‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 259 sur 1220 · IV. BAPTISTE PLATINA. Voy. Platina · texte numérisé non relu

IV. BAPTISTE PLATINA. Voy. Platina

BAPTISTÈRE (Bapttsterium), lieu où l'on

baptise. Il se prend aussi pour les fonts baptismaux, qui étaient autrefois une espèce de piscine de forme ronde où l'on plongeait le catéchumène. Le baptistère était anciennement une petite église auprès d'une plus grande où l'on administrait le baptême. C'était aussi une chapelle qui, dans une grande église, servait au même usage. Voy. Hauteserre, Notes sur saint Gréff. de Tours et sur mint Athanase. D. Macririi, Hierolexicon, ad voc. Baptisterium. Bergier, Diction, de théologie. Du Gange, au mot Baptisterium. De Bussière, les Sept Basiliques de Rome, tom. P"". Richard et Giraud.

BAPTISTES. Voy. An.abaptistes.

BAPTSANSKI(Didaius), franciscain hongrois, vivait dans la première moitié du xviii» siècle. On a de lui une dissertation approfondie sur la Passion, intitulée : Fusciculus Myrrhœ; Vienne, 1701. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

BAQUÈNOIS (Nicolas), imprimeur et écrivain français au xvi* siècle, a publié, entre autres ouvrages : 1" Précations et forme de prier Dieu, traduit du latin de Jean Fère, docteur en théologie; Reims, 1551, in-16; — 2» Traité de l'ordre du divin office des religieuses ;ihidi., 1558. Voy. la Noîw. Biogr. génér.

BAR ou BAÉRT (François), jésuite, né à Ypres en 1651, mort l'an 1719, envoyé à Anvers en 1681 pour aider le P. Papebroch dans la traduction des Acta Sanctorum , a laissé : 1» des Notes très-exactes sur les Actes grecs des saints Zenon et Zénas, martyrs de Philadelphie ert Arabie; — 2" xm Commentaire sur la Vie de saint Basile le Grand plein d'érudition. Il a débrouillé en outre l'histoire d'Hibernie, dont il avait une connaissance parfaite. Il visita les bibliothèques d'Allemagne, et il en rapporta vin grand nombre de documents utiles. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

BAR (Louis de), théologien français, né à Sens, mort à Rome en 1617, fut secrétaire du cardinal de Ferrare, légat auprès de Charles IX ; il suivit en Espagne le cardinal Buon- Compagne, depuis Grégoire XIII, Il a composé plusieurs ouvrages qu'on dit être perdus, à l'exception du suivant, qu'il fit imprimer peu de temps avant sa mort : Ex quatuor Evangelistarum textu confecta narrutio. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

I. BARA, roi de Sodome, contemporain d'Abraham et tributaire de Chodorlaliomor, roi d'Elam. Il est du nombre des cinq rois qui secouèrent le joug des Élamites et qui furent vaincus. Abraham chassa ces peuples, et rendit à Bara ce qui lui avait été pris. Voy. Chodor- L.AHOMOR. Genèse, xiv.

II. BARA, seconde femme de Salhara'im; elle fut répudiée. Voi/. I Paralip., viii, 8.

III. BARA ou BAERA, BUERA, BURA, ville épisc. de la première Augustamnique , dans le patriarcat d'Alexandrie , et située près de Damiette. Les Actes du synode de Photius, sous le pape Jean VIII, nous apprennent que, dès le ix» siècle , elle était le siège d'un évèque melchite. Voi/. Richard et Giraud,

BARABBAS, nom d'un insigne voleur que les Juifs préférèrent à Jésus-Christ lorsqu'à la fête de Pâques Pilate leur demanda s'ils voulaient qu'on délivrât Jésus ou Barabbas. Voy. Matth., xxvii , 17. Marc, xv, 7. Luc, xxiii, 25. Jean, xvfii, 40. Actes, III, 14. Origen., in Matth. Tract., XXXV, p. 125. Richard et Giraud.

I. BARAC, fils d'Abinoen, quatrième juge des Israélites, marcha avec Débora contre Sisara, chef de l'armée de Jabin , roi de Chanaan ; et , l'ayant rencontré vers le torrent de Oison, il remporta sur lui une victoire complète, et délivra ainsi le peuple de Dieu de la servitude, qui avait duré vingt ans. Après cette victoire, Barac chanta avec Débora un cantique d'action de grâces. Voi/. Juges, iv, 5.

II. BARÀC ou BARACH, ville de la tribu de Dan. l'o;/. Josué, xix,45.

BARACHA, était un de ceux qui suivirent David lorsqu'il fuyait Saiil, Voy. I Paralip., XII, 3.

BARACHEL, père d'Eliu Busite, Voy. Job, XXXII, 2.

BARACHIA, lils d'Asa, lévite qui revint à Jérusalem après la captivité de Babylone. Voy. I Paralip., ix, 16.

I. BARACHIAS, fils de MosoUamoth, et un des principaux parmi les enfants d'Éphra'im. Voy. II Paralip., xxviii, 12.

ÏI. BARACHIAS , fils de Zorobabel. Voy. I Paralip., m, 20.

m. BARACHIAS, père d'Asaph, lévite. Voy. I Paralip.. vi, 39.

IV. BARACHIAS , père de Mosollam et fils de Mésézabel, fut un de ceux qui revinrent de Babylone et qui contribuèrent à rebâtir Jérusalem, roî/. II Esdr., III, 4, 30.

V. BARACHIAS, père de Zacharie. On ne s'accorde pas au sujet de ce Zacharie, fils de Barachie; selon les uns, c'est Zacharie, fils de Joïada, appelé aussi Barachie; suivant d'autres, c'est le dernier des douze petits prophètes ; selon plusieurs, le père de Zacharie, qui donna le jour à saint Jean -Baptiste; suivant quelquesuns, enfin, c'est le même que Baruch. Voy. Matth., xxiii, 85. Hieronym. Beda. Maldon., in Matth., xxiii. Origen. Chi'vsost. et Théophylact., ibid. Isaïe, viii, 2. Le 'P. Martianay, sur S. Matth., xxiii. Joseph, de Bellojudaic.,\. V, c. I, in lat.

BARACHISE et JONAS, deux frères de la ville de Beth-Asa qui , ayant appris dans la 18* année du règne de Sapor, roi des Perses, qu'on allait livrer au supplice, à Hubaham, neuf victimes du fanatisme païen, y accoururent pour les exhorter et soutenir leur courage. Ils reçurent bientôt la récompense de leur dévouement. A peine le dernier des neuf martyrs avait-il expiré, qu'ils sont arrêtés eux-mêmes et conduits devant le ju^e, qui, ne pouvant ni par les promesses ni par les menaces les faire renoncer a leur foi, employa contre eux tous les tourments les plus horribles. Jonas , jeté tout sanglant dans un étang gelé , y rendit le dernier

i soupir, et Barachise fut étouffé par la poix bouillante et le soufre qu'on versa dans sa bouche,

I Ils moururent ainsi le 24 décembre 327. Ils sont

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nommés le 29 mars dans le Martyrologe romain. Voy.YEncydop. cathol., au Supplém.

BARAD , ville de la tribu de Juda située aux environs de Cadès. Voi/. Genèse, xvi, 14.

BARADAT ou VARADAT (saint), solitaire du v« siècle. Il passa une grande partie de sa vie dans une cellule étroite, exposée à toutes les intempéries des saisons , et où il ne pouvait se tenir que courbé. L'empereur Léon lui écrivit pour le consulter sur les affaires les plus importantes de l'Église. Baradat répondit à ce prince une lettre pleine d'humanité et de respect, mais où respirait toute la liberté d'un homme apostolique. Elle est datée du 27 août 468 , et se trouve dans les collections avec» les autres pièces du concile de Chalcédoine. Voij. Philothée, Panégyriq.. ch. xxvii. Evagr., Hist.

PQclcS 1 II C* IX.

BARADBÈSCHIÀBAS (saint), diacre d'Arbella , qui souffrit le martyre pendant la persécution suscitée par Sapor II contre l'Eglise de Perse. Il fut condamné à avoir la tète tranchée ; mais l'impie apostat qui devait l'exécuter, l'ayant frappé en vain par sept fois , lui perça le cœur d'un coup d'épee le 20 juillet 354. Voy. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 94.

BARAHONA( Pierre), surnommé Valdivieso, théologien espagnol du xvi" siècle. Il entra dans l'Ordre de Saint-François et a laissé : 1» Interprétation littérale, morale et mystique sur le psaume lxxxvi ; — 2» Interprétation de l'EpUre de saint Paul aux Galates; — 3" Interprétation de l'Épitre aux Hébreux De arcano verho , etc. Voy. Nicol. -Anton., Biblioth. Hisp. Wading., Bihlioth. Minor.

BARAIA, fils de Séméï, et un des chefs de familles qui s'établirent à Jérusalem après la captivité. Voy. I Parai., viii, 21.

BARALDI (Joseph), né à Modène en 1778, mort l'an 1832 à Florence , où la révolution l'avait obligé à se retirer, pendant qu'il exerçait dans sa ville natale les fonctions d'archiprètre de la cathédrale. Il a laissé, entre plusieurs autres écrits : 1" une traduction italienne du Comte de Valmont, de Vabbé Gérard; de la Législation primitive^ de M. de Bonald; des Méditations d'Hervey; — 2» Essai de réfutation de Dupuis; — 3" Mémoires de religion, de morale et de/î<^6-«<M;'e, qu'il commençaà publier en 1822, et qui est le plus important de ses ouvrages. Il a laissé en manuscrits plusieurs Dissertations, entre autres , sur le style de l'Écriture sainte , sur les objections de la chimie et de la philosophie contre F immatérialité de l'âme, sur le rap' port de la loi de Moïse avec la religion chrétienne. Voy. Feller, Biogr. univers.

BARALE ou BARULAS, martyr. Suivant les Martyrologes du nom de saint Jérôme et les autres latins, c'est le nom d'un enfant nouvellement sevré , au jugement duquel saint Romain, diacre de Césarée, en Palestine, et martyr à Antioche , proposa à Asclépiade , préfet du prétoire d'Orient , de s'en rapporter au sujet des vérités de la religion chrétienne; Asclépiade accepta , et l'enfant répondit en faveur de la divinité de Jésus-Christ; le juge eut, dit-on, la barbarie de faire mourir l'enfant. Les Grecs honorent sa mémoire avec celle de saint Romain. Voy. Prudent, Perist., c. x. Eusèbe Emiss., Homil. Li. Pseudo - Chrysost. , tom. I, Orat.

BARALOTS , hérétiques de Bologne , en Italie, chez qui tout était commun, même les femmes et les enfants. On les nommait aussi obéissants (obedientes), à cause de leur extrême facilité à se livrer à toutes sortes de débauches.

Voy. Ferdin. de Cordoue , Tract, de exig. annonis, c. de obedientia.

BARANIUS (François), jurisconsulte, né à Palerme dans le xvii» siècle , était docteur en droit civil et en droit canon. On a de lui : de Corpore ejusque partibus et membris tractatus , in qua agitur de corpore tam vivo quam mortuo, et quoi modis sumatur, de irregularitate, de immunitate ecclesiastica , de homicidio, de licita sui ipsius defensione; Palerme, 1664 et 1668, 2 vol. in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BARANO'WSKI ou BARANOVIUS (Albert), théologien polonais , mort en 1615 , fut tour à tour évêque de Przemisl , de Plotzk , de Wladislaw et archevêque de Gnesen. 11 a laissé : 1» Constitutiones synodi diœcesanœ Uladislaviensis , anno 1607 celebrata;; Cracovie , 1607, in-4'' : — 2" Concilium provinciale regni Poloniœ a. 1607 celebratum ; Cracovie, 1611, 111-4"; — 3» Synodus diœcesana Gnesnensis habita 1612 ; Cracovie, 1612, in-4». Voy. ibid.

BARANZANÔ (Redemptus), religieux barnabite , né à Sarraval , au diocèse de Verceil, dans le Piémont, l'an 1559, mort à Montargis en 1622. Il professa la philosophie à Annecy, et se fit connaître à Paris comme prédicateur" Ce fut lui qui obtint l'autorisation d'établir en France des maisons de son Ordre. On a de lui : 1» des Traités sur la manière de se confesser et de méditer la passion de Jésus-Christ ; — 2» Uranoscopia, seu de cœlo, in qua universa cœlorum doctrina clare, dilucide et breviter tractatur; Genève , 1617 , in - 4" ; — 3» Summœ philosophicœ Anneciacensis pars prima , logica; Lyon, 1618, in-8" ; — 4" Campus philosophicus , in quo omnes dialecticœ quœstiones breviter et subtiliter agitantur ; Lyon, 1620. Voy. La-Mothe-le-Vayer, Discours de l'immort. de l'âme, tom. IV, p. 172, édit. in-12. Le P. Nicéron, Mémoires , tom. III. Ungarelli, Biblioth. Bamabitica.

BARASA , ville de Palestine dans la tribu de Gad , que Judas Machabée prit et brûla. Voy. I Machab., v, 26.

BARASIUM, ville épisc. du diocèse de Servie , sous la métropole de Pétra.

BARATIER (Jean -Philippe), né à Schwabach , près de Nuremberg , le 19 janvier 1721 , mort le 5 octobre 1740. Son père était pasteur de l'église française de Schwabach ; à l'âge de cinq ans il savait le latin, le grec, l'allemand et le français; à huit ans il apprenait l'hébreu, et à dix ans il composait un dictionnaire hébreu, enrichi d'obsei-vations philologiques et de rétlexions critiques assez curieuses. Enfin il s'appliqua à l'étude de l'histoire ecclésiastique , des Pères et des théologiens, et fit de rapides progrès dans l'astronomie. On a de lui : 1" une Traduction du voyage du rabbin Benjamin de Tudèle; Amsterdam, 1734, 2 vol. in-8» ; — 2» Anti- Artemoniui, seu initium S. Joannis ex antiquitate ecclesiastica adversus Artemonium, vindtcatum atque illustratum; Nuremberg, 1735, in-8"; — 3° Disquisitio historico - chnmologica de succèssione antiquissima EpUcoporum romanorum , cum quatuor aissertationibu^ , etc.; 1740, in- 8". Ce dernier ouvrage a été condamné par la sacrée congrégation de l'Index. (Decr. 13 aug. 1748.) Voy. Richard et Giraud.

BARBA ( Thomas ) , dominicain du xvi* siècle, qui séjourna à Paris au collège Saint-Jacques , et publia : Apparitores VII tam diaboli quam Dei cum suis armis atque insignibus , quœ sunt septem capitalia vitia et totitem eisdem oppositœ vir tûtes, cum suis definitionibm , comparationibus et cœteris proprietatibus, in-S". Voy. Echard, Script. Ord. Prcedic. La Notw. Biogr. génér.

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BARBALISSE ou BARBARISSE {Barbalisi) , ville épisc. de la province Euphratéenne et dans le patriarcat d'Antioche , sous la métropole d'Hiérapolis. Des trois évèques qu'on lui connaît, le premier, Antoine, assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Onens Christian., tom. II, p. 949.

BARBALIUS. Vot/. Barblgli.

BARB ARANO ( François ) , théologien capucin , né a Vicence , mort en 1656, est auteur de : 1» Orologio spirituale; cioè Predischè per tutte le Feste délia S. V. ; "Vicence , 1641 ; — 2» Direttorio alla vita spirituale e cristiana; Venise, 1647 , in-8" ; — 3" Historia ecclesiastica délia città . territorio e diocesi di Vicenza ; Vicence , 1649-1653 ; — 4° Giojello spirituale del Cristiano ; Vicence, 1651, 1657, in-4°. Voy. Mazzuchelli, Scrittori d'Italia. Wading, de Scriptor. Ordin. Minorum.

BARBARES. Les Hébreux donnaient ce nom à tout étran<;er oui ne connaissait ni la langue sainte ni la loi du Seigneur. Saint Paul comprend tous les hommes sous les noms de Grecs et de Barbares. Voy. Rom., i, 14. D. Calmet, Diction, de la Bible.

BARBARIGO (Grégoire le Bienheureux), né à Venise le 25 septembre 1625, d'une famille très - distinguée , mourut le 18 juin à Padoue, dont il gouvernait lÉglise depuis 33 ans. après avoir gouverné pendant 7 ans celle de Bergame. A peine fut-il sorti de l'enfance qu'on le vit mépriser tous les amusements de ses égaux pour se recueillir profondément en lui-même, rechercher la solitude, prier souvent et pendant longtemps, même la nuit; fréquenter les églises avec une piété exemplaire. Lorsqu'il eut reçu la prêtrise et le doctorat en l'un et l'autre droit , le pape Alexandre VII l'appela à Rome et le lit prélat domestique. Peu de temps après Rome ayant été afiligée de la peste, Barbarigo se dévoua au service des pestiférés avec un zèle et une charité vraiment prodigieuse ; au point

3ue le Pape, craignant pour ses jours, l'obligea e retourner chez lui, et le nomma peu "de temps après évéque de Bergame. Il fut sacré le 29 juillet 1657. Sa conduite pastorale fut telle,

Sj'on l'appelait vulgairement un autre Charles orromée. En 1666 Alexandre VII le créa cardinal, et, jugeant qu'il serait plus utile à l'Église s'il avait à cultiver une plus grande portion du champ du Seigneur, le transféra du siège de Bergame à celui de Padoue en 1663. Outre les améliorations de plus d'un genre qu'il introduisit dans son séminaire, il fonda des écoles pour toutes sortes de sciences et de langues, et il institua plusieurs congrégations de clercs et de prêtres qui lui étaient plus particulièrement dévoués, afin d'être toujours en état de fournir soit des directeurs et des professeurs aux collèges , soit des prédicateurs et des confesseurs au peuple, soit enfin des vicaires aux curés pendant leur vie ou des successeurs après leur mort. Il porta le même soin et le même zèle aux couvents des religieuses, cette illustre portion du troupeau de .lésus-Christ ; il ne négligea rien pour y augmenter la piété et la ferveur, et pour rétablir la discipline là où elle avait pu se relâcher. Les miracles qui se firent à son tombeau et la dévotion des peuples qui s'y rendaient de toutes parts pour implorer son secours ayant été dûment constatés , et toutes les procédures accoutumées avant été faites , le pape Clément XIII , qui régnait alors , publia le décret solennel de sa béatilication le 16 juillet 1761. Sa vie a été écrite par le R. P. Richini, maître du sacré palais, et publiée sous le titre

de : de Vita ac rébus yestis beati Gregorii Barbadici S. R. E. cardinalis , epùcopi Patavini , libri très, editio altéra ;I{omiB, 1761. Ex typographia pontificia Vaticanu , amid fratres Salvianos; in-8». Toy. Richard et Giraud, qui donnent sur notre bienheureux et sur sa vie les détails les plus intéressants et les plus utiles à connaître.

I. BARBARO (Daniel ), théologien italien, né à Venise, mort en 1569. Il fut nommé coadjuteur du patriarche d'Aquilée et se fit remarquer par son savoir au concile de Trente. On a de lui : Grœcorum Patrum catena in psalmos quinquaniiita Davidis; Rome et Venise, 1588. Voy, Le Mire , de Script, sieculi sexdecimi.

II. BARBARO (François), savant italien, né à Venise en 1398 , mort en 1454. Il devint trèshabile dans les langues grecque et latine , et il fut successivement podestat de Trévise , de Vicence et de Vérone. L'an 1438 il mourut procurateur de Saint-Marc. On a de lui : l" Francisci Barbari , Patricii Veneti . o raton sque clarissimi de re uxoria libelli duo ; 15'13 , in-4'>. Cet ouvrage fut traduit en français par Claude Joly, et a paru sous le titre de : de l'Etat du mariage: Paris, 1667, in-12; en italien , par Alberto-LoUio ; Venise , 1548 , in-8° ; en latin , Amsterdam , 1639 , in-12; — 2" Francisci Barbari et aliorum ad ipsum Epistolœ, ab auno 1425 ad unnum 1453; Brescia . 1743. Voy. Richard et Giraud.

BARBAT ou BARBATO (saint), en latin Barbatus , né en Italie aux environs de Bénévent, dont il devint évêque en 663 , et mort le 19 février, âgé d'environ 70 ans, fit pressentii- dès ses premières années les vertus qui dev.iîent plus tard lui mériter le titre de saint. Étant curé de Saint-Basile à Marcone, petite ville voisine de Bénévent, il eut beaucoup à souffrir de la part d'un peuple qui, avait presque entièrement perdu l'esprit de l'Évangile ; et il fut même obligé de quitter sa paroisse. Il se retira à Bénévent, où plusieurs prédictions le firent regarder comme un envové du Ciel. L'évêque étant mort sur ses entrefaîtes , on s'empressa de l'élire à sa place. En 680 il assista à un concile de Rome ; et, l'année suivante, il siégea au concile général de Constantinople tenu pour la condamnation du monothélisme. Ce fut là un des derniers actes dé sa vie ; il mourut dans une glorieuse vieillesse. Voy. YEncyclop. cathoL, au Supplém.

BARBAVARA (Marc-Marie), théologien et jurisconsulte italien, mort en 1715. Il fut chanoine et protonotaire apostolique. 11 est auteur de : 1° Raccolta di divote orazioni ed avvisi salutari, e di varie istruzioni jter bene confessarsi e communicorsi ; Milan, 1706; — 2» // consigliere fedele, che ensegna fuggire le occasioni periculose di perdere l'anima ; alilan , 1709. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. BARBE. Moïse défend aux Hébreux de couper entièrement l'angle ou l'extrémité de leur barbe, comme les Égyptiens, qui ne laissaient qu'un toupet de barbe à l'extrémité de leur menton , tandis que les .ïuifs laissent un filet de barbe depuis le bas de l'oreille jusqu'au menton, où ils ont un bouquet de barbe assez long, ainsi que sur la lèvre supérieure. Dans leur deuil, ils coupaient ou arrachaient leur barbe et leurs cheveux. Voy. Lévit., xix, 27. 1 Esdr., IX, 3.

H. BARBE. De tout temps la barbe a été un objet de vénération pour les Orientaux, parce que de tout temps elle a été regardée comme un ornement naturel destiné à distinguer les hommes des femmes, et comme la marque d un

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homme libre, par opposition aux esclaves. Aussi voyons-nous qu'elle était en grand honneur chez les Juifs, qui la peignaient soigneusement et la parfumaient. Dans le deuil, au contraire, ils la coupaient ou l'arrachaient. On la baisait aussi en la prenant d'une main. C'était un grand outrage pour un Israélite que de la lui couper par violence ou de la lui déranger. Moïse défend aux Hébreux de se découper la barbe à la manière des Égyptiens. .\u reste, si on compare les divers textes de l'Écriture qui font mention de la barbe , on verra facilement que les mœurs et les usages des Orientaux , sur ce point comme sur une infinité d'autres, n'ont presque pas varié. Voy. II Rois, X, 4, 5; xix, 25; xx, 9. Isaïe, vu, 20; XV, 2. Ps. cxxxii, 2. Mémoires d'Arvieux, t. III, p. 20i-2I9.

III. BARBE des ecclésiastiques. Comme , d'après les idées de l'Orient, qui se sont communiquées aux peuples germaniques, la barbe relève la dignité de l'honirne, et que l'arracher le dégrade, l'autorité ecclésiastique ne s'est jamais opposée absolument à ce quon la portât ; et si elle l'a fait quelquefois, c'est uniquement dans le cas où elle était une occasion de vanité. Quant au décret du quatrième concile de Carthage, qui interdit le soin de la barbe, il parait que le texte que nous en avons a été altéré , et qu'il serait conçu dans sa teneur pi'irnitive comme on le lit dans le concile de Barcelone de 540, c. in : Ut nuUus dericorum comnm nutriat aut barbam radat. Le concile d'Aix-la- Chapelle de 1585 (c. xvii) ordonne seulement que les ecclésiastiques coupent la moustache de la lèvre supérieure, de manière qu'elle ne les gêne pas pour prendre à la messe le précieux sang. Voy. le Diction, encyclopéd, de la théol. ca- ^/io/., tom. VI,p. 117, 118.

IV. BARBE (sainte) , vierge et martyre qui vivait, selon les uns au m* siècle, et selon les autres au iv*. On ne s'accorde pas non plus sur le lieu de sa naissance ; mais ce dont on convient généralement, c'est que son père, Dioscore, qui était pa'ien, ne pouvant la faire renoncer au christianisme, lui trancha la tète. La fête de sainte Barbe, qui a lieu le 4 décembre, est trèscélèbre chez les Grecs depuis le vm» siècle, et, chez les Latins, depuis le ix". Fo(/. Joseph Assémani, Calend. univ., tom. V, p. 408. Surius, 4 décembre. Tillemont, Mém. ecclés., tom. III, p. 090.

"y. BARBE, prêtre de la congrégation de Saint -Lazare et supérieur du séminaire des Bons-Enfants. Il a laissé : 1" Prières touchantes et affectives; Paris, 1712, 2 vol. in-12; ouvi'age dans lequel l'auteur instruit solidement des vérités du christianisme et fournit des termes capables de rendre les prières plus efficaces et plus ferventes; — 2" Prières durant la sainte Messe; ibid., 1712, in-12. Voy. le Journal des Savants, 1715, p. 138, l»-^ édit., et p. 116, 2" édit. Richard et Giraud.

BARBEAUX (liarbellmn), abbaye réformée de l'Ordre de Citeaux située dans la Brie, à huit kilomètres de Melun, dans le diocèse de Sens. Elle était de la filiation de PruUy, et elle fut fondée en 1147 par Louis VU, dit le Jeu7ie, roi de France, qui y a été enterré.

BARBELIOTS ou BARBELIOTES , BARBO- RIENS (Barbeliotœ), espèce de gnostiques qui joignaient à l'impiété de leurs dogmes les cérémonies les plus infâmes. Voy. saint Epiphan. Théodoret. Pluquet, Diction, des hérésies. Bergier, Diction, de tJie'ol.

EARBERI (Philippe de), théologien dominicain , né à Syracuse dans la seconde moitié du

xv» siècle, fut nommé en 1481 inquisiteur de la foi en Sicile et dans les îles de Malle et deGoze. On a de lui, entre autres écrits : 1" Tractatus de discordia inter Eusebium Hieronymum et Aurelium Augustinum, approbatus Sibyllarum et Prophetarum dictis omniumque Gentilium philo<tophorum et veterum poetarum, qui de Christo vaticinatisunt atque aliqua prœdixerunt; — ^'Comrnentarii super Symbolum Athanasii, Orationem Dominicam et Sdlututionem angelicam; — 3" Explanatio super Te Deurn laudamus et Gloria in excelsis Deo; '— i°Donatus theologus quo theologicœ quœstiones grammatica arte solvuntur; ouvrages imprimés à Rome en 1481; — 5» Duo luminaria magna quœ Deus fecit , id est, duos sacro sanctœ Ecclesiœ doctores Eusebium videlicet Hieronymum et Aurelium Augustinum, etc.;

— 6" Libellus de animarum immortalitute ; — 7" Libellv,s de divina Providentia, mundi gubernuiione, hominum prœdestinatione atque reprobatione; — %" Sermonum quadi^agesimalium volumen jjergrande. Voy. Fontana , i7i Theatro et Monument'is. Le P. Echard, Script, Ord. Prœd., tom. I, p. 873.

I. BARBERINI ou BARBERINO, il Vecchio (Antoine), capucin, frère d'Urliain VIII, né à Florence en 15(59, mort en 1640, fut promu au cardinalat l'an 1624. On a de lui : 1" ConstHutiones synodales et décréta pro diœcesi Senegal- /««.v/j-Biome, 1627, in-4''; — 1" Constitutiones et décréta pro moniaiibus suce diœcesis ; Rome, 1628, in-12; — 3» Tractatus de antiquo modo eligendi in religione Capuccinorum; Rome, 1640; — 4" Or- (linatiiines pro bono regimine religionis Cupuccinoruni ; Rome,lGiO. Voij. la Nouv. Biogr. qénér.

II. BARBERINI ( Bonaventure ) , théologien, né à Ferrare en 1674, mort en 1743, entra de bonne heure chez les Capucins; mais sa mauvaise santé le força d'en sortir pour entrer chez les Franciscains. Le pape Benoit XIV lui donna l'archevêché de Ferrare. On a de lui : 1° Orazione italiane ; Forli, 1718; — 2" Epistola ad Em. Francise. Barberinum de Canone Nicœno ; Apellationes ad summum Hom. Pontifie, ac de numéro viginti canonum Nicœnœ synodi, dans les Opusc. scientif. e filoL, tom. XXXIV; — 3» Prediehe dette nel sacro Palazzo Apostotico per il corso di diecinove; Venise, 1752. Voy. ibid.

BARBERY (HarberimnY abbaye régulière et réformée de 1 Ordre de Citeaux, de la filiation de Savigny, et située dans le diocèse de Baveux. Elle fut fondée en 1140 par Robert Marmion; son fils l'acheva en 1176. Une bulle d'Alexandre III en date du 28 janvier 1177 confirme cette fondation ainsi que toutes les donations faites à cette abbaye. Voy, Gall. Christ., t. X , col. 452, nov. edit.

BARBETS , nom donné aux Vaudois des montagnes du Piémont parce qu'ils appellent leui's ministres Barbes, c'est-à-dire Anciens.

BARBEYRAC (Jean), né à Béziers en 1674, fils d'un ministre calviniste de cette ville, fut nommé en 1710 professeur de droit et d'histoire il Lausanne, et en 1717 professem' de droit public et privé à Groningue. Il a traduit et commenté : l^Ie traité du Droit de la nature et des gens; — 2" celui des Devoirs de l'homme et du citoyen par Puffendorf; — 3» l'ouvi-age de Grotius sur les Droits de la guerre et de la paix;

— 4" le Traité latin de Cumberland sur les lois naturelles; — 5" il a aussi traduit plusieurs §«•mons de Tillotson. Parmi les ouvrages de son propre fonds nous citei'ons seulement le Traité de la morale des Pères de l'Église, où en défendant un article de la Préface sur Pulfendorf contre l'Apologie de la Morale des Pères, du

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p. Ceillier, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Vanne et de Saint-Hydulphe , il fait diverses réflexions sur plusieurs matières importantes ; traité mis à V Index le 18 mars 1767. Voj/. Feller, qui dans sa Biographie univers, fait remarquer la partialité évidente de Barbeyrac contre Abraham et autres hommes illustres célébrés dans l'Écriture, sainte aussi bien que contre les Pèies de rÉi,'lise. Feller fait encore remaïquer que cet injuste critique a été pleinement réfuté non-seulement par D. Ceillier, mais de plus par le protestant anglais Willam Reeves.

I. BARBIER. Les barbiers ne peuvent, régulièrement parlant^ faire la barbe et les cheveux les dimanclies et les jours de fêtes , parce que ce travail est servile. Cependant, s'ils ne peuvent s'abstenir de travailler sans encourir un dommage considérable , il leur est permis de le feire hors les temps de l'office divin et les fêtes les plus solennelles de l'année, parce que la nécessité les excuse. Voy, saint Thomas, 2, quaest. 122, art. 4, ad. 3. Matth., c. xii. Journal de Verdun, novemb. 1743, p. 342 et 345. Richard et Giraud. Voy. aussi Dimanches et Fêtes,

II. BARBIER, vicaire de Saint- Germain l'Auxerrois à Paris, a laissé : Pratique pour bien employer le temps pour l'élernité. Voy. le Journ. des Savants, 1682, p. 108.

6ARB0 (Paul), dominicain, appelé aussi Soncini, du lieu de sa naissance, qui est un petit bourg de l'État vénitien , mort en 1494, professa la théologie à Milan, à Ferrare et à Bologne. Outre des Commentaires sur Aristote , on a de lui : Epitome qufestionum in quatuor iibros Setitentiarum à principe Thomistnrum Joanne Capreolo Tolosano disputatarum;'Pa.\ie,ib22;Lyon, 1528, in- 8»; Salamanque,1580, in-4o. Voi/. le P. Echard , Script. Ord. Prœd., tom. I, p. 879.

BARBORIENS. Voy. Barbeliots.

I. BARBOSA (Augustin), né en 1590, mort en 1649, fut d'abord protonotaire apostolique, puis évêque d'Ugento dans la terre d'Otrante, au royaume de Naples. On a de lui un grand nombre d'ouvrages qui ont été souvent imprimés en France , en Italie , en Espagne , dans les Pays- Bas, et recueillis à Lyon, sous le titre de : Opéra omnia canonica,ilié et années suiv., 16 vol. in-fol. Une autre édition a paru également à Lyon en 1645, sous le titre de : Angustini Barhosœ collectaneu doctorum in jus pontificium, et tractatixs varii; 20 vol. in-fol. Il faut remarquer que l'ouvrage intitulé Remissiones doctorum super varia loca concilii Tridentini , etc., a été mis à r/Mrfea;(Decr,6junii 1642), parce que la bulle de Pie IV défend de publier aucun commentaire sur le concile de Trente. La S. Congrégation de Y Index a également condamné, par un décret en date du 22 janvier 1642, Collectanea Bullurii, aliorumve Summorum Pontificum Constitutionum , necnon prœcipuarum Decisiofium , quœ ab Apostolica Sede et Sacris Congreg. usque ad annum 1633 emanarunt. Voy. Ughelli, liai, sacr., tom. IX. Nie- Anton., Biblioth. Hispan. Le Mire, de Scriptor, sœculi septemdec.

IL BARBOSA (Emmanuel), jurisconsulte portugais, né à Guimaraens, dans le diocèse de Brague , mort en 1639. Il fut avocat royal dans lAlentejo. On a de lui : 1° Remissiones doctorum ad contractas, ultimas voluntates, et delicta spectantes, in lib. I, II et III constitutionum Lusitanarum, cum concordantiis utriusque juris, legum partitarum ordinamenti, ac novœ recompilationis Hispanorum; Lisbonne, 1618, in-fol.; — 2° de Potestate episcopi; 1638. Voy. Nie-Anton., Biblioth, Hispan,

III. BARBOSA (Pierre), célèbre jurisconsulte portugais, né dans le diocèse de Brague, et mort vers 1596, selon les uns, et en 1606, selon les autres, professa le droit à l'université de Coimbre, où il acquit une grande réputation, et devint chancelier et conseiller de la cour de Portugal. On a de lui : 1» Commentaria ad ivr terpretntionem, tituli digestorum , soluto matrimonio, qucmadmjodum dos petatur; Madrid, 1595, 2 vol, in-fol.; — 2" rfeJMrficn*; Lisbonne, 1613, et Francfort, 1715; — 3" Commentaria ad titulos de legatis et de vulgari substitutione , et de prohatione per juramentum; Lyon, 1662. Voy. ibid.

IV. BARBOSA (Simon), jurisconsulte et tliêologien portugais, né dans la seconde moitié du xvi» siècle. 11 professa la théologie à Coïnibre. Il est l'auteur de : 1" Tractutus de dignitate, origine et significatione mysteriosis Ecclesiasticorum graduum , officii divini, vestium sacerdotalium; Lyon, 163o, in-S"; — 2° Repertor . mris civilis et canonici; Lyon, 1668, in-fol.; — 3» Principia et loci communes utriusque juri^; Rome, 1621. Voy. ibid.

BARBU (Barbatus), nom donné aux frères convers de plusieurs Ordres, et particulièrement à ceux de l'Ordre de Grammont, qui avaient le maniement du temporel, et qui voulurent aussi se rendre les maîtres des prêtres. Il y avait aussi un Ordre entier appelé l'Ordre des Fréres- Barbu-i.

BARBUGLI ou BARBALIUS (Démétrius), jésuite italien du xviii* siècle. On a de lui : 1" Lezioni spirituali ad uso délie Monaclw formate sopra alcuni documenti di S. Bernardo; Venise, 1727, 1752, in-12; — 2° Enchiridion propositionum damnatarum; Rimini, 1729; — 3" Salviani Massiliensis episc. Concordant iœ , operibus ejus aduexœ alphahetice dispositœ;ï'esa.ro, 1729, in-4^. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BARCÉ ou BARCA, ville épisc. de la Libye Pentapole et du patriarcat d'Alexandrie, Elle était autrefois capitale d'un royaume sur la Méditerranée, dans l'Afrique, entre Alexandrie et Tripoli, et évêché copte vers l'an 850. Les auteurs arabes disent, selon De Commanville, que la contrée de Barcé est située dans l'Oasis des anciens. Voy. Lequien, Oriens Christian., t. II, pag. 625. De Commanville, P' Table alphabet., pag. 35.

BARCELLONA (Antonio dell' Oratorio), né à Palerme en 1726, mort en 1805. Il entra chez les Oratoriens, où il fut chargé de la garde de la bibliothèque de l'Ordre , qu'il ouvrit aux lecteurs du dehors. On a de lui : la Félicita de' Sancti; Palerme, 1810, 3 vol. in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BARCELONE (Barcino), ville épisc, d'Espagne sous l'archevêché de Tarragone , et capitale de la Catalogne. Le christianisme y a été établi dès les premières années de l'ère chrétienne; car son premier évêque, saint Théodose, est mort l'an 46. Elle en a eu un grand nombre d'auti'es remarquables parleur savoir, et plusieurs d'entre eux sont comptés parmi les saints que l'Église honore. Voi/. Labbe, tom. IX, et Hardouin, tom. VI. Gaet. Moroni, vol. IV, p. 118 et suiv. Richard et Giraud.

BARGELONETA (Ugone di), théologien piémonta.s , né vers l'an 1230. Il entra dans l'Oidre de Saint -Dominique, acquit une grande réputation comme prédicateur, et fut promu au cardinalat. On a de lui : 1" Manipulwi curatorum: Lyon, 1599;— 2» Compendium theolog. veritatis; — 3" Dialogus de Creatione mundi, en manuscrits à la bibliothèque de Vienne. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

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