‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 371 sur 1220 · BOUL · texte numérisé non relu

BOUL

parlement de Dijon et membre de l'Académie française. Il fut également versé dans la jurisprudence, la philologie, les langues anciennes et modernes, l'histoire, l'éloquence, la littérature, etc. Il a laissé un nombre infini d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Lettres pour et contre sur la fameuse question : Si les solitaires appelés Thérapeutes, dont a parlé Philon le juif, étaient chrétiens; Paris, 1712; — 2"» Dissertation sur le regret en matière bénéficiate; 1726;

— 3° Question concernant let gradués, dans Gibert , Institut, canon., 1736, in-4°, tom. II, p. 536. Voy. le p. Oudin, Commentarius de vita et scri-

ptis Joannis Buheri. Richard et Giraud. Papillon , Bihlioth. des auteurs de Bourgogne.

BOUHOURS (Dominique), jésuite, né à Paris en 1028, mort en 1702. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1* Vérité de la religion chrétienne, traduit de l'italien; Paris, 1672, in-12;— 2»Fîe de saint Ignace; Paris, 1679, in-l» et in-12; — 8" Pensées ingénieuses des Pères de l'Eglise; Paris, 1700, in-12; '■ — 4" Maximes de saint Ignace avec les sentiments de saint François Xaxier; ibid., 1683, in-12; — 5» le Nouveau Testament, traduit en français selon la Vulgate; 1697 et 1703, 2 vol. in-12. Vcn/. Mém, de Trévoux, août 1702. Nicéron. Mémoires , tom. Il, p. 278, et tom. X, p. 97. Feller. La Nouv. Biogr. gériér. Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol.

BOUILLART (Jacques), bénédictin, né à Meulan en 1609, mort en l'Z26. On a de lui : 1° une savante édition du Marti/rologe d'Usuard; Paris, 1718 , in-4» ; — 2° Histoire de l'abbaye royale de Snnit-Germain des Prés, justifiée par des titres authentiques; ibld., 1724, in-fol, Voy. D, Le Cerf, Biblioth. hist, etcrit.

BOITILLAS (Po?/«g'/oHn<rrt), abbaye de l'Ordre de Citeaux au diocèse d'Auch. Elle fut fondée vei^s l'an 1126, et elle était fille de l'Escale-Dieu. Toî/. Sainte-^Iarthe, Gui/. Christ., tom. I.

BOUILLAUD ou BOUILLIAUD ou BOULLIAU (Ismaël), en latin Bullialdus , né à Loudun en 1605, mort en 1694. Élevé dans le protestantisme, il abjura à l'âge de vingt-cinq ans, et reçut les ordres. Il étudia spécialement la théologie, l'histoire sacrée et profane, et les mathématiques. Il a laissé sur toutes ces sciences de nombreux ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1» une Dissertation latine sur saint Bénigne de Dijon; 1656; c'est une critique de la chronologie de saint Bénigne de Dijon insérée en 1655 dans le Spicilegium de d'Achéry, tom. I ;

— 2'' Traité en faveur des églises de Portugal , en latin ; Strasbourg, 1656; — 3» Traité latin sur la Pàime. Voy. le Journ. des Savants, février 1605. Richard et Giraud.

BOUIIiLÉ (Pierre), jésuite, né à Dinant-sur- Mense vers 1575, mortàValenciennesl'an 1641, a laissé : 1" Histoire de la découverte et merveilles de l'image de Notre-Dame de Foy, etc.; 1620 et 1666, in-12; traduit en latin ; Douay, 1620, in-12; — ;- 2» Hist. de la naissance et progrès de la dévotion à l'endroit de Notre-Dame de Bonne-Espérance, près de Valenciennes ; 1630, in-12; — > Histoire de Notre-Dame de Miséricorde, honorée chez les religieuses carmélites de Marchiennesau-Pont; 1645, in-12; — 4» une Ode en vers, mise à la tête du traité de Lessius de Justitia et Jure; Louvain. 1605, in -fol. Voy. Le Long, Bihlioth. hisfnr. de la France, édit. Fontette.

BOUILLEROT (Louis-Joseph), littérateur français, né à Troyes en 1743, mort vers 1810. fut curé de Romilly-sur-Seine. Il a laissé : 1» Discours contre le rfz<e/;1765; — 2° Discours pmr les premières communions- 1783, in-S», réimprimés sous le titre de Recueil de discours pour la pre-

mière communion, le mariage, etc.; — 3f> Discours sur la liberté des cultes; v]^, in-S»; — 4» plusieurs autres discours sur différents sujets. Voy. Quérard , la France littéraire.

BOUILLES. Voy. Botjelles.

BOUJU DE BEAULIEU (Théophraste), théologien français du xvi« siècle. Il a écrit : 1» Deux Avis ,Y\xvi sûr le livre de Richer : delà Puissance ecclésiastique et politique; l'autre sur un livre intitulé ; Commentaire de l'autorité de quelque concile génér'al que ce soit; Paris, 1613, in -4»; — 2" Défense de la hiérarchie, de l'Église et du Pape, contre les faussetés de Simcm Vigor; ibid., 1615, 1620, in -8». Voy. la Nouvelle Biographie générale.

BOUL ou BUL, mois des Hébreux appelé Marheschvân depuis la captivité; c'est le 2* de l'année civile et le 8" de l'année ecclésiastique ou sacrée; il est composé de 29 jours, et commence à la nouvelle lune de novembre , et non à celle d'octobre , comme le prétendent faussement les rabbins. Voy. Michaëlis, Commentatio de mensibu.'f Hehrœortnn.

BOULAI ou BOULAY, en latin Bu/ûpîm- (César- Égasse DU), recteur et historiographe de l'Université de Paris , né dans le bas Maine , mort en 1678. Outre son Histoire de l'Université de Paris, le plus important de ses ouvrages, et plusieurs autres écrits lesquels y ont rapport, on a de lui : 1" de Deconatu n'ntionis gallicana-; Paris, 1662, in-S" ; — 2" Mémoires historiques des bénéfices qui sont à la présentation et collation de i Université de Pans ; in-4".

BOULAINVILLIERS (Henri de), né à Saint- Saire en Normandie en 1658, mort l'an 1722 , a beaucoup écrit sur les matières d'histoire et de politique. Ses systèmes l'égarèrent plus d'une fo\s; mais il mourut très-chrétiennement entre les bras du P. La Borde de l'Oratoire. Parmi ses divers écrits nous citerons seulement : 1* la Vie de Mahomet; Londres et Amsterdam, 1730, in-S", et Amsterdam, 1731; 'Vie qui a été traduite en anglais, en italien, en allemand, et dans laquelle l'auteur présente Mahomet comme un grand homme suscité par la Providence pour punir les chrétiens et pour changer la face du monde; — 2^ Essai de métaphysique dans les principes de Spinosa; — 3" Analyse du Traité théologico- politique, imprimée à la suite des Doutes sur la religion; Londres, 1767, in-12. On lui attribue également le Traité des trois imposteurs; illb, in-8», sans nom de lui; traité qui n'est qu'un extrait du livre intitulé : la Vie et l'Esprit de Spinosa; Amsterdam, 1719, in-S". Enfin on lui a encore attribué beaucoup d'autres ouvrages , et surtout des satyres contre la religion; mais c'est tout à fait à tort. Fo?/. Barbier, Examen critique des Diction, histor, Moréri , Diction, histor. Quérard , la France littéraire. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. BOULANGER. Anciennement les mères de famille faisaient elles-mêmes le pain, comme il est dit dans la Genèse (xviii, 6 et suiv.) de Sara, femme d'Abraham. En France il y a eu des boulangers depuis le commencement de la monarchie. Quoique la boulangerie soit une œuvre servile, il est cependant permis de cuire le pain les dimanches et jours ae fête, tant pour l'absolue nécessité d'autrui que pour les besoins des boulangers et de leurs familles. Voy. Sainte- Beuve, tom. III, cas 175 et 181. Ponfas^aumot Dimanche, tom. I, cas 9. Richard et Giraud.

II. BOULANGER ou BOULENGER (Jules-César), en latin Bulengerus, jésuite, né a Loudun en 1558, mort à Cahors en 1628, a laissé, entre

Page 1