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XXVI. AUGUSTIN DE TÉROUANE (SAINT-), Sanctm Augustinus Tarvanensis. abbaye élective et régulière de l'Ordre de Prémontré située près de Térouane, dans le diocèse de Saint- Omer. Elle fut fondée lan 1131 par Milon, évéque de Térouane, qui appartenait au même Ordre de Prémontré, et elle était fille de l'abbaye de Sélincourt, au diocèse d'Amiens. Voy. Gallia Christ., tom. III.
XXVII. AUGUSTIN PATRICE ou PATRICIUS, PATRIZZI. Voy. Patrice.
AUGUSTINES , religieuses qui reconnaissent saint Augustin pour leur père, et qui suivent la règle que ce saint docteur composa pour le monastère d'Hippone, dont sa sœur était supérieure. Elles forment diverses congrégations. Voy. le P. Augustin Lubin. Herraant, Uist. des Ordres religieux.
I. AUGUSTINIENS {Angustiniani . Augustiniense?), nom qu'on donne dans les écoles aux théologiens qui font profession de suivre la doctrine de saint Augustin, principalement sur les matières de la grâce et de la prédestination. Voici les points principaux de leur système : 1" On doit distinguer entre les œuvres naturelles et surnaturelles, entre l'état d'innocence et l'état de nature tombée. '2" Toutes les créatures libres dans l'un et dans l'autre de ces deux états ont besoin pour chaque action naturelle du concours actuel de Dieu. 3" Ce concours n'est pas antécédent ni physiquement prédéterminant, mais simultané et flexible, au choix de la volonté. 4" Dans l'état de nature tombée ou corrompue par le péché, la grâce efficace par elle-même est nécessaire' pour toutes les actions qui sont dans l'ordre surnaturel. 5" Outre la grâce efficace , il y en a encore une autre suffisante, grâce réelle et proprement dite qui donne à la volonté assez de force pour pouvoir, soit médiatement, soit immédiatement, produire des œuvres surnaturelles et méritoires , mais qui pourtant n'a jamais son effet sans le secours d'une grâce efficace. 6" Toute prédestination, soit à la grâce, soit à la gloire, est entièrement gratuite. Voy. le P. Berti, Théologie, dùciplin., tom. III, et son Atigmtinia/ium systema de gratta ab iniqua Baiani et Janseniani erroris insimulatione vindicatum. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol., au mot .\ugustiniaîsisme.
II. AUGUSTINIENS, hérétiques du xyi" siècle, disciples d'un sacramentaire nommé Augustin, qui prétendait que le ciel ne serait ouvert à personne avant le jour du jugement dernier. C'est Teneur des Grecs qui fut condamnée dans les conciles de Lyon et de Florence, et à laquelle ils renoncèrent pour se réunir à l'Église romaine.
III. AUGUSTINIENS, disciples d'Augustin Marlorat, moine apostat de l'Ordre des Augustins. Voy. Marlorat.
AUGUSTINS, ordres religieux qui reconnaissent saint Augustin pour fondateur. Ce saint docteur vivait en communauté avec les clercs d'Hippone, et cette société a été la source d'un grand nombre de chanoines réguliers qui suivent la règle de saint Augustin. On ne sait si c'est saint Augustin qui a institué les ermites qui portent son nom ; mais il est certain qu'en l'256 Alexandre IV assembla diverses congrégations d'ermites retii-és dans la campagne, et en forma un seul corps et un seul Ordre sous la règle de saint Augustin. Cet Ordre s'est divisé en plusieurs branches et a eu ses réformes, entre autres celle qu'on appelle la Communauté de Bourges ou la Province de Saint-Guillaume , et celle des Augustins - Déchaussés dits Petits-
Pères. Ils furent ainsi nommés parce que François Amet et Matthieu de Saint -François, qui ont le plus travaillé à la réforme, étaient de pe^ tite taille. Voy. Possidius, in Vita S. August, Baronius. Sponde. Bzovius. Jacques de Bevgame, in Chron. Le Mire. Le P. Augustin Lubin, Les P. Bénédictins, Vie de saint Augustin. Le P, Bonaventure de Sainte-Anne, Augustini nvmachatus propugnatvs , et le Diction, encyclop. de la thcol. cathol.. tom. II, p. 122 et suiv,
AUGUSTINUS. Voy. Augustins , n» L
AUGUSTOBONA. Voy. Troyes.
AUGUSTODUNUM. Voy. Aitun.
AUGUSTONOMETUM VINDICASSIUM. Voy.
Nevers.
I. AUGUSTOPOLIS, ville épisc. du diocèse de Jérusalem dans la troisième Palestine, sous la métropole de Pétra. On n'en connaît que deux évêques.dont le premier, nommé Jean, assista au concile d'Éphèse en 431.
IL AUGUSTOPOLIS . ville épisc. du diocèse d'Asie dans la Phrygie salutaire. Son premier évéque, Philicade , souscrivit dans le concile de Séleucie à la formule de foi des .iVriens. C'est aujourd'hui un évêché in partibus. Voy. Gaet. Moroni, vol. III. p. 114.
AUGUSTORITUM. Voy. Poitiers,
AULIQUE, nom que l'on donnait anciennement au dernier acte d'un licencié en théologie f)our prendre le bonnet de docteur. On lappeait AiUique. du mot latin Aula, parce qu'on le soutenait dans une salle de l'archevêché. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
AULISIO ou AULISIUS (Dominique d'), savant italien, né à Naples vers 1639, mort en 1717. Il s'était appliqué à l'étude des langues et de presque toutes les sciences. Il enseigna le droit civil à l'université de Naples. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages sur diverses matières, dont la plupart sont restés inédits. Nous citerons seulement : 1" in IV Institutionum Canonicarum libros Commentaria; Naples, 1721, in-4'^, et 1752; — 2° délie Scuale Sacre; Naples, 1723, in-4'>; — 3° Ragionamenti intomo a principi délia filosofia e teologia degli Assiry ed ail' arie d'indovinare degli stessi fxtpoli, dans les Miscellanea di varie opérette; "Venise , tom. VI , p. 245.
AULNAI ou AUNAI (Alnetum), abbaye de l'Ordre de Citeaux, lille de Savigny, dans le diocèse de Bayeux, fut fondée et dotée vers 1131 par Jourdain de Save et Luce, sa femme. Huet, évéque d'Avranches, qui a été abbé d'Aulnai, a rendu cette abbaye célèbre par les ouvrages qu'il y a composés durant les séjouis qu'il y fit. Voy. Moréri , édit. de 1759. Gallia Christ., t. XI, col. 443, nouv. édit. Richard et Giraud.
AULNE (Alneœ), abbaye d'hommes située sur la Sambre, dans le diocèse de Liège. Elle avait pour patron saint Pierre , et appartenait à l'Ordre de Citeaux. On croit quelle fut fondée vers l'an 650. Voy. V Encyclop. cathol., au mot Alnea.
AULON , nom donné : 1<* à cette vaste vallée qui s'étend le long du Jourdain depuis le Liban jusqu'au désert de Pharan; 2* au grand champ et à la vallée située entre le Liban et l'Antiliban. Voy. Eusobe, Ouomastic, au mot Olôn. Saint Jérôme, de Loc. Hebr. Reland, Palcest. illustr.,
AUMALE ou SAINT -MARTIN D'AUMALE (.4/6fl-3//7;'/a), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, était située en Normandie , dans le diocèse de Rouen. L'église de Saint -Martin fut bâtie par un seigneur nommé Guerinfroi, au temps de Richard III, duc de Normandie, et six chanoines y furent établis dans un lieu appelé Acy, de Al-
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teio. d'où est venu probablement à l'église le titre de Saint-Martin d'Acy. En 1130, Hugues, archevêque de Rouen, l'érigea en abbaye; elle était presque ruinée, mais les bénédictins de Saint-Maur la réparèrent et s'y établirent depuis 1704. Voxj. GalL Christ., tom. II, col. 275, riouv. édit.
I. AUMÔNE, don fait aux pauvres par un motif de chaiité pour les soulager. L'aumône est de précepte pour tous ceux qui peuvent la fane, et ce précepte est fondé sur l'Ecriture, les Pères et l'amour naturel que nous devons au procham. Il était spécialement recommandé aux Juifs d'assister les pauvres, les veuves, les orphelins, les étrangers; Jésus -Christ proteste dans l'Evangile qu'il condamnera au feu éternel ceux qui nïuiront pas fait laumône; et saint Jean déclare que celui qui voit son frère dans le besoin, et lui ferme ses entrailles quand il pourrait l'assister, n'a pas en lui l'amour de Dieu. Quant aux Pères, ils n'ont qu'une voix sur ce point. Voij. Watth., XXV, 41. I Jean, iii, 17. August., in Psalm. cxLvii, n« 12. Hieron., m Reg. Monach. c. de Puuperi. Ambros., / de Offic, in Can. posée, 21 dist. Bergier, Diction, de thcol. Le Diction, enci/clo)). de fliêol. cfl^/«o/. Richard et Giraud.
II. AUMÔNE (L'), en latin Eleemosi/na , ou petit Citeaux, abbaye de l'ordre de Citeaux du diocèse de Blois, située dans la forêt de Marche- Noir, entre Chartres et Blois. et fondée en 1121 par Thibaud IV, comte palatin de Champagne, de Blois. Par une bulle de l'an 1445, le pape Calixte III permit à l'abbé de l'Aumône d'oflicier pontificalement. Voy. Gallia Christ. ,i.yi], col. 131)7.
AUMONERIE, office claustral dans les anciennes abbayes et les anciens prieurés conventuels dont le "titulaire doit avoir soin de faire les aumônes du revenu affecté à cet elfet. Les auinôneries sont des titres de bénélice que les congrégations réformées ont supprimées, et dont elles ont réuni le revenu à la mense conventuelle.,
I. AUMÔNIER, officier ecclésiastique qui sert le roi, les princes et les prélats dans les fonctions du service divin. On donne aussi ce nom aux prêtres qui sont à la suite d'un régiment , sur un vaisseau , dans des places fortes , pour s'acquitter des fonctions de leur état selon les besoins spirituels de ceux auprès desquels ils sont placés. Voi/. Richard et Giraud.
II. AUMÔNIER (Le grand) DE FRANCE. C'est Je premier officier ecclésiastique de la maison du souverain; ce prélat est ordinairement revêtu de la pourpre romaine. Cette dignité de grand aumônier avait disparu en France par suite de nos troubles politiques. Pie IX l'a rétablie par une bulle du 31 mars 1857, qui porte institution canonique de la grande aumônerie, en même temps qu'elle règle et spécifie les privilèges et la juridiction dont jouit actuellement le grand aumônier de France. Vou, cette bulle dans l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France. Sébastien Rouillard, le Grand Aumônier. Le Long, Hiblioth. histor. de la France, p. 705 et suiv. Richard et Giraud.
AUMUCE ou AUMUSSE (pelliceum ac villosum atnicutum), fourrure que les chanoines portent sur le bras. Autrefois les chanoines et les laïques ne se couvraient la tête que d'aumuces et de chaperons ; c'est seulement sous Charles V qu'on abattit l'aumuce sur les épaules, puis sur le bras. Quant à ce qui est prescrit par les décrets de la Congr. des Rites, voy. l'abbé Boissonnet, Diction, des Cérém. et des Rites sacrés j
et, pour l'usage de l'aumuce, l'abbé André, Cours alphabet, de 'droit canon.
AUNACHARIUS. Voy. Aunaire.
AUNAI. l'o'/. AuLNAi.
AUNAIRE (saint), Aunarius ou Aunncharius , évêque d'.Yuxerre, mort le 25 septembre 605, jour auquel les martyrologes placent sa fête. 11 appartenait à une famille riche et noble de la ville d'Orléans; et, après avoir vécu quelque temps à la cour de Contran, roi de Bourgogne, il se mit sous la discipline de Syagre, evéque d'Autun. L'an 572 il succéda à saint Éthère, évêque d'Auxerre. Il assista à plusieurs conciles, et réunit dans sa ville épisc. un synode dans lequel il dressa 45 statuts très -importants. Il prit également part à la pacification des troubles excités à Poitiers l'an 589 , dans le monastère de Sainte -Radêgonde, par la révolte de quelques religieuses.
AUNEMONDUS. Voy. Annemond.
AURAN, contrée au delà du Jourdain. x\ujourd'hui même il y a une contrée de ce nom au midi de Damas. Plusieurs pensent que c'est la même que l'Iturée. Voy. Ézéch., XLVii,16, 18, et compar. Luc, m, 1. Joseph, Antiq., 1. XVII, c. XIII. Burckhardt, Voy. de Syr. et de Palest., p. 111 et suiv., 393 et suiv., 44(3, édit. allem. Reland, Palœst., p. lOG. Ern.-Fried.-Car. RosenmuUer, Handbuch der bihl. A Iterthumsk., tom. II, part. II, p. 5. Michaelis, Supplem. ad Lexic. Hebr.. p. 093 et suiv.
AURAT ( François),. prêtre, prieur de Saint- AUyre et habitué de l'Église de Lyon , vivait au xvii« siècle. On a de lui : le Cantique des cantiques expliqué dans son sens littéral; Lyon, 1693, in-8°. Aurat avait travaillé à des explications semblables sur les autres livres de l'Écriture ; on ne sait si elles ont été imprimées.
I. AURE ou AURÉE (sainte), Aurea , morte de la ])este l'an 6(56. Saint Éloi la nomma abbesse du monastère de filles qu'il avait fondé à Paris, l'an 0133, en l'honneur de saint Martial de Limoges. On célébrait sa fête le 4 octobre, que Ton croit être le jour de sa mort ; mais plus tard on l'a transportée au 5 du, même mois. Voy. saint Ouen, Vie de saint Eloi, liv. I", c. xvii et xviii, et L II, c. Li. Le P. Dubois, Hist. de rEglise de Paris.
IL AURE ou AURÉE (sainte), vierge et martyre en Espagne, morte le 19 juillet 856, issue des Arabes d'Espagne, s'étant convertie au christianisme , se retira dans un monastère près de Cordoue. Ses parents la dénoncèrent au juge comme chrétienne. Ce juge, qui était lui-même son parent, lui arracha la promesse de faire tout ce qu'il voudrait ; mais elle se repentit bientôt de sa faute, et confessa courageusement la foi de Jésus-Christ. Le juge lui lit "alors trancher la tête. Voy. saint Euloge de Cordoue, Mémorial. 1. III.
III. AURE (sainte), autre vierge et martyre à Ostie, où elle fut précipitée dans la mer une pierre au cou; mais le Ilot rejeta son corps sur le rivage, où il fut recueilli par des personnes pieuses qui l'euisevelirent honorablement. Le Maitvrologe romain en fait mention le 24 août. AUREATUM. Voy. Aichstaut.
I. AURÈLE (saint), compagnon de saint Georges, diacre , soulfrit le martyre en Espagne, sous les Sarrazins, pendant le ix« siècle. Voy. saint Georges.
II. AURÉLE (saint), évêque de Carthage, mort l'an 423 ou 425. fut lié d'une étroite amitié avec saint Augustin, de qui il reçut d'utiles conseils sur la conduite qu'il devait tenir envers les donatistes, qu'il combattit, en elfet, avec
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