II. BLAISE (SAINT-), Ordre de chevalerie
3ue l'on suppose avoir été institué par les rois 'Arménie, de la maison de Lusignan , en l'honneur de saint Biaise , comme étant le patron de leur royaume. Les chevaliers , qui suivaient la règle de Saint-Benoit, avaient une robe bleue et portaient sur la poitrine une croix d'or qui .servait de brisure au lion d'Arménie. Mais, d'après Giustiniani, il y avait déjà un Ordre de chevaliers en Palestine appelé Ord^r de Saint- Biaise et de Sainte-Maine , et qui observaient la règle de saint Basile ou de saint Augustin , selon les' Menées. Ils devaient combattre les hérésies et défendre la foi catholique ; l'époque de leur institution est à peu près la même que celle des Templiers et des Hospitaliers. La marque de cette chevalerie était une croix de gueules toute unie posée sur leur bannière , et au centre de laquelle se trouvait l'image de saint Biaise avec ses ornements pontificaux. Voy. "Bernard Giustiniani, dans son Hist. de l'origine des Ordres militaires, tom. le^, c. xxiv.
III. BLAISE (SAINT-), abbaye princière de bénédictins, située dans ime vallée du Brisgau, que traverse l'Alb et qu'entourent les monta-
fnes de la forêt Noire. Ce fut au x" siècle que aint-Blaise, qui jusqu'alors n'avait été qu'un prieuré de Rheinau , devint une abbaye mdépendante. Un siècle après elle avait déjà plusieurs couvents, et ses richesses et sa splendeur allèrent toujours croissant, grâce aux dons et aux privilèges accordés par les empereurs et à la protection signalée des Papes. La paix de Presbourg , en 4805, donna Saint-Biaise à Bade. L'an 1806 le couvent fut provisoirement aboli , pour l'être définitivement en juin 1807. Voy. Frick, dans le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol.
BLAMONT ou BLASIMONT (Bladimons), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation des Exempts, située au diocèse de Bazas et sous l'invocation de saint Maurice. Elle existait dès l'an 980. Voy. Sainte-Marthe . Gall. Christ., tom. I, col. 1217.
BLAMPIN (Thomas), savant bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Noyon en 1640, mort l'an 1710, par suite de ses grandes austérités , à Saint-Benoît-sur-Loire , professa la philosophie et la théologie, et fut successivement prieur de Saint -Nicaise de Reims, de Saint -Rémi et de Saint-Ouen de Rouen. On a de lui : Sancti Aurelii Augustini , Hipponensis episcopi, opéra, emendata studio monachorum Orainis S. Benedicti, cum vita ejusdem S. Augustini, indicibus, etc.; Paris, 1679-1700, 8 vol. in-fol.
BLANC (Thomas LE), jésuite, né à Vitry, en Champagne, mort à Reims en 1669, professa l'hébreu et l'Écriture sainte, et fut recteur de plusieurs collèges. Il a laissé, entre autres écrits : 1" Jésus pastor oves proprio sanguine pascens : Commentarius in psalmum XXII; Dijon, 1659, in-16 ; — 2" Analysis psalmorum Davidicorum , cum ampli ssimo commentario , in quo non tantum sensui littérales , sed omnes etiam mystici exponuntur ; Lyon, 1665 et 1676, 6 vol. in-fol.; Cologne, 1681. Voy. Moréri, Diction, histor. Sotwel, Bihiioth. Scriptor. Soc. Jesu. Richard et
Giraud, qui donnent la liste de la plupart dos autres écrits de Le Rlanc, ainsi que la Nouv. Biogr. qénér., tom. XXX, col. 89.
BLANCALANDA. Voy. Blanchelande.
BLANCHARD (Antoine), bachelier en théologie, a laissé, entre autres ouvrages : Discours pathétiques sur les matières les plus importantes et les plus touchantes de la morale chrétienne, etc. ; Paris, 1730, 2 vol. in-12.
BLANCHÂRDISME, secte ainsi nommée de Blanchard, ancien professeur de théologie et eu ré de Lisieux,qui écrivit à Londres, pendant son exil, plusieurs écrits dans lesquels il prétendait démontrer l'illégalité, l'injustice et la nullité du concordat du 15 juillet 1801 , et mettre Pie VII en opposition avec Pie VI, vu qu'il avait enfreint ses décrets en établissant une église hérétique et schismatique. Voy. Bergier, Diction, de théologie, et l'art. Anticoncordataires.
BLANCHE (LA), abbaye de l'Ordre de Cîteaux au diocèse de Lucon. Voy. Noirmoutier.
BLANGHECOURONNE {Alhacorona) , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit dans la Bretagne, au diocèse de Nantes. On ignore l'époque de sa fondation.
BLANCHELANDE (Blancalanda), abbaye régidière de l'Ordre de Prémontré dans la "basse Normandie, et au diocèse de Coutances. Elle fut fondée en 1554 par Richard de La Haye et Mathiide de Vernon, sa femme. Voy. Sainte- Marthe, Gallia Christ., tom. XI, col. iJ44.
BLANCHETTI. Voy. Bianchetti.
BLANGHINI. Voy. BiANCHiNi,no II.
BLANCHIS (Paul de), dominicain, né à Murano en Italie au xvii' siècle , a laissé : Disceptationes de difficilioribus muteriis casuum et dubiorum occurrentium in conscientia, de Pœnitentia, de Negotiatione , de Bello publico et privato; Venise, 1622 et 1650, in-fol. Voy. Xà Nouv. Biogr.
BLANCHON (Jacques), jurisc. du xvi^ siècle, né à Uzès, a publié, entre autres ouvrages : l" Tractatus de jurisconsulti institutione ; Lvon, 1544, in-4"; — 2" de Sunimo bono lib. Il; ifcid., 1550. Voy. ibid.
BLANCHOT (Pierre), jurisc, né à Arnay-le- Duc en Bourgogne l'an 1591, mort en 1632, a composé, entre plusieurs autres écrits : l" la Justice, vraie image de Jésus-Christ ; Lyon, 1627, in-12; — 1° Commentaire sur les règles du droit civil et canonique, etc., de la justice et de la loi. Voy. ibid.
BLANCIOTTI (Bonaventure), carme, prédicateur, né à Pérosa en Italie l'an 1713, a laissé : / Fratelli e Sorelle del terz' ordine délie Carmine, informati del proprio stato,e guidati aW amordi Dio; Verceil , 1748 ; — 2» Thomœ Waldensis, carmelitœ anglici, doctrinale antiquitatum fidei Ecclesiœ ca tholicœ, ad vetei'a exemplaria recognitum,notis illustratum, etc.; Venise, 1757, in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1760, p. 231 !
BLANDA, ancienne ville épisc. de Lucanie dans le vicariat romain. Cet évêché était établi dès le vp siècle. Voy. De Commanville, /"> Table alphabet., p. 43. Gaet. Moroni, vol. V, p. 255. Richard et Giraud.
BLANDINE (sainte), l'une des 48 martyrs de Lyon , morte en 177 sous l'empereur Marc-Aurèle. Quoique d'une complexion délicate, elle souffrit avec le plus grand courage , et ne cessa de répéter ces paroles : Je suis chrétienne, il ne se commet aucun crime parmi nous. L'Église l'honore le 2 juin , et on la voit souvent à la tète de tous les autres martyrs de Lyon. L'Église de Vienne appelle encore la fête des martyrs de Lyon la fête de. Suinte-Blandine.