IX. ANGELIS (DE) ou DEGLI ANGELI (Paul
ANGE
ANGI
chanoine de Sainte-Marie-Majeure à Rome , et antiquaire italien , né à Syracuse , mort en 4647, a laissé en italien : 1" un livre sur les Aumônes, ou Œuvres i/ui sont une garantie au iour dujitgemeîit dernier; 2^ édition, Rome, 1615, in-4o; — 2» Description de la basilique de Sainte-Marie- Majeure ; Rome , 1621 , in-fol. ; — 3» Abréyé de l'histoire des titres de l'éminentissime collège apostolique; ibid., 1640, in-4»; — 4» Description et iconographie de l'ancienne et de la nouvelle église du Vatican ; ibid., 1616 , in -fol. Vog. Mazzuchelli. Mongitori, Biblioth. Sicula. Tirasbosclii , Sfnria délia litteratura Italiana.
ANGELITES (Angelitœ), sectateurs de Sabellius , hérétique du lii« siècle. Suivant Nicéphore et Pratéole , ce nom leur serait venu de ce qu'ils s'assemblaient à Alexandrie dans un lien nommé Agelius ou Angelim. L'un et l'autre , comme le remarque Bergier, auraient besoin de garant. Nous pensons donc avec lui qu'il est plus probable que les angelites étaient des sectaires qui rendaient aux anges un culte superstitieux comme les gnostiques. Voy. Bergier dans son Diction, de théologie, Nicéphore, 1. XVIII, c. xi.ix, Pratéole, au mot Angelites; et, dans ce Dictiomiaire-ci, l'art. Angéolatrie.
ANGELLÉRIUS. Vog. Angklérius.
ANGELOÉ , évéché oriental situé au delà ou plutôt à la gauche du Jourdain, sous la métropole de Pétra.
ANGÉOLATRIE , ou culte superstitieux rendu aux anges. Plusieurs pensent que c'est cette hérésie que saint Paul avait en vue quand il disait : « Que personne ne vous séduise , alfectant l'humilité et le culte des anges, s'ingérant dans ce qu'il n'a point vu ; vainement enllé des pensées de sa chair (Coloss., II, 18). Compar. Angelites.
ANGELOMÉ, moine de Luxeuil du ix" siècle, a laissé des Commentaires allégoriques et mystiques sur les livres des Roù et sur le Cantique des cantiqws. Ils sont intitulés Stromates , ou Tapisseries, parce qu'ils sont tissus de divers passages des Pères. Ils se trouvent dans les Bibliothèques des Pères , et ils ont été imprimés séparément à Cologne en 1530, et à Rome en 1065. On attribue encore à Angelomé vin Commentaire sur les quatre Evangiles, et un traité intitulé des Offices divins. Voy. Trithême. Sigebert. Bellarmin. Possevin.
I. ANGELOPOLIS , en italien , Sanfo Angelo di Lombardi, petite ville du principato d'Oltra, sous la métropole de Conza. Grégoire VII ou Urbain II l'érigea en évéché , c'est-à-dire avant 11(10. Voy. Itulia sacra, tom. VI. De Commanville, /''« Table alphabet., p. 10. Richard et Giraud.
II. ANGELOPOLIS , en espagnol, laPuebla de los Angelos^ ville de la province de Tlascala dans l'Amérique septentrionale, où l'on transféra, l'an 1550, Tévéclié de Tlascala, érigé dès l'an 4527. Voy. De Commanville, ibid.
I. ANGELUS, prière à la sainte Vierge, et qui commence par ce mot. On l'appelle encore Ave Maria, parce qu'elle contient trois Ave Maria. On la recite trois fois par jour : le matin , à midi et le soir. Jean XXII institua cette dévotion en 4346. Enhn on la nomme le Pardon , parce que fjlusieurs souverains Pontifes y ont attaché des indulgences. V Angélus est une belle pi'ière , et d'autant plus d'un chrétien qu'elle a pour but de remercier Dieu du mystère de l'Incarnation et de la Rédemption du genre humain, dadorer le Verbe divin dans le sein de Marie , et d"implorer les secours de cette sainte Mère de Dieu. Voy. Gaet. Moroni, vol. II, p. S4.