‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 232 sur 1220 · II. BABEL ( saint ). l'o//. Babylas · texte numérisé non relu

II. BABEL ( saint ). l'o//. Babylas

BABENO-SAINT-HUBÈR (Louis), bénédictin, né à Leinigcn, en Bavière, lan IGfiO, mort l'an 1726 . fut "successivement régent à Salzbourg , professeur de théologie scolastique et d'Écriture sainte, et aussi chancelier et vicerecteur de l'université. On a de lui, outre plusieurs ou\Tages de philosophie : 1" Régula morum, seu diciamen conscientiœ : Salzbourg, 1607 ;

— 2" Tractatus de jure et jmtitia ; 16î>9 ; — 3" Detts absconditus in sacramento altaris ;\h\A., 1700; — iP de Statu parmdorum sine baptUmo morientium ; ibid. , 1700; — 5° Principia bonitatis et malitiœ actuum humanorum: ibid.- — 6" Dissertationes theologicœ contra Quesnelii propositiones. Voy. Adelimg, Supplém. à Jocher, Allgemeines Gelehrten-Lexicon. La iS'ouv. Biogr. gêner.

BABIA ou BA6RA, ville épisc. d'Afrique, dans la province de Numidie , sou? la métropole lu Ciirte Voy, Notitio: Afrirauœ.

BABIN (François), né à Angers en Ifôl, mort l'an 1734, fut professeur de théologie , chancelier, grand vicaire et doyen de la tacullé de théologie d'Angers. On a de lui : 1" Relation de ce qui s'est passé à l'université d'Angers au sujet du jatisénisme et du cartésianisme; 1679, in-î";

— 2» Conférences d'Angers. Babin rédigea les 18 premiers volumes de l'édition en gros caractères; la suite n'est pas de lui. La dernière édition, celle de 1785, en 24 vol. in-12. est la plus estimée; Angers, 1755, dernière édition. Voy. Collet, Bihlioth. d'un jeune ecclésiastique, 3'" édit., 1771, p. 20. Journal de Trévoux, 1743, p. 2575. Richard et Giraud.

BABINGTON (Gervais), évêque anglais , mort en 1610, a laissé : 1° Remarques sur le Pentateuque ; — 2" Exposition du Symbole, des Commandements de Dieu et de t Oraison dominicale;

— 3° Conférence entre la faiblesse humaine et la religion ; — 4» trois Sermons. Tous ces ouvrages ont été réunis et publiés ensemble en 1615 et en 1637, in -fol. Voy. Moréri, Diction, histor- Feller. Bioqr. univers.

BABOLEIN (saint), en latin Babolenm. premier abbé de Saint-ilaur-les-Fossés . mort l'an 660. Lors de la fondation du rnonastère de Saint-Maur-les-Fossés, en 638, il fut désigné comme le sujet le plus capable de former la nouvelle maison d'après la règle et les exemples de saint Colomban et des anciens Pères. Andobert, évêque de Paris, le consacra, et durant un espace de vingt-deux ou de trente-deux ans il gouverna saintement son monastère. On célèbre sa mémoire le 26 juin. Voy. Chifflet , Vie du Saint, p. 357. Mabillon, saec. 11, p. 51«3. Dubois, Hisi. de Paris, p. 170. Richard et Giraud.

BABRA. Voy. Babia.

BABYLAS , évêque d'Antioche et martyr, appelé quelquefois par corruption saint Babel ou saint Baible , mort l'an 251 , fxit le douzième pasteur de l'Église d'Antioche. Saint Babylas est un des plus grands modèles de la fermeté sacerdotale , et ce qui le rendit justement célèbre est la pénitence publique qu'il imposa à l'empereur Philippe, qui était monté sur le trône par le meurtre de Gordien , son bienfaiteur et son pupille. Cet illustre prélat mourut soTis la persécution excitée par l'empereur Dèce

cx>ntre les chrétiens; les Latins honorent sa mémoire le 24 janvier, et les Grecs le 4 septembre. Voy. Eusèb., 1. \'I , c. xxxiv, 39. Chrys.,tom. I, Oral, de S. Babjyl.; item, Orat. contra Gentil., p. 656 et seq. sive t. V, édit. Sav. Chron. Pascal., p. 270. Tillemont, Hist. des Empereurs. tom. lU, p. 303. Mém. ecclés., tom. III, p. 401. Chrys., s-up. item, Hom. de S.Baliyl.; item, Orat. de eodem contra Gentiles. Evagr., Hist.. 1. I", 1. XYI. Sozomen., Hist., 1. V, c. xix, 20. Tliéodoret, Hist., 1. III, c. xxx, c. x; 1. V, c. xix. Ammien. Marcell., l.XXII, c. xiii, p. 329. Yan Dale , de Oracidis veterum efhnicorum. Richard et Giraud.

I. BABTLONE, dont il est si souvent parlé dans l'Écriture, et que les écrivains profanes eux-mêmes nous représentent comme une des villes les plus grandes et les plus puissantes du monde. Babylone, fondée selon l'opinion la plus commune par îsemrod, fut d'abord la capitale de l'empire babylonien. Les Perses s'en rendirent maîtres sous la conduite de Cynis. Alexandre la prit; et enlin elle a été détniite entièrement, suivant les oracles des prophètes. Elle représente quelquefois Rome païenne, qui est désignée sous ce nom par saint Pierre et dans l'Apocalypse. Foy.Genèse,x,9, 10. lY Rois, XXIV, 1, etc.'isaïe, xiii, 17-22. I Pierre, v, 13. Apocal., xvii, 5, etc. Vsser., Annal., ad ann. 3323. Beros. , apud Joseph. 1. I, contr. Appio/t. Herodot., 1. III, c. ultim. Strab.. 1. XYI. Plinius. 1. YI, c. xxvii. Diodor., 1. U, c. ix. A. Balbi. Abrégé de géographie, p. 687,688. Heeren, Idées ■sur la politique, le commerce et les rapports des peuples les plus remarquables de l'ancien monde. tom. I , part, ii , p. lo8 et suiv. Mùller, Manuel d'archéologie, p. 248. Ritter, Géographiede l'Asie. tom. YII, part, i, p. 885 et suiv.

IL BAB'ïLONE D'EGYPTE, %iUe épisc. de la seconde Aiigustamnique , dans le patriarcat d'.\lexandrie , bâtie du temps de Sésostris par des captifs que ce prince avait amenés de Babylone et de Chaldée. Elle était, dès le v« siècle, le siège d'un évêque ; le Caire s'est formé de ses ruines sous les princes romains. Les gens du pays l'appellent Mesrara ou Misram. du nom de Mesraïm, fils de Cham. Depuis, cette ville a été le siège d'un évêque jacobite auquel on a donné les droits de métropolitain. Voy. Diodor. SicuL, Hist.. 1. I. Oriens Christ., tom. II, p. 556.

III. BABYLONE ou BAGDAD {Bagdatum\ sur la rive orientale du Tigre, ville avec résidence d'un évêque du rit latin suffragant du patriarcat. Elle est capitale de VIruk-Arabi, c'est-à-dire de l'ancienne Babylonie ou Chaldée, qui est aujourd'hui une province de la Turquie d'Asie. Cette Babylone est à peu de distance de l'ancienne. Voy. Gaet. Moroni. vol. I, p. 5-7.

BABYLONIE, aujourd'hui Irak, province de la Chaldée ou de l'Assyrie dont Babylone était la capitale. Voy. Ptoléniée, 1. Y, c. xx. Cellarius, Notitia orbis antiqui , tom. II, 1. IILc. xvi,pag. 738 et seq. Gaet. Moroni. à l'art. Babylonlv, Bagdad, Bagdutum, vol. I, p. 5 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., tom. II, pag. 247 et suiv.

BABYLONIENS, peuple dont l'empire fut fondé par Nemrod , comme on l'a dit un peu plus haut {voy. B.abylone, n» I), et dont l'histoire se trouve dans la Bible de Vence, tom. IX , p. î^ et suiv., 2* édit.

BACA , bours qui sépare les terres des Tyriens de la Galilée. Voy. Joseph, de Bello. 1. III, c. ii.

BACANARIA, sié-e épisc. de la Mauritanie Césarieiinf dan^ lAfiique occidentale.

BACANCELD ou BACENCELD ou BECCAN-

BACC

BACC

CELD, lieu d'Angleterre situé dans le comté de Kent. 11 s'y est tenu trois conciles; le premier on 692, le second en 697, et le troisième en 796 ou 798 ou 799. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 8.

I. BACATHA, ville ou bourg que saint Epij)liane place dans l'Arabie, au delà du Jourdain et aux environs de Philadelphie. On trouve dans les sousciiptions de quelques conciles un évoque de Bacatha. Ch. de Saint -Paul et le P. Labbe croient que cette ville est la même que Hascath dans la tribu de Juda. Kot/. Epiph., «rfrer*. Hœres., 1. II , p. 3în et 489. Reland, Palœst. illustr., 1. III, p. 612.

II. BACATHA ou METROCOMES (Mefrocoiniti), ville épisc. de la troisième Palestine au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Pétra. Son premier évèque , Alype , assista au 2" concile dÉphèse en 449, et fut favorable à Eutvchès. Voy. Labbe, Conc, toni. "VI. col. 20, 24. Iloquicn, Oriens Christ., tom. III, p. 761. Richard et Giraud.

BACBACAS,nom dun lévite qui fut employé à la construction du temple de Jérusaleiïi. Voy. 1 Paralip., ix, 15.

BACBUCH, chef de famille dont les enfants levinrent à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. I Esdras, ii, 51.

BACCALAURÉAT, BACHELIER. On appelle huccalauréat un des degrés ou grades qui s'obtiennent dans les universités pour la théologie, le droit canon, etc., et hachelier celui qui a obtenu le grade du baccalauréat. Or ce grade fut institué en 1145 par le pape Eugène III, et au XIII" siècle on commença à distinguer les bacheliers simples, ou ceux qui avaient simplement leyu le baccalauréat après six années d'études; les Ijacheliers courants (baccalauret cnrsores), c'est-à-dire les bacheliers simples qui. après six années d'études, étaient admis à faire des cours; et comme il y avait deux cours, dont l'un consistait à expliquer la Bible pendant trois ans, et Taiitre à expliquer pendant un an le Maître des Sentences, ceux qui faisaient le cours de la Bible étaient appelés l>accalaurei biblici, et ceux qui disaient le cours des Sentences baccaluurei seutentiarii ; enfin ceux qui avaient achevé les deux cours baccalauret formati ou bacheliers formés. D'où l'on voit que ces derniers avaient étudié pendant dix ans. Remarquons que cette distinction est nécessaire pour entendre les endroits de la Pragmatique sanction et le Concordat, où il est question des bacheliers formés. Remarquons encore qu'il n'y a point dans l'Église de privilège spécial attaché au baccalauréat; il donne seulement le droit de concourir pour la licence, comme celle-ci le donne pour le doctorat. Les lois canoniques font du baccalauréat et de la licence la condition sine qua non pour prétendre au grade de maître ou de docteur, soit en théologie, soit en décrétales. Ces règles, rigoureusement observées à Rome pour les indigènes, sont moins inllexibles pour les étrangers, auxquels on confère quelquefois tous les grades à la fois perm,o(lumunius. Mais dans ce cas il faut nécessairement une dispense du souverain Ponlilc. Voy., pour toute la question des grades en théologie et en droit canon, L. Kerraris, au mot Mahistki!; et, pour les conditions requises, la bulle {hitxl n (liriiui Sapientia.

BACCALLAR-y-SANNA (don Vincent), marquis de Saint-Philippe, né en Sardaigne d'une famille espagnole, mort à Madrid en 1726 , s'est fait un nom dans la littérature par son érudition, et dans le monde par les emplois importants dont il fut chargé par Charles II et I*hi-

lippe V. Outre ses Mémoires pour servir à l' histoire de Philippe V, il a laissé une Histoire de In monarchie des //e/7reM.x, justement estimée, et qui a été traduite de l'espagnol en français , en 2 vol. in-4», et en 4 vol. in-12. Voy. Feller, Bioqr. univers.

BACCETI ou BACCETTI (Nicolas), né à Florence, mort en 1647, abbé de Sainte -Luce, de l'Ordre de Citeaux, a laissé : 1° Septimunœ historiœ lih. VU,cum7iotis Maluchiœ d'Inguimbert; Rome, 1742, in-fol.; — 2" Dissertatio de jure historico; — 3" Adamus soporutus. Voy. Charles de Visch, Bihlioth. Cisterc.

BACCHERIUS (André-Éloi), jurisconsulte 11amand , mort à Bourges en 1562. 11 fut avocat à la cour souveraine de Flandre et professa le droit à Bourges. On a de lui deux cent neuf thèses intitulées : Raiiones de jure, personis et rébus extra contractum acquirendis; 1560. Voy. André-Valère , Biblioth. Belg.

BACCHIARIUS. Voy. Bachiarius.

I. 5ACCHI0ES , gériéral de Démétrius Soter, roi de Syrie, fut d'abord envoyé pour établir Alcime dans la grande sacrificature. et levint une seconde fois en Judée avec 20,000 hommes de pied et 2,000 chevaux. Judas Machabée l'ayant attaqué avec 800 hommes seulement, fut blessé à mort. Jonathas, son frère, élu général à sa place, s'opposa généreusement à Bacchides, qui voulut le faire tuer en trahison; mais ce dessein n'ayant pas réussi , Bacchides retourna à Antioche "et laissa la Judée paisible. Voy. I Machab., VII, 8; ix, 1 et suiv.

II. BACCHIDES , général des troupes de Démétrius Soter, roi de Syrie , dont il avait toute la confiance , était en même temps gouverneur de la Mésopotamie. Vny. I Machab., vu, 8 et suiv.; IX, 1 et suiv.; x,12. II Machab., viii,30.

BACCHILE, évèque de Corinthc, vivait à la fin du II" siècle. On a de lui un Traité sur la célébration de la f'cte de Pâques. Comme sa lettre est écrite au nom des évèques d'Achaie, on a pensé qu'il avait assemblé un synode à ce sujet. Voy. Ilieron., in Caial.. c. XLiv. Eusèbe, 1. V, c. XXI. Baron., Annal., ad ann. 198, n" 1.

BACCHINI ou BACÛI (Benoît), bénédictin du Mont-Cassin , né dans le duché de Parme le 31 août 1651 , mort en 1721 , se distingua par ses connaissances dans la théologie, l'histoire ecclésiastique, les langues et la littérature. Il fut théologien du duc de Parme, consulteur du saint-office et abbé de Saint-Pierre de Modène, où il fonda une académie de littérature ecclésiastique. Parmi ses nombreux écrits on remarque : 1" l'édition des ouvrages de la célèbre Cornelia Piscopia Comara , de l'Ordre de Saint- Benoît ; Pai'me , 1688 , in-8° ; — 2" Anonymi dialogi très : de constantia, de dignitate tuenda, de amore erga rem.publicam ; Modène , 1691 , in-12 ; — 3" de Ecclesiasticœ hierarchiœ originibus dissertatio; Modène, 1703; ouvrage excellent , quoi qu'en ait dit Dupin dans sa Biblioth. des Auteurs ecclés. du xviii« siècle; — 4" deW Istoria del Monastero di S. Benedetto di Polirone, nello stato di Mnntova; Modène, 1696, in-4". Voy. le Joum. de Venise, p. 296. La Biblioth. ItaL, tom. VIII, p. 158. Nicéron, tom. XII, p. 258.

I. BACCI ou BACCIUS (André), né dans la marche d'Ancône, professeur de médecine à Rome , a laissé, pai'mi divers ouvrages, de Gernmis ac lupidibus pretiosis in Sac. Script, relutis; Rome, 1587, in-8».

IL BACCI (Jacques-Antoine), recteur du séminaire de Lucques, a laissé : Ethicorum libri quinque,in très tomos distributi;'L\iC(\ues,Vl^,S vol. 111-4". L'auteur a fait entrer dans cet ouvrage

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