‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 141 sur 1220 · ANGL · texte numérisé non relu

ANGL

ANGR

3" une Histoire de Tadministration delabbaye de Centule, recueillie, mais incomplètement, dans les Bollandigtes. Voy. D. Ceillier, tom. XVIIl. Mabillon . tom. V, p. '3; et 1. XXVI, Annal.. noGS, p. 33!2. Duchène , Recueil des anc. histor. de France. Richard et Giraud.

ÂNGIOLINI ( François), jésuite italien, né en 1738, mort en i7fc^, professa la littérature au collège des jésuite* à Modène. A la supression de son Ordre il se retira à Vérone, où il traduisit en italien l'Histoire des Juifs de Joseph. Sa traduction fut imprimée en 4 vol. in-4° à Vérone; réimprimée i Rome. IT'.l'i. et à Milan, 4821. .

ANGLARIENSIS , ANGLERIUS. Voy. Martyr dAnghiera.

ANGLE ou SAINTE- CROIX D'ANGLE, abbaye de rOrdre de Saint-Augustin, située dans un bourg du même nom dans le diocèse de Poitiers, et fondée au xif siècle. Voy. Gall. Christ., tom. II. col. V.Vû. nouv. édit.

ANGLEBERME (Jean Pvrrhus d'), jurisconsulte, né à Oiléans vers liTO, mort en 1521. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1° Insfitufio boni magistratus; Orléans, loOO, ,in-4"; Paris, 1.Ô19 ; — 2" Vie de saini Eiaerie et Eloge de .saint A igmm , évéques dOrléans ; — 3" Militia région Francorum pro re christiana , sive opusculum de rehns fortiter ii Francis gestispro fide christiana ; Paris, 1518; — 4" Très posteriores libri codicis Jmfiniani et de Romanis inagistratibus libri très; 1518, in-4''. Voy. Le Long , Biblioth. de la France. L'abbé Pataud, dans la Hiogr. universelle.

I. ANGLES ou NOTRE-DAME DES ANGLES, ou DES ANGES, abbaye de l'Ordie de Saint- Augustin dans le diocèse de Luçon. Elle llorissaif en 1409. Voy. Gall. Christ., tom. II, col. 1457. Richard et Giraud.

II. ANGLES (Joseph), religieux franciscain de la province de Compostelle, né à Valence . s'illustra au xvF siècle par sa science et ses vertus, et professa la philosophie et la théologie. Le pape Sixte V le donna pour précepteur à son petit-neveu le cardinal Alexandre de Montalte, et l'éleva au siège épiscopal de Bos, ou Bosa, en Sai'daigne. On a de lui : 1» Flores theologicanim qtutstionum in librum prinmm Sententinrum ; Lyon , 1584 et 1585 ; — 2° in secundum librum Sentent iuinim : Lyon, 1587, 1596 et 1597; Venise , 1588, et Madrid , 1596 ; — 3° in Tertium Sententinntm. Voy. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hipan.. tom. I, p. 615. Le P. J. de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Franciscaine, tom. II , p. 238 et

ANGLETERRE. TertuUien atteste que la religion chrétienne fut annoncée dans cette contrée dès le III* siècle. Les Anglo- Saxons s'en étant rendus maîtres dans le vi«, la religion tomba dans le plus déplorable état , selon l'expression de Pie IX (Lettre apost. de N. T.-S. P. le fuipe Pie IX rétablissant la hier, épisc. en Angl.). Dans le VI* siècle , saint Grégoire le Grand y envoya le moine Augustin pour y prêcher rÉvangile. Ce nouvel apôtre baptisa le roi de Kent et une grande partie de son peuple ; il établit les deux métropoles de Cantorbéry et d'York avec plusieurs évéchés. Le christianisme s'accrut et se fortifia jusqivau schisme d'Hem-i VIII. Dès lors la hiérarchie catholique fut remplacée par ce qu'on appelle Y Église établie. Toutefois l'Église véritable , l'Église romaine , donna aux catholiques qui étaient encore en Angleterre des évéques avec le titre de vicaires apostoliques, et en 1850. Pie IX a rétabli en leur faveur la forme du gouvernement ecclésiastique telle qu'elle existe dans tous les pays catholiques. rr>y. Lettre apostolique de N. S. -P. le pape Pie IX rétablis-

sant la hier, épisc. en Angl., dans l'abbé André, Cours alphab. de droit canon , tom. \" p. 153. La Lettre apostolique est datée du 24 septembre 1830 Richard et Giraud.

ANGLICAN, ANGLICANE, ne se dit que de ce qui a rapport à la religion dominante en Angleterre , c'est-à-dire à la prétendue réforme commencée par le schisme de Henri VIII , et qu'on appellefl/*5r/(Cfl«w//ie.Dans la révolution qu'asubie l'anglicanisme, il faut distinguer quatre époques principales. La première, sous Henri VIII, lorsque ce prince se déclara chef souverain de l'Église anglicane , et défendit de reconnaître aucune autorité spirituelle ou temporelle que la sienne. Il ne toucha néanmoins ni aux autres points de doctrine ni au culte extérieur établi dans l'Église catholique. La deuxième , sous Edouard VI, son lils et son successeur. Lorsque les luthériens et les calvinistes eurent semé leurs erreurs parmi les Anglais, le parlement décida , en 1547 , qu'on réformerait la discipline ecclésiastique ^t la forme du culte, ce qui fut exécuté en 15i8; mais on ne convint pas encore d'un formulaire de doctrine ou d'une profession de foi. La troisième, sous la reine Marie, sœur d'Edouard , et qui lui succéda. Cette princesse, zélée catholique , fit casser en l.")53 l'acte précédent, et rétablit la religion catholique. La quatrième, sous la reine Elisabeth, autre fille de Henri VIII. Comme elle avait été élevée dans les opinions des protestants , elle fit renouveler par le parlement, en 1559, tout ce qui avait été fait sous Édouai'd VI, et proscrire de nouveau la religion catholique. Mais la confession de foi anglicane ne fut dressée que trois ans après , dans un synode tenu à Londres en 1562. Cette confession de foi contient 39 articles , dont les principaux sont : 1" de ne point reconnaître le Pape pour chef de l'Église , mais bien le souverain quel qu'il soit, homme, femme ou enfant; 2" de maintenir la hiérarchie et les différents Ordres de ministres; 3" de conserver la liturgie et le culte extérieur de religion, mais autrement que les catholiques; 4" de rejeter le purgatoire, le culte des saints, la présence réelle ; 50 de n'admettre que deux sacrements , savoir : le baptême et la cène. Voy. Bergier, Diction, de théologie.

ANGLONA, ancienne ville épisc. du royaume de Naples dans la Basilicate. On l'appelait aussi Aguilonia. L'évèchè de cette ville dépendait autrefois d'Acérenza; l'an 1546. Paul III transféra le siège d'Anglona àTursi. Voy. Ughelli , //o/i'o sucra, p. 70, tom. VII, nouv. éd. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. II, p. 85.

ANGORA, Voy. Ancyre, n» I.

ANGOULÈMÉ , ville épisc. sous la métropole de Bordeaux , dont le premier évêque fut saint Ausone, martyr vers l'an 202. On l'appelle en latin Engolisma , Civitas Ecolismensium , Aquelima, Aquelistna , Aqu^lesima , Equolesima. Enfin Ausone le poète, qui en fait mention le premier, la nomme Iculisma. Voy. Gallia christiana, tom. II. Richard et Giraud, Biblioth. sacrée, tom. XXVIII, nouv. édit.

ANGOURY. Voy. Ajscyre, n» I.

ANGRA, ville épisc, capitale de l'île de Tercère et des autres Açores, sous la métropole de Lisbonne; l'évéché y fui établi par Clément VII en 1534.

ANGRADE, moine de l'abbave de Fontenelles, de l'Ordre de Saint-Benoit , vivait au viii* siècle. 11 composa la Vie de saint Ansbert oyxAusbert. abbé de Fontenelles et aixhevêque de Rouen , mort vers 695; elle est rapportée par Surius et BûUandus. Voy.he "SUve. Auct.de Sci-iptor.eccles.

Page 1