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BATE

oiuTages ont été imprimés à Paris en 1706, 2 vol.; — 3" Caractère des officiers de l'évé^ue , avec deux traités en latin, l'un de la Juridiction, l'autre de \' Usure; Paris, 1692, in -12; — 4" des Panégyriques. Voy. Fléchier, Hecueil des Lettres, lett. 3«, tom. I", et lett. 211 et 312, tom. II.

BASTIOU (Yves), né à Pontrieux en 1731, mort à Paris en 1814, fut successivement grand vicaire du diocèse de Tréguier, chanoine et sous-prieur de Sainte-Geneviève, prieur de Dammartin, puis aumônier du collège Louis le Grand. Il a laissé beaucoup d"ouvra<ïes d'éducation , parmi lesquels : 1» Manuel chrétien des jeunes demoiselles : Paris, 1824 , in-18; — 2" Manuel chrétien des étudiants ; Paris , iSI25, 5* édition, augmentée et publiée par M. l'abbé Guillon , professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne.

BASTON (Guillaume-.\ndré-René), théologien , né à Rouen en 1741 , mort près de Pont- Audemer l'an 1825, professait la théologie à Rouen lorsque la révolution le força d'émigrer. Après le concordat, il devint vicaire général de Rouen . fut même nommé évèque de Séez , mais le pape ne lui accorda point de bulles. L'abbé Baston a beaucoup écrit, nous citerons seulement les ouvrages suivants : 1" Lectiones theologicœ; Rouen, 1/79-1784. Ce cours de théologie, publié de concert avec l'abbé Tuvache , fut approuvé par le cardinal de La Rochofoucault pour le diocèse , et réimprimé en 1818 ; — 2" Réclamation pour l'Église de France et pour la venté: Paris, 1821-1824; 2 vol. in -8»; elle est dirigée contre l'ouvrage de M. de Maistre, intitulé : du Pape; mais elle fut solidement réfutée par : Quelques réflexions sur les réclamations de l'abbé Baston contre F ouvrage de M. de Maistre; Paris, 1822, in-S"; — 3" Antidote contre les erreurs et In réputation de rEssai sur l' indifférence en matière de religion; 1823, in-8">; Besançon, 1825, 2* édit. ; — 4° Précù sur l'usure attribuée au prêt de commerce ; 1825, in-8". Voy. VAmi de la Religion et du Roi, n<'5l276, 1281, 1283. Feller, Biogr. univers.

BASUEL ( François ) , né à Dûmes , curé de Granvillers, dans la Franche-Comté, au xvi« siècle, a laissé : Serinons familiers et très-chrétiens sûr les Evangiles des dimanches et fêtes, nouvellement imprimés en l'an 1561; vol. in-S» divisé en deux parties, et dont l'impression fut retardée parce que l'auteur fut obligé de retrancher plusieurs passages suspects. Voy. Feller, Biogr. univers.

BATAILLARD ( Charles), homme de lettres, vivait à Paris dans le commencement du xix« siècle. On a de lui : 1" Accord du christianisme avec la philosophie ; 1802 , in-S" ; — 2" le Double concordat : 1802 ; — 3" VAmi des gouvernements , ou les Principes et les lumières de la saine philosophie opposés aux paradoxes et aux maximes pernicieuses du philosophisme: 1802, in -8"; — 4» du Duel , considéré sous le rapport de la morale, de l'histoire, de la législation et de l'opportunité d'une loi répressive , suivi du Combat et duel des seigneurs de la Chastaigneraye et de Jarnac, racontés par Scipion Dupleix, conseiller du roi Louis XIII; Paris, 1829, in-8«. Voy. la Souv. Biogr. génér.

BATAKS, peuplade de File de Simiatra. Ils croient à l'existence d'un Être suprême qui. après avoir créé le monde , en a conlié la direction à ses trois fils, c'est-à-dire au dieu de la clémence, au dieu de la justice et à l'auteur du mal, le tentateur éternel, lesquels gouvernent le monde par l'entremise de leurs lieutenants.

Ceux-ci sont divisés en trois classes de grades différents, et chacune de ces classes a ses fonctions particulières. Les Bataks ont encore une Quantité d'autres divinités, d'anges tutélaires, e démons malfaisants. Chaque' village a son prêtre, que l'on consulte dans toutes les afl'aires importantes pour savoir de lui quel démon on doit apaiser ou quelle victime il faut immoler. Les livres traitent principalement de la guerre, de la religion, des sacrilices, des cérémonies, enfin des maladies et des moyens de les guérir; mais ils ne contiennent aucun précepte de morale. Les Bataks croient à une vie future où l'âme sera exempte de douleur, sans cependant avoir une idée des récompenses et des punitions de cette vie. Voy. Bergier, Diction, de théolog.

BATALHA, couvent de dominicains dans le bourg de ce nom, situé à une vingtaine de lieues de Lisbonne, fondé par Jean I*^"^, roi de Portugal', pour perpétuer le souvenir de la victoire remportée à Aljubarotta, en 1385, sur D. .Tuan , roi de Castille. Ce couvent, im des plus beaux de l'Eui'ope , et qui a servi de sépulture aux princes de la race de Jean, conserve des reliques données au commencement du xv« siècle par Manuel Paléologue. et dont l'authenticité est constatée par une lettre originale de cet empereur, laquelle se trouvait entre les mains des religieux du monastère. Voy. VEncyclop. cathol, Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génà\. tom. XXVI, col. 727-7.32.

BÂTARD , enfant qui n'est pas né d'un mariage légitime. Le bâtard est irrégulier, inhabile aux ordres et aux bénéfices; mais l'irrégularité et l'inhabileté cessent par une dispense , par la légitimation et par la vie religieuse. L'enfant illégitime ne peut posséder le bénéfice de son père, même avec dispense (Concil. Trid., sess. XIV, cap. XV, de Reform.). Pour les ordres sacrés et les bénéfices à charge d'âmes , le bâtard doit obtenir la dispense du Pape ; mais pour les ordres mineurs et les bénéfices simples, une dispense de l'évêque suffit (cap. i, de Filiis

£resb., in-Çi"; c. }iimis, extr. de Filiis presb.). es bénéfices qu'il obtient sans ces dispenses restent toujours vacants et impétrables. — Quant aux enfants exposés ou trouvés , beaucoup d'auteurs pensent qu'ils ne doivent pas être regardés comme des bâtards; cependant, comme le remarque Corradus (Praxis dispensât, apost., lib. III, cap. Il), l'usage constant de la Daterie est contraire à ce sentiment, puisqu'elle observe à leur égard tout ce qui s'observe pour les dispenses ordinaires, ex defeetu natalium. Corradus ajoute que le nombre des enfants légitimes exposés étant infiniment plus petit que celui des bâtards , il n'y a pas lieu de présumer pour ce qui est le plus favorable; mais qu'il faut prendre le parti le plus sûr, qui est ici de considérer comme bâtard tout enfant exposé.

BATELEUR (histrio, mimus,ludio, ludiws). Saint Thomas enseigne que la profession de batelem* n'est pas criminelle en soi; c'est une espèce de divertissement permis, pourvu qu'il ne contienne rien de mauvais et de contraire à l'honnêteté , et gu'il se fasse en temps et lieu convenable. Mais un clerc ne peut, dans les mêmes circonstances et avec les mêmes conditions , exercer celte profession sans péché mortel , parce qu'elle est contraire à la sainteté de son état, que l'Église la lui défend, et qu'en l'exerçant il causerait un très- grand scandale. Il perdrait même, en ce cas, tous ses privilèges cléricaux, selon la constitution de Boniface VIII. Voy. saint Thomas, 2, 2, p. 168, art. 3, ad. 3,

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Bonif. VIII, in cap. de Vitaei honesL Cleric, m 6, 1. m, lit. I.

BATES (Guillaume), docteur en théologie et prédicateur presbytérien, né en 1625, mort à Ilackney, près de Londres, en 1699, a laissé : 1" Réflexions sur l'existence de Dieu et sur l'immortalité de l'âme, avec un discours sur la divinité de Jésus-Christ; — 2» l'Harmonie des attributs divins dans la rédemption des hommes par Jésus-Christ; — 3° le Souverain Bonheur, etc.; — 4° Vitœ selectœ virorum qui doctrina , dignitnte et pietate inclaruere: Londres, 1681 , in-4*. Voij. Moréri , édit. de 1759.

I. BATH ou BATHUS, mesure pour les liquides. Les rabbins, qui comparent toutes leurs mesures à la place que peut occuper un œuf de poule, disent que le bath peut contenir 432 œufs. On estime que le bath égale environ 29 pintes 1/2 de Paris ou 281itr. 459. Voy, III Reg., vu, 26. II Paralip., iv, 5. J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., tom. II, p. 199, 202. 3« édit.

II. BATH (Bathonia)^ ville épisc. d'Angleterre dans le comté de Somerset. Au xn« siècle Jean de la Villette , évêque de Wells , y transporta le siège épisc; et depuis ce tempslà ses successeurs Ont uni le titre d'évêque de Bath à celui d'évêque de Wells. Bath est sous la métropole de Cantorbéry. Voy. Anglia Sacra. De Gommanville, P« Table alphabet., p. 372. Richard et Giraud.

BATH AN. Voy. BatnE.

BATHANÉE. Voy. Basan.

BATHELIER (Guillaume), protestant, né à Dublin, mort à Madrid l'an 1614, et, selon le P. Alegambe, en Irlande", l'an 1626, abandonna l'hérésie pour entrer dans la compagnie de Jésus. Il devint supérieur du séminaire des Irlandais à Salamanque. On a de lui, outre Janua linguarum , ou Méthode pour apprendre facilement toutes les langues : 1» une Instruction méthodique sur les principaux mystères de la foi catholique, avec une méthode pour la vraie pratique de la confession générale, en latin et en andais; — 2" une Préparation pour le sacrement ne Pénitence; Milan, 1614. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Snc. Jesu. Richard et Giraud.

BATHILDE. Voy. Batilde.

BATH-KOL , expression hébraïque qui signifie fille de la voix. Les juifs modernes admettent deux sortes d'inspirations divines : l'une est le don de prophétie ou inspiration divine , qui ne dura que jusqu'à la 40 année du second temple ; l'autre (bnth-kol) est une espèce d'oracle dont le Talmud fait très -souvent mention. Les rabbins , dit Buxtorf, croi'ent qu'après la mort d'Aggée, de 'Zacharie et de Malachie, le Saint-Esprit se retira d'Israël, mais que la fille de la voix leur resta; et là-dessus ils font mille contes. Voy. D. Calmet , Diction, de la Bible,

6ATH-SAMA , ville qui parait être la même que Bethsamès. Kow. Joseph, Antiq. ,l.yi,c. ii.

BATHORI (Ladislas), comte, savant théologien hongrois, vivait dans la seconde moitié du xvi" siècle. Il entra dans l'Ordre de Saint-Paul l'Ermite, et passa la plus grande partie de sa vie dans lé cloitre de Saint- Laurent, à Ofen. On a de lui : 1» une Traduction de la Bible; — 2» les Vies des Saints, en hongrois. Voy. la Nouv. Binnr. gènér.

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