‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1184 sur 1220 · I. JOB ou JOBAB, fils de Jectan. Voy. Genèse, x · texte numérisé non relu

I. JOB ou JOBAB, fils de Jectan. Voy. Genèse, x

II. JOB ou JOBAB, fils de Zara et petit-fils d'Ésaû. Vny. Genèse, xxxvi, 33.

III. JOB ou JOBAB, troisième fils d'Issachar. Voy. Genèse, XLVi, 13.

ÏV. JOB ou JOBAB , roi de Madon. Voy. Josué, XI, 1.

V. JOB ou JOBAB, fils de Saharaim, de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., vni, 9.

VI. JOB ou JOBAB, fils d'Elphaal, de la tribu de Benjamin. Vuy.l Paralip., viii, 18.

VII. JOB, modèle de patience que l'Écriture offre à notre admiration, demeurait dans la terre de Hus. Nous ne rapporterons pas ici l'histoire de cet homme pienx et simple; on la trouve dans le livre qui porte son nom ; nous dirons seulement que son nom se trouve dans les anciens martyrologes, avec le titre de prophète, de saint et de martyr. Les Grecs célèbrent sa fête le 6 mai, et les Latins, le 10 du même mois. C'est le premier des saints de l'Ancien Testament, après les Machabées, à qui l'Église d'Occident ait décerné les honneurs publics et religieux. Il n'y a pas d'histoire dans nos Livres saints contre laquelle on ait formé plus de difficultés; car, outre qu'on en conteste la réalité, on dispute encore sur la personne de Job, sur le temps auquel il a vécu, sur le pays qui l'a vu naître, sur son origine et sur sa religion. Les critiques et les commentateurs ont traité fort au long toutes ces questions, et plusieurs autres. Pour nous, nous nous bornerons à quelques courtes observations : 1" Le livre qui porte le nom de Job a été très-probablement composé en hébreu, et nous regardons comme peu solides les raisons sur lesquelles des critiques se fondent pour soutenir qu'il a été originairement écrit en arabe. Comment, en effet, le style, qui en est si coulant, si beau et si parfait, pourrait-il appartenir à une simple version, qui porte toujoursl'empreinte de la gène où se trouve nécessailementle traducteur, même le plus habile, par la difficulté de rendre fidèlement l'original qu'il veut traduire?2'' Tous les faits et tous les discours contenus dans le livi'e de Job sont réels, aussi bien que Job, dont on a nié l'existence. En effet, les témoignages de plusieurs auteurs sacrés, celui des Pères et la pratique de l'Église, et de plus les caractères intrinsèques du livre lui-même nous fournissent une preuve incontestable que Job a existé réellement, et que son livre n'est pas une simple parabole, mais une histoire réelle et véritable. 3» On ne sait pas d'une manière certaine quel est l'auteur du livre qui porte le nom de Job ; cependant nous sommes assez porté à croire que Job a composé luimême le fond de l'ouvrage, parce qu'il n'y a guère que lui qui ait pu rapporter avec exactitude tous les discours, tous les dialogues et une multitude d'autres traits que nous y lisons ; mais nous n'admettons pas pour cela que l'écrivain sacré qui a donné à ce premier travail sa forme actuelle, n'ait été qu'un simple traducteur. Quant au nom de cet écrivain , ou au temps auquel il a vécu, les caractères intrinsèques du poëme peuvent d'autant moins nous en fournir des indices certains, que les critiques les plus babiles s'en sont également servis pour établir les opinions les plus opposées. Nous ne nous prononcerons donc point sur l'auteur du livre de Job, ni sur l'époque à laquelle il a été composé ; nous dirons seulement qu'à la manière dont les mœurs et les usages y sont décrits , on doit le rapporter à des temps très-anciens. Nous ajouterons que les connaissances dont l'auteur fait preuve nous ont toujours paru beaucoup moins étendues et moins perfectionnées dans le

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