II. BAYLEY (Louis). Voy. Bayly, n» J
BAYLON (Pascal), saint, mort le 17 mai 1592
à Torre-Hermosa en Aragon, d'abord héritier, entra ensuite dans un pauvre couvent de Minimes, où il se fit remarquer par son amour pour le saint Sacrement. Il fut béatifié par Paul V en 1618, et canonisé en 1690 par Alexandre VII. Sa vie a été écrite par Jean Xinienès , son confrère, qui a été témoin de tout ce qu'il raconte; elle se trouve dans les Bolland., Acta Sanrtor.. maii, tom. IV, p. 18 et 89.
I. BAYLY ou BAYLEY, BAILE (Louis), prédicateur anglais, né à Caermarthen, dans le pays de Galles, mort en 1632, fut successivement ministre d'Evesham , chapelain de Jacques I". et cvèqae de Bangor ; il a publié : Pratique de piété; 1/34, m-8", 50<" édit. Cet ouvrage a été traduit en français, 1633, et en beaucoup d'autres langues, notamment en italien. Or un Décr. de i Index du 29 juillet 1722 porte : « Bayli Luigi. La Pratica di pietà, che insegna al Chrisliano il vero modo di piacere a Dio ,' dall' Inglese tradottn neir Italiano da G, F. »
II. BAYLY (Thomas), fils du précédent, ayant examiné à fond la rehgion catholique, s'y convertit. On a de lui, entre antres ouvrages : 1« Certamen religiosum ou Conférence entre le roi
Charles /" et le marquis de Worcester; Londres, 1649, in-8»; — 2» de la Charte royale accordée sous les rois par Dieu lui-même; 1649; — 3" hi Fin des controverses entre les religions catholique et protestante; Douay, 1654, in-4«. Voy. la fiovx. Biogr. qénér.
BAYNE. Voy. Bainep.
BAYON (Nicolas), théologien, né à Pont-à- Mousson vers l'an 1570, chanoine de la cathédrale de Verdun, a laissé : 1» de Sacramentis et sacrificiis Missre ; Verdun , in-12; — 2» de Décent prœcepfii Decalogi et manque prœceptis Ècclesiœ; ibid., 1622, in-S»; — 3» Solutions des cas de conscience, etc.; ibid., 1620, in -8°. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.
ÈAYONNE {Baiona ou Bajona), autrefois LA- PURDUM, ville épisc. de France dont l'évêché est suffragant de la métropole d'Auch. On fait remonter l'érection de ce siège jusqu'au iv^ siècle; mais Richard et Giraud pensent que le premier prélat qui l'occupa fut Arse {Arsius ou Arsivus)., sous le pontificat du pape Benoit VII, vers l'an 980. Voy. Richard et Giraud, t. XXVIII, p. 133.
BAZARIDDIDA, ville épisc. d'Afrique dont la province n'est pas connue. Un de ses évêquos assista à la conférence de Carthage. Voy. Confér., ch. cxxvni, net. 136.
BAZARITA {Vazorita), ville épisc. delà province de Numidie en .\frique; .\dcodatus, un de ses évêques, était à la Conférence. Voy. Confér.. not. 154.
BAZAS, ancienne ville épisc. de France sous la métropole d'Auch , appelée par les anciens Cossio ou Cossium Vasatutn,et Vasatœ Arcnosœ, parce qu'elle est située dans un pays sablonneux, et que les Vasates y demeuraient. Cet évêché, érig('' dans le is" siècle, a été supprimé en 180^1. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 137 et suiv.
BAZIN (Jean-Baptiste), né à Auxonne en 1637, mort l'an 1708, était en 1673 procureur général de l'Ordre des Cordeliers de Dijon. On a de lui : 1" Praxis recollectionis animce, ad usuni Fratrum, Minorum de Observantia provinciai'um Galliœ ■ Paris, 1686, in-12; — 2» la Grand' Messe), et la manière de l'entendre et d'y assister saintement , selon l'esprit de Jésus-Christ et de l'Église; Lyon, 1687, in-12; — 3' Éclaircissements sur la sainte Messe , justifiée pur l'Écriture , les conciles et les Pères; Lyon, 1688, in-12; — 4'» les Magnificences de Rome à la canonisation des bienheureux Jean Capistran et Pascal Baylon, religieux de l'Ordre de Saint-François , avec les Vies des saints Laurent - Justinien , Jean Faconde et Jean de Dieu, canonisés avec eux;Lyon, 1693, in-S"; — 5» Quelques remarques sur le grand couvent de Sainf- Bonaventure de Lyon; Lyon, 1697, in-12; — 6" Abrégé de la Vie desaint Jean Capistran, etc.; Lyon, 1698, in-8''. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.
BAZIOTHIA, ville de la tribu de Juda. Voy. Joseph , XV, 28.
BAZITA, ville épisc. de la province de Numidie , en Afrique. Voy. Conférence de Carthage, ch. cxxxiii, not. 174,
BDELLIUM, gomme-résine transparente, odorante, qui coule d'un arbre de l'Arabie et de l'Inde. C'est ainsi que la Vulgate et Joseph (Antiq.) ont entendu le mot hébreu bedolach aans la Genèse, xii, 2, et dans les Nombres, xi, 7j où il se trouve ; et c'est aussi le sens que Im ont donné Aquila , Symmache et Théodition; mais dans les Nombres seulement. Les Septante l'ont rendu dans le premier endroit par anthrax, ou escar boucle , et dans le dernier, par crystal. Celsius (Hierobotm.), tom. I , p. 324, 327) s'est
BEAT
— tu —
BÉAT
entièrement déclaré pour le bdelliaui. David Michaëlis (Supplem. ad Lexic. hehr., part. I, p. 152) pense qu'il s'agit de bdelUum dans les Nombres, et de pierres pi^écieuses dans la Genèse; mais Bochart (Hieroz., II part., 1. "V, c. xxv) veut que, dans les deux passages, hedolach signifie perle. Les interprètes qui excluent le bdellium de la Genèse se fondent sur ce qu'il n'est pas une chose assez importante pour figurer à côté de l'or et des pierres précieuses , et être présenté comme faisant la gloire du sol qui le produit. Mais le bdellium de Hévilath pouvait être d'une espèce particulière et supérieur à celui de tous les autres pays ; et par conséquent Moïse était dûment autorisé à le mentionner parmi les productions de la contrée qu'il décrivait.
BEACON ou BECON (Thomas), théologien, né dans le comté de Norfolk ou de Suffolk en l.MO, mort à Cantorbéry en 1570 , embrassa avec aideur la cause de la réforme. En 1547 il fut nommé curé de Saint-Étienne , à Walbrook, et fut exilé à l'avènement de. la reine Marie ; il rentra dans sa patrie sous Elisabeth, et devint chanoine de Cantorbéry. On a de lui plusieurs ouvrages de théologie et de piété qui ont été imprimés en un seul vol. in -fol. l'an 1563, et qui ont tous été condamnés par Clément VIII.
BÉAN ou BÉON , ville de la tribu de Ruben qui tomba au pouvoir des Moabites, et trèsprobablement la même que Baalméon et Béeltnéhon, que Judas Machabée brûla avec tous ses Jiabitants pour les punir des maux qu'ils avaient faits aux Juifs. Voy. Nombr., xxxii, 3, 38. 1 Paralip., V, 8. Ezéch., xxv, 9. I Machab., v, 4. Eusèbe, aux mots Baïan, Beelmeôn. Reland, Palœst. illustr., p. 487, 611.
BEANIA. To;/. Baigne.
BEARNENSÈS, BENEHARNES, BENARUS.
l'o//. Lescar.
BEATES , nom qu'on donnait en Espagne aux femmes du Tiers-Ordre qui allaient au delà des obligations prescrites par l'Ordre , et observaient les trois vœux monastiques. Vorj. Diction, encyclopéd. de la tftéol. cathol.
BEATE DE CUENÇA (La), surnom d'Isabelle-Marie Herraiz, espagnole, qui en 1803, à Villardel-Agnila, prétendit que Jésus-Christ habitait dans son cœur, et que la majesté divine avait consacré son corps. La sainte Vierge aussi résidait dans son cœur, et lui permetait certaines libertés avec des personnes d'un autre sexe. Comme elle était impeccable , elle ne pouvait recevoir l'absolution ; et, quand on lui présentait la sainte hostie, elle voyait un bel enfant qui se fondait dans sa bouche. Dieu l'avait dispensée des préceptes ecclésiastiques. Elle faisait des prédictions. C'est ainsi qu'elle annonça qu'elle mourrait à Rome, et que trois jours après sa mort elle monterait au ciel devant une multitude de peisonnes. Isabelle-Marie soutint son rôle et ses prétendues révélations (levant le tribunal de l'inquisition de Quenya, qui condamna les erreurs de cette femme , dont les rêves avaient fait une grande sensation dans tout le pays. Voy. Bergier, Dictionnaire de théologie.
BEATHIE. Voi/. Beattie.
BEATIFICATION (Alicujus in beatos relatio, in heatorum numerum adscriptio), acte par lequel le Pape déclare préalablement qu'une personne dont la vie a été sainte et accompagnée de miracles jouit après sa mort du bonheur éternel , peut être publiquement invoquée , et devenir ainsi l'objet d'un culte particulier, tan- (lis que la canonisation est une déclaration dé-
finitive qu'un personnage va être mis au rang des saints et honoré comme tel dans toute l'Église. Les saints qui ne sont que béatifiés sont lionorés d'un culte moins solennel que ceux qui sont canonisés. La béatification a été introduite principalement à cause de la longueur des procédures qu'on observe dans la canonisation. C'est Alexandre VII qui le premier a ordonne que la béatification aurait lieu solennellement dans la basilique du Vatican. Selon Gonzalès, la béatification, dans les premiers siècles de l'Église , était faite par les évêques. De là plusieurs théologiens ont prétendu que les évêques avaient conservé ce pouvoir, mais Urbain VIII a déclaré qu'il était entièrement réservé au Saint- Siège Voy. Castellinus. Galésinus. Cantélarius. Lézana. Silveïra. Scacchi. Durant, sur les Rits. Garzia. Matta. Mattheuccius. Memmius. Benoit XIV, de Servorum Dei beatificotione , et beatorum canonisatione , 1. I, c. xxiv et xxxix. Richard et Giraud. Gonzalès, in cap. Audivimus de rel. et venerat. Sanctor. Joan. card. Soglia, Instit. Jurispubl. eccles., Tp.'i\Q,'i\l. Diction. encyclopéd. de la tJie'ol. cathol.
BÉATIFIQUE, terme de théologie qui se dit de la vision de Dieu dans le ciel, laquelle fait les bienheureux.
BEATILLO (Antoine), jésuite, né à Bari,
Îrès de Naples, en 1570, et mort à Naples l'an 642, a laissé, outre une histoire de la ville de Bari, Storia disan Sabino vescovn canusino , protettore délia cita Bari; Naples , 1637, in-S", avec une liste des évêques de Bari, utile pour l'histoire ecclésiastique de ce pays. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesu.
BtATnVUIl (Beatitudo , Beatitas). La béatitude en général est la possession du souverain bien : Félicitas est omnium rerum expetendarum plenitudo. Beutitudo est status omnium bonorum aggregatione perfectus. ( De Civit. Dei , 1. V. Boetius. ) La béatitude est naturelle ou surnaturelle; parfaite ou imparfaite. La béatitude naturelle est l'assemblage de tous les biens de la nature saine , et que la nature peut acquérir par les forces naturelles , comme l'exemption du mal, la connaissance de la vérité, l'amour du bien , la subordination des appétits sensitifs aux appétits raisonnables , la droiture des puissances et des facultés de l'âme , enfin de ce qui rendait l'homme heureux avant son péché. La béatitude surnaturelle est la réunion des biens que la nature même saine et entière ne saurait acquérir par ses propres forces , comme les grâces nécessaires pour faire le bien, les vertus surnaturelles , l'amour et la connaissance de Dieu comme auteur de la grâce. La béatitude parfaite est la possession éternelle de tous les biens sans mélange d'aucun mal; ïimparfaite est la possession de quelques biens seulement, ou la possession passagère de tous les biens. Voy. le Diction, encyclopéd. cathol. Richard et Giraud.
BÉATITUDES ÉVANGÉLIQUES ou LES HUIT BÉATITUDES. On nomme ainsi les huit maximes que Jésus-Christ a placées à la tète du discours rapporté par saint Matthieu ( v, 3 et suiv.), discours qui renferme l'abrégé de la morale du Sauveur, et qui renverse les faux jugements des hommes et les lumières trompeuses de leur raison, en appelant heureux ceux que naturellement nous croyons malheurex. Voy. l'explication des Béatitudes dans les commentateurs, et dans l'exorde du sermon de Massillon sur le bonheur des saifits. Richard et Giraud!
BÉATRIX (sainte), sœur des saints raartvrs Simplice et Faustin, compagnons de saint Éé-
BEAU
BEAU
lix, qiii fut martyrisé sous l'empereur Dioclétien. Ko»/. Félix.
BEATTIE ou BEATHIE (James), philosophe et poëte protestant, né à Lawrencekirk , en Ecosse , en 1535, mort à Aberdeen lan 4803, a composé , outre des écrits de poésie : \° Essay on the nature and immutability of ti'uth, 1770, in-8»; c'est une éloquente thèse contre le scepticisme ; — "2° Dissertât ions moral and criticut on memory and imagination : on drearning , the thfiory of languaqe : illustrations of sublimity : 1790; in-S"; — à" Eléments of moral science; 17H3, 2 vol. in-S»; la plus grande partie de cet ouvrage a été traduit en français par M.-C. Mallet ; Paris, 1840. 2 vol. in-S». Voy. la .Vomi-. Biogr. génér. Feller, Biogr. univers.
BEATUS , bénédictin espagnol, mort vei-s 789, était abbé du monastère du Val-Gabado , dans les Asturies. Il composa avec Ethérius , son disciple, un ouvrage contre Elipand, archevêque de Tolède , intitulé : Lthi-i de adoptione Christi filii Dei , lequel a été imprimé dans la*collection Veter. Srriptor. de Pierre Stevart. On lui attribue un Commentaire sur l'Apocalypse de saint Jean. Voy. Mabillon , Acta Sanctor. Ord. Sancti Betied., tom. V, p. 691. D. Ceillier, Hist. des Aut. ecclés., tom. XVIII, p. 360 et suiv.
BEAU , en latin Bellus ( Jean-Baptiste LE ), jésuite, né dans le Comtat-Venaissin en 1602, mort l'an 1670. Il professa la rhétorique pendant sept ans à Toulouse, fut recteur au collège de Rodez, puis à celui de Montpellier. On a de lui : 1» la Vie et les actions de François d'Estaing , éve'que de Rodez : Clermont , 1653, in-4", abrégée et traduite en latin sous ce titre : Breviculum vitœ Francùci de Stanno , Rutenensts episcopi; Clermont , in-12; — 2° Historia de vita et rébus gestis Bariholomœi de Martyribus, Archiepiscopi Bracharensis : ]^ns , in-4"'; — 3" Spéculum vert Antistitis in Vita Alphonsi Torrioii , A rc/tiepiscopi Limensis in Peruviu: Paris, in-4<>. Foi/, le P. Oudin . jésuite , Mem. lat. ms.
BEAUBEC ( hellm-Beccus) , abbaye de l'Ordre de Citeaux. située dans le pays de Bray, en Normandie , au diocèse de Rouen. Elle est la première lille de Savigny, et elle fut fondée, en 1128, sous l'invocation de saint Laurent, par Hugues de Gournai. Voy. Gallia Christ., t. II, col. 301 , nov. edit.
BEAUCAIRE DE PÉGUILLON , Bekarius Peyuillio (François), né dans le Bourbonnais en 1514, mort en 15i;K. Il fut précepteur du cardi- i nal Charles de Lorraine , qui lui céda l'évéché | de Metz ; il accompagna le cardinal au concile j de Trente et y parla avec éloquence. On a de lui : 1° Reimm gallicurum commentaria , ab anno ' 4541 ad annum 1562; Lyon, 1625, in -fol.; — 2° de Infantium in matrum uteris sanctificutione : Paris, 4565 et 4567, in-8». Voy. D. Calmet, Hist. de Lorraine. Le Long, Biolioth. hist. de la France.
BEAUDEAU (N...), chanoine régulier de l'abbaye de Ghancellade, en Périgord, et membre de l'académie de Bordeaux. On a de lui : Analyse de l'ouvrage du pape Benoit XIV sur les /jéatifications et les canonisations . approuvée par lui-même et dédiée au roi; Paris, 4 vol. in-42. Cette Analyse est précédée dune lettre de l'aulewv à Benoit XIV et de la réponse de ce pontife.
BEADFILS (^ Guillaume ) . jésuite, né a Saint- Flour en 1674 . mort à Toulouse en 1757 , a laissé , outre quelques Oraisons funèbres : 1" Lettres sur te gouvernement des maisons religieuses; 1714, in-42; — 2» Vie de 1/™» de Chantai: 4745; — 3» Vie de !/">« de Lestonac, fondatrice des religieuses de .Vo/re-D«»jf ,4742, in-42.
BEADFORT (Marguerite), née en 1444 à Bletshoe , dans le comté de Bedford, morte l'an 4509, fondatrice des collèges du Christ et de Saint-Jean. On lui attribue quelques ouvrages, entre autres : i° Tfie Mirror of gold to the sinful soûl, traduit en anglais daprès une traduction française du Spéculum auieum peccatorum : 4322; — 2" la traduction du 4« livre de Y Imitation de J.-C. Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. ge'ne'r. '
BEAUGEMCI (Baugentiocum), ville située sur la Loire , à 20 kilomètres dOrléans. On y a tenu plusieurs conciles. Voy. Richard et Giraud.
BEAUGENDRE (D. Antoine), bénédictin dé la congrégation de Saint - Maur , né à Paris en 4628, mort l'an 4708, était bibliothécaire de Fabbaye de Saint- Germain-des-Prés, à Riris. Il a donné : 4» une nouvelle édition, avec des notes, des ouvrages d'Hildebert, évêque du Mans, mort archevêque de Tours, et de Marbodus, évèque de Rennes ; Paris, 4708, 4 vol. in-foL; — 2** la Vie de M. Joly, chanoine et instituteur des j-eligieuses hospitalières de Dijon ; Paris , 4700 , 4 vol. in-8». Voy. D. Le Cerf, Bihlioth. hist. et crit. des auteurs de la congr. de Saint-Maur.
I. BEAUGRAND (Félix), religieux franciscain, vivait vers la fin du xvii* siècle. Il a laissé une Relation de son pèlerinage en Terre Sainte ; Paris, 4700. in-8». Vot/. la Souv. Biogr. génér.
IL BEAUGRAND (Martin), théologien, né à Troyes en 4620, mort en 4698. Il fut pendant vingt-cinq ans directeur du couvent des Ui'sulines de Troyes. On a de lui : Sancti Augustini doctrinœ christianœ praxis catechistica ; Troyes , 4678, in-8». Voy. ibid.
' BEAULIEIJ, en latin Bellus Locus , mot qui est devenu un nom propre de personne et de lieu.
I. BEAULIEU (Eustorg ou Hector de), théologien, né à Beaulieu, dans le bas Limousin, au xvp siècle, fut successivement organiste de la cathédrale de Lectoure en Gascogne, comédien, prêtre catholique et calviniste. Il se retira à Genève, où il devint ministre. Outre des poésies et des chansons mises en musique sous le titre de Chrétienne réjouissance , on a de lui : Doctrine et instruction des filles chrétiennes désirant vivre selon la parole de Dieu avec la repen tance de Thomme pécheur : 1565, in-8».
IL BEAULIEU (Geofroi de), religieux de l'Ordre de Saint- Dominique. Voy. Geofroi de Beaulieu.
III. BEAULIEU (Louis Le Blanc, seigneui- de), ministre et professeur de théologie à Sedan , né à Beaulieu, dans le bas Limousin, en 1614, mort en 1675, fut choisi par le maréchal Fabert et par Turenne pour dresser un plan de réunion entre les catholiques et les protestants. On a de lui : 1» des Sermons: — 2» Traité de l'origine de la sainte Ecriture; Londres , 1660; — 3» Thèses Sedanenses; Sedan. 1675, in-4». Voy. Moréri, édit. de 1759. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.
IV. BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Saint- Benoît dont l'ancien nom était Vasloy; elle était située dans le pays d'.\rgonne , entre la Champagne et la Lorraine, au diocèse de Verdun. Elle lut fondée au vii« siècle par saint Rouin, son premier abbé. La réforme de la congrégation de Saint-Vanne v fut introduite l'an 1621.
V. BEAULIEU, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située dans la ville du même nom, à près de 10 lieues de Tulle , au diocèse de Limoges ; elle fut fondée vers l'an 840 pai- Rodulphe ou Raoul, archevêque de Bourges. L'an 1663 les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur
BEAU
BEAU
s'y établirent. Voy. Sainte-Marthe, GaW.C/ins/., tom. II, col. 601
VI. BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située sur la rivière d'Indre , au diocèse rie Tours. Elle fut fondée l'an 4010 par Foulques Nerra, comte d'Anjou et seigneur de Loches. On y avait établi la réforme de la congrégation de Saint-Maur.
VII. BEAULIEU, abbaye de l'Ordre de Citeaux de la filiation de Clairvaux, située dans le diocèse de Rodez; fondée en 1141 ou en IHi-, elle était déjà réunie à Tévèché de Blois avant la révolution de 89. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. 1, col, 267.
VIII.' BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Citeaux située à douze kilomètres de Langres, dans le doyenné de Pierrefitte en Bassigny. Elle fut fondée en 1166 par le doyen et le chapitre de Langres , du consentement de l'évèque Gautier ; elle était de la hliation de ClArlieu. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. IV, col. 845.
IX. BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Préraontré située sur la rivière d'Aube , au diocèse de Troyes en Champagne; elle fut fondée en 1107 par trois prêtres, Osbert, Alard et Odon^ (|ui vivaient sous la règle de Saint- Augustin. Cet établissement fut approuvé par PhiUppe IV, évêque de Troyes , qui prit sous sa protection le monastère qui portait le nom de Saint-Sauveur et de Saint - Marc , ce qu'il confirma par une charte donnée à Troyes l'an 1112.
X. BEAULIEU , autre abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin et de la congrégation de France située dans le faubourg de la ville du Mans, et fondée vers 1115 ou 1120 par Bernard , baron de Silly-le-Guillaume.
XI. BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin du diocèse de Boulogne fondée au commencement du xiP siècle par Eustache de Fiennes. Elle fut minée par les Anglais en 1390, et n'a pas été rebâtie, Voy, Sainte-Marthe , Gall. C/in\<., tom. X, col. 1614.
XII. BEAULIEU , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin de la congrégation de France dite Sainte-Geneviève. Elle était située en Bretagne, à douze kilomètres de Dinan, au diocèse dç Saint-Malo, et elle fut fondée l'an 1170 par Rol-i land, seigneur de Dinan,
BEAULXAMIS. Voy. Beauxalmis,
I. BEAUMONT (l'abbé de), a laissé : 1» néflexions sur la nouvelle interprétation que le R. F. Larny, prêtre de l'Oratoire , donne au mot de pécheresse contre la tradition universelle de l'Église, pour servir d'éclaircissement à la Dissertation de M. Anquetin, curé de Lyon , sur sainte Marie-Madeleine; in-12; — 2° Dissertation pour démontrer l'impossibilité d'immoler les agneaux de Pâques dans le temple de Jérusalem. Voy. le Joum. des Savants, 4700, p. 444, 1'''^ édit., et 1701, p. 161 de la même édit.
II. BEAUMONT (Christophe de), archevêque de Paris , né au château de la Roque , dans le diocèse de Sarlat, en 1703, mort en 1781, Il contracta dès l'enfance l'amour de l'ordre , une grande sévérité de mœurs et un profond respect pour tout ce qui tient à la religion. Il fut d'abord chanoine et comte de Lyon, évêque de Rayonne en 1741 , et promu à l'archevêché de Vienne en 1745. L'année suivante Louis XV le nomma au siège de Paris, et le prélat n'obéit qu'à des ordres précis qu'il regarda comme la volonté de Dieu. Dans ce poste délicat il fit briller une immense charité; mais, d'un autre côté , il s'opposa aux progrès alarmants de l'impiété et du jansénisme avec un zèle et un coulage vraiment apostoliques, supporta ses divers
exils avec une constance toute chrétienne ; aussi conquit-il l'estime et la vénération des ennemis les plus acharnés de la religion. On a de lui des Mandements et des Lettres pastorales d'un ^rdind intérêt et d'une haute importance; 1 vol. m-4''. Voy. Ferlet, Éloge funèbre de Mgr de Beuumont ; Paris, 1784. Chaudon, Diction, nisfor.
III. BEAUMONT (Guillaume-Robert-Philippe- Joseph Géhan de), curé de Saint -Nicolas de Rouen, mort en 1761. On a de lui : 1» t'Imitatiun de la sainte Vierge; 4758; — 2" Dévotion au divin Cœur de Jésus; Rouen, 4754 ; — 3" Vies des Saints ; 4757, 2 vol. in-42 ; — 4» Exercices du parfait chrétien :ilbl,m-2i)— b° Conduite à l'usage des Écoles chrétiennes ; Rouen, 4758 ; — 6» Moyens de se sanctifier dans les différents états de cette vie;ilb5.
IV. BEAUMONT (MH« de), a pubUé ; Héponse aux motifs qui ont engagé les protestants à ae séparer de l'Église catliolique, et à ceux qui les empéclient de s'i/ réunir; 4749,
V. B«AUMONT (M'»' Le Prince de), née à Rouen le 26 avril 4741, morte à Paris en 4780. Elle a composé un grand nombre d'ouvrages d'éducation, entre autres : 4» les Américaines, nu la preuve de la religion chrétienne par les lumières naturelles; — 2« le Magasin des enfants, ou Dialogues entre une sage gouvernante et plusieurs de ses élèves de la première distinction ; La Haye et Leyde; 4757, 2 vol. in-42; — 3» le Magasin des adolescentes; — 4» le Magasin des jeunes dames; — 5" le Ma(/asin despauvres.
VI. BEAUMONT DE NAVARRE (Vincent), de l'Ordre de Saint-Dominique, ne à Saliva, mort l'an 1728. Il fut docteur de l'université de Valence en Espagne et examinateur synodal de l'évêché de Téruel. On a de lui : l" Aorégé historique du couvent des religieuses dominicaines de la Madelaine, etc.; — 2" Description de la chambre de saint Louis Bertrand; ouvrage» imprimés à Valence , 4722 et 4725.
VIL BEAUMONT DE PÉRÉFIXE. Voy. PÉRÉ-