BEUF
BEUV
et suiv. Judith, vu, 1, 3, 3. Richard et Giraud.
I. BÉTHUNE (Hippolyte de), prélat français, né en 1647, mort Tan 1720 , fut nommé évêque de Verdun à l'âge de trente-quatre ans , et il y établit un séminaire. On a de lui : 1" un Catéchisme; — 2" un Rituel; — 3" une Méthode pour administrer le sacrement de Pénitence ; 1691 ; — 4» im Nouveau Bréviaire; 1693, in -8"; — 5" un Missel ; 1699 , in-fol . Béthune fonda de plus un hôpital pour son diocèse; il fut un de ceux qui interjetèrent appel de la bulle Vnigenitus. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.
II. BÉTHtJNÉ D'ORVAL (Anne-Léonore de), abbesse de Notre-Dame du Val-de-Gis , née en 1657, morte en 1733, a laissé, entre autres ouvrages : 1" Réflexions sur l'Évangile; — 2" Idée de la perfection chrétienne et religieuse pour une retraite de dix jours; Paris, 1719, in -12. Voy. ibid.
BETH-VASICH. Vog. Beth-Raman.
BETHZACHARA,lieu situé dans le voisinage de Bethsure , où eut lieu le combat entre Judas Macchabée et Antiochus Eupator. Voy. I Macchab., VI, 32, 33, et XL, 46.
BETHZÉCHA, probablement la même ville que Bethzetta. Voy. ce mot. Voy. aussi I Maccliab., VI r, 19.
BETIENTUM. Voy. Bitonto.
BÉTOLAND ou BÉTHLAND (Roland), jurisc.
français du xvi« siècle , a laissé , entre autres ouvrages : Règles du droit civil et canon.; Paris , 1558, in-8''. Voy. \^ Nouv. Biogr. génér.
BETONIM, ville de la tribu de Gad. Voy. Josué, XIII, 26.
BETTAZZI DE PRATO (Jacques), curé de Saint -Hippolyte, au diocèse de Pistoie , né à Prato en 1722, mort en 1755. Il a laissé un ouvrage plein d'érudition intitulé : Jacobi Bettazzi Plebani S. Hippolyti in Piazzanese , diœcesis Pistoriensis, de recta Paschœ indictione solutiones quœstionum ah anonymo et aliis editarum , proferentes necessitatem , utilitatem et honestatem simulque methodum facilem emendandi sine calendarii et martyrologii variatione, correciionem vulgo gregorianam y ac etiam detegentes veram veterum temporum rationem, historiée et chronologiœ utilitatem; Lucques, 1757, in-fol. Ce n'est là que la première partie d'un grand oiivrage dont il avait publié un extrait sous le titre de : Epitome operis Puscalis Jac. Bettazzi ; Florence, 1733, in-4o. Foy. Mazzuchelli, Scrittori d'italia. Le Journ. des Savants, 1759, p. 120. Richard et Giraud.
BETTONA , ou Bittona, la Vettona des anciens; siège épisc. d'Italie en Ombrie, au bord méridional du Topino. On ne connaît que trois de ses anciens évèques,dont l'un, saint Chryspoldus ou Chryspolitus , souffrit le martyre' sous Maximien et Dioclétien. Elle est maintenant délégation de Pérouse, dans les États pontificaux. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. V, p. 198.
BETYLLI. Voy. Béthel, n» II.
BEUCER. Voy. Bucek.
BEUF (Jean LE), de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, chanoine de la cathédrale d'Auxerre, né dans cette ville en 1687, mort en 1711. Il a laissé, outre des travaux historiques et des mémoires couronnés dans diverses .académies : 1" la Vie de saint Pèlerin , premier évêque d'Auxerre; 1716, in-12; — 2" Histoire de la vie de saint Vigile, évêque d'Auxerre; 1722, iii-8°; — Relation authentique de la conversion de saint Mamert ; 1722, in-8"; — 4" Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris;
1739,1741 et 1743, 3 vol. in-12. Voy. Richard et Giraud. L'abbé Papillon, Bihlioth. des Aut. de Bourgogne, p. 388.
BEUIL ou BEUF (LE), Bulium, abbaye de l'Ordre de Citeaux située à douze kilomètres de Limoges. Elle est fille de Dalon, et elle a été unie, l'an 1123, à l'Ordre de Citeaux. On pense que ce monastère a été fondé en 1122 par Ramnulfe de Nieuil, abbé de Dorate. Voy. la Gall. Christ., tom. II, col. 631 , nov. edit. Richard et Giraud.
BEURRE. C'est par ce mot q>ie les Septante et la Vulgate ont constamment rendu le terme hébreu hém'â , t^ui signifie du lait proprement dit; et c'est aussi le sens que lui ont donné généralement tous les anciens interprètes et quelques nouveaux. Mais il faut bien le reconnaître, cette interprétation est opposée à l'étymologie . et elle ne saurait convenir à un certam nombre de passages où ce terme se trouve employé. D'un autre côté, quoique les Grecs et les Latins se servissent seulement de beurre comme médicament, pourrait- on prouver qu'il en fût de même chez les Hébreux? On peut donc dire avec Gesenius : Quidquid est, hutyrum in nullo V. T. loco necessariura , plerisque inepturn esse, concèdent omnes (Thesaur., tom. I, p. 486). Voy. Genèse, xviii , 8. Juges, v, 25. Job , xx, 17 ; xxix, 6, etc.
I. BEURRIER (Louis), Célestin, né à Chartres, mort à Yichy en 1645. Il était aussi recommandable par sa science que par sa piété. Il a laissé : 1" Histoire du monastère des Célestins de Paris; Paris , 1634 , in-4"' ; — 2» Sommaire des vies des fondateurs et réformateurs des Ordres religieux; ibid., 1634, in-i"; — 3» Analogies et antithèses de l Incarnation du Fils de Dieu et des actions les j-jIus notables de sa vie avec le péché d'Adam; Paris, 1632, in-S"; — 4" Isagoge, seu introductio ad scientiam de Sacramentis; Paris , in-16. Voy. Becquet, Histor. Celest. Gall. congreg., p. 207,
li. BEURRIER (Paul), chanoine réguher et abbé de Sainte-Geneviève, né en 1610, mort en 1696. On a de lui : 1" la Vie de sainte Geneviève; Paris, 1642, in-8"; — 2» Homélies, Prônes ou Méditations sur les Evangiles des dimanches et principales fêtes; ibid., 1670, in-4"; — 3» Perpetuitas fidei, ab origine mundi ad hœc usque tempora, in lege naturali , mosaica et evangelica; ibid., 1672, in-S", et en français, 1680, in-8°;— -4» Spéculum christianœ religionis; ibid., 1666 et 16/2, in-8". Voy. Dict. des Prédic.
III. BEURRIER (Vincent -Toussaint), prédicateiir, né à Vannes en 1715, mort à Blois en 1782. Il fut l'un des missionnaires les plus distingués du xviii« siècle. On a de lui : 1" Remarques théologiques sur l'administration des sacrements;— 2" Conférences ecclésiastiques sur le sacerdoce, les fêtes et les mystères; Paris, 1779, in -8". Le succès de ces conférences engagea l'auteur à en publier dix-sept autres, dirigées contre les ennemis de la religion ; — 3» Sermons ou Discours pour les dimanches et fêtes de l'Avent et du Carême, les mi/stères de Notre- Seigneur, delà Vierge ;lpAr\s, 1784,,2 vol. in-8''. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, histor. L'Èncyclop. cathol.
BEUVE ou BOVE, et par corruption Bonne (sainte), abbesse à Reims, née vers 1616, morte vers l'an 1674. Elle entra dans le monastère que Balderic ou Baudry, son frère, avait bâti dans un faubourg de Reims; le monastère ayant été achevé et dédié sous le nom de Saint-Pierre, vers l'an 1639, elle en fut nommée première abbesse. On célèbre sa fête le 24 avril, avec