BAST
tain nombre d'ouvrages pédagogiques très -estimés, il a publié : Explication de Playfair sur lu théorie de la terre, par Huflon, et examen comparatif des systèmes géologiques fondés sur le feu et l'eau , par M. Murruy ; 1815 , in-S* , avec des notes et des planches. Voy. la Nouv Biogr. génér. Feller, Biogr. univ.
BASSIEN (saint), évêque de Lodi, dans le Milanais , né en Sicile sous Constantin , mort le 19 janvier 413. Son père , Serge, gouverneur de Syracuse , l'envoya à Rome pour faire ses études. Bassien y embrassa le christianisme. Pendant longtemps ses domestiques ignorèrent son changement de religion; mais sitôt qu'ils l'eurent découvert ils en instruisirent Serge , qui résolut de faire revenir son fils à Syracuse. Bassien, en apprenant le danger qu'il courait, quitta Rome avec le seul domestique qui lui fût resté fidèle. Il s'arrêta dans un village peu éloigné de Ravenne, où sa sainteté et ses miracles le firent bientôt découvrir. L'évêque de cette ville lui conféra la prêtrise, et il resta attaché à cette église jusqu'à l'âge de 55 ans, époque à Jaquelle il fut choisi pour évêque de Lodi. Il se lia avec saint Ambroise, son métropolitain, combattit avec lui les ariens, et se trouva à la plupart des conciles qui se tinrent dans la Gaule cisalpine. Il assista saint Ambroise à la mort. Bassien fut enterré dans l'église des Douze-Apôtres , qui depuis fut appelée de son nom , et, lorsqu'après la ruine de Lodi Frédéric Barberousse eut fait rebâtir une autre ville, qu'il appela Lodi, Ijidi- Vecchio, et par abrégé Lodève, il voulut que les reliques de saint Bassien y fussent transportées. Cette translation eut lieu le 4 novembre 11G3. Voy. Richard et Giraud.
BASSIENS , hérétiques et disciples de Bassus. Voy. Bassus , n° I.
BASSILLE ( sainte ) , souffrit le martyre l'an Î104, et fut enterrée sur l'ancien chemin du Sel , (lui a depuis porté son nom. On dit que, vers 1 an 620, le pape Pascal 1'='' fit transporter son corps dans l'église de Sainte -Praxède. On ne sait si sainte Bassille est la même que la sainte Bassille , Basilisse ou Basile mentionnée par les Martyrologes le 20 mai , et dont le corps se garde à Rome dans l'église de Saint-Paul ; car la mort de la sainte dont nous parlons est marquée au 22 septembre et au 11 du même mois. Voy. Ruinart, Act., p. 693. Bom. subterr., 1. IV, c. xxxiv. Tillemont, Mémoires, tom. III. Richard et Giraud.
I. BASSIN ou grand lavoir du tabernacle, fait de l'airain des miroirs des femmes pieuses qui veillaient à la porte du tabernacle. Aujourd'hui encore, dans l'Orient, presque tous les miroirs sont de métal. Voy. Exod., xxxvni, 8.
II. BASSIN, vase d'argent, de terre, de cuivre ou d'étain dans lequel les ministres de l'autel se lavaient les mains quand le peuple avait offert le pain et le vin pour le sacrifice. Lorsque le peuple n'a plus offert le pain et le vin, le bassin n'a plus été nécessaire ; mais , afin de conserver toute la suite des cérémonies, les prêtres et les autres ministres de l'autel se sont contentés de se laver le bout des doigts, et dès lors il n'a plus fallu que la burette d'eau, un petit plat et un mouchoir. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr.. p. 197.
BASSINET (Alexandre -Joseph de), grand vicaire de Verdun , né à Avignon en 1734 , mort dans la maison de Sainte -Perrine, près Paris, l'an 1813, était un prédicateur assez distingué. Outre qu'il a fourni des articles dans des ouvrages périodiques et qu'il a publié plusieurs éciits qui n'étaient pas de lui , il a composé ;
i° Histoire sacrée de l'Ancien et du Nouveau Tes~ tament, représentée par figures accompagnées d'un texte historique; Pans, 1804-1806, Ô vol. in-8°. Le 8«vol., contenant les Actes des Apôtres et V Apocalypse, est de l'abbé Lécuy; — 2» Panégyrique de saint Louis; Paris , 1767, in-8". Voy. Felier, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
BASSOL ou BASSOLES (Jean), surnommé Doctor ordinatissimus , religieux de l'Ordre de Saint-François, mort en 1347, était disciple de Scott. On a de lui : 1" Commentaria seu lectura in quatuor libros Sententiarum, cura Orontii Finei Delphinatis édita; Paris, 1517, in -fol.- — 2o Miscellanea philosophica et medica. Voy. Bellarm., de ScripAor. eccles. Wading , Scriptor. Ord. Minor.
I. BASSORA ou BASRA, ville épisc. et métropolitaine du diocèse de Chaldée , située à la jonction de l'Euphrate et du Tigre. On y voit des chrétiens qui se disent de saint Jean, et qui sont de véritables Manichéens. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1210. Richard et Giraud.
II. BASSORA ou BOSRA , BOSTRA , BASRA, ville épisc. située sur le Tigre , au couchant. En 928 elle était le siège d'un évêque jacobite nommé Jean , qui a composé une Liturgie syriaque, traduite par l'abbé Renaudot; mais, vers l'an 1360, elle a eu un évêque latin de l'Ordre des Frères -Mineurs, Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1476.
I. BASSUS, hérétique du n« siècle, disciple de Cérinthe , d'Ebion et de Valentin. Il faisait consister la vie des hommes et la perfection de toutes choses en sept planètes et en vingt-quatre lettres, parce que Jésus -Christ avait dit quil était l'Alpha et ï Oméga. Il ajoutait qu'il ne fallait pas attendre son salut de Jésus-Christ seul. Voy. Pliilastrius, de Hœres. Pratéole, au mot Bassus.