IV. BAPTÊME DES CLOCHES. Voy. Cloches
V. BAPTÊME DES NAVIRES. On donne ce nom à la simple béjiédiction d'un nouveau navire pour lequel l'Église sollicite la protection divine qui couvrit l'arche de Noé , qui sauva la barque de Pierre , et, après une heureuse navigation sur la mer si orageuse de cette vie, l'entrée dans le port de l'éternel repos. Voy. le Diction, encyclop. de la théol. cathol., toni. II, pag. 324.
VI. BAPTÊME DE SANG. C'est le martyre souffert pour l'amour de Jésus-Christ; martyre qu'en eflèt on a toujours regardé dans l'Église comme tenant lieu du baptême d'eau pour ceux qui mouraient victimes de leur foi. C'est en vertu de ce principe que les saints Innocents ont été honoiés d'un culte depuis que leur sang a été versé. Ce n'est, après tout, que l'application des paroles du Sauveur : « Quiconque donc « me confessera devant les homines, moi aussi
« je le confesserai devant mon Père qui est dans « les cieux » (Matth., x, 32)... « Qui perdra son « âme à cause de moi et de l'Evangile , la sauce vera » (Marc, viii, 35). Voy. TertuU., Apoc, c. h; de Buptism., c. xvi. Euseb., Hist. eccles., 1. VI, c. IV. Basil., de Spir. S., c. xv. Cyrill. Hierosol., Catech., iv. Chrysost., Hom.UIin var. Matth. loc. August., de Liber. Arbitr., ui, 23. Léo, Serm. de EpipJi., i , 3.
VII. BAPTÊME DE SAINT JEAN. Lorsque saint Jean-Baptiste commença à prêcher la pénitence, il institua une sorte de baptême qu'il donnait en plongeant dans les eaux du Jourdain ceux qui se présentaient à lui. Mais ce baptême différait de celui de Jésus-Christ, puisqu'il n'impiùmait pas un caractère ineffaçable comme celui du Sauveur, et qu'il ne donnait pas la grâce ex opère operato, et que s'il avait quelque vertu pour remettre les péchés , c'était seulement ex opère operantis , par celle de la pénitence qui devait l'accompagner, comme saint Jean le reconnut lui-même en disant : « Moi je vous ai « baptisés dans l'eau, mais lui (Jésus) vous « baptisera dans l'Esprit-Saint » (Marc, i, 8). Ainsi le baptême de saint Jean n'était pas un vrai sacrement.
VIII. BAPTÊME PAR LE FEU. Saint Jean- Baptiste , parlant de Jésus-Christ , dit : « Lui- « même vous baptisera dans l'Esprit-Saint et « dans le feu » (Matth., m, 11). Ces paroles de saint Jean-Baptiste ont donné lieu à faire distinguer un baptême par le feu. Cependant on n'a jamais su ce qu'on devait entendre par cette sorte de baptême; on n'a, pour se convaincre de notre ignorance sur ce point, qu'à parcourir les commentateurs. Pour nous, nous sommes très-portés à croire que les paroles : dans l'Esprit-Saint et dans le feu, signifient dans l' Esprit-Saint, qui est le feu, c'est-à-dire qui purifie et qui embrase, qui enfiamme comme le feu. On sait que la particule et, dans l'Écriture, est assez souvent explicative.
IX. BAPTÊME POUR LES MORTS. Du temps de saint Paul il y avait des hérétiques, et peutêtre même des fidèles peu instruits, qui se faisaient baptiser pour les morts qui ne l'avaient pas été pendant leur vie , dans la croyance que ce baptême leur servirait dans l'autre monde pour la rémission de leurs péchés. Sans approuver cette pratique, l'Apôtre, le grand apôtre, s'en sert comme d'un argument ud hominem pour prouver à ces hérétiques ou à ces fidèles combien ils étaient inconséquents, puisqu'on même temps qu'ils niaient la résurrection des corps ils se faisaient baptiser pour les morts. Voij. I Corinth., xv, 29. Richard et Giraud.
i. BAPTISTA (Alfonse ou Jean-Ildefonse), dominicain espagnol duxvii" siècle, professa la théologie à Saragosse. On a de lui : i°Commenturia in primam secundœ D. Thomœ, 3 vol.; — 2» Apologia por la Autoridud de los Doctores de la Iglesia y Santos Padres, contra un mémorial infitulado A los juezes de la verdad y doctrina; Saragosse, 1628, in -8". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
II. BAPTISTA (Jean) , juif converti et médecin au xv*^ siècle. On a de lui : de Confutatione hebraicœ sectœ; Strasbourg, 1500, in-4''. Cet ouvrage , écrit d'abord en hébreu , fut traduit ensuite en latin. Voy. ibid.
I. BAPTISTAIRE, registre où l'on écrit les noms de ceux cju'on baptise.
IL BAPTISTAIRE, extrait qu'on tire du registre de ce nom. On dit mieux Extrait baptistaire ou Extrait de baptême. Voy. Baptême, n« II.
BARA
BARA
I. BAPTISTE (liaptùta), c'est-à-dire qui baptise. C'est un surnom que TÉglise donne à saint Jean, fils de Zacharie et d'Elisabeth , et précurseur de Jésus-Christ, parce qu'il prêchait le baptême de la pénitence et baptisait ceux qui venaient ;'i lui.