‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 14 sur 1220 · VI. ABEL (Thomas). Voy. Able · texte numérisé non relu

VI. ABEL (Thomas). Voy. Able

I. ABÉLA, V. surnommée Betlimaacha , c'està-dire maison d'oppression, appartenait à la tribu de Nephthali. Voy. II Rois, xx, 44 et suiv.

II. ABÉLA ou ABYLA, v. épisc. du diocèse de Jérusalem sous la métropole de Scytopolis. Elle païa-t être la même qu'Abyla de Batanée, dont parle saint Jérôme dans son Exposition des lieux hébreux, et qui est éloignée de Gadares, vers l'orient, d'environ douze milles.

III. ABÉLA DE PÉRÉE, v. proche le mont Liban, au nord de Damas de Syrie.

ABEL - LA - GRANDE , nom qui fut donné à une pierre sur laquelle on déposa l'arche j après que Dieu eut frappé des Bethsamites qui l'avaient regardée avec une curiosité défendue par la loi sous peine de mort. Voy. I Rois, vi, 18, 49. J.-B. Glaire, les Livres saints vengés, tom. II, p. 75-78.

ABELARD. Voy. Aiîailard.

ABÈLIENS ou ABÉLOÏTES, ABELONITES, hérétiques ainsi nommés d'Abel , qu'ils prétendaient avoir été marié, mais avoir vécu dans la continence. Ils regardaient même comme diabolique l'usage du mariage ; mais , pour maintenir leur secte , ih adoptaient des enfants qu'ils élevaient dans leurs erreurs. Ces hérétiques parurent dans le diocèse d'Hippone, en Afrique, vers l'an 370 , mais ils rentrèrent après un petit nombre d'années dans le sein de l'Église. Voy. saint Augustin, de Ilœres., n» 87.

I . ABELLI ( Antoine ) , docteur en théologie de la faculté de Paris, dominicain, puis chanoine régulier de Saint -Augustin, et abbé de Notre- Dame-de-Livry , mounit, d'après le P. le Long, en 4589; mais le P. Echard dit qu'il survécut à la reine Catherine de Médicis, morte en 4589, et qu'il n'a pu rien découvrir sur la mort de ce docteur. On a d'Abelli : 4» un ouvrage sur la prière ; Paris, 4564, in-8»; — 2» des sermons sur les Lamentations de Jérémie ; Paris, 4582, in-8»; — S^une Lettre à la reine Catherine de Médicis, 1564. Voy. le Long, Biblioth. sacr. Echard, Script. Ord. Prœdic. Remarques crit. sur le Diction, de Bayle.

II. ABELLI (Louis), né dans le Vexin français , 460't , fut docteur de Sorbonne , curé de Saint-Josse, à Paris, grand-vicaire de Bayonne, puis évêque de Rodez ; enfin il se retira à Paris dans la maison de Saint -Lazare, où il mourut en 4694; Ses principaux ouvrages sont : Medulla théologien, 4650, in -42, mais souvent réimprimé Aei^yàs;— Tradition de l'Église touchant la dévotion des chrétiens envers la sainte Vierge, 4652, in -8»; — /a Vie de saint Vincent de Paul, 4664, in -4°; — /a Couronne de l'année chrétienne, om Méditations , etc., 4 vol. in-42; — Considérations sur l'éternité, in-42; — Défense de la hiérarchie de l'Église et de l'autorité du Pape, 4659, in-4"; — Traité des Hérésies. 4664, in -4». Frt?/. Nicéron, Mémoires, tom. XLI.

ABELLINUM. Voy. Aveluno.

ABELMAÏM, c'est-à-dire Abel des eaux, est la même ville qu'ABÉLA, n« I. Voy. II Paralip., XVI, 4.

ABEL-MAISON-DE-MAACHA. Foy.ABÉLA,

ABELMÉHULA, ville de la demi-tribu de Manassé, à l'occid. du Jourdain, patrie du prophète Elisée. Voy. Juges, vu, %i. III Rois, iv, 42, etc. La leçon de la Vulgate Abelméula, III Rois, XIX, 46, est fautive, comme Ta justement remarqué le P. C. Vercellone , dans I avertissement qu'il a mis en tète de la Vulgate imprimée à Rome en 4864.

ABELSATIM ou simplement SETIM, SET- TIM, lieu situé dans les plaines de Moab. Voy. Nombr., xxv, 4 ; xxxiii, 49, etc.

ABENBOHEN , lieu situé entre les tribus de Juda et de Benjamin, du côté de l'orient. Ce mot est expliqué dans Josué , xvill , 18, par la pierre de hoen , fils de Ruben.

ABENDANA (.Tacob), savant juif espagnol, mort en 4685, préfet de la synagogue de Londres. On a de lui un spicilége des choses omises dans le Coriimentaire du rabbin Salomon, sur les endroits choisis de l'Écriture sainte; Amsterdam, 4660et4685,in-fol. On lui attribue aussi Perfection de èe«M^^, commentaire sur les mots et les choses les plus difficiles de la Bible ; Francfort , 4664 , in-fol. Voy. le Long, Biblioth. sacr., t. II, p. 788. Wolf , Biblioth. hebr., t. I, p. 578, 579. De Rossi, Dizion. stnrico degli autori Ebrei, vol. I, p. 6-7.

ABENDONIA. Voy. Abington.

ABEN-EZRA (Abraham), célèbre rabbin espagnol, né à Tolède et mort à Rhodes dans le xii« siècle, fut surnommé le sage par excellence, le grand et l'admirable docteur. \\ savait plusieurs langues, et surtout l'arabe. II, était aussi trèsversé dans l'interprétation de l'Écriture, la grammaire, la poésie, la philosophie, l'astronomie et la médecine. On a de lui beaucoup d'ouvrages, parmi lesquels on distingue ses Commentaires sur tous les livres de l'Ancien Testament. Ces commentaires, qui ne sont pas toujours exempts d'erreurs , ont été imprimés dans les Bibles hébraïques de Bomberg et de Buxtorf, et plusieurs traduits en latin et imprimés séparément en plusieurs endroits. Voy. Bartolocci, Biblioth. magna Rabbin. Wolf, Bibioth. hébr., t. III. De Rossi, Dizionario storico degli autori Ebrei; vol. I, p. 7 e seg., où l'on trouve beaucoup de détails sur les divers écrits d'Aben-Ezra , et surtout des observations critiques d'une justesse remarquable. Le P. Morin, Exercit. biblic, etc.

ABERCE ou ABIRCE (saint), évêque d'Hiéraple en Phrygie , est honoré par les Grecs le 22 octobre; mais son nom ne ligure dans le Martyrologe romain que depuis le xvi^ siècle. Foy. llalloix. Vit. PP. Orient. Baronius, Annal. ad an. 468, n. 45, et Not. ad Murtyrol. rom.

ABERDON, en écossais Aberdeen, v. d'Ecosse, avec un évêché qui y fut transféré de Murthlac en 4400, et qui était suffragant de l'archevêché de Saint-André.

ABERNETH, v. de l'Ecosse méridion., autrefois épiscopale ; mais elle est aujourd'hui à demi ruinée. S. Pal jade y établit au v siècle le premier évêché d'Ecosse, qui fut transféré au ix" à Saint- André.

ABÈS , V. de la tribu d'Issachar. Voy. Josué, xix , 20.

ABÉSALOM, messager de Judas Machabée auprès de Lysias, chef de l'armée d'Antiochus Eupator. Voy. II Machab., xi, 47.

ABÉSAN de Bethléhem, 8" juge d'Israël, succéda à Jephthé, et mourut à Bethléhem après sept ans de gouvernement. Voy. Juges, xii, 8-40.

ABESSALOM, père de Maacha, fille d'Abia, roi de Juda. Voy. III Rois, xv, 1 , 2.

ABIB

ABIH

ABEYANCE {abeyaniia), ancien terme do droit qui signifie tine chose que Ion ne possède pas encore et qui n'est pas adjugée par la loi, mais que Ton attend pu vertu de cette loi.

ABGARE ou ABAGARE, roi dEdesse, qui, suivant la tradition des Orientaux, écrivit une lettre à Jésus- Clirist, et à qui le Sauveur en écrivit une en réponse. Ces deux lettres se trouvent dans Eusébo ; saint Epluem et plusieurs anciens avec lui en ont admis l'authenticité ; il en est de même de quelques modernes, tels que Tillemont et autres savants; mais le plus grand nombre la rejette. Voij. Eusèbe, Hist. ecclés-., tom. I, ch. xiii. Le Père .Alexandre, Hîst. ecclés., tom. I, disseii. 3. Ellies-Dupin, Bibliot h. ecclés.. 3 premiers siècles. Tillemont, Mémoires ecclés., tom. I, note sur saint Thomas, apôtre. Honoré-de-Sainte-Marie, Réflexions sur lu rritiijiii-. tom. Il, p. '.^'A.

AB6ATHA, un des sept eunuques du roi Assuérus. Vuif. Esther, i , lO.

ABI , mère d'Ezéchias , roi de Juda. Voy. IV Rois, xviii, 1. 2.

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