BELE
de 1759. Alegambe, BiUioth. Scripior. Societ. Jesn.
BÉGUINAGE, BÉGUINES. Le Béguinage (Beguinarum dormis) est un couvent ou une communauté de filles nommées Béguines. Les béguinages subsistent surtout en Flandre, Quant aux Déguine-i , ce sont des filles dévotes établies particulièrement en Flandre. Elles ne font pas de vœu , et vivent ensemble du travail de leurs mains, l.es Flamands croyaient communément que leur nom venait de celui de Bega ou Bège, sœur de sainte Gertrude, et leur fondatrice, selon eux. Quelques Béi;uines ayant donné dans Terreur, le concile de Vienne abolit leur institut; mais, plus tard, Jean XXII prit sous sa protection les Béguines qui s'étaient préservées de Ihérésie, et condamna les autres comme hérétiques. Voy. Du Gange, Glossar, med. et inf. Int., subBEGHARDi, ad Beghin.,e. Bergier,i)iction. de théol. Héfélé, dans le Diction, encyclop. de In ffiéol. cathol.
BÉGUINS, hérét, Voy. Begguards, n" I.
BÉHÈMOTH , qu'on lit dans Job (xL, 10), est, selon le commun des interprètes , Yélcphant. Pour nous, nous pensons avec Bochart, Winer, Gesenius, et presque tous les hébraïsants modernes , que ce mot hébreu est un pluriel d'excellence signifiant un quadrupède énorme, c'està-dire VIri/i/iopotame.
BÉHÉRIN, siège épisc. du diocèse dépendant du Maphrien, près de Charmes. Il y avait, en 846, un évèque jacobite nommé Geoi'ges qui fut déposé,
I. BEHR-ISSACHÂR-BEN-ELCHANANB de Francfort , a fait imprimer dans cette ville, l'an 1680, un ouvrage intitulé Quatre ouvriers. Ce sont les gestes expliqués des royaumes de Juda et d'Israël , des prophètes et des prêtres ; mais il n'y a eu d'imprimé que les deux premières parties; les deux autres, qui regardent les pro-
Êhètesetles prêtres, sont restées inédites, ^'oy. 'e Rossi, Dizionario star, degli autori Ebrei, vol. I, p. 63, 64.
II. BEHR-ISSACHAR-BEN-MOSGHÉ-PETA- GHIA. a laissé : 1" Paroles d'intelligence; Prague, 1611, in-4°; livre dans lequel il exphque les mots exotiques et les plus difficiles du Zohur. Son travail peut être considéré comme une introduction très-utile à l'intelligence de ce livre, aussi obscur que célèbre; — 2" plusieurs ouvrages cabalistiques. Voy.^o\iï,Biblioth. hebr., tom. I, p. 714, 715. De Rossi, i7//f/., p. ÇA.
III. BEHR-ISSACHAR-BEN-NAPHTHALI, rabbin de Russie au xvi^ siècle, est auteur de : 1» Dons sacerdotaux; Prague, 1624; Gracovie, 1588; Amsterdam, 1641, etc. : explication du Pentateuque et des cinq Meguilloth d'après le Zohar; — 2" Vision de prêtre; Gracovie, 1589; Amsterdam , 1676 , in - 4» : livre de morale tiré du Zohar. Voy. Wolff, ibid.,^r>. 715, 716.
BEIERLYNCK ou BEYERLINCK (Laurent), chanoine et archidiacre d'Anvers, né dans cette ville en 1578, mort en 1627, Il fut docteur de Louyain et directeur du séminaire d'Anvers , et a laissé , entre autres ouvrages : 1» Apophthegmata christianorum; Anvers, 1608, m -8"; — 20 Biilia sacra variarum translationum ; Anvers, 1616, 3 vol. in-fol.; — 8" PrompbMrium morale super evanaelia communia ; in-S". Voy. Swertius, Athen. Belg. Le Long, Biblioth. Sacr., part, i, p. 27, in-fol,
BEJA Perestrello (François-Louis), religieux de l'Ordre de Saint- Augustin, vivait au xvii» siècle. Il professa la théologie dans le couvent de son Ordre, et fut appelé à Rome, à Florence et à Bologne, où il enseigna l'Écriture sainte.
On a de lui : !« Responsa casuum conscientiœ; Bologne. 1587, et Venise, 1591 ; — 2° rfe Contractibus libelluriis; — 3° Collegium sacrum Bononiense. Voy. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp.
BEKKER. Voy. Becker, n» I.
I. BEL, mot chaldéen contracté de Behél,quï répond à l'hébreu Bahal, que la Vulgate rend par Boni. Voy. Baal, n"' I et II.
IL BEL ou BELUS , premier roi de Babylone qui reçut, après sa mort, les honneurs divins. Isaïe menace Bel de le rompre et de le briser. Voy. Isaïe, XLVi, 1, et Baal, n» I.
ill. BEL, idole des Babyloniens, dont il est parlé dans le prophète Daniel (xiv). Le dieu représenté par cette idole est le même que Bel de l'article précédent. Le récit qu'en fait Daniel forme une des parties deutero- canoniques de son livre. Voy. J.-B. Glaire, /?2frod. hist.etcrit., etc., tom. IV, p. 528 et suiv.
I. BÊLA, fils de Béor, roi de Dénaba dans l'Idumée orientale. Voy. Genèse, xxxvi, 32.
II. BÊLA, fils de Benjamin, chef de la famille des Bélaïtes. Voy. Genèse, xlvi, 21. Nombres , XXVI . 38.
BÉLAÏTES (Beluitœ), peuples descendants de Bêla. Voi/. Nombres, xxvi, 38.
BÉLALITE ou BÉLÉSASE, siège épisc. de la province de Numidie en Afrique. Son évoque, Adéodat, de cette ville, assista à la conférence de Carthage ^c. 126), Voy. Richard et Giraud.
BÉLAMIE (Belamiu), espèce de vêtement ou tunique dont il est parlé au ch, xii de la Règle de Fontevrault, donnée par Robert d'Arbrissel. « Vestis species », dit Du Gange, (( sic dicta ex Gallico Belleamie, quasi Bella arnica, » Voy. Du Gange , Glossarium med. et infim. latin., ad voc. Belamia,
BELBEIS, Voy. BiLBEls.
BELCARIUS. Voif. Beaucaire.
BELCASTRO ou BÉLICASTR0(Be//2ea?/rM»i), ville épisc. d'Italie dans la Galabre ultérieure, province du royaume de Naples.EUe est située à seize kilomètres de Santa-Séyérina , dont son évéché est suiTragant, Elle était déjà érigée en évêché en 1122, puisqu'on y trouve un evêque à cette époque. De Commanville dit dans un endroit (/'« Table alphabet., ^p. 38) qu'elle a eu m diqnité apparemment des Grecs dans le vni* siècle, et dans un autre (p, 41 du corps de l'ouvrage) qu'elle fut érigée en évêclié dans le x«. Voy. Ughelli, Itulia sacra, tom. IX, p. 494.
BELGHAMP (Belli-campus), abbaye de l'Ordre de Saint-Aup,ustin au diocèse de Toul en Lorraine. Elle fut fondée vers l'an 1130 par Alberon de Montreuil, qui devint archevêque de Trêves; elle porta jusqu'au xiv« siècle le nom de Montagne de la Sainte-Trinité . et plus tard celui de Belchamp. Elle appartenait aux chanoines l'éguliers de la congrégation de Notre -Sauveur. Voy. VHist, de Lorraine, tom. III, col. 74.
BELELLI ou BELLELLI (Fulgence), de l'Ordre des Augustins, né à Buccino dans le royaume de Naples vers 1682, mort à Rome en 1742 , fut général de son Ordre, Il a laissé ; Mens Augustini de statu creaturce rationalis ante peccatum ; Lucerne , 1711 , et depuis à Anvers ; Rome, 1713, in-4''. Il publia aussi : Mens Augustini de modo 7eparationis creaturœ post lapsum adversus Baianam et Janseniarn hœresim, etc.; ouvrage dont le but est de concilier la bulle Unigenitus avec la doctrine de saint Augustin. Voy. Moréri, Diction, histw. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud.
BÉLÉSASE. Voy. Bélalite,
BELESBUGD, ville épisc. de la province de la Mœsie intérieure, au diocèse deThrace, sous