V. BOÙRG-SAINT-SÉPULCRE, ville episc
de Toscane située à six milles de Citta di Castello. Léon X l'érigea en évêché, et nomma à ce siège, l'an 1515, l'abbé d'un célèbre monastère de Camaldules qui y était établi. Voy. Ughelli, Halia Sacra, tom. III, p. 195. Richard et Giraud.
VI. BOURG -SUR -MER, ville de France en Guyenne, où il y avait une abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin qui parait avoir été fondée vers l'an 1124. Fow. La Martinière, Dict. géogr. Smi\te- Marthe, Gall. Christ., tom. II, nov. edit. Bichard et Giraud.
I. BOURGEOIS (Jacques), trinitaire qui vivait au xvi" siècle , est l'auteur de l'ouvrage : Amortissement de toutes perturbations , et Recueil des Mourants, etc.; Douay, 1576. Voy. La Croix du Maine et Duverdier, Êihlioth. française. Moréri, Diction, histor.
IL BOURGEOIS DU CHASTENET, juriscons.
français du xviiF siècle. Il a laissé, enti^e autres ouvrages : Histoire du concile de Constance , où l'on fait voir combien la France a contribué à
l'extinction du schisme; Paris, 1718, in-4o. Voy. la No7w. Biogr. génér.
BOV'RG'ES (Biturigœ , Biturigum, Bituricœ), ville archiépisc. de France et ancienne capitale du Berry. Ce siège, qui est l'un des plus importants de la France, avait le titre de primatie et de patriarcat. On l'appelait anciennement Avaricum, nom dérivé de la petite rivière Avara ou Avéra. Les évêchés suffragants de Bourges sont Clennaont, Limoges, Le Puy, Tulle et Saint- Flour. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ., t. II. Hardouin, Concil. Collectio, tom. IV- X. Labbe, Conc. Collect. Max., tom. IV, VI, VII, IX, XI, XII, XIV,XV.Mansi, Sacror. Concil. nova et amplissima Collectio, tom. II, III. Bichard et Giraud, tom. XXVIII, p. 183 et suiv.
BOURGOGNE (fiwr^Mwrfm), province de France où il y eut sous le pape Agapet II un concile dans lequel on excommunia Isuard, parce qu'il retenait injustement des biens de l'abbaye de Saint-Symphorien. Voy. Hardouin, ibid., t. VI. Labbe, ibid., tom. IX.
I. BOURGOING (François), troisième général de la congrégation des prêtres de l'Oratoire en France, né à Paris en 1585, mort en 1662. Bossuet a prononcé son oraison funèbre. On a de lui beaucoup d'ouvrages de piété et de discipline ecclésiastique; on peut en voir les titres dans la Nouv. Biogr, génér., et dont nous citerons les principaux : 1» Directoire des missions ; Paris, 1646; — 2" Veritates et sublimes excellentiœ Verbi incai'nati: Anvers, 1630, 2 vol. in-S"; traduit en français sous le titre de : Vérités et excellences de Jéstif -Christ, disposées par méditations ; cet ouvrage , publié d'abord à Paris en 1636, a eu jusqu à 30 édit. du vivant de l'auteur; — 3* Homélies chrétiennes sur les Evanailes des dimanches et fêtes principales ; Paris, 1642, in-8". Voy. Bossuet, Oraison funèbre du P. Bourgoing. Quérard, la France littéraire.
IL BOURGOING (François), né à Bourges, vivait dans la première moitié du XYii« siècle. Il entra dans la congrégation de l'Oratoire, d'où il fut exclus. On a de lui • 1" Brevis psalmodiœ ratio, etc.; Paris, 1634, in-8''; — 20 le David français ; imd.,\6ii,in-Û'' •. — 3" Traité sur l'état laïque et politique de l'Église; 1643, in-8o. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
I. B0uRGUEIL(i5Mr^o/iMTO ou Burgulium), petite ville de France située dans l'Anjou ; on y a tenu, vers Fan 1154, un concile qui fut présidé par l'archevêque de Tours. Foy.Mansi, Sacror. Concil. nova et amplissima collectio, tom. II.
II. BOURGUEIL (Bm-g-o/tM»??), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît située dans la petite ville du même nom, au diocèse d'Angers. Elle fut fondée l'an 990 , et elle suivait la réforme de la congrégation de Saint- Maur. Voy. le Diction. univers, de la France et l'art, précédent. Richard et Giraud.
BOURIGNON (Antoinette) née à Lille en 1616, morte à Franeker en 1680. On a porté sur elle des jugements bien différents; on ne sanrait s'en former une plus juste idée qu'en lisant ses propres écrits. Or il résulte de cette lecture que tout ce qu'elle dît lui a été révélé immédiatement par Dieu; que toute science humaine est nuisible; qu'il n'y a pas de différences essentielles entre les trois personnes de la Divinité , le Père étant la toute-puissance, le Fils la sagesse infinie, et l'Esprit-Saint la bonté divine; qu'Adam était hermaphrodite, et qu'il aurait pu se perpétuer lui-même; qu'avant sa chute il avait un corps spirituel, transparent; que le Christ avait un double corps, l'un provenant