XII. ARNOLD DE DSSINGEN ou ARNOLD
(Barthélémy), Allemand, de l'Ordre des Angustins , mort à Wurtzbourg le 9 septembre 15;i2, professa la théologie avec distinction, fut un prédicateur éminent. Il possédait aussi l'Écriture sainte et les ouvrages des Pères , il combattit Luther de vive voix et par écrit , bien que celui-ci ait fait tous ses efforts pour l'attirer à son parti. On a de lui : 1» de Prœdicatione Evongelii , quibus scilicet debeat conformiter Evangeliurn prœdicari ; Erford, 1525, in-4»; — 'î° de Cœlibatu sacerdotum novœ legis; ibid., 1524, in-4'' ; — 3° de Merito bonorum Operum; ibid., 1525, in-4'>; — 4» de Tribus necessariis ad vitarn christianam . scilicet de gratia , fide et operibus ; Wurtzbourg, 1526, in-S"; — 5" Purgatorium contra Lutheranos; ibid., 1527, in-8*'; — 6*» Libellus de diiabus disputationibus contra eosdem;\h\A.. 1527 et 1537, in-8°; — 7" Contra rebaptizantes, etc.; Cologne, 1529, in-8o; — 8° de Falsis Prophetis, etc.; Erford, 1525, in-4''; — 90 Confutatio sermonis Lutheri super Salve Regina : — 10° Confutatio sermonis Lutheri de Nativitate B. M. Virginis . et quelques autres ouvrages de logique, de philosophie et de grammaire mentionnés dans Richard et Giraud. Voy. Elssius , Encomiasticon Augustinianum,\>.\\'b. Possevin, in Appar. sacr., à l'article B.\rtholo.m. Arnold.
XIII. ARNOLD DE VUION , religieux de l'Ordre de Saint-Benoit, né à Douai, a composé : Lignum vitœ. ornamentum et decus Ecclesiœ . in quinque libros divisum . in quibus totius sanctissimœ religionis divi Benedicti initia, viri dignitate, doctrina, sanctitate ac principutu clari describuntur , et fructus oui per eos S. R. E. accesserunt , fusissimè explicantur ; Venise, 1595. Voy. le Journal des Savants, 1689, pair. 446 et
I. ARNOLDE , évêque d'Halberstadt en lO^ll , a composé une histoire de l'établissement de lévéché de Bamberg, laquelle se trouve dans Baluze, Œuvres mélangées, tom. IV, p. 435.
ÏI. ARNOLDE, chanoine de Hirfeld, mort l'an 1036, a écrit la Vie de saint Godehard, abbé de Hirfeld , qui succéda l'an 993 à saint Bernard , dans lévéché de Hildesheim. Cette vie a été donnée par Brouverus avec celle de saint Bernard.
ARNOLD!. Voy. Arnold, n» XII.
I. ARNON , torrent ou fleuve (appelé aujourd'hui par les Arabes Vadi-Moudjeo) dont il est souvent parlé dans l'Écriture. 11 prend sa source dans les montagnes de Galaad ou des Moabites, et se décharge dans la mer Morte. Foj/. Nombr., XXI, 13. Deutér., 11, 24, etc. Isaie, xvi, 2, etc. Voy. Joseph, Antiquit., 1. IV, c. iv. Epiphan., adv. hœres.. 1. II. Reland, Palœstina illustrata. p. 101,281, 118, 281. Burckhardt, Travels in Syria, pag. 371 et 633, dans ledit, allemande.
li. ARNON, chanoine. Voy. Arno, n» II.
ARNONA ou ARNON AS, contrée qui s'étend le long de l'Arnon, et décrite par saint Jérôme. Ni l'hébreu, ni les Septante, ni Joseph n'en parlent, au moins sous ce nom. Il est très-probable que le mot Ai'non désignait et le torrent et la contrée. Voy. Reland, p. 495, 496.
ARNOU , prêtre de l'Oratoire, est auteur d'une méthode pour apprendre facilement l'hébreu et le chaldéen avec le Dictionnaire hébraïque et chaldaïque. On trouve au commencement du livre une Grammaire divisée en deux parties, dont la première contient des règles de déclinaison et de conjugaison, la deuxième les exceptions à ces mêmes lègles. Vient ensuite la Gram-
ARNO
ARNU
maire chaldaïque selon la méthode ordinaire. Quant aux Dictionnaires , il y en a trois : le premier contient les racines hébraïques avec leurs dérivés, le deuxième les racines chaldaïques, et le troisième les racines carrées ou de quatre lettres. Les mots y sont rangés par ordre alphabétique, et leurs significations rendues par un ou plusieurs vers français. Cet ouvrage, édité par le P. Le Long, Paiis, 1708, in-8», ne porte pas le nom de l'auteur, mais seulement la dédicace à Mgr le duc de Bourgogne. Voy. Journal des Sfiixnits, 1709, Suppl., p. 183.
L ARNOUL (saint), dont la vie nous est presque entièrement inconnue ; on sait seulement qu'a-
Îtrès avoir été baptisé par saint Rémi, comme e fut Ciovis, il prêcha la foi parmi les Francs, que ses travaux apostoliques éprouvèrent de grandes contradictions, et qu'il trouva la mort Sans la forêt d'Yveline, entre Chartres et Paris. Son culte est célèbre en France, et surtout à Reims, où sa fête est marquée dans le bréviaire au 19 juillet.
II. ARNOUL (saint), évêc^ue de Metz, né de parents illustres près de Nancy, vers l'an 580, et mort en 640 dans les Yosges , servit d'abord dans les armées de Théodebert II ; puis, pressé par ses parents, il épousa Dode, fille d'une grande vertu, dont il eut deux fils : saint Cloud, qui devint évèquc de Metz, et Anchise ou Anségise. Dode se retira vers 612 dans un monastère de Trêves, et, deux ans plus tard, l'évêché de Metz étant venu à vaquer par la mort de Papou], le peuple désigna Arnoul pour lui succéder. Clofaire le nomma premier ministre de son fils Dagobert, qu'il avait associé à la royauté. A la mort de Clotaire, Arnoul se retira dans une solitude des Vosges. Ses reliques se trouvent dans l'abbaye de Saint- Arnoul de Metz, et on l'honore le 16 août. Voy. plusieurs biogr, du saint dans les Bollandistes, tom. X^julii. D, Mabillon, Acia Sanctorum Ord. Bened., tom. IL D. Calmet, Hist. de Lorraine, tom. !«''.
III. ARNOUL (saint), évèque de Soissons, mort le 15 août 1087, se renferma après la mort de son père dans le monastère de Saint-Médard de Soissons. Plus tard on le força d'accepter la place d'abbé de Saint-Médard; et, l'an 1080, le légat du pape Grégoire VU l'obligea de monter sur le siège épiscopal de Soissons. 11 fonda à Oudenbourg un monastère où il termina ses
i"ours. Les miracles qui s'opérèrent sur son tomleau le rendirent tellement célèbre, que de tous côtés on y accourait en pèlerinage. Le concile de Beauvais, tenu en 1121, reconnut la vérité de ces miracles. Voy. Feller, hiogr. univers.
IV. ARNOUL, évêque de Lisieùx, né vers le commencement du xii« siècle, mort l'an 1183 à l'abbaye de Saint-Victor de Paris, où il s"était retiré. En 1147 il accompagna Louis VII en Palestine. Il prit une grande part aux démêlés qui s'élevèrent entre Henri II et saint Thomas de Cantorbéry. On a de lui , entre autres écrits : lo un volume à'Épitres, de Discours et à! Épigrammes, en latin. On y trouve surtout des particularités sur l'histoire et la discipline de son temps; — 2° des Traités de théologie: — S" un Traité sur le schisme qui éclata après la mort d'Honorius II, et qui a été imprimé dans la Bibliotheca Pattiim et dans le Spicilegium d'Achéry. Turnèbe a donné une édition de ses œuvres; Paris, 1585, in-8". Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XXIII. Richard et
V. ARNOUL ou ARNOUX, écrivain ascétique, né à Besançon au XYii» siècle, était avocat au parlement d'Aix. On a de lui : 1» le Sacré Flam-
beau des merveilles de Dieu; Lyon, 1621, in-12; — 2° le Secret pour ouvrir la porte du paradis en mourant; Lyon , 1652 ; — 3» l'Hercule chrétien contre la tyrannie <jue le péché exerjse sur les humains; Aix, 1626, m-12 ; — 4" les Etats gen&atix convoqués au ciel ; Lyon , 1628 , in-S» ; — bf> la Poste royale du paradis ; 1635, in-12 ; — 6» iîecueil et inventaire des corps saints et autres reliques qui sont au pays de la Provence, la plupart visités par Louis a/)/; 1636, in-S". Le rédacteur de la Nouv. Biogr. génér. regarde comme probable que ces deux derniers ouvrages sont d'un auteur plus récent qu' Arnoul.
VI. ARNOUL (Henri), de Saxe, mort enl487, fut secrétaire du concile de Bàle et entra chez les Chartreux. On a de lui : Traité de la Cmi~ ception immaculée de la sainte Vierge; Anvers, 1527. Voy. Trithême, Hotnmes illustres d'Allemagne. Vossius, Hist. Int., lib. III.
Vn. ARNOUL DE METZ (SAINT-), en latin Sanctus Arnulphus Metensis , ancienne abbaye qui était située près de la ville de Metz, en Lorraine. Elle fut détruite sous le règne de Ciovis, et les évèques transférèrent leur siège dans la ville même. On la rétablit plus tard, et on l'appela : Église des saints Apôtres ; eniin elle prit le nom de S'dnt-Arnoul, en l'honneur du saint évêque de Metz qui y fut inhumé. Elle subsista jusqu'en 1552, époque où elle fut rasée par l'ordre du duc de Guise. Voy. La Martinièi'e, Dict. géoqr., art, Metz.
Vllf. Arnoul GHEILOVEN, de Rotterdam, docteur en droit et chanoine régulier de Saint- Augustin, près de Bruxelles, mort en 1442, fit ses études à Bologne et à Padoue. On a de lui : Nosce teipsum, sive Spéculum conscientiœ ; Bruxelles, 1476, in -fol., et plusieurs manuscrits. Voy. André-Valère, Bihlioth. Belg., édit.del739, in-4», tom. I""", p. 101 et 103. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.
IX. ARNOUL HALDREM, né à Wesel, petite ville de l'état de Clèves, mort en 1534, fut l'un des plus savants théologiens du xv!*" siècle. En 1530 on le nomma chanoine et docteur de l'Église de Cologne. Il a composé : 1" quatre Consultations sur ïa confession d'Augstourg; — 2" mie Explication du Déculogue; — 3" un Traité du culte des Saints, et plusieurs autres qui ont été imprimés à Bonn. Voy. Aubert Le Mire , Auctuuriiim , au xvi« siècle.
ARNOULT (le P. Jean-Baptiste), né à Besançon en 1689, mort en 1753. On a de, lui : l» un Traité de la Grâce; 1738; — 2» les Éléments de la religion chrétienne; — ^<^ l'Art de se sanctifier; Besançon, 1747, in -4°; et quelques antres ouviages de grammaire et de géographie. Voy. Fellej', Biogr. univers.
ARNOUX. Voy. ARNorLD, n» VI.
ARNU (Nicolas), dominicain, né à Mérancourt , près de Verdun , en 1629 , mort à Padoue l'an 1692. Durant sept années consécutives il professa la théologie, d'abord à Tarragone, puis à Perpignan, où ses sermons lui tirent le plus grand honneur. Il fut régent du collège de Saint- Thomas à Rome, et professeui- de métaphysique à l'université de Padoue. On la mis au nombre des premiers théologiens du xvii« siècle. On a de lui , parmi beaucoup d'autres ouvrages non publiés : 1» Clypeus philosophiœ thomisticœ; Béziers, 1672, 6 vol. in-12; Padoue, 1686, 8 voL in-8'', sous ce titre : Dilucidum philosophiœ syntagma; — ^o Doctor angeticus, divus Thomas divinœ voluntatis et sui ipsius, etc., interpi^es; commentaire sm' la première paitie de la Somme de saint Thomas; Padoue, 1691, 2 vol. in-fol. Voy. leP.Echard, Script. Ord. Prœd.A^U, p. 703.
ARPE
ARRH
ARNULPH ou ARNULPHE, ERNULPHE.
moine de Saint-Lucien de Beauvais.né à Beauvais vers l'an 1050, mort en 1124; il quitta son monastère, et se relira dans celui de Cantorbérv, dont saint Anselme le nomma prieur ; plus tard il devint évêque de Rochester. On a de lui : Texfus Roffensis ; c'est l'histoire de son diocèse ;
— 1" de Incertis Nuptiis ou Conjugiis; — 3» Epistolœ solutiones quasdam continentes , ad varias Lamberti abhatis Bertiniani quœstiones,prœcipue de corpore et savguine Christi. Voy. D. Luc d'Achérv. Richard et Giraud.
AROA^SIA. Fo.y. Arouaise.
AROD , cinquième fils de Gad. Voy. Nombr., XXVI, 17.
I. AROÊR, ville de la tribu de Gad au delà du Jourdain, sur le bord septentrional de l'Amon. Voy. Deut., ii, 36, etc. Josué, xii,2,etc.
IL AROÊR, ville plus au nord que la précédente, vis-à-vis de Rabbath-Ammoa. Voy. Josué, XIII, 25. II Rois, xxiv, 5.
III. AROÊR , ville de la tribu de Juda. Voy. I Rois, XXX, 58.
AROUAISE (Aroasia), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située près de Bapaume, au diocèse d'AjTas , et fondée vers l'an 1090 par trois ermites. Lambert, évéque d'Arras, approuva ce nouvel établissement par ses lettres du 21 octobre 1097, ce qui fut conlirmé par les papes Pascal II et Calixte IL Cette congrégation parait s'être désunie au xv« siècle, puisqu'elle tint son dernier chapitre en 1470. Voy. Sainte -Marthe, Gall. Christ., tom. III, col. 433, Hélyot, Hist. des Ordres- thon/isf.. tom. IX, c. xv.
AROUBASCH ou ARUBASCH(Isaac-Ben-Chanania ) , rabbin , né à Tétuan , dans le royaume de Fez, vint en Italie vers le milieu du xvii' siècle. On a de lui : 1» Victimes de justice; traité sur la manière de sacrifier les animaux et de les manger selon les rites ; Venise , 1667, in-12 ;
— 2° Vérité et Foi; recueil de 1613 préceptes de la loi , avec des objections et des réfutations. Voi/. Bartolocci, Bihlioth. magn. rabbin., t. III, p. 901. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. !«% p. 650; tom. III, p. 556.
AROUET. Voy. Voltaire.
ARPASA, ville épisc. de la province de Carie, dans le diocèse d'Asie, suffrag. de la métrop. d'Aphrodisiade. Voy. Gaet. Moroni, vol. III, p. 42.
I. ARPE (Augustin), s'est rendu célèbre au X* siècle par sa Summa Egidiniana, aussi bien que par un livre de morale intitulé Panthéon Augustinum. Voy. ibid.
IL ARPE (Pierre-Frédéric), savant jurisconsulte danois, protestant, né à Kiel en 1682, mort à Hambourg en 1748, fut professeur de droit à Kiel. Il a laissé beaucoup d'ouvrages, dont les principaux sont : 1» Pyrrhonismi historici , sive observationum de Histotna et Hisforicis antiquis argumentum ; 1711 , in-8" ; — 2» Bibliotheca fatidica, sive Musœum scriptorvm de divinatione; 1711, in-S»; 3" — Thoatrumfati, sive Notitia scriptoi-tirn de providentia, fortuna et /i2<o; Rotterdam, 1712, in-S"; — 4° Diatribe de prodigiosis naturœ et artis operibus, talismanes et amuleta dictis, cum recensione scriptorum hu- Jus argumen ti ; Hambou rg, 1 71 1, in-S» ; — 5" Loicus vei-itatis vindex, sive de jure laicorum, prœcipue Germanonim in promovendo religionis negotio; Kiel, 1717, in-4'', et 1720, in-4».Dans cet ouvrage, Arpe prétend que la distinction des chrétiens en ecclésiastiques et laïques n'est autorisée ni par la. loi naturelle, ni par la loi de Moïse , ni par l'Evanoile , ni par l'usage de la primitive Eglise, ni par les juiisconsultes. Voy.
Feller, BtogT. univers. LaNouv. Biogr. générale: Richard et Giraud.
ARPHAD , ville de Syrie, que l'Écriture joint toujours à Emeth. Vo)/. IV Rois, xviii, 34, etc.
ARPHASAGHÉENS, peuples envoyés par les rois d'Assyrie pour habiter le pays de Samarie en place des Israélites, transportés au delà de l'Euphrate. Voy. I Esdras, iv, 9.
I. ARPHAXÀD, fils de Sem et père de Salé. Voi/. Genèse, x, 24 et suiv.
il. ARPHAXAD, roi des Mèdes. Voy. Judith, I, 15.
ARPI, ville épisc. d'Italie, nommée aussi Lampe, Argos, Hippium, Arguripa, Argyripa, dont on voit encore les ruines , non loin oe Manfrédonia , dans le royaume de Naples. Plusieurs anciens auteurs en font mention. On trouve un de ses premiers évéques au premier concile d'Arles, en 314, nommé Pardus. Voy. Richard et Giraud.
ARRAES ou ARRAIS ( Amador ■) , évêque de Portalègre, en Portugal, né en 1539 à Béja, dans l'Alentejo, mort en 1600 dans le couvent de son Ordre, à Coïmbre , se lit carme déchaussé, et acquit une grande réputation par ses leçons de théologie et ses sermons. On a de lui : 1» Dialogos Marais; Coïmbre, 1589, in-4", et 1598, in-foL; — 2" Dialogi decem de Divina Providentia, 1604; ouvrages devenus classiques. Voy. Antonio, Biblioth. Hisp. Nova. Cosme de Saint- Étienne-de-Villiers , Biblioth. Carrnelitana, notis crit., etc.
ARRAS , dont l'ancien nom latin est Nemetacum, et le moderne Atrebates, qui signifie proprement les Atrebates, peuple de l'Artois, ville épisc. dont le premier evéque fut saint Waast, vers lan 500. Elle fut d'abord unie à l'évèché de Cambrai, puis suifragante do Reims, dont elle fut soustraite en 15j9, par Paul IV, qui la mit pour le spirituel sous l'Eglise de Camnrai, devenue archevêché. Védulphe, troisième évéque d'Arras , ayant fixé son siège à Cambrai , Arras, en qualité de ville épiscopale , conserva toujours un archidiacre qui connaissait en l'absence de l'évêque des causes ecclésiastiques. Mais Urbain II, en 1093, lui rendit son droit d'élire un évêque. La métropole de Cambrai ayant été changée en évèché par le concordat île 180-1, l'évèché d'Arras a été mis sous la métropole de Paris, pour devenir de nouveau sous Cambrai, redevenu lui-même archevêché. Voy. Richard et Giraud, Bihlioth. Sacre'e, iom. XXVIII, aux art. Arras et Cambrai.
ARRHABONNAIRES , du latin arrha, arrhabo, arrhe , gage , nantissement , sacramentaires du xvie siècle qui prétendaient que l'Eucharistie n'est pas réellement le corps et le sang de Jésus-Christ, mais seulement le gage du corps de Jésus-Christ, et comme l'investiture de l'hérédité promise. Voy. Pratéole, Elenchus Hœreticor. omnium, à l'art. Arrahonarii.
ARRHENIUS (Clas ou Claude), savant suédois , né à Linkoping en 1627 , mort à Stockholm en 1695, fut professeur d'histoire à Upsal , historiographe au roi et assesseur du collège des Antiquités. Il a laissé , parmi d'autres ouvrages : 1" Vita S. Arisgarii sive Anscharii gemina; Stockholm, 1677, in-4o; — 2° Historiée Saecorum Gothorumque Ecclesiasticœ libri IV, priores, etc.; Stockholm , 1689 ; in-4" ; — 3" Bullarium Romano- Saxo-Gothorum; 11 vol. in-4"; c'est le recueil de tous les actes émanés de la cour de Rorne dans ses rapports avec la Suéde ; — 4" Hayiologicon suevogothicum , seu veteres vitœ Sanctorum Sueciœ, avec les prolegom. Hist. eccles. suevo-goth. ; — 5" Historia monasteriortitn Sue-
ARRU
ARSI
eiœ. Voy. Scheffer, Smcia litterata , p. 225. Mol- \ev\\\^,' Joannis Schefferi Smcia litterata, hypomnematis historico-criticis , p. 433 et seq.
I. ARRIAGA (Gonzalès d'), théologien espagnol, mort en 1Ô57 , entra dans l'Ordre de Saint- Dominique et s'acquit une grande réputation comme prédicateur. Il fut qualilicateur du Saint- Office et directeur du collège de Saint-Thomas à Madrid. On a de lui : Santo Thomas de Aquino, doctor Angelico de la Iglesia en vida y doctrina predicado; Madrid, 1648-1651. Voy. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. II.
II. ARRIAGA (Paul -Joseph d'), jésuite espagnol, né à Vergara en 1562, entra dans la compagnie en 1579, périt dans un naufrage. Il avait fondé dans le Pérou un grand nombre de maisons d'éducation. On a de lui : 1» Directoria espiritual; Lima, 1608, in -16; Séville, 1617, in-S»; — 2» ExtirpucioH de la idolatria de los Indios del Peru , y de los medios para la conversion délias ; Lima , 1621 , in - 4» ; — 3» Rheioris Christiani partes septem;L^on, 1619, in-12. Voy. Ribadeneira, Alegambe et Sotwcl , Biblioth. script. Societ. 'Jesu.
III. ARRIAGA (Roderic d'), jésuite espagnol, né à Logrono , en Espagne, 1 an 1592, mort à Prague en 1667 , professa la théologie à Salamanque et à Prague, et remplit plusieurs missions auprès des papes Urbain VIII et Innocent X. On a de lui : 1" une Théologie, 8 vol. in -fol.; — 2" un Cours de philosophie ; Anvers, 1632, in -fol. Voy. Ribadeneira et Alegambe, Biblioth. Script. Societ. Jesu. NicoL- Antonio, Biblioth. Hisp. nova.
I. ARRIGHI (Antoine -Marie), jurisconsulte italien , né vers la fin du xvip siècle , et mort en 1753, fut professeur de droit à l'université de Padoue. Outre quelques discours, on a de lui : 1" Acroases IV de jure pontificum universo; Padoue , 1728, in-4''; — 2" Historia juris pontificii; ibid., 1731, grand in-4". Voy. Mazzuchelli, Scrittori d'italia. Lombard! , Storia délia litteratura italiana.
II. ARRIGHI (Jean-Baptiste ou Henri), théologien Uorentin , mort le 22 octobre 1607 , fut prieur de l'Ordre de Saint-Augustin et professeur de théologie à Bologne. On a de lui : 1» Elementorum S. Theologiœ libri /F; Florence, 1569, in-8" ; — 2'^ Simplex scientiarum omnium, et liberalium artium enumeratio ; ibid.; — 3" de Beatitudine hominis libri III; Florence , 1575, in-8" ; — 4" diverses Oraisons. Voy. Negri, Istor. degli Scritt. Florent., p. 240. Possev., in Apparat, sacro, au mot. Joann.-Bapt. Arrig. Elssius, Encomiaiticon augustinianum , p. 326.
ARROUX. Voy. Adras.
ARROY (Bésian), docteur en théologie et théologal de l'Église de Lyon , vivait au xvii« siècle. On a de lui : 1" Apologie pour l'Église de Lyon, contre les notes et prétendues corrections sur le nouveau Bréviaire de Lyon; Lyon, 1644, in-S" ; — 2" Briève et dévote histoire de Vutihaye de l'île Barbe; ibid., 1664, in-12; — 3» Questions décidées sur la justice des armes des rois de France et l'alliance avec les hérétiques et les infidèles ; ibid., 1634, in-8". Voy. Le Long, Biblioth. hist. de la France.
ARRUBAL (Pierre d'), jésuite espagnol, de Cénicéros , dans le diocèse de Calahorra , mort à Salanianque en 1608. Il entra chez les jésuites l'an 1579, et professa la théologie à Salamanque et à Rome. L'an 1602 il succéda à Grégoire de Valentia, qui défendait la cause de Molina dans les congrégations de auxiliis. Ses ouvrages sur la Grâce n'ont pas été imprimés, mais on a imprimé deux volumes de sa Théologie : 1° de Deo
uno et irino; — 2o de Angelis. Voy. Sotwel, de Script. Soc. Jesu.
ARSA , gouverneur de Thersa , autrefois capitale du royaume des dix tribus d'Israël, Voy. III Rois, XVI, 9.
ARSACE ou ARSACIUS, URSACE (saint), né en Perse , était un solitaire de Bithynie ; sous Licinius, vers l'an 320, il confessa le nom de Jésus-Christ et s'enferma dans une tour de la ville de Nicomédie, en Bythinie, où il fut favorisé du don des miracles et de celui de prophétie, et où il mourut. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 16 août.
ARSACËS , roi des Perses et des Mèdes. Voy. I Machab., xiv,2 et suiv. Joseph., ^n^?V/.;,I.Xlil. c. IX. Justin,!. XXXVI et XLI.
ARSAMOSATE , ville épisc. du diocèse d'Antioche dans la Mésopotamie , sous la métropole d'Amide. Polybe et Pline la placent dans la grande Arménie proche de l'Euphrate , et Ptolémée au pied des monts Taurus; Tacite nen fait qu'un simple château. On n'en connait qu'un évèque, Aaron, qui était Monophvsite, et qui tint ce siège depuis 503 jusqu'en 518. Voy. Assémani, Biblioth. Orient. Dissert, de Monophys.. tom. II.
ARSDEEIN. Voy. Archdekin.
ARSENAL. Ce fut sous les règnes de David et de Salomon que les Israélites commencèrent à avoir des arsenaux , qui devinrent par la suite plus considérables. Voy. III Rois, x, 25. II Paralip., X, 16; xi, 12; xxii, 27; xxiii, 9; xxvi , 14. Isaïe, XXII, 8. I Machab., x, 21; xv, 7. D. Calmet, Diction, de la Bible,