C. XXI
III. AGACE, archav. de Constantinople, succéda à saint Genade en 471. et mourut en 489. Voulant avoir la supériorité sur les autres patriarches orientaux, il persuada à l'empereui* Zenon qu'il pouvait se mêler des questions de la foi. Félix III le condamna dans un concile de Rome, en 483. Acace, outré de dépit , persécuta les catholiques. Son nom fut ôté des dyptiques de Constantinople 30 ans après sa mort. Voy. Evagre, Hi<!f. eccle.w, liv. III.
IV. ACACE DE BÉRÊE, Svrien, naquit vers Fan 322, et mourut en 432. Il fut ami de saint Épiphane et de saint Flavien. On lui reproche d'avoir été le persécuteur de saint Chrysostome. Outre plusieurs lettres, dont une qu il écrivit à saint Épiphane pour lexhorter à écrire contre les hérétiques, et qu'on trouve dans les œuvres de ce Père, nous avons de lui trois lettres dans le Recueil du concile d'Éphèie et de Chalcëdoine, par le P. Lupus, ermite de Saint -Augustin. Acace remplit plusieurs missions à Rome, où il défendit la doctrine des deux natures en Je'nis- Christ. En 381 il assista au concile de Constantinople , et ses négociations avec lepape Sirice mirent un terme au schisme de lÉglise d'Antioche. Voij. Sozomène, Hist.ecclés. Théodoret, liv. IV et V. Lupus, Epist. 17. D. CeiUier, Hist. des auteui\<} sacres et eccl.. tom. XIII.
V. ACACE DE MÉLITÈNE ou MÉLITINE, évêque déjà en 431 , gouverna si bien son église, qu'après sa mort on ne l'appelait que le grand Acace, notre père et notre docteur. Ami de Nestorius, il fit tous ses efforts pour le retirer de ses erreurs; mais ne l'ayant pu, il rompit entièrement avec lui. Nous avons encore l'homélie qu'il prononça dans le concile d'Éphèse, et dans laqiielle il donne plusieuis fois à la sainte Vierge la qualité de Mère de Dieu. II s'opposa aux écrits de Théodore de Mopsueste et de Diodore de Tarse , que les sectateurs de Nestorius répandaient partout, traduits en arménien, en persan et en syriaque. 11 regardait comme une erreur de dire qu'il y avait deux natures en Jésus-Christ; mais c'est uniquement parce qu'il était persuadé que ceux qui le soutenaient entendaient par deux natures deux fils. Voy. Bollandus, ad diern 30 jan., p. 393. D. Ceillier, Htst. des Auteurs sacrés et ecclés. , tom. XIII , p. 445 et sniv.
VI. ACACE-LE-BORGNE, chef de la secte des acaciens, branche des ariens, succéda en 338 à son maître , Eusèbe , évèque de Césarée en Palestine. II fit déposer Basile d'Ancyre, eut part au bannissement du pape Libère, et causa d'autres troubles dans l'Église. Il a composé plusieurs ouvrages, entre autres un livre contre Marcel d'Ancyre, dont saint Épiphane rapporte un fragment (Hœres., 72). Quelque temps après qu'il fut fait évêque il écrivit la vie d'Eusèbe , comme l'atteste Socrate (Hisf.ecc/., liv. H, c. 4), D'un autre côté, saint Jérôme dit qu'il avait fait 17 vol. de commentaires sur l'Écriture, 7 vol. sur différentes questions , et plusieurs traités sur diverses matières. Voy. Hieronym., de Sert' ptorib. eccles., c. 98. Sozomen, Hisi., L III, IV. Tillemont, Mémoires, t. VI.
ACACIENS, disciples d' Acace {voy. Acace, n» VI ) , soutenaient avec les purs ariens non-
seulement que le Fils de Dieu n'était pas consubstantiel au Père, mais même qu'il ne lui était pas semblable. Voy. Tillemont, Mém., tom. VI. p. nO'i- et suiv.
ACADÉMIES DES JUIFS. Voy. Écoles des
Jl IFS.
ACAFOXE (saint). Japonais, dont on fait la fête le 10 septembre, fut martyrisé avec saint Coaa et viiiut-huit autres.
f. ACAIRE ou AICHARD (saint), en latin Ac/utrius, Aicharius. élevé au commencement du vil» sièclie dans le monastère de Luxeu , dans la Franche-Comté. Il fut choisi pour succéder à Évroul, évèque de Noyon et de Tournav; car ces deux évèchés avaient été réunis en o32. Il mourut en 6;-}9 à Noyon, où on établit sa fête le 27 novembre, que l'on regarde comme le jour de sa mort. Les Martyrologes du ix' siècle ni le Romain moderne n'en font mention.
II. ACAIRE ou ACHART, ou AICADRE {Aicadriui), second abbé de Jumiéges, fut mis, vers l'an 624, en pension dans l'abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers, embrassa la vie monastique étant âgé d'environ 18 ans. Saint Filbert, abbé de Jumiéges, frappé de son grand mérite, l'établit premier abbé du monastère de Quinçay, qu'il venait de fonder, et bientôt après il le transféra à Jumiéges. Acaire mourut vers l'an 687. Quoique les Martyrologes du ix» siècle ne parlent point de lui , son culte est fort ancien. Le Martyrologe romain moderne en fait mention au l6 de septembre , qui passe pour le jour de sa mort. Ses reliques furent transportées à l'abbave de Saint-Vaast d'Arras.
ACAMANTE ou ACAMAS , ancienne ville épisc, dont quelques évêques ont souscrit dans divers conciles, s'appelle aujourd'hui Crusocco et Capo di S. Epiphanio, du nom d'un de ses villages. C'est un cap ou promontoire de l'ile de Chypre à l'Occident. Il ne reste plus de l'ancienne Acamante que quelques maisons. Voy, Strabon, Ptolémée, Etienne de Byzance, Baudrand.
ACAMI (le comte Jacques), Italien, est auteur de plusieurs ouvrages qui ont été publiés à Rome de 1748 à 1755, et dans lesquels il combat avec succès les erreurs des anabaptistes , des sociniens et des protestants. Voy. Journal des Savants, 1752, p. 241 ; 1753, p. 276: 1757, p. 632.
ACAN , fils d'Eser, et petit-fils de Séir l'Horréen. Voi/. Genèse, xxxvi, 20, 21, 27.
A CAPITE FONTIUM. Voy. Cheffont.\ines.
ACARASUS ou ACRAGAS, ACRASSUS, NA- CRASA, ancienne ville épisc. de la province de Lydie, dans l'Asie Mineure. On ne connaît que trois de ses évêques , dont un assista au concile de Chalcëdoine.
ACAREMENT , ACARIATION, et mieux AC- CAREMENT, ACCARIATION (tirés du grec).
Ces mots de notre ancien droit criminel, et qui n'étaient usités que dans les provinces méridionales, signifiaient la. confrontation qui avait lieu entre divers coaccusés.
I. ACARIE (Barbe), fille de M. AvriUot seigneur de Champlatreux , née à Paris en 1565, épousa, pour se conformer au vœu de ses parents, Pierre Acarie, zélé ligueur, qui l'abandonna lors de l'entrée de Henri IV à Paris. Ce fut dans ces circonstances qu'elle conçut le dessein d'introduire en France l'ordre des Carmélites; et comme ce projet fut approuvé par le P. de Bérulle, son directeur, et par saint François de Sales, on appela d'Espame quelques religieuses formées par sainte Thérèse ellemême. Devenue veuve en 1613, elle entra en
ACCE
ACCE
qualité de sœur converse dans le couvent d'Amiens, y prit le nom de sœur Marie de l'Incarnation, refusa constamment d'en devenir la supérieure, et se retira plus tard dans celui de Pontoise, où elle mourut en odeur de sainteté le 18 avril 4618. Béatifiée par Pie VI en 179-1, elle est honorée à Paris le 18 avril. Sa vie a été écrite par André Duval , supérieur général des Carmélites en France; par le P. Morin, barnahite, et enfin par labbé de Montis; Paris,
II. ACARIE (Marguerite), fille de la précédente, entra dans rordie des Caimélites déchaussées , où elle reçut le nom de sœur Mnrffuerite du Suint- Socretmmt. Après avoir été prieure à Tours, à Bordeaux, à Saintes, elle le fut à Paris, où elle mourut en l^fjO, à làge de 70 ans, après avoir constamment pratiqué les vertus les plus sublimes. Sa vie a été écrite par Tronçon de Chénevière ; Paris , 16110, in-8».
AGATHE (saint), centurion, qui fut martyrisé à Byzance en 'Mi, sous Dioclétien et Maximien. On fait sa fête le 8 mai.
ACATHISTE , mot grec signifiant qui ne s'assied pas , est une fête que Ton célébrait à Constantinople en Ihonneur de la sainte Vierge le samedi de la quatrième semaine de carême, et dont l'office de la nuit se récitait tout entier debout. L"hymne principale s'appelait aussi acat/tiste. Voy. Macri, Hierolexic. Enci/c/. cath
ACAUHE (saint), abbé en Ethiopie, est honoré le 23 janvier.
ACAUNÈ. Voy. Agaune.
ACCA. Voy. ÀCCAS.
ACCAIN, ville de la tribu de Juda. Voy. Jo- SUC XV 57, ACCAPAREMENT. Voi/. Monopole.
ACCAREMENT, ACCÀRIATION. Voy. AcA-