BALK
tage. Le Martyrologe romain mentionne saint Baie le 2(5 novembre, tandis qu'Usuard, qui vivait au ix" siècle, place sa fête au 15 octobre, jour de la tianslation de son corps. Voy. Mabillon, sœc. iv, part. li, p. 37. Richard et Giraud.
II. BALE (SAINT-), Sanctus Basolus, autrefois Vp):i Viriziacmn , abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située à trois lieues de Reims. Elle fut fondée par Luavegotte. femme de Thierry, i"oi d'Austrasie, et par Teudechilde, sa lille. Saint Bàle, noble Limousin qui d'abord avait vécu dans ce monastère , et qui l'avait quitté pour vivre dans la solitude, laissa son ermitage a Balsème , son neveu ; la sainteté de ces deux personnages rendit ce lieu si célèbre, que le R. Nivard, archevêque de Reims, y fit bâtir un nouveau monastère , où l'on transféra celui de Verzy, qui désormais fut nommé Saint-Bâle. La réforme de la congrégation de Saint-Maur y fut établie l'an 1642. Voy. Gallia Christ., tom. IX , col. 105, nouv. édit.
III. BALE ou BALÉE (Jean), en latin Balœiis ou Baleus , évêque et écrivain anglais, né en 1495 à Covie, village du comté de Suffolk, mort l'an 1563, quitta lOrdre des Carmes et la religion catholique pour embrasserle calvinisme et afin de pouvoir se marier. Edouard VI le nomma évêque d'Ossori ou Kilkenni en Irlande. Obligé de fuir pendant le,règne de Marie, il revint en Angleterre sous Elisabeth. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages avant et après son changement de religion. Richard et Giraud en ont donné la liste. Il faut remarquer que Baie se trouve dans Y Index de Clément VIII.
IV. BALE ou BASLE (Basitea), ville épisc. de Suisse autrefois sufl'ragante de Besançon. Le christianisme parait y avoir été prêché dès les temps les plus reculés , car l'évêché y fut établi au ive siècle. Lorsque les Suisses se déclarèrent pour Calvin, l'évéque de Bàle fut chassé de son siège, et il fixa sa résidence à Portentrui. Le pape Pie II fonda l'université de Bàle en 1459 , et lui donna de grands privilèges. — Bàle est devenue célèbre surtout par le fameux concile qui s'y tint en 1431, et dont l'autorité a suscité (le si grandes disputes. Pour nous, nous partageons le sentiment de ceux qui ne le reconnaissent point pour œcuménique : 1" parce que, transféré à Ferrare, le Pape n'y présida ni en personne ni par ses légats ;2<' parce que plusieurs simples prêtres y eurent voix délibérative ; 3" parce que Félix V, qui fut fait pape par ce concile, le condamna lui-même en renonçant à sa prétendue papauté; 4" parce que les décrets de ce concile, loin d'avoir été confirmés par les Papes, en ont, au contraire, été rejetés et condamnés, savoir : par Eugène IV dans le concile de Florence, et par Léon X dans celui de Latran. Voy. Cajetan, Dominique Giacobazio (en latin Jacobafius), Bellarmin, Holsténius, Scliarpir, dans YEncyclopécl. de la théoloy. mthol. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 150 et suiv.