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ACCUSATEUR, celui qui impute un crime à un autre et qui en poursuit la répression en justice. C'est le rôle que joue le promoteur dans les tribunaux ecclésiastiques. Régulièrement on ne doit condamner personne sans accusateur. Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth., etc., ad verb. Accusator. L'abbé J. Stremler, Trnilé des Peines ecclés., p. 83.
ACCUSATION. Déclaration d'un crime en justice pour qu'il soit puni. Le droit canon indique trois moyens pour découvrir les criminels et les faire punir : l'accusation, la dénonciation et l'inquisition. L'accusation doit être précédée d'une inscription de la part de l'accusateur. Dans les tribunaux ecclésiastiques, l'accusation se fait par le promoteur du diocèse pour les crimes qui méritent une peine inilictive, et le plus ordinairement sur une dénonciation ou par la rumeur publique. Celui qui a été accusé et absous d'un crime ne peut de nouveau en être accusé, non bis in idem, à moins qu'il n'y eût eu collusion dans le premier jugement ou irrégularité dans la procédure, ou que l'accusé continuât de commettre le même crime, ou enfin que le jugement n'ait été rendu par un juge incompétent. Voy. L. Ferraris, ibia, au mot Accusari. L'abbé André, Cours aljphah. de Droit canon, liv. I, p. 65, 66. L'abbé ,1. Stremler, ibid.
ACCUSÉ, celui qui est prévenu de quelque crime. Selon les anciens canons, les Décrétales et les commentateurs des Décrétales , un clerc accusé de crime grave ne peut ni être promu aux ordi'es, ni faire les fonctions de ceux dont il est déjà revêtu, ni obtenir de nouveaux bénéfices, mais, suivant une foule de canonistes, il peut résigner ceux qu'il a, si le crime dont il est coupable n'est pas du nombre de ceux qui le font vaquer de plein droit. Voy. L. Ferraris,/Wrf.,aumot AccusATUS. L'abbé André, ibid., p. 66, 67. L'abbé J. Stremler, ibid,, p. l60.
ACCUSIUM. Voy. Grenoble.
ACEDUNUM. Voy. Ahun.
ACEMÈTES, mieux ACŒMÈTES, mot grec qui signifie qui ne se couche pus, qui ne dort pas. C'était le nom de certains religieux célèbres. On les appelait ainsi non point parce qu'ils ne dormaient jamais, mais parce que, divisés en trois bandes qui se succédaient, ils
Esalmodiaient sans interruption ni jour ni nuit, e premier monastère des Açémètes fut fondé sur les bords de l'Euphrate par saint Alexandre, qui vivait sur la fin du iv siècle et au commencement du w Ils s'établirent ensuite en dillérents lieux, mais particulièrement à Constantinople. Dans le vi« siècle ils donnèrent dans les erreurs de Nestorius, ce qui les fit condamner d'abord à Constanlinople, et ensuite ;i Rome par le pape .lean 11. 11 y eut aussi des religieuses acémètes qui avaient encore un monastère à Constanlinople lorsqu'elle fut prise par les Turcs. On a aussi appelé Acémètes les stylites et quelques autres niuines de la Palestine , quoique d'un institut fort différent
ACENI. rov- ACHÉNOis. ,,,,.,,,
ACÉPHALE (AcEPHALUs) ou Acéphahte {Acephalita), signifie en grec sans tête, sans chef. On donne ce nom, dans le droit canonique , aux moines, aux prêtres, aux évêques et aux monastères qui se prétendent indépendants de la juridiction de leurs supérieurs respectifs. On l'a donné aussi autrefois aux hérétiques qui soutenaient les erreurs d'Eutychès. Enfin quelques canonistes appellent acéphales, après le cardinal Cajétan, les sessions du concile de Bâle qui n'étaient pas présidées par les légats du pape.
ACEPSIME , évêque , martyr en Perse sous Sapor. ^ ,
ACERENZA ou CIRENZA (Acherontta, Acheruntium), ville archiépisc. du royaume de Naples, capitale de la Basilicate. Selon la tradition du pays , la religion chrétienne y a été établie du temps des apôtres , ou au moins avant l'an 300. Les dyptiques de cette église font mention de 16 évêques qui y ont siégé avant saint Juste pendant 200 ans. Elle fut soumise pendant quelques années à Otrante , qui avait embrassé le rit grec sous Polyeucte, patriarche de Constantinople. Urbain II, par un décret de 1099, la mit sous la métropole de Salerne ; enfin Nicolas II en fit un archevêché , et Alexandre II lui donna pour suffragants les évêchés d'Anglone, de Gravina, de Potenza , de Tricarico , de Vénosa , avec un diocèse fort étendu. Mais Acerenza ayant encore été ruinée par les guerres, et les habitants s'étant établis ailleurs , Innocent III lui unit à perpétuité l'évéché de Matera, à condition que l'archevêque se qualifierait de ces deux villes dans les actes publics.
ACERNO (Acernum), ville du royaume de Naples avec évêché suffragant de Salerne. Le premier évêque que l'on connaisse de cette ville ne remonte pas au delà de 1136.
ACERNUS, nom latinisé du polonais Klonowicz ( Sébastien -Fabian), poète latin et polonais, né en 1551, et mort en 1608, fut surnommé VOvide Sarmate. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a laissés nous signalerons les suivants, imprimés à Cracovie , in -4" : 1» la Bourse des Judas et les Mauvaises acquisitions des richesses; — 2° la Vie de saint Benoit; — 3» Honos patemus ; — 4" Régula, id est Institutio seu cursus vitœ régis Christiani. Voy. les différents biographes polonais et Moréri, édit. de 1759.
ACERRA, ville épisc. du royaume de,Naples. On ignore qui a annoncé le premier l'Évangile à ses habitants. Elle est sous la métropole de Naples. Le premier évêque connu est Concordius, mentionné dans le premier concile de Rome , sous le pape Symmaque , en i99.
ACEY (Aceyum), ancienne abbaye de l'ordre de Citeaux dans le diocèse de Besançon. Elle fut fondée en 1136. Voy. le Dictionnaire universel de la France.
ACHA. Voy. Achaï.
I. ACHAB , fils et successeur d'Amri , se distingua parmi tous les rois d'Israël. Il épousa Jézabel, fille du roi des Sidoniens, laquelle lui persuada d'élever un autel à Baal , idole des Sidoniens. Après une vie remplie d'injustices et de dérèglements , il mourut dans une bataille contre le roi de Syrie , et les chiens léchèrent son sang. On peut voir son histoire, III Rois. xvi-xxii. '
II. ACHAB , fils de Cholias , un des faux prophètes qui séduisaient les Israélites à Babylone, et que le roi de Babvlone fit frire dans une poêle ardente. Voy. Jérémie, xxix, 21,