‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 408 sur 1220 · CABA · texte numérisé non relu

CABA

CABB

CAABLES , es - ordonnances des eaux et forêts , sont les bois abattus pai- le vent. Les bénéficiers ne pouvaient en prendre que pour leur usage comme usufruitiers ; le reste appartenait à l'Eglise. Voy. De Ferrière, Dict. de Droit.

CAATH , fils de Lévi , père d'Amram , d'Adar, d'Hébron et d'Oziel , et aïeul de Moïse , mourut à l'âge de cent trente -trois ans. Pendant les marches du désert la famille de Caath fut chargée de porter l'Arche et les vases sacrés, Voy, Genèse, XLVi, 11. Exode, vi, 18. Nombres, iv, 4 etc.

'CAB (Cabus) ou EAB, QAB, mesure en usage chez les Hébreux pour les matières sèches. Les rabbins, qui comparent toutes leurs mesures à la place que peut occuper un œuf de poule, estiment que le cab peut contenir 24 œufs, c'està-dire environ une pinte et trois quarts , ou 1 litre 581. Voy. IV Rois, vi , 25. J.- B. Glaire, Introd. histor. et crit. aux livres de l'Ane, et du Nouv. Test., tom. II, p. 199,202, 3« édit.

CABALE ou GABBALE ou KABBALE, mot hébreu qui signifie tradition. Ce mot se prend : i° pour l'explication de la loi de Dieu, qui ne s'écrivait pas, et se transmettait oralement, de génération en génération; 2<* pour l'art d'interpréter l'Écriture d'une manière mystérieuse, en donnant à chaque lettre une signification spéciale. Cette cabale, nommée cabale artificielle, se divise en trois espèces : gématrie, notaricon, thémura (Voy. ces mots); 3" pour l'abus que font les magiciens des passages de l'Écriture quant aux noms, aux nombres, aux lettres, etc.; 4" pour la secte des juifs qui pratique l'art de la cabale, et qu'on appelle en conséquence cabalistes ; 5° pour la connaissance des choses qui sont audessus des corps célestes et de leurs influences. Voy. VArs cabalistica. Le P. Kircher, in Œdip. JEgypt. De La Nauze, Remarques sur l'origine, l'antiquité, les illusions, etc., delà Cabale, dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres , t. IX, p.B7 et suiv. Bergier, Dietion. de théolog. Richard et Giraud. Le Diction, encyclopéd. de la tliéol. cathol. L'Encyclop. cathol. , dont l'article est développé , et Pluquet , Diction . des hérésies, où il l'est encore davantage.

CABALISTES ou CABBALISTES, KABBA- LISTES, nom donné aux docteurs juifs rabanistes qui pratiquent l'art de la cabale. Cette science, disent-ils, renferme les mystères de l'ancienne loi , les secrets du nom ineffable de Dieu, etc., et elle a été révélée aux patriarches par leurs anges. Us prétendent par ce moyen découvrir l'avenir et pénétrer le sens de plusieurs passages de l'Ecriture. Voy. lu' Ars cabalistica. Le P. Kircher. De La Nauze, Mém. de l'Acad. des inscript, et bel les -lettres, tom. IX, p. 37 et suiv.

CABALLERO (Raymond Diosada), jésuite, né à Palma dans l'ile de Majorque en 1740, mort en 1820, a publié presque tous ses ouvrages sous le pseudonyme de Filibero de Parripalma, et a laissé, entre autres écrits : 1" Commentariola critica : primum, de disciplina arcani ; secundum, de lingua evangelica; Rome, 1798, in -8"; — 2° Bibliothecœ Scriptorum Societatis Jesu Supple-

menta duo; ibid., 1814-1816, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CABÀLLIO. Voy. Cavaillon.

CABARES. Voy. Acabares.

CABARET (caupona , popina , taberna). Quoique n'étant pas mauvais de sa nature , le cabaret est cependant une occasion de pécher pour une infinité de personnes, auxquelles on doit l'interdire pour cette raison. Il est interdit aux ecclésiastiques par un grand nombre de conciles, tant généraux que particuliers, comme contraire à la sainteté de leur état. Un clerc ne peut entrer dans un cabaret que lorsqu'il est en voyage et que la nécessité l'y oblige. Les statuts de la plupart des diocèses font la même défense que les conciles, sous de graves peines, telles que la suspense ipso facto, etc. Voy. Richard et Giraud.

CABARETIER. Il commet un péché mortel : 1" lorsque, sans nécessité, il fait faire gras à des catholiques les jours d'abstinence ordonnés par l'Église; — 2° quand, les jours de jeûne, i) donne à manger à ceux qui sont obligés de jeûner;— 3" quand il sait que l'on s'enivrera; — 4° lorsqu'il donne à boire pendant les offices. Voy. saint Thomas, 2. 2, q. 77, art. 19.

CABARSUSSE, ville d'Afrique dans la Bysacène. L'an 393 on y tint un concile où Primien, évéque de Caithage, fut condamné par cinquante-trois évéques maximianistes , branche schismatique de donatistes sectateurs de Maximien de Carthage. Voy. Baluze, Collectio. Hardouin, Concil., tom. I. Richard et Giraud, Gaet. Moroni, vol. YI, p. 186.

GABASILAS (Nicolas), archevêque de Thessalonique en 1350, soutint le schisme des Grecs contre l'Église de Rome. Il a laissé, entre autres écrits : 1° Exposition de la liturgie grecque, imprimée en divers endroits en grec, et traduite en latin par Gentien Hervet; Venise, 1548; Paris, 1560; — 2" la Vie de Jésus-Christ ; Ingolstadt, 16(M, traduite en latin parPontanus. Voy. Fabricius , qui dans sa Biblioth. grœca donne la liste des ouvrages de Cabasilas.

GABASSUT, en latin Cabassutius (Jean), oratorien, né en 1604 à Aix, mourut lan lw5. Il professa le droit canon à Avignon. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1° Notitia conciliorum ; 1685, in- fol.; — 2° Juris canonici theoria et praxis ;L\on, 1675, in-4o; Poitiers, 1738, in-foL; Venise, 1757, in-fol.; on en a donné un abrégé à Louvain, 1776, in -8", et une autre avec des additions, à Paris, en 1838, 3 vol. in-S»; — 3" Horœ subcisivœ; ce sont des décisions sur divers points de morale et de droit canon. Voy. Sainte-Marthe, Gall. Christ. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

CABASUS , ville épjsc. de la quatrième province de la seconde Egypte sous le patriarcat d'Alexandrie., Le premier de ses évêques assista au concile d'Éphèse.

GABBALE, GABBALISTE. Voy. Cabale, Ca-

BAUSTE.

GABBEDO ou GABEDO DE VASCONGELLOS

(Georges), jurisc. portugais, né en 1559, mort en 1604, professa le droit civil à l'université de

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