.34.
I. JÉRAMÊEL, fils de Cis, de la tribu de Lévi. Vnii. I Paralip., xxrv, 29.
II. JÉRAMÊEL , fils aine d Hesron, de la tribu de .Tuda. Voif. I Paralip., ii, 9.
III. JÉRAMÊEL. canton du partage de .Tuda situé vers le midi de cette tribu. Voy. I Rois , \xvii , 10.
JERCAAM , éUit fils de Raham, Voy. I Paralip.. II, 4i.
JÊRÊMIA. Voy. Jérémie,!!» IIT.
I. JËRÊMIE , le second des grands prophètes, né à .'Vnathoth, ville lévitique de la tribu de Benjamin, était fils d'Helcias, qui appartenait à la race sacerdotale. Dès le sein de sa mère, il fut sanctifié et destiné à l'emploi de prophète. La treizième année du règne de .losias, Ûieu l'envoya porter ses ordres aux princes et aux peuples, et il prédit à ce prince quil aurait beaucoup à souffrir, ce qui excita contre lui la colère de ses parents et de ses compatriotes, qui menacèrent de le tuer s'il prophétisait encore. Plus tard il annonça à Joakim, roi de Juda, que s'il persévérait dans ses désordres la colère de Dieu s'appesantirait sur lui. Plus tard, il prédit la destruction du temple, la captivité des .luifs, qui devait durer soixante-dix ans; et, après la prise de la ville, il alla joindre Godolias à Masphath. Les chefs du, peuple l'obligèrent de se retirer avec eux en Egypte , où , selon une tradition ancienne, il fut lapidé à TaphnisouTanis, par les .Juifs, qui ne pouvaient supporter ni ses reproches ni ses menaces. Les Grecs et les Latins l'honorent comme un martyr le l^"" mai. On a de Jérémie : 1" un livre de Prophétie.^ ; — 2° des Lamentations ; — 3" une Lettre, qui forme le chapitre vi du livre de Baruch. Les Prophéties embrassent 52, ou plutôt 51 chapitres, puisqu'on reconnaît généralement que le h'i^ n'est pas de l'illustre prophète. Ces Prophéties renferment des oracles prophétiques proprement dits, des discours moraux et des récits historiques. Dans le recueil tel que nous le présentent nos Bibles, tant grecques qu'hébraïques, les oracles ne sont nullement disposés selon l'ordre chronologique ; il y a même de la variété entre l'arrangement que leur donnent les exemplaires du texte hébreu suivi par la Vulgate. et celui que leur assignent les exemplaires de la version des Septante ; de plus, on trouve dans les Septante des omissions considérables ; trois phénomènes sur lesquels nous avons dit quelques mots dans notre Introduction, etc. (tom. III, p. 396 et suiv.), pour faciliter l'intelligence de ces divins oracles. — Les Lamentations , que les Juifs appellent aussi en hébreu Echa, cest-à-dire comment {(/uo~ modo), parce qu'elles commencent par ce mot, renferment 5 chapitres , dans lesquels Jérémie déplore la désolation de Jérusalem prise par les Chaldéens, puis nous dépeint ses propres malheurs, pour revenir encore sur la ruine de Jérusalem. Il reproche ensuite à l'Idumée de se réjouir du malheur des enfants de Juda, et lui annonce à elle-même sa ruine entière et en même temps la délivrance de Sion. Enfin il représente au Seigneur les maux sans nombre qui ont désolé les enfants de Juda, et il le conjure de les rappeler à lui et de les rétablir dans leur ancienne splendeur. — Quant à la lettre insérée dans le livre de Baruch, l'inscription qu'elle porte en tête, et qui se trouve dans presque tous les manuscrits et dans toutes les versions, et qu'enfin presque tous les Pères ont admise, l'inscription, disons -nous, Tattribue expressément à Jérémie. D'un autre coté, les
caractères intrinsèques de cette Lettre prouvent également qu'elle est sortie de la plume du prophète. On peut même remarquer que non-seulement le sujet n'est pas différent de celui du chapitre x de Jérémie, mais que la construction des phrases et jusqu'aux mcises de la période, tout est absolument dans le même goût. Les autres écrits de Jérémie, dont nous venons de parler, réunissent encore plus de marques d'authenticité, comme nous croyons lavoir démontré dans notre Introduction, etc. (tom. m , p. 406 et suiv.), et comme le reconnaissent même les critiques les plus portés à rejeter en général l'autorité des divines Écritures, quoique quelques-uns d'entre eux refusent au prophète une bien faible partie de l'ouvrage qu'on lui attribue. Voy. Huet, Demonstr. evang., propos. IV: de Propliet. Jeremiœ. D. Ceillier, Hist. oenér. des Auteurs sacr. et eccte's., tom. I, p. 2/6 et suiv. D. Calmet, Diction, de la Bible. La Bible de Vence. Préface sur Jérémie, et Préf. sur les Lament. de Jérémie. J.-B. Glaire, Introd., tom. III, où on trouve la liste des principaux auteurs catholiques, protestants et juifs qui ont écrit sur Jérémie.
IL JÉRÉMIE, de la ville de Lobna, était père d'Amital, femme de Josias, roi de Juda, et mère de Joachas et de Sédécias. Voy. fV Rois, XXIV, 18
III. JÉRÉMIE ou JÉRÉMIA, homme vaillant de la tribu de Manassé, et chef de sr. famille. Voy. I Paralip., v, 24.
iV. JÉRÉMIE. nom porté pardeux héros des armées de David. Voy. I ParaUp.. x, 13; xn, 4.
Y. JÉRÉMIE (saint), martyr de Palestine et compagnon de saint Élie, de' saint Daniel, etc. Vot/. Elie, n» II.
VI. JÉRÉMIE (saint), martyr du mont Sina, fut le compagnon de saint Élie, de saint Babas, etc. Vo)/. Élie, n" III.
VII. JÉRÉMIE (saint), martyr de Cordoue et compagnon de saint Pierre , de saint Walabonze,etc. l'w/- Pierre, n"VIII.
VIII. JÉRÉMIE (saint), martyr sous les Sarrasins d'Espagne, et compagnon de saint Émilan ou Émillan. Voy. Émilan.
JÉRÉMIEL, fils d'Amélech, fut un de ceux à qui Joachim , roi de Juda, ordonna de prendre .lérémie et Baïuch, secrétaire du prophète. Voy. Jérémie, xxxvi, 26.
JÉRIAS, fils de Sélémia, arrêta Jérémie à la porte Benjamin de Jérusalem, l'accusant faussement de vouloir passer comme transfuge aux Cha|déens. Voy. Jérémie, xxxvii, 12.
JÉRIAO, fiis aine d'Hébron, Lévite. Voy. I Paralip., xxiii, 19.
JÉRIBAI , fils d'Elnaëm, était un des braves de l'armée de David. Voy. I Paralip., XI, 46.
JÉRICHO, ville royale des Chananéens qui échut en partage à la' tribu de Benjamin. Vuy. Josué, Ji, 1; vt, 2; xii,9; xviii, 21. — Jéricho est devenue au iv« siècle de l'ère chrétienne une ville épisc. de la première Palestine, dans le patriarcat de Jérusalem, sous la métropole de Césaiée. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un pauvre village habité par les Arabes. Jéricho a eu six évêques, dont le premier assista au l" concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 111, p. 654. De Commanville, /"^ Table alphabet., p. 125. Richard et Giraud.
JÉRIEL, fils de Thola et petit-lils d'Issachar. Voy. 1 Paralip.. vu, 2.