CADO
CADA 011 CADI, siège épisc. de la Phrygie Pacatienne au diocèse d'Asie, sons la métropole de Laodicée , appelé aussi Acada , fut érigé au v^ siècle. Le premier de ses évèques, Daniel, souscrivit au concile de Chalcédoine. Voy. De Commanville, Z™ Table alphaMt., p. 3, au mot Acada. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 195.
CADALO ou CADALOUS, CADOLAUS, éyéque de Parme, vivait au xi^ siècle. La faction de l'empereur Henri IV l'éleva au siège pontifical sous le nom d'Honoré II, et l'opposa à Alexandre II, qui avait été élu canoniquement. Deux fois chassé de Rome, il périt misérablement sans avoir voulu se désister de ses prétentions. Voy. Léon d'Ostie, 1. III, c. xx. Platina, ViP d'Alexandre IL Baronius, Annales, ad ann.'KiOl, 1602, 1604.
I. CADAVRE. Selon la loi des Hébreux, quiconque avait touché un cadavre était souillé ; il devait se purifier avant de se présenter au tabernacle du Seigneur. Voy. Nombres, xix, 11 et suiv., et Bergier, qui dans son Diction, de théol. réfute parfaitement les incrédules qui ont prétendu que cette ordonnance était superstitieuse. — Quant à la coutume de laver, d'oindre, de vêtir, etc., les corps des morts avant de les ensevelir, voy. Gaet. Moroni , qui traite fort au long- la matière dans son VI"^ vol., p. 195 et suiv., et surtout L. Ferraris,qui dans sa Protnpta liifilioth. expose et résout toutes les différentes questions qui se rattachent au mot cadavre.
II. CADAVRE. Autrefois , en France , on faisait le procès à un cadavre pour crimes de lèsemajeste divine ou humaine, tels que duel, suicide, etc. Quand un ecclésiastique s'était suicidé, la jurisprudence variait sur le juge qui devait lui faire son procès. A Paris et à Dijon c'était le juge royal seul, et ailleurs le juge d'église, ou bien le juge royal conjointement avec lui. Quant à l'ecclésiastique qui recelait le cadavre d'un bénéficier pour cacher sa mort, il était incapable de posséder le bénéfice du mort. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et ainrm. portatif. L. Ferraris, qui, comme nous l'avons dit à l'art, précédent, traite toutes les différentes questions qui se rattachent au mot cadavre.
I. CADEMANN (Jean-George), luthérien, né à Oschatz, mort à Wurzen en 1687, fut pasteur à Dahlen, puis archidiachre à Wurzen. Il a laissé : 1" Disputatio de causa instrumenta H justi^cationis : léna, 1650, in-4»; — '2° Di?put. de principiis humanarum actionum; Wittemberg, 1654, in -4": — 3» Disput. de Jmtitia distributiva; ibid., 1654, in-4»; — 4" Disput. de Jmtitia commutativa; ibid., 1654, in-4» ; — 5» Disput. de jWrt/evte/p; ibid., 1654, in-4''. Voy. \aNouv. Biogr. génér.
II. CADEMANN ( Jean-Rodolphe) , luthérien, lils du précédent, mort à Pegau, en Saxe , vers 1720, lut nommé diacre à Naumbourg, puis surintendant à Pegau. Il a laissé : 1» Disput. de schola lihertinorum , ex Act. Ap. vi, 9; Leipzig, 1704, in-4»; — 2» des Oraisons funèbres. Voy. ibid.
CADEMNE, siège épisc. de la Phrygie salutaire, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Synnade. Gaet. Moroni pense qu'elle pourrait bien être la même ville épisc. que Cadena de l'Asie Mineure dans la Rithynie , et dont il est liiit mention dans les Actes du 111» concile de Constantinople.
I. CADEMOTH , ville de la tribu de Ruben , qui fut donnée aux lévites de la famille de Mérari. Voy. I Paralip., vi, 79. La Vulgate la nomme Cédimolh dans Josiié, xili, 18, et Jel/ison dans
Josué, XXI, 36, bien que l'hébreu porte partout Cademoth.
II. CADEMOTH, désert voisin de la ville de ce nom. To)/. Deutér., ii, 26.
I. CADÈS ou CADÈS-BARNÉ , nom d'un lieu dans le désert qui est au midi de la Palestine, voisin du désert de Pharan et du désert de Sin. ou plutôt situé dans le désert même de Sin , vers les frontières de l'Idumée , entre le mont Hor et la montagne des Amalécites. Quelques passages de l'Écriture, comme ceux de la Genèse, XIV, 6, 7; XVI, 14; xxii, semblent au premier abord assigner à Cadès une autre position ; mais, si on les étudie avec attention, on verra aisément qu'ils ne sont pas réellement opposés à celle que nous venons de lui donner , et que par conséquent il n'est pas nécessaire de supposer plusieurs Cadès ; Gesenius en avait déjà fait l'observation. Voy. Nombr., xiii , 27 ; xx, \'t ; XXXII, 4, 8. Juges, XI, 16, 17, etc. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
II. CADÈS, que la Vulgate porte en trois endroits (Josué, XII, 22; IMachab., xi, 63, 73). n'est autre que Cédés de Nephthali. Foy.CÉDKS, no I.
CADI. Voy. Cada.
CADIS ou CADIX (Gades), ville épisc. de l'Andalousie. Cet évêché fut fondé à Médina- Sidonia par Rufin , qui assista en 019 au concile de Séville. Les Maures ayant appesanti leur joug sur Médina Sidonia , l'évêque s'enfuit ; mais Alphonse le Sage reprit cette ville, et transféra le siège épiscopal à Cadix en 1277. Voif. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 208, 209.
CADMONÉENS. Voy. Cedmonéens.
CADNÈS, siège épisc. dont on ignore le lieu. On trouve un évêque de cette ville, lequel se nommait Jean Abris; il poursuivit, dit-on, si vivement Ananjésus II, catholique, qu'il obtint d'être mis à sa place. Voy. Assemani , Biblioth. Orient., tom. II, p. 424.
CADOC ( saint ) , fils de Contrée , prince des Bretons du sud , mort à Bénèvent l'an .550. Il fonda le monastère de Slancarvan, dans le Glamorganshire. Il avait gardé une partie du patrimoine de son père, dont il affectait les revenus à l'entretien de trois cents pauvres veuves, du clergé et des pèlerins. Voy. la Nouvelle Biooraphie générale. Gaet. Moroni , vol. VI, p. 20î>,
CADONICI (.Tean), chanoine de Crémone , né à Venise en 1705, mort en 1786, avait une grande érudition, mais il se laissa quelquefois entraîner à des opinions peu orthodoxes , et ses ouvrages sont souvent dirigés contre la cour de Rome et les molinistes. Ses principaux ouvrages sont : 1» de Animabus justoi'um in si?m Abrahœ ante Chrisfi mortem, expertibv^ beati visionis Dei , libri duo ; Rome , 1766 , 2 vol. in-4'' ; ouvrage qui a été réfuté par le P. Mamachi, dominicain , dans un écrit imprimé ; Rome, 1766, 2 vol. 111-4" ; — 2» Explication du passage de saint Augustin : a l'Eglise de Jésus-Christ sera dans la servitude sous les princes séculiers » ; Paris, 1784, in-4'', avec une préface très - intéressante de Zola, éditeur; — 3" trois Dialogues en italien
fiour justifier un ouvrage qu'il avait publié sous e titre de : Défense de saint Augustin sur f imputation de millénarùtme, et danslequel il avance Sue les saints de l'Ancien Testament ont joui e la vision intuitive dans le ciel avant la venue de Jésus-Christ. Foy. Richard et Giraud.
CADOSIA , ville épisc. de Bithynie, dont il est question dans les actes du concile général de Constantinople, tenu l'an (580. Ce siège fut réimi à celui de Cialle ou de Lopin, ou, selon