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BODE

— 3" la traduction en prose de V Ecclcsiaste; ibid., 4792, in -8»; — 4" le Livre de la Sagesse, avec une réfutation des principes émis par l'abbé Nicol. Spedalieri, dans son ouvrage : de' Diritti dell' uomo; ibid., 1792, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BOBI, BOBIO ou BOBBIO (Bobium, Boîiim), ville épisc. des Alpes Cottiennes et du vicariat italique dans le duché de Milan , sur la Trébia. Elle doit son origine à saint Colomban,qui obtint d'Agilulphe, roi des Lombards, la permission d'y bâtir un monastère , dont il fut abbé. Peu à peu ce lieu se peupla, et l'empereur saint Henri demanda qu'on l'érigeât en évèché. Benoît VIII y consentit. Ce siège était suffragant de Ravenne ; mais Innocent II érigea Gênes en métropole, et, en 1133, lui soumit le siège de Bobi. Voy. Ughelli , Italia Sacra , tom. IV, pag. 926, 1287. Gaet. Moroni, vol. V, p. 259, 2(30. Le Diction, encyclop. de la. the'ol. cathol. Richard et Giraud.

BOBIANUM. Vog. Boiano.

BOBOLÂ (André), martyr de la Société de Jésus, d'une famille noble très - ancienne , naquit en 1590 dans le palatinat de Sandomir, et succomba le 10 mai 1657 aux tortures les plus affreuses. Son cadavre fut entouré d'une auréole éclatante. Dès lors Bobola devint l'objet du culte des fidèles, qui l'invoquèrent avec confiance. Le 9 février 1/55 Benoit XIV constata le martyre; Grégoire XVI déclara, le 25 janvier 1835, la conservation de son corps miraculeuse ; et Pie IX, ayant reconnu trois autres miracles opérés par l'mtercession de Bobola, décréta le 3 juillet 1853 que les Jésuites pouvaient célébrer sa fête dans leurs églises le 23 mai , jour de l'octave de son martyi'e. Voy. le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

BOBOLÈNE ou BOBOLEIN, moine de Luxeuil ou de Granfel, vivait au vif siècle. On a de lui : la Vie de saint Germain, premier abbé de Granfel; elle se trouve dans les BoUandistes , au 21 février, et dans les Actes des Saints de l'Ordre de Saint-Benoit , tom. II. Voy. D. Rivet, Hist. litt. de la France, tom. III, p. 631.

BOBON. Voy. Beuvon.

I. BOCGI, fils de Jogli, de la tribu de Dan. Voy. Nombres, xxxiv, 22.

ÏI. BOCGI, grand prêtre des Juifs, fils d'Abisué et père d'Ozi. Voy. I Parai., vi, 5.

BOGCIAU , lévite , lilsd'Herman ; il jouait devant l'Arche. Voy. I Parai., xxv, 4.

BOGCONIA. Voy. Bucconia.

BOGHARD ( Claude -Mai'ie), vicaire général de Lyon, né en 1759 dans le Bugey, à Ménestruel, où il mourut l'an 1834, était"^de la maison et société de Sorbonne. On lui doit : l» Dialogues chrétiens; 1796, ouvrage destiné à ramener à la religion un jeune homme qui s'en était écarté; en 1802 l'auteur y ajouta un second volume , dans lequel il traite des pratiques de la religion et surtout des sacrements ; et en 1805, un troisième volume contenant un règlement de vie et un exposé des devoirs du chrétien parut sous le titre de : Jules chrétien , ou Dialogues sur les principes et les plus essentielles pratiques du chrétien, à l'usage des gens du monde; — 1" Manuel à l'usage des séminaires ; Lyon, 1815 , in-80 , avec un Appendice sur les études de Sorbonne; — 3" Logique française; — 4" Extraits à l'usage des classes d'éloquence sacrée; 1832, 2 vol. in-8"; ces deux derniers ouvrages ne portent pas de nom d'auteur ; — 5» Cinquième âge de l'Église, extrait d'une dissertation sur les sept âges selon l'Apocalypse , 1826 , in-S". Voy. Feller, Biogr. univers.

BOCHART (Samuel), ministre protestant, né à Rouen en 1599, mort à Caen en 1667, était très-versé dans la philosophie , la théologie , l'hébreu , le syriaque , le chaldéen , l'arabe et l'éthiopien. Ses principaux ouvrages sont : 1" Phaleg et Chanaan , qui sont les deux parties de la géographie sacrée; Francfort, 1674, in-4''; — 2» Hierozoïcon , ou Histoire des animaux dont il est parlé dans l'Écriture ; Londres , 1663 ; Francfort, 1675, 2 vol. in -fol.; Leipzig, 1793- 1799, 3 vol. grand in-4'>; édition donnée par E.-J.-C. Rosenmiiller avec des notes. Ses œuvres complètes ont paru à Leyde etàUtrecht, 1692, 1712. Au point de vue des sciences naturelles, les hommes les plus habiles du jour peuvent tirer une grande utilité de l'érudition de Bochart, qui fait constamment usage des naturalistes grecs, latins et arabes. Nous ne dirons pas de même de la partie philologique : ses connaissances en hébreu et en arabe n'étaient pas assez approfondies pour qu'il pût éviter une ibule d'erreurs qu'il a commises dans ses explications. Voy. Nicéron , Mémoires. Etienne Morin. Dissert, de Vita et Scripfis Bochart. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud.

BOCÔEL (fioc/W/?«). Voy. Bouchel.

BOGHERVILLE (SAINT-GEORGES DE), en latin S. Georyius de Balcheri-Villa), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans le pays de Caux, en Normandie , au diocèse de Rouen. Ce fut d'abord une église collégiale; en 1114 on y établit des religieux de Saint-Évroul , et en 1660 on la donna aux bénédictins de Saint-Maur. Voy. Galt. Chri.s-t., tom. II, col. 267, nov. edit.

BOCHRI , père de Séba , fameux par sa révolte contre David. Voy. II Rois, xx, 1, 2.

BOCK (Frédéric-Samuel), savant allemand, né à Kœnigsberg en 1716, mort en 1786, professa le grec et la théologie , et laissa , entre autres ouvrages : 1" Spécimen theologiœ naturalis ; ZuUichau, 1743, in4»; — 2° Historia antitrinitariorum , maxime socinianismi et socinianorum ; Kœnigsberg et Leipzig, 1771. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BOCKING (Radulphe), dominicain anglais, né a Ghichester dans le xin« siècle , a laissé : la Vie de saint Richard, évêque de cette ville, dont il avait été le confesseur; cette Vie se trouve dans les BoUandistes, 3 avril, p. 282- 318. Voy. Echard, Script. Ord. Prœd., tom. I, p. 24fl.

BOGQUILLOT (Lazare- André), chanoine d'Avallon, né dans cette ville en 1649, mort en 1728. D'abord avocat, il entra dans l'état ecclésiastique et devint curé de Chastellux. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite : 1» six volumes d'Homélies: Paris, 1^8- 1702; — 2» les Règles de la liturgie; 1690; — 3" Traité historique de la liturgie sacrée ou de la Me^se; Paris, 1701 , in-8''; — 4» un Rituel pour le diocèse d'Autun. Voy. Nicéron , Mém. , tom. VIII et X. Richard et Giraud.

BOGRU , fils d'Azel, de la tribu de Benjamin. Voy. I. Parai., vm, 38; ix, 44.

BODE ( Christophe-Auguste), orientaliste allemand , protestant, né à Wernigerode en 1722, mort en 1796, fit à Halle, et ensuite à Helmstaedt , un cours sur les livres saints et sur la grammaire hébraïque. Ses principaux ouvrages sont : 1» Evangelium secundum Matthœum, ex versione Ethiopici interpretis; Halle, 1749; — 2" Evangelium secundum Matthœum, ex versione Persici interpretis; Helmstaedt, 1750; —3" Item secundum Marcum, Lucam et Jofmnnem; ibid., 1751 ; — 4" Novum Testamentum ex versione Ethio-

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ptci interprefis ; ibid., 4752-1755; — 5° Psmdocritico-Millio-Bengeliana; Halle, 1767, 2 vol. in -8°. Mill, n'étant pas suffisamment instruit dans les langues orientales, a eu recours, en composant son édition du Nouveau Testament grec , aux traductions latines des versions orientales de la Polyglotte de Walton ; ce qui lui a fait commettre des erreurs. Pareille chose est arrivée à Bengel. Le dessein de Bode a donc été de corriger les fautes de ces deux critiques;

— 6" Pseudo-critica-Wet.steiniana , qui a été insérée dans la Biblioth. cVEichhoi-n, tom. IV, p. 364. Voy. VEncyclop. cathol. La Nouv. Biogr. génèr,

BODENSCHATZ (Jean-Christophe-George), orientaliste allemand, protestant, né à Hof en 1717, mort en 1797 , était particulièrement versé dans l'étude des antiquités judaïques. 11 a laissé, en allemand : 1» Constitution ecclésiastique des juifs modernes et principalement des juifs allemands ; Erlangen et Cobourg, 1748, 1749 et 1756 ;

— 2" Explication des livres saints du Nouveau Testament, d'après les antiquite's judaïques; Hanovre, 1756, in -8". Voy. la Nouv. Biog. gêner .

BODENSTÈIN (André). Voy. Carlostad.

BODIN (.Jean), magistrat, né à Angers vers 1530, mort de la peste à Laon en 15%, a composé plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1" de la République; Paris, 1576, in-fol. ; ouvrage traduit en latm par l'auteur lui-même, comme le porte l'édition de Cologne de 1586;

— 2" Methodus ad facilem historiarum cognitio- «em; Paris, 1566, in-4'>; — 3» Heptaptomeron , sive Colloquium de abditis rerum sublimium arcanis; nommé autrement Naturalisme de Bodin;

— 4" la Démonomanie, ou Traite' des Sorciers; Paris, 1580, in-4''; — 5» Theatrum naturœ; Lyon, 1556, in-8". Le Naturalisme est resté longtemps manuscrit; c'est à Berlin, 1841, in-8'', qu'il fut imprimé pour la première fois. On a accusé Bodin d'être protestant, juif et même athée;

3uand on a lu ses livres , on est en effet tenté e le juger ainsi , et l'on n'est nullement étonné 3u'ils aient été condamnés par la congi'égation e V Index

L BOËGE ou BOETHIUS, BOETIUS (Flavius Anicius Manlius Torqnatus Severinus), né à Rome en 470, mort en 525. Issu d'une ancienne et illustre famille, il devint consul en 510; et, l'an 522 , ses enfants furent élevés à la même dignité ; mais, ayant été accusé d'avoir voulu létablir l'autorité du sénat et de la république romaine, il fut dépouillé de ses biens, jeté en prison , où il fut tué par l'ordre de Théodoi'ic. Boëce était très-versé dans les sciences, les arts et la philosophie, et possédait une éloquence peu commune. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1" de Consolatione philosophiœ; — 2" de Sancta Trinitate ad Symmachum; — 3" de Duabus nuturis et una persona Christi , adversus Eutychen et Nestorium. Tous les ouvrages de Boëce ont paru à Nuremberg, 1476 ; Venise, 1491 , etBàle, 1570, in-fol.; Leyde, 1671, in-8», enfin Paris, 1680, in-fol. Ils ont été traduits en français par le P. Régnier, chanoine de Sainte- Geneviève; Paris, 1676, in-12, et par de Francheville , conseiller du roi de Prusse ; La Haye, 1744, 2 vol. in -8», Le P. Papebroch donne à Boëce le titre de saint, et il joint sa Vie à celle du pape Jean. Voy. Acta Sanctorum, Gmaii,

&. 707. D. Ceillier, Âut. ecclés.. tom. XV. L'abbé ervaise, Vie de Boëce; Paris, 1715. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biog. ge'nér. Le Dict. encyclop. de lu théol. cathol.

II. BOËCE (Vulfin), évèque de Poitiers, vivait vers l'an 830. On a de lui : la Vie de saint

Junien, abbé de Mairé-l'Évescaut, qui vivait au vp siècle. Elle se trouve dans Mabillon, Acta Sanct. Ord. S. Ben., p. 307. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

BOECLER (Jean-Wolfgang), théologien allemand , originaire de Livonie , mort à Cologne en 1717. Il abjura dans cette ville le protestantisme et embrassa la religion catholique. On a de lui quelques ouvrages en faveur du catholicisme et un livre écrit en allemand, et intitulé : Rites superstitieux des pauvres Esthoniens ; Cologne , 1091. Voy. ibid.

BOEGERT (Jean -Baptiste), chanoine honoraire , né à Kaisersberg en 1791 , mort à Mulhouse en 1832. Il reçut les ordres et fut directeur des hautes études au séminaire de Molsheim. On a de lui : l" Méditations philosophiques , ou la Philosophie conduisant l'homme à la religion et au bo?iheur; Strasbourg , 1823, in-12; — 2° Réflexions amicales d^un chrétien sur une lettre adressée à M. l'abbé Maccarthy ; — 3" Cri de la justice et de la vérité. Voy. Feller, Biogr. univers.

BŒHME (Jacques), cordonnier, fils d'un paysan luthérien , né en 1575 dans le village d'Alt - Seidenberg , près de Gœrlitz , mort l'an 1624 , avait le goût des choses religieuses ; il se crut même appelé à une mission extraordinaire. Pendant ses voyages comme compagnon il resta toujours pieux et recueilli. Les discussions des luthériens et des calvinistes , tout en jetant le trouble dans son esprit, le portèrent à étudier de plus en plus les problèmes mystérieux de la nature et de l'homme , et à chercher les formules qui pouvaient exprimer le mieux les idées étranges qu'il avait dans l'esprit. Il commença vers 1612 à rédiger ses vues sur Dieu et le monde dans un écrit qu'il nomma VAurore naissante; eu 1618 il composa ses Lettres théosophiques ; l'année suivante , son Traité des trois principes, et dès lors ses écrits se succédèrent rapidement ; on en tira de nombreuses copies pendant longtemps ; enfin on les livra peu à peu à l'impression; et ce ne fut qu'en 1682 que J.-G. Gichtel en donna à Amsterdam une édition complète qui a été reproduite dans la même ville , en l'730, sous le titre de Thcosophiu revelata , in-8». Les œuvres de Bœhme ont été traduites en anglais, et une partie l'a été en français. Voy. de Rauscher, qui a consacré à cet écrivain extraordinaire un article très-intéressant dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. BOEHMER (Georges-Louis), protestant, né à Halle en 1715, mort à Gœttingue l'an 1797, devint professeur ordinaire , conseiller aulique et doyen de la faculté de droit de Gœttingue. On a de lui , parmi plusieurs autres écrits : 1" Principia juris canonici ; Gœttingue, 1762, in-8», réimprimés quatre fois, la dernière en 1785; — 2" Observationes juris canonici; ibid., 1673, in-8». Voi/. Feller.

II. BOEHMER (Juste-Henning) , père du précédent, né à Hanovre en 1674, mort à Halle l'an 1748 , fut chanceUer de l'université de Halle et doyen de la faculté de droit. On a de lui : 1» un Corps de droit avec des variantes, des notes , etc. Quoique protestant , Boehmer dédia son ouvrage à Benoit XIV , qui le reçut avec bonté; — 2» Jus ecclesiasticum Protestantium ; 1736, 4 vol.; ouvrage dans lequel il donne plus d'essor aux préjugés de sa secte; — 3» Jus parochiale, in-4». Le cardinal Gerdil a écrit contre lui et réfuté quelques-uns de ses principes. D'un autre côté, on lit dans Y Index librorum prolnbitorum : « Boehmerus Justus Hemiing. Anim-

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