‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1193 sur 1220 · TORD · texte numérisé non relu

TORD

sancti Evangelii; Anvers, 1657, in-8«; — 2" Nmptiœ agni, sive discursus pro suais vcstitionihus, professionihus juhilœis religiosorum ; ibid., 1658, in-4o; — 3" Marianum Haseletum ; ibid., 1660, in-8°; — 4» Brevis Elucida tio libriJob; ibid., 1661, in-8*; — 5o Vera Fraternilas declamanda; ibid., 1662, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

JONILLE ou JUNILIE (sainte), martyre , fut la compagne des trois saints jumeaux : Speusippe, Eleusippe et Méleiisippe. Voxj. Speusippe.

JONOPOLIS ou JUNOPOLIS, ville épisc. de Paphlagonie, au diocèse du Pont, sous la métropole de Gangres. Elle a eu huit évêques, dont le premier, Pétrone, est mentionné dans Y Index PP. Vjc.; aujourd'hui c'est un évèché in parti bus sous l'archevêché de Gangres, également in partihus. Voy. Lequien, Onens C/trist., tom. I, p. 5,55. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII , p. 8.

JONQUE ou JUNKE (Juncus ou Junca), nom de deux villes épisc. situées en Afrique; l'une était dans la Byzacène,et l'autre dans la Mauritanie Césarienne. L'an 524, on tint un concile (Concilium Juncense) dans la première de ces deux villes. Saint Fulgence, évèque de Ruspe, y assista. Voij. là Beg., tom. II. Labbe, tom. IV. Hardouin, tom. II. De Commanville , /" Table alphabet. .\)A29.

JONQUIÈRE ou JUNCAIRE, JUNICAIRE, JUNIERES (Juncarid. Junicaria, Juniaria), lieu dans le diocèse de Montpellier où l'on a tenu deux conciles, l'un en 894, et l'autre en 909. î'oy. D. Mabillon, Annal. S. Bened.. tom. IV, p. 531.

JONSEN. Vo}/. JoNvE.

JONSIUS (Jean), protestant érudit, né à Flensbourg, dans le duché de Sleswig, Tan 1624, mort à Leipzig ou à Francfort-sur-le-Mein en 1659, devint, en 1656, recteur de l'école de la cathédrale de Sleswig. Outre plusieurs ouvrages de philosophie, on a de lui . Discursus philologicus de vocis Akrides (Matth., m, 4. Marc, i, 6) significatione : Kœnigsberg, 1651 , in-4'^; Hambourg, 1653, in-4o. Vog. Chaulfepié, Nouv. Diction, histor., crit., où l'on trouve la liste com- Elète des écrits deJonsius. Feller, Biogr. univers. a Nouv. Biogr. génér.

JONSTON (Jean), naturaliste, né à Sambter, dans la grande Pologne, en 1603, mort l'an 1775, était très-versé dans l'hébreu, l'histoire, la médecine, l'anatomie et la botanique. On a de lui : l" plusieurs ouvrages sur l'histoire naturelle, parmi lesquels : Saturœ Constantin et Chaumatographia nuturalis , mis l'un et l'autre à Y Index le 23 août 16S4; — 2° Historia universulis civilis et ecclesiastica , condamnée aussi comme les suivants par la Congr. de Ylndex (Decr. ISjunii 1651); — 3° De Festis Hebrreorum et Grœcorum Schediasrna (Decr. 20 junii 1662); — 4" Polymathiœ Pinlologicœ , seu totius rerum wiiversitatis ad suos ordines reuocatœ adumbratio (Decr. 28 augusti 1690). Voy. Chalmers, The gênerai biogrnphical Dictionary. La Nouv. Biogr. génér. JOPPE, appelée Jaffa ou Japha, Japho, par les écrivains du moyen âge et par les auteurs modernes, est une ville et un port de mer de la Palestine sur la Méditerranée. C'était là que le roi Hiram faisait porter par mer les cèdres du Liban, qu'on conduisait ensuite par terre à Jérusalem. Ce fut là aussi que Jonas s'embarqua lorsqu'il fut jeté à la mer et englouti par un monstre marin. L'apôtre saint Pierre séjourna à Joppé, et y rendit la vie à Tabitha. Joppé devint, dans le v« siècle, ville épisc. de la première Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Césarée. Elle a eu trois évêques orientaux, dont le premier, Fidus, siégeait en

415; elle a eu en outre trois évêques latins, dont le premier est Guy de Nimars, mort en 1524. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un évéché in partihus, toujours sous la métropole de Césarée, également in partihus, et un simple village où abordent ordinairement les pèlerins d'Europe lorsqu'ils se rendent dans la Terre-Sainte. Voy. Josué, XIX, 46.11 Paralip.,11,16. lEsdras, m, '7. Jonas, I, 3. I Machab., x, 75, 76; xi-xv, et II Machab., iv, 23. Actes, ix, 36; x, xi, etc. Joseph, De Bello Jud.. 1. III, c. xv, Hieronym., in cap. iJonœ, et in Epitaph. Paulœ. D. Calmet, Diction, de la Bible. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 625et 1291. De Commanville, /« Table alphabet., p. 127. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 316-.S18.

JOPPITES (yo/)/jite), habitants de Joppé. Voy. II Machab., xil, 3, 7.

JORA , un des chefs de ceux qui revinrent de Babylone à Jérusalem sous la conduite de Zorobabel. Voy. I Esdr.. ii,18.

JORAl, un des chefs de la tribu de Gad. Voy.

I Parai i p., v, 13.

I. JORAM, fils de ïhoù , roi d'Émath, en Syrie. Voy. II Rois, viii, 10.

II. JORAM, fils et successeur de Josaphat, roi de Juda, lit périr ses frères et les principaux fonctionnaires du royaume. Il épousa Athaiie, fille d'Achab, qui l'engagea dans l'idolâtrie.

II força ses sujets à sacrifier sur les hauts lieux, et, malgré les avertissements d'Élie, il ne se convertit pas. Les Iduméens se révoltèrent contre lui, les Arabes et les Philistins ravagèrent la Judée; mais ces désastres ne le touchèrent pas, et il mourut dans l'impiété. Voy. IV Rois, VIII, 16 et suiv. II Paralip., xxi, 3 et suiv. D. Calmet, Diction, delà Bible.

III. JORAM, fils d'Achab, roi d'Israël, succéda à son frère Ocho/ias, mort sans enfants. Il rendit un culte impie aux veaux d'or, fit la guerre aux Moabites, et eut pour allié Josaphat, roi de Juda, en faveur de qui le prophète Elisée lui promit la victoire. Il fut aussi en guerre avec Bénadad, roi de Syrie, qui vint assiéger Samarie, et cette ville fut bientôt en proie à une épouvantable famine. Cependant les crimes de Joram ayant excité la colère divine, Élie prédit de grands malheurs à la maison d'Achab; ce qui ne farda pas à se réaliser, car Jéhu ayant rencontré Joram dans le champ de Naboth , le perça d'une tlèche, et fit dévorer son corps par les chiens. Voy. IV Rois, m, 2, 3, etc.; vi-ix, et II Paralip., xxii, 4 et suiv. D. Calmet, Diction, de la Bible.

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