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nique), jeune littérateur, né à Marseille en i8()5, mort l'an 1821 , fils d'un avocat distingué. A 15 ans il connaissait le grec, le latin, plusieurs langues modernes , et il avait fait son cours de philosophie. Il a laissé : l" un Discours sur l'immortalité de l'âme , publié par son père en 1822 , in-S" ; — 2« Traite' sur les mœurs des anciens , comparées à celles des modernes sous le point de vue de la morale; mais ce traité est resté manuscrit , comme plusieurs autres poésies qu'il avait composées. Voy. FoUer, Biogr, univers. Quérard, la France littéraire.
BARRÀLLES (Pierre), de Grenoble , a laissé : Abrégé du Dictionnaire historique, théologique, géographique , critique et moral delà Bible; 1756, m-8<>.
I. BARRE (Joseph), chanoine régulier de S'«- Geneviève et chancelier de l'université de Paris, mort en 1764 , entra fort jeune encore dans sa congrégation, et y fit de rapides progrès dans les sciences ecclésiastiques et profanes. Parmi ses divers ouvrages , nous signalerons seulement : 1' VindicCœ librorum Deutero-Canonicorum Veteris Testamenti;\7â^^\r\A'i\ — 1'> Examen des défauts théologiques , et moyens de les réformer; Amsterdam, 1744, 2 vol. m-12. Voy. Feller, Bingr. univers, Richard et Giraud. Quérard , la France littéraire.
II. BARRE (Louis-François-Joseph de la), né à Tournay en 1688 , mort l'an 1738 , fut d'abord correcteur d'imprimerie, et surveilla en cette qualité l'impression de deux écrits d'Anselme Banduri : împerium orientale et Numismafa imperatorum Romanorum. Il fut nommé membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, où il lut un certain nombre de mémoires , tels que : Nouvelles remarques sur les années de Jésus- Christ , etc. Outre le Spicilége de dom Luc d'Achéry;1723, 3 vol. in-fol., il a édité : l» Vetera Analecta de Mabillon; Paris, 1723, in-fol.; — 2° le Dictionnaire de Moréri, avec des additions considérables ; ibid., 1725; — 3" quelques autres ouvrages , mais purement littéraires. Voy. Hist. de l'Acnd. des Inscript, et Bell.-Lettres , tom. III, 1740, in-12. Éloge de de la Barre, par M. de Boze.
BARRÉ (Nicolas), religieux minime, né à Amiens en 1621, fonda l'Ordre des Frères et des Sœurs des écoles charitables et chrétiennes, comme il fonda aussi les écoles du saint Enfant- Jésus. Enfin c'est de lui que la congrégation des dames de Saint-Maur tire son origine. Barré a composé des Lettres spirituelles qui ont paru à Rouen, 1697, in-12, a la tête desquelles on trouve un abrégé de sa vie. Voy. Feller, Biogr. univers.
BARRERIA. Voy. Barrière, n» III.
BARRETTE. Voy. Bonnet carré.
I. BARRIENTOS (Genès de), de l'Ordre de Saint-Dominique , mort en 1594 , fit ses études à Salamanque , où il acquit la réputation d'un habile et pieux théologien. Il se consacra aux travaux des missions étrangères. En 1685 il était aux îles Philippines ; il devint évêque titulaire de Troie, et fut nommé, en 1690, par Alexandre VIII coadjuteur de l'archevêque de Manille. On a de lui 1° Expugnacion de el prohobilismo ; — 2" He/texiones theologicas; Manille, 1684, in-4o. Voy. le P. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. II, p. 740.
II. BARRIENTOS (Lopez de), dominicain, né à Medina-del-Gampo , dans le royaume de Léon, en 1382, mort l'an 1469. Il devint successivement professeur de théologie à Salamanque, gouverneur de l'infant don Henri, fils de Jean II, roi de Castille; évêque de Ségovie et grand chancelier de Castille, évêque d'Avila, puis de
Cuença, et enfin inquisiteiu* général pour toute la Castille. On a de lui : 1° Clavis sapientiœ; — 20 Index latinus ad S. Antonini, archiepiscom Florentini, Summam Theologicam. Voy. le P. Echard, Script. Oi'd. Prœd., tom. I, p. 813. Le P. Touron, Homm. illustr. de l'Ord. de Saint- Dominique, tom. III, p. 441 et suiv.
I. BARRIÈRE (don Jean de la), fondateur des Feuillans, né en 1544 à Saint-Céré, petite ville du Quercy, fut pourvu en commande , dès l'âge de 18 ans , de l'abbaye des Feuillans, dans le diocèse de Rieux, dont il prit possession en 1565. Il entreprit de faire revivre dans son ab*baye l'esprit de l'Ordre de Giteaux. Il éprouva beaucoup d'obstacles; mais il finit par en triompher; plusieiu'S maisons même embrassèrent sa réforme. Sixte V confirma son institut en 1585; Henri III l'appela à Paris, et lui donna près du palais des Tuileries un monastère qui a subsisté jusque dans ces derniers temps. Cependant plusieurs de ses religieux s'étant déclarés pour la ligue, et soulevés contre leur abbé , le firent suspendre par Sixte V de son administration: ce Pape lui interdit même la messe, et lui aonna la ville de Rome pour prison. Mais son innocence ayant été bientôt reconnue. Clément VIII s'empressa de l'absoudre , et voulut même le retenir à Rome , où il mourut en odeur de sainteté l'an 1600, entre les bras de son ami le cardinal d'OsSat. Ko?/. Feller, Biogr. tmivers.
IL BARRIÈRE (François), jésuite et théologien français, vivait dans la première moitié du xvin" siècle. On a de lui : les Grandes vérités de la Religion pour purifier le chrétien , le conformer à Jésus-Christ et l unir à Dieu; Toulouse ,
1704, in-1^. Voy. Journ. des Savants, i» édit.,
1705, p. 148, et 2« édit., n. 118.
III. BARRIÈRE ou BARRERIA (Pierre de), cardinal et évêque d'Autun , né à Rodez, vivait dans la fin du xiv» siècle. Il reiusa d'abord lô cardinalat, que lui offrit Urbain VI , parce (ju'il pensait qu'il n'avait été élu pape ni librement, ni canoniquement; mais il 1 accepta de Clément VII, dont l'élection lui avait paru plus régulière. Il est auteur d'un traité du Schisme, composé contre .lean Lignano , défenseur d'Urbain VI , et publié dans Duboulay , Histoire de l'Université de Paris, tom. IV, p. 429. Voy. la Nouv. Biogr. génér., tom. IV, col. 576.
BARRU'EL (Augustin , l'abbé ), né en 1741 à Ville-Neuve de Berg, près de Viviers, mort dans le Vivarais l'an 1820, fit ses études chez les Jésuites et entra dans leur compagnie. Quand cette illustre société fut supprimée en France, il crut devoir s'expatrier. Après avoir parcouru plusieurs pays , il rentra en 1777 dans sa patrie, qu'il quitta de nouveau, l'an 1792, pour se réfugier en Angleterre. Il rentra en France en 1802, et reçut le titre de chanoine honoraire de Paris. En 1811 il fut arrêté par ordre du gouvernement impérial, à l'occasion du bref adressé par le Pape au cardinal Maury; mais au bout de trois semaines il fut relâché , parce qu'on découvrit qu'il était entièrement étranger à cette affaire. Enfin en 1815 il se retira dans le Vivarais , où il passa le reste de ses jours. Outre les nombreux articles qu'il a foumis au Journal Ecclésiastique, aux Annales littéraires et morales et à l'Ami de la Religion et du Roi, et quelques autres écrits, il a laissé : i" Helvimnes, ou Lettres provinciales ;i.lSi-\l^, 5 vol. in-12, réimprimés depuis; il y montre la bizarrerie des systèmes des philosophes modernes sur l'origine et la formation de l'univers , l'incohérence de leurs idées et les contradictions de leurs doctrines; — 'i^ Histoire du clergé pendant la révolution ; Londres ,