‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 344 sur 1220 · II. BŒUF (LE). Voy. BEUIL (LE · texte numérisé non relu

II. BŒUF (LE). Voy. BEUIL (LE

BŒYE (André de), jésuite, né a Fumes en 1571 , mort à Anvers en 1650. Ses principaux ouvrages sont : 1" Vitœ Sanctorum conjugatorum, qui in matrimonio virtutibus illustres vixerunt;

— 2" Vitœ Sanctorurn et aliorurn illustrium hominum Veteris Testamenti , ab Adamo et Eva Usque ad Joachimum et Annam; — 8" Gloria ma-

gnorum patriarcharum Joachimi et Année. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BOGAN (Zacharie), célèbre philologue et théologien anglican, né dans le Devonshire en 1625, mort en 1659. On a de lui :1" Homerus ébraïzôn, sive comparatio Homeri cum Scriptoribus sacris, quoad normam loquendi : Subnectitur Hesiodus omêrizôn; Oxford, 1658, in-8" : ouvrage savant, mais systématique; — 1° An Alphabetical vieio of Scripfure threats and punishments ; in-12 • — 3" Méditations on the worth ofa Christian' s life; in-8"; — 4" Help to prayer; in-12. Voy. VEncyclop. cathol. La Nouv. Biogr. génér.

BOGARMILES. Voy. Bogomiles.

BOGATZKY (Charles-Henri de), écrivain protestant, né à Jankowa en Silésie en 1690, mort à Halle en 1774. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1" Manuel des enfants de Dieu : Halle , 1748, in-8"; — 2" Considérations sur l'incarnation et la naissance de Jésus; ibid., 1753, in-8"; — 3" Pensées sur la sainte Trinité; ibid., 1754, in-8". Vo)/. la Nouv. Biogr. génér.

BOGERMANN (Jean), théologien protestant, né à Oplewert dans la Frise orientale, mort en 1637, professa la théologie à Franeker. En 1608 il fut élu président du synode de Dordrecht. Ses principaux ouvrages sont : 1" Praxis pœnitentiœ, seu meditationes in lapsum Davidis; — 'i'^ Annotationes contra H. Grotiurn in ejus pietatem ordinum Hollandice; — 3" Parasceve ad amicam collationem cum piscatore; — 4" de la Punition des hérétiques, en allemand, traduit de Bèze; Franeker, 1601; — 5" Miroir des Jésuites, en allemand; Leewarde, 1608. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BOGOMILES ou BOGARMILES, BOGONMI- LES (Bogomili ou Bogonmili), hérétiques, sectateurs de Basile {voy. Basile, n" V), qui fut brûlé à Constantinople sous l'empereur Alexis Comnène.Leur nom vient de deux mots bulgares : Bog (Dieu), et milouï (ayez pitié); et ils étaient appelés ainsi parce gu ils affectaient d'implorer sans cesse la miséricorde divine, à l'imitation des Massaliens, qui soutenaient que la prière seule était nécessaire, à l'exclusion même des sacrements. Ils ne confessaient la Trinité qu'en paroles seulement, attribuant au Père seul les trois noms, et disant que le Fils et le Saint- Esprit n'existaient que depuis 5500. Selon eux, le Père avait engendré le Fils; le Fils, le Saint- Esprit; et le Saint-Esprit, Judas le traître et les onze apôtres. Ils rejetaient la croix, les relir^ies et les images des saints, et ne reconnaissaient d'autre communion que de demander le pain quotidien en récitant 1 Oraison Dominicale, qu'ils récitaient sept fois le jour et cinq fois la nuit, quelques-uns plus souvent et à genoux. Ils condamnaient le mariage, aussi bien que l'usage de la chair et des œufs. J. Christ. Wolfî a publié VHist. des Bogomiles à Wittemberg, 1712, in-i". Albert Fabricius a aussi publié un traité intitulé : de Hœresi et moribus Bogomilarum ; ilO'i, in-4". Voy. Euthymius Zigabène, qui dans sa Panoplia, part, ii, fait un exposé complet de l'hérésie des Bogomiles. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XXI, p. 534. Bergier, Diction, de théologie. Pluquet, Diction, des hérésies. Baronius et Sponde, ad ann. 1118. Hausle, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol., à l'art. Basile , chef des Bogomiles. Gaet. Moroni , vol. Y, p. 272, 273.

BOGUE (David), ministre et théologien anglican, né à Halydown dans le comté de Ber- Avick en 1750, mort à Brighton en 1825, fut un des éditeurs du Magasin éoangélique. On lui doit encore : 1" Considérations sur la distribution des

BOHN

BOIR

traité^ religieux; — 1" Inspiration of the New Testament, traduit en français par Combes-Daunous; Paris, 1803, in-12; — 3» Discours sur le Millenium prononcés dans le séminaire des Missions à Gosport , traduit de l'anglais en français par Malleville de Condat; Paris, 4825, 2 vol. in-8";

— 4" la Paix universelle durant le Millenium; ouvrage posthume et en français ; Paris , 4829 , in-8».

BOHÊME (Boemiu, Bohemia, Bniemum, Boioliemmn), contrée de l'Europe où Boniface, prêtre et religieux anglais, prêcha l'Êvanaile vers le milieu du \ïW siècle. En 747 le pape Zacharie le nomma évêque de Mavence et érigea ce siège en métropole; et l'an 40G8, Vratislas, duc àe Bohême, rendit ce pays tributaire du Saint- Siège. Cependant les différentes sectes qui ont désolé la Bohême ont fait craindre souvent la ruine de ce pays; mais les traités de Westphalie y ont ramené le calme. Voij. Gaet. Moroni, vol. "V, p. 263-272. Le Diction, encyclop. de la théol. cathnl . Richard et Giraud.

I. BOHÉMIENS ou FRÈRES DE BOHÊME (Fm^re* /JoAe?»îV,0, FRÈRES MORAVES, hérétiques du xv« siècle qui , sous la direction du cordonnier Kélésiski, rejetaient la transsubstantiation, la prière pour les morts, l'autorité du Pape et tous les sacrements, excepté le Baptême et la Cène. Ils se confondirent avec les Lutliériens, les Calvinistes et les Zwingliens. Voy. Lasicius, de Gest. FF. Bohemic. Bossuet, Hist. des Variât. Le Diction, encyclop. de la the'olog. cathoL. à l'art. BoHÊMES (Frères), et Moraves.

IL BOHÉMIENS, vagabonds qui parcourent toute l'Europe, sous le nom de Bohémiens et d'Egyptiens en France, de Zigeuner en Allemagne , de Gipsy en Angleterre , de Gitanos en Espagne, et de Zingani en Italie. Ils font profession de dire la bonne aventure, et vivent de filouteries. Une ordonnance des États d'Orléans de l'an 4560 leur enjoignit de quitter le royaume, sous peine des galères. Voy. Bergier, Diction, de thènl.

BOHÉRIES {Boheriœ\ abbaye de l'Ordre de Citeaux au diocèse de Laon en Picardie. Elle fut fondée en 4444 par Barthélémy, évêque de Laon. On l'établit d'abord à Macquigni, mais on la transféra en 4443 à Bohéries, près de Guise. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. X, col. 636, nov. edit.

BOHIC. Voy. BOYC.

BOHIER, Boerius (Nicolas de), jurisc, né à Montpellier en 4469, mort en 4539. Il professa le droit à Bourges, et fut président à mortier au parlement de Bordeaux, lia laissé, entre autres ouvrages : Tractufus de ofpcioet potestate legati a latere in regno Franciœ; Lyon, 4509, in-B". Voy. la Nouv. Biogr. génër,

BOHLE (Samuel), théologien protestant, né en Poméranie en 4644, mort en 4689, était trèsversé dans la langue hébraïque. On a de lui, entre autres ouvrages : 4» Comment, biblico • rabbinic. in Esai. vu ; — 2» Comment, in Malachiam;

— 3° Vera Divisio Decalogi ex infallibili principiù accentuationis data; — 4» Ethica sacra, sive Commentar. in Proverbia Salomonis; — 5» Grammaticn hebrœa. Voy. ibid.

BOHMISTES , nom que l'on a donné en Saxe aux sectateurs d'un certain .lacob Bohm, mort en 4624, et qui a laissé plusieurs écrits mystiques , remplis d'une théologie obscure et inintelligible. Voy. Bergier, Diction, de théol.

BOHN (M. Jean-Sylvestre), professeur de théologie de la confession d'Augsbourg et pasteur de l'église des Prêcheurs à Èrfurt, né dans celte ville en 4742, mort l'an 1762, a publié, outre des

gazettes à la fois amusantes et instructives, et la Religion, feuille hebdomadaire (4755-4757) : 4" Dissertatio epistolica rfeme^/iorfo; Erfurt, 1743, in-4»; — 2" Comrnentatio de vi argumenti quod ad confirmandam religionis christianœ veritafem a constantia martyrum ducitur; ibid., 4758,in-4°; — 3» Commentationis qua doctrinœ de miraculis

BOIANO (Boaianum ou Bobianum),\\\le épisc. du royaume de Naples dans le comté de Molise, et située vers la source de la rivière deTiferno. Son évêchéest suffragant de Bénévent; il parait avoir été établi à la lin du v* siècle ou dès le commencement du vi«. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. VIII, p. 244. De Commanville, I" Table alphabet., p. 45.

BOICH. Voy. BouH.

BOIEMUM. Voy. Bohême.

BOILE. Voi/. Boyle.

I. BOILEAÛ (Charles), abbé de Beaulieu et prieur de Faye, membre de l'Académie française, né à Beauvais, mort en 4704. Il fut prédicateur du roi et acquit une grande réputation. On a de lui : 4» Pensées choisies sur différents sujets de morale; Paris, 4707; — 2° Homélies et Sermons sur les Evangiles du Carême; ibid., 2 vol. in-42; — 3» Panégyriques des Saints ;ill8^ 4 vol. in-8". Voy. la Biblioth. franc, tom. II, p. 298.

II. BOILEAU (Jacques), frère de Boileau Despréaux, né à Paris en 46â5, mort en 4746, fut doyen et grand vicaire de Sens, chanoine de la Sainte-Chapelle et doyen de la faculté de théologie. On a de lui , entre autres ouvrages : 4" de Antiquo jure presbyteroruvri in regimine ecclesiasticoiTxxrm, 4676, in-42; 4678, in-8"; — 2" Historia Flagellantium , sive de perverso flagellorum usu apud christianos ; Paris, 47C0, in-42; histoire mise à Y Index par un décret du 4 mars 470*,), et vivement attaquée par Thiers; — 3° Disquisitio theologica de sanguine corporis Christi post resurrectionem , ad Epistolam CXL VI Augustini ;\GSl, in-8". Voy. Nicéron, Mémoires, t. XII et XX. Thiers , Critique de l'Histoire des Flugellans et justification de l'usage des discipliner volontaires; Paris, 4703; ouvrage dont on trouve une bonne analyse dans les Mémoires de Trévoux, tom. II, de 1703, p. 963 et suiv. Richard et Giraud.

III. BOILEAU (Jean-Jacques), théologien et biographe, né en 4649, mort en 4735, chanoine de la collégiale de Saint-Honoré à Paris. Il a laissé, outre diverses biographies : Lettres sur différents sujets de morale et de piété; Paris, 4737, 2 vol. in-42.

I, BOILLOT (Henri), jésuite et théologien, né en 4698, mort à Dôle en 4733, professa dans plusieurs maisons de sa compagnie la rhétorique, la philosophie et la théologie. Outre un assez grand nombre de travaux littéraires, on a de lui : 4" Maximes chrétiennes et spirituelles, extraites des Œuvres du P. Nieremberg; Lyon, 4744, 2 vol. in-12; — 2" Sermons nouveaux sur divers sujets ; Lyon, 1714, 2 vol. in-12.

IL BOILLOT (Jean), minime, né à Saint-Mémin en Auxois l'an 1658, mort à Semur l'an 1728, a laissé : Lettres sur le secret de la confession; Cologne (Dijon), 1703, in-12; — 2" la Vfwe Pénitence; Dijon, 1707, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.

ÈOIOHEMUM. Voy. Bohême.

BOIREAU (Jacques), jésuite, né au diocèse de Lhnoges au xvii« siècle, a laissé, entre autres ouvrages : 4" Vie de saint Clair, moine, prêtre

Page 1