‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 38 sur 1220 · REN/.A · texte numérisé non relu

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ACHÉRT (don Luc d'), savant bénédictin de Saint-Maur, né à Saint-Quentin en 1(309. et mort à Paris en ir»85, bibliothécaire de l'abbaye de Saint -Germain -des -Prés. Son soin principal, après ses premières études, fut de chercher toutes les pièces d'antiquité qa\ pouvaient être de quelque utilité aux écrivains modernes. Tout ce qu'il a pu en décomTir se trouve dans son Spicilegium , qui parut à Paris enl655-l()77, 13 vol. in-40, et qui fut réimprimé en 1723 par les soins de L.-Fr.-J. de la Barre, 3 vol. in-fol. Cette collection contient beaucoup d'histoires, de chroniques, de vies de saints, d'actes, de chartes et de lettres qui n'avaient pas encore vu le jour. Quant à ses autres ouvrages , qui sont fort nombreux , on en trouve un exposé succinct, mais très-exact, dans Y Encyclopédie catholique, tom. l", p. 242 et suiv. Le Journal de Trévoux (26 novembre 1685) contient un éloge d'Achéry; mais celui de Maugendre, Amiens, 1775, est plus détaillé et plus complet. Voy. D. le Cerf, Biblioth. des Auteurs de la congr. de Saint-Maur. Millin, Biographie universelle. D. Tassin, Histoire littér. de la Congr. de Saint- Maur. Nicéron, Mémoires , tom. XXI.

ACHETER. Le chapitre xxv du Lévitique règle la manière dont les Israélites devaient acheter et vendre. La terre ne pouvait point être vendue à perpétuité ; car elle appartenait à Dieu , et les Israélites étaient considérés comme des étrangers, et pouvaient seulement l'habiter pour un temps. Celui qui par pauvreté vendait son champ conservait le droit de le racheter en remettant le prix de la vente ; et, s'il manquait de la somme nécessaire, ses plus proches parents pouvaient le racheter à la même condition. Dans le cas même où aucun d'eux n'avait les moyens de racheter, le vendeur rentrait de droit dans son champ à l'année du Jubilé, sans en restituer le prix. Cette loi s'étendait aux bâtiments des villages qui n'étaient pas clos de murs. Quant aux maisons des villes enceintes de murailles, on avait la liberté de les racheter pendant une année, après laquelle l'acheteur y avait un droit irrévocable, sans qu'où

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pût lui opposer la loi jubilaire. Les lévites pouvaient toujours racheter les maisons situées dans leurs villes, c'est-à-dire dans les villes lévitiques, quelque éloignée que fût 1 époque de la vente, et ils avaient le droit particulier d y rentrer à l'année du Jubilé. Mais leurs champs et les bâtiments des faubourgs de leurs villes ne pouvaient être vendus.

1. ACHEUL (saint), souffrit le martyre avec saint Aclie à Amiens, vers 2'29. Leur fête se célèbre dans cette ville le 4 mai, quoiqu'elle soit indiquée au 1" de ce mois dans les martvrologes. ^ ,

^ IL ACHEUL (Saint-), en latin sanoAm Acheoliis, abbaye de l'ordre de Saint- Augustin, fondée par saint Firmin, premier évêque d'Amiens, au i\" slèci«, sous le patronage de saint Acheul, fut l'église cathédrale justpiau vii" siècle, époque à laquelle saint Sauve la transféra dans la ville. Elle fut remise , en 1037, aux chanoines réguliers de la congrégation de France , et plus tard aux jésuites, qui y établirent un collège pour l'enseignement dé la jeunesse ; mais, ce collège ayant été supprimé en 1828. ils y triinsportèrent leur noviciat. Voy. Gnllia christ., tom. X, col. 132.5, nonv. èdit.

ACHlAB ou AQUIAB , neveu du grand Hèrode et gouverneur dune forteresse de Jérusalem, empêcha quAlexandra , mère de Maiiamne, ne s'emparât des forteresses de Jérusalem pendant qu'Hérode était malade à Samarie. Il empêcha aussi ce prince de se tuer, et résista à deux mille hommes armés contre lui. Vojf. Joseph, Antiq.. liv. XV, c. IX ; liv. XVII, c. IX, 12. I. ACHIAS, lils du grand prêtre Achitob et son successeur. I o//. I Rois, xiv, 3.

IL ACHIAS, garde des trésors du temple sous David. V(nj. I Paralip., xxvi, 20.

III. ACHIAS, fils d'Hesrom, de la tribu de Juda. Voy. I Paralip., Il, 26.

IV. ACHIAS, fils de Naaman, de la tribu de Benjamin, l'o»/. I Paralip., viii , 7.

ACHIBA. lo//. Akiba.

ACHILLAS (saint), prêtre catéchiste , et enfin évêque d'Alexandrie, qu'il honora par sa piété et sa grande doctrine, mourut vers l'an 313. Les Martyrologes d'Adon, d'Usuard et le romain marquent sa fête au 7 novembre. Il ne faut pas le confondre avec un autre Achillas, prêtre d'Alexandrie , qui , excommunié en même temps qu'Arius, se retira avec lui en Palestine.

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