‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 351 sur 1220 · XVI. BONIFACE SIMONETA. Foy. Simoneta · texte numérisé non relu

XVI. BONIFACE SIMONETA. Foy. Simoneta

BONIPORTUS (en français BonsfMrts) ,' mot

latin qui désigne le nom d'un lieu situé sur les côtes méridionales de Crète , près de Thalasse, et où saint Paul aborda dans un de ses voyages. Voi/. Act. des Apôtres, xxvir, 8.

BONIS ^Joseph de), barnabite, né en Lombardie en 1723 , professa la théologie et le droit canon à Bologne. Ses principaux ouvrages sont : 1" de Natura divinœ gratiœ; Mediolani, 1755;

— 2» de Oratnriis piihlicis tractatiis historicocanonicus; ibid., 1761; — 3"rfe Oratoriis privatis Commentorius ; ibid., 1780; — 4° de Processionihus ecclesiaslicis opus historico-theologicocanonicum; ibid., 1773; — 5° Ordinum régularium apologia historico - theologica ; Bononise , 1790, in-4o; — 6" de Veterum principum erya catholicam Ecclesiam obsequio ; ibid., 1786; — 7° Casus conscientiœ et sacrorum rituum; ibid.,

BONISON. Voy. Bonizon.

BONITUS. Voy. Bonet, n» I.

BONIZON ou BONISON , évêque de Sutri et de Plaisance, mort en 1089, lutta avec un courage qui ne se démentit jamais pour soutenir les droits du Saint-Siège; poursuivi d'abord par l'empereur Henri IV, il périt par les mains sacrilèges de l'antipape Guibert, qui lui arracha les yeux et lui coupa les membres. Ses ouvrages sont restés manuscrits; le cardinal Angelo Mai a donné, dans son Spicilegiutn romanum; Romœ, 1839-1844, tom. VI, p. 273- 281 , quelques fragments de VHistoria pontificia de Bonison. Voy. D. Ceilher, Hist. des Aut. ecclés., tom. XXI, p. 203 et suiv. Richard et Gi-

I. BONJOUR (Guillaume), religieux augustin , né à Toulouse en 1670 , mort en Chine en 1714. Appelé à Rome en 1695 par le cardinal de Noris, il fut chargé par Clément XI de plusieurs missions importantes. Après avoir fourni de savants mémoires dans la léforme du calendrier grégorien , il se rendit en Chine pour travailler a la propagation du christianisme. Il était trèsversé dans les langues orientales et surtout dans le copte. Il a laissé : 1" Dissertatio de nomine patriarchœ Josephi a Pharaone imposito; Rome, 1696, in-4''; — 2" Selectœ in Sacr. Script, dissertationes , upud Montem-Faliscum; 1705, in-4°;

— 3" de Computo ecclesiastico , apud Montem- Faliscum; 1702, et plusieurs autres ouvrages tant imprimés que manuscrits , dont on trouve

la liste dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr. géné)\

IL BONJOUR (les frères), chefs de la secte des flagellants Fareinistes; ils étaient de Fareim , village près de Trévoux , et vivaient dans la dernière moitié du xviiie siècle. L'ainé fut d'abord curé dans le Forez , où il répandit des erreurs à peu près semblables à celles des pauvres de Lyon. Mais, ayant mécontenté le seigneur et quelques habitants de l'endroit , il fut envoyé par son évêque dans une autre cure avec son frère, qui remplissait les fonctions de vicaire. Des mœurs pures , un caractère trèsdoux , des manières affables et un grand talent pour la chaire leur gagnèrent l'affection générale et leur firent beaucoup de partisans. Bonjour l'aîné s'étant démis de sa cure, son frère lui succéda; mais ils continuèrent à vivre ensemble , l'ainé exerçant les fonctions de maître d'école. Cependant un des plus chauds adversaires de cette secte mourut subitement, à la suite de la piqûre d'une aiguille trouvée dans son lit , ce qui éveilla des soupçons ; plusieurs sectaires furent exilés, et Bonjour le jeune fut enfermé dans un couvent d'où il parvint à s'échapper. Pendant la révolution il cliercha à prendre d'assaut son ancienne cure , mais l'autorité de Trévoux l'en empêcha. Il vint à Paris , où son frère le joignit; mais le consul Bonaparte les exila tous les deux à Lausanne, où ils moururent dans une extrême vieillesse. Avec eux s'éteignit la secte des Flagellants Fareinistes. Voy. VEnci/clopéd. cathol.

I. BONLIEU (Bonus-Locus), abbaye de l'Ordre de Citeaux, au diocèse de Limoges. Elle fut fondée , l'an 1121 , par Amélius , seigneur de Chambon en Combraille. Voy. Sainte -Marthe, Gall. Christ., tom. IL Richard et Giraud.

IL BONLIEU {Bonus-Locus ou Risus-Agni), abbaye de l'Ordre de Citeaux , au diocèse de Bordeaux, entre la Dordogne et la Garonne. Elle fut fondée l'an 1141 par les soins du B. Sicard, qui en fut le premier abbé. Voy. ibid., tom. IL Richard et Giraud.

BONMONTIER , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , au diocèse de Toul , en Lorraine. Elle fut fondée au vu» siècle dans les montagnes des Vosges , dans un vallon appelé encore maintenant Val de Bonmontier ( Bodonis monusterium) , par Bodon-Leudin, évêque de Toul. D'abord occupée par des religieuses , elle le fut plus tard par des religieux de Saint- Benoit, puis par des chanoines réguliers de Saint-Augustin. En 1569 elle fut transférée à Domèvre, près de Blamont, sur la petite rivière de Vezouze. Voy. D. Calmet, Hist. de Lorraine, t. III, col. 77 et 85.

BONN (Bonna), ville d'Allemagne, sur le Rhin ; on y tint un concile sur la discipline l'an 942. Voy. Lab., tom. IX. Hard., tom. VI.

BONN AIRE (Louis de), oratorien,né à Ramerupt-sur-Aube vers 1680, mort à Paris en 1752, a publié : 1» Parallèle de la morale des jésuites et de celle des païens; Troyes, 1726, in-S"; — 2» la Religion chrétienne méditée dans le véritable esprit de ses maximes ; ili5, 1763,6 vol. in-12; — 3" les Semaines Èvangéliques, (Jui contiennent des réflexions morales pour chaque Jour; Paris, 1735; — ¥une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, et plusieurs autres ouvrages. Voy. Quérard, la France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.

BONNARDEL , curé de Sernur en Brionnais, né près de cette ville vers 1759, mort l'an 1836, fut obligé de s'expatrier quand la révolution éclata ; mais il s'empressa d'y rentrer dès que le calme se fut un peu rétabli. Il établit dans sa

BONN

BONN

paroisse la dévotion au Cœur de Jésus, et il fonda un petit séminaire. On a de lui : 1" un Cours d'instructions familières sur les principaux événements de r Ancien Testament, et Prônes sur Cabrèfjé des vérités de la foi et de la morale. Cet ouvrage, dont la 8« édition a paru en 1824 , fut d'abord publié en 6 vol. in-12, et ensuite en 8. En 1821 l'auteur y ajotita un vol. contenant '25 nouvelles instructions , dont 12 seulement sont de lui ; — 2" Instructions familières pour la prière du soir pendant le Carême. Les dernières éditions poitent le nom de l'auteur, qui ne se trouve pas dans les premières.

BONNE (sainte). Voy. Beuve.

BONNEAIGUE (Bona-Aaua), abbaye de l'Ordre de Citeaux située sur la Dordogiîe, au diocèse de Limoges. Elle fut fondée au xiF siècle, et elle était de la liliation d'Obazine. Voy. Gall. Christ., Xom. Il, col. 624.

BONNEAU. Fo?/. MiMARiON.

BONNECOMBÉ (Bonu-Cumba), abbaye de l'Ordre de Citeaux au diocèse de Rhodez. Elle fut fondée par Raymond, comte de Toulouse, en 1162^ et elle était (ille de Candeil, sous Clairvaux. Voi/. la (iall. Christ., tom.l, col. 250.

BONNÉESPÉRANCE (Bona-Spes), abbaye de rOrdre de Prémontré située près de Binche en Hainaut, au diocèse de Cambrai. Elle fut fondée vers l'an 1126 par Rainaud de la Croix et Béatrix, sa femme; elle était élective et régulière. Vot/. Sainte-Marthe, Ga//. Christ., tom.lll, col. 199, nov. edit.

L BONNE FOI, opinion consciencieuse. On a la bonne foi, on est de bonne foi, lorsqu'on parle ou qu'on a^it selon sa conscience. Bonne foi se dit particulièrement en jurisprudence de la conviction où l'on est qu'on agit, qu'on contracte légalement, ou qu'on acquiert, qu'on possède léiïitimement.

II. B'ONNEFOI (Benoît), jésuite^ natif d'Auvergne, vivait à la fin du XYii» siècle ; il a laissé: 1» Historia ortœ et oppugnatœ hœresis in Gallia (1534-1664); Toulouse, 2 vol. in-4''; — 2° Séries seu Historia epùcoporum Magalonensium ; ibid., 1652 et 1665, in-fol.; — 3" Epitome rerum geslarum in inferiore Occitania pro reliqione, ah anno 1610 ad 1657 ; Montpellier, 1657, în-S".

BONNEFONS(Amable), théologien, né à Riom en Auvergne en 1600, mort à Paris en 1653. Il entra de bonne heure chez les Jésuites, et se consacra à l'instruction religieuse des domestiques et des'jeunes gens pauvres. On a de lui un grand nombre d'ouvrages de piété , dont on peut voir la liste dans Moréri , Diction, histor.

BONNEFONT (Bonus-Fans), abbaye de l'Ordre de Citeaux au diocèse de Cominges. Elle fut fondée l'an 1136, était Mlle de Morimond et mère des abbayes de Bollone, de la Bénissons-Dieu, etc. Voi/. Sainte-Marthe, G«//. Christ., tora. I, col. Ili3

BONNEFONTAINE (8o«m.?-Fo«*), abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le Thiérache, au diocèse de Reims. Elle fut fondée en 1154, et elle était de la filiation de Signi. Vof/. Sainte- Marthe, Gall. Christ., tom. X, col. 312.

BONNEFOY (François- Lambert de), théologien, né dans le diocèse de Vaison en 1749, mort en 1830, obligé d'émigrer pendant la révolution , séjourna en Allemagne , où il s'occupa uniquement de ses travaux. On a de lui , entre antres ouvrages : de l'État religieux, son esprit, son établissement et ses progrès, services qu'il a rendus à V Eglise; Paris, 1784, in-12, fait en collaboration avec Bernard de Besançon, avocat au parlement. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BONNEL (Charles), jurisc, né à Langres au

xviie siècle , était très-versé dans la jurisprudence ecclésiastique. On lui doit : Institution au droit ecclésiastique de France , divisée en trois parties; Paris , 1678, in-12, 2« édit. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BONNER (Edmond), théologien anglican , né à Hanley dans le comté de Worcester, mort en 1569, était docteur en droit canon, bachelier en droit civil et docteur en théologie. Son habileté dans les afTaires lui acquit la bienveillance du, cardinal Wolsey, qui lui confia plusieurs missions importantes et lui donna de riches bénéfices. En 1539 il fut nommé évèque de Londres, et reconnut que les évéques tenaient du roi seul leur juridiction. Il avait déjà signé la déclaration de l'épiscopat anglais contre le Saint-Siège, et fait une préface pour le traité de Vera ohedientia, composé par Gardiner contre l'autorité spirituelle du Pape. Plus tard il devint suspect aux yeux de la cour, et Cranmer le fit déposer et renfermer dans la prison de Marshalsea. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1» Responsum et exhortatio in laudem sacerdotii;\î)53; — 2" Exposition du Symbole et des sept Sacrements , en 13 homélies; 1554, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. BONNET (Antoine), jésuite, né à Limoges en 1634, mort à Lunel en 1700, exerça pendant la plus grande partie de sa vie les fonctions de supérieur. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1" du Culte religieux que l'Église catholique rend aux choses saintes ; Toulouse, 1688, in-S"; — 2» de Timoré pœnitente dissertatio; ibid., 1694, in-8" , — 3" Quœstio moralis, an ignorantia invincibilis licitum reddat usum opinionis minus' probabilis in concursu probabilioris et tutioris; ibid., 1697, in-S". Voy. Mém. de Trévoux, décembre 1703. Richard et Giraud.

IL BONNET (Charles), philosophe, naturaliste, protestant, né en 1720 à Genève, où sa famille, originaire de France, se retira en 1572, mort dans sa ville natale l'an 1793. Parmi plusieurs autres ouvrages nous distinguerons : 1" Essai de Psychologie, ou Considérations sur les opérations de l'âme et sur l'éducation, auxquelles on a joint des principes physiques sur la cause première et sur son effet; Londres, 1754, in-12; — 2" Essai analytique sur les facultés de l'âme; Copenhague, 1760, in-4", et 1769, in-8». Ces deux ouvrages contiennent des opinions qui touchent au matérialisme et au fatalisme , mais dont certainement l'auteur, qui se montra toujours religieux, ne voyait pas les conséquences ; — 3" Païingénésie philosophique , ou Idée sur l'état passé et sur l'état futur desétres vivants; Genève, 1769 et 1770, in-o", dont le but est de prouver que les maux de ce monde et l'irrégularité de leur distribution rendent nécessaire un complément qu'on ne peut espérer que dans une vie meilleure. De ses considérations profondes sur ce sujet, il tire cette double conséquence qu'une révélation est absolument nécessaire , et que c'est dans la révélation chrétienne que se trouve la vérité ; — 4» Recherches philosophiques sur les preuves du christianisme; Genève, i.110 et 1774 , in-S" : ouvrage qui est une suite nécessaire du précédent, et dont la conclusion est un beau morceau d'éloquence reproduit dans l'i'HCf/c/op. cathol. Les écrits de Bonnet ont été réunis et imprimés à Neufchàtel sous le titre d'Œuvres d'histoire naturelle et de philosophie ; 1779, 8 vol. in-4», et 18 vol. in-8'', avec ligures; la plupart ont été traduits en anglais, en hollandais et dans d'autres langues, et plusieurs savants les ont fait connaître : tels sont, entre autres, Horace- Bénédict de Saussure , de Pouilly, Jean Trem-

BONN

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