‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 366 sur 1220 · BOTH · texte numérisé non relu

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la vérité dans la question du quiétisrne.W ne l'ait pas trouvé dans l'Assemblée de 1682 pour comiDattre, au lieu de les défendre, les doctrines opposées aux croyances de tout l'univers catholique {Voy. Assemblées du clergé). Mais, hâtons-nous de le dire, l'erreur de Bossuet en cette circonstance , quoique incontestablement très -grave et fort regrettable, n'est pourtant qu'un fait isolé, en quelque sorte; ainsi on ne saurait justifiei" les écrivains qui en ont pris occasion pour cliercher à lui enlever tous ses autres mérites. — Il y a eu beaucoup d'éditions partielles des ouvrages de Bossuet; on peut les voir citées dans V Encifclopédie catholique; quant à ses œuvres complètes, elles ont été aussi réimprimées bien des fois; nous indiquerons les principales : 1» celle de l'abbé Pérau; Paris, 1743-1753 , 20 vol. in-4''; — 2» celle qui fut préparée par l'abbé Hemey d'Auberive et continuée par l'abbé Caron , directeur au séminaire de Saint-Sulpice ; Versailles, 1805-1819,43 vol. in- 8»; on y ajoute V Histoire de Bossuet par le card. de Baussét; Versailles, 1819, 4 vol. in -8»; — 3" celle de Baucé-Rusand , classée par ordre de matières; 1825-1828, 60 vol. in-12; elle est peu estimée; — 4* une autre édition, peu correcte, a été publiée par les frères Gauthier; Besancon, 1828-1830, 52 vol. in-8» ou 65 vol. in-12, avec la .5"= édition de Y Histoire de Bossuet par le card. de Bausset, imprimée par les mêmes fi'ères Gauthiei- ; — 5" deux éditions compactes ont été publiées depuis : lune à Paris, chez Lefèvre (c'est la plus belle), l'autre à Besançon, chez Chalandre ; toutes deux en 12 vol. grand in-8'', à deux colonnes ; — 6" deux autres nouvelles éditions se publient en ce moment : la première par F. Lâchât, à Paris, chez Louis Vives, libraire, en 3 vol. in -8", laquelle est annoncée comme conforme aux manuscrits originaux; ce qui peut être vrai pour une partie plus ou moins considérable de l'ouvrage de Bossuet, mais ce qui ne l'est certainement point pour toutes ; nous en avons eu la preuve évidente sous les yeux. Il y a donc place encore pour une nouvelle reproduction plus universellement fidèle de tout ce qui est véritablement sorti de la plume du grand évèque de Meaux ; nous voudrions espérer cet avantage de la deuxième, qui se publie aussi eu ce moment par des prêtres de l'Immaculée- Conception de Saint -Dizier, à Paris ^ chez V"" Palmé, 12 vol. grand in-8», à deux colonnes; qu'on dit collationnée de nouveau suv les manuscrits originaux, et qui est accompagnée de notes, d'une analyse des sermons, d'une table de tous les textes de la sainte Écriture, et d'une autie table de toutes les matières qui se trouvent dans l'ouvrage.

II. BOSSUET (Jacques -Bénigne), neveu du grand Bossuet et évèque deTroyes,né enl664, mort en 1743. Il a édité les ouvrages de son oncle, et laissé : 1" un Mandement au sujet de l'office de saint Grégoire VH ; 1729, in-4»; — 2" Missale S. Ecclesiœ Trecensis ; 1736 , in-4» ; — 3» Projet de Réponse à Mgr de Tencin, archevêque d'Embrun; ouvrage condamné pai* la Sacrée Congrégation de YIndex ( Décret. 7 octobre 1746).

BOSSULUS. Voy. Bossu.

BOSSUS (Matthieu). Voy. Bossio, n» II.

BOST, protestant, a publié : 1» Histoire générale de l'étublisse^nent du christianisme dans toutes les contrées où, il a pénétré depuis le temps de J.-C, d'après l'allemand de Blumhardt; Valence, 1838; — 2» Histoire ancienne et moderne de l'Eglise des frères de Bohér/w et de Moravie, depuis son origine Jusqu'à nos jours; Paris, 1844,

2" édit. Voy, Quérard, lu France littéraire , au supplé7n.

BOSTIUS. Voy. Arnold, n» IX.

I. BOSTON (Bostontum), yiWe des États-Unis d'Amérique, capitale de l'État de^ Massachussets, fut fondée en 1600, et reçut son nom des émigrants de Boston en Angleterre. Elle donna le premier signal de la révolution qui enleva les États-Unis à l'Angleterre. Washington s'en empara en 1776. Au commencement de ce siècle Pie VII établit un évêché à Boston, et le lit suffragant de Baltimore. Il y a un séminaire et quelques établissements religieux, tels que les Ursulines, les sœurs de la Charité. Le diocèse compte plus de vingt églises et plus de seize mille catholiques. Voy. ôaet. Moroni, vol. VI, p. 70.

II. BOSTON (Thomas) , théologien presbytérien, né à Dunse en 1676, mort en 1732, était très-versé dans la langue hébraïque. Il a laissé : 1° Tractatus etymologicus hebrœo-hihlicus ; Amsterdam', 1738, in-4°; — 2» Body ofdivinity; 3 vol. in-8o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

BOSTRA, ville épisc. de la province d'Arabie que l'empereur Justinien sépara du diocèse d'Orient, et qu'il ajouta à la Palestine du consentement du pape Vigile. Les Notices d'IJiéroclès et de l'empereur Léon en font la métropole de l'Arabie ; d'autres disent qu'elle n'était originaiiement qu'un château ou tout au plus qu'un village (Come). On lui donne pour premier évé-

3ue Timothée, qui fut un des sept premiers iacres ( Act. des Apôtres, vi, 5). Voy. Eusèbe, Hist. eccles., 1. VI, c. xxxiii. Les Principes de lu foi, t. III, p. 736, 743. Lequien, Oriens Christian., t. II, p. 853. De Commanville, P^ Table alphabet., pag. 44. Gaet. Moroni, voL VI, p. 71. Richard et Giraud.

BOTEREIUS. Voy. Bouthrays.

BOTERUS ou BOTERO (Jean), théologien, né l'an 1540 à Bène en Piémont, d'oVi lui vient le surnom latin de Be/iesius ou Benensis , mort à Turin en 1608 ou 1617, fut secrétaire de saint Charles Borromée. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1° Joannis Boteri Benensis epistolaruni ni, ac rev. D. Caroli cardinalis Borromei nomine scripturarum libri duo; Ejusdem epistolarum theologicarum /lôer; Paris, 1586, in-8*'; — 2" de Prœdicatore verhi Dei libri V, jussu D. Caroli card. Borromei conscripti ; Paris, 1585. in- 8"; — 3o le Vite de' principi cristiani; Turin, 1601, in-8°. Voy. Nicéron, Mémoires. Moréri, Dict. histor. Tiraboschi, Storia délia litteratura italiana.

BOTHOLF ou BOTULPHE, Anglais de naissance, mort en 655, ouvrit les yeux à la lumière de la foi avec son fière Adulphe,dans un temps où il y avait encore peu de chrétiens dans leur pays. Après un certain séjour fait en Belgique, où ils étaient allés chercher des écoles de vei-tu, i^ares alors en Angleterre , Adulphe fut élu évèque; quelques auteurs croient que ce fut de Maëstricht. Quoi qu'il en soit du nom de sou évêché, il mérita, après une vie pleine de vertus héroïques, d'être mis au nombre des saints. On l'honore le 17 juin. Quant à Botholf, il retourna en Angleterre , où il fonda une abbaye dans le désert d'Ikanha. Lorsque les Danois détruisirent son monastère , on porta ses rehques partie à Ély, partie à Thorney. Quatre paroisses de Londres et beaucoup d'autres églises portent son nom. On célèbre également sa fête le 17 juin. Voy. Brown-Willis, sur les Abbayes mitrées, 1. 1, p. 187. Mabillon, Act. Benedict., t. I, p. 1. Papebroch, t. lU,junii, p. 398. Fr. Junius, Narratio de sanctis quiin Angliu quiescunt; narration tia-

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