‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1200 sur 1220 · MARTIN · texte numérisé non relu

MARTIN

IV. JOSSE- SUR-MER (SAINT-), S. Judocus supra mare, abbaye de l'ordre de Saint-Benoit située dans le Ponthieu, au diocèse d'Amiens, doit sa fondation à saint Josse. On l'appelait Saint-Josse-sur-Mer, pour la distinguer de l'abbaye de Saint-Josse-aux-Bois ou de-Damnwrtin, de l'Ordre de Prémontré, qui d'abord n'était qu'une simple chapelle bâtie par saint Josse au diocèse d'Amiens. L'abbaye de Josse-sur-Mer ayant été détruite, on y introduisit les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, qui lui rendirent son ancienne splendeur. Voy. la Gallia Christ., tom. I, col. 1289, nouv. édit.

JOSSELIN. Voy. Joscelin.

I. JOSUE. fils de Nun, appartenait à la tribu d'Éphraim. Il s'appelait d'abord Osée , et c'est sous ce nom qu'il est mentionné dans le livre des Nombres. Il s'attacha au service de Moïse, et ce saint législateur le désigna pour son successeur, en lui imposant les mains par l'ordre de Dieu. Après la mort de Moïse, Josué prit le commandement des Israélites!, introduisit le peuple dans la terre promise, la lui partagea, et, lorsqu'il se sentit près de sa fin, il assembla toutes les tribus àSichem,y fit apporter l'arche d'alliance, rappela au peuple les faveurs qu'il avait reçues de Dieu, l'engagea à lui rester fidèle, fit avec lui une alliance réciproque de la part du Seigneur, et il en rédigea l'acte, qu'il mit dans le livre de la loi. Qtidnt au livre qui porte le nom de Josué, l'opinion la plus commune parmi les anciens et les modernes l'attribue à cet ancien chef du peuple hébreu, et d'un autre côté les caractères intrinsèques de l'ouvrage lui-même prouvent jusqu'à un certain point qu'il est sorti de sa plume; car tout y respire tellement la loi de Moïse, qu'il ne peut avoir pour auteur que Josué, l'ami, le compagnon, le ministre du législateur des Hébreux, Josué, qui, en succédant à Moïse dans ses fonctions, s'était pénétré en même temps de son esprit et de ses principes. Voy. Exode, xvii, 9; xxiv, 13, etc. Nombr., xiii, 9, 17. Deutéron., i, 38, etc. Josué, i-xxrv'. Juges, i, 1, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Préf. sur le livre de Josué. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. III, p. 93 et suiv., où sont exposées et discutées les questions de l'authenticité, de l'intégrité, de la véracité et de la divinité du livre qui porte le nom de Josué, et où l'on fait connaître les principaux interprètes de ce livre sacré.

IL JOSUÉ BARNDN, auteur syrien auquel on attribue : 1° un livre intitulé : Théologie; — 2" des Questions sur toute l'Écriture; — 3» des Décisions de plusieurs causes et jugements; — 4» des Lettres; — 5" un ouvrage sur la Différence des offices ecclésiastiques : — 6° un petit livre sur les Hymnes. Voy. Ebed-Jesu, Catalog. des écriv. syriens.

JOTA. Voy. Jeta.

JOTABA , ville épisc. de la deuxième Palestine située au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Scythopolis. On n'en connaît que deux évêques, dont le premier, Marcien, assista au concile de Chalcédoine. Voy. Richard et Giraud.

JOTAPA. Voy. Jotape. . . , ,

JOTAPATE, ville de Galilée qui, selon Joseph, était à quarante stades de Gabara, ou peut-être Gadara. Elle fut prise et ruinée l'an 67 de l'ère vulgaire. Jotapate est célèbre par le siège que Joseph l'historien y soutint contre Vespasieu,

Page 1