‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 420 sur 1220 · I. CALÉS. Voy. Calais, n» L · texte numérisé non relu

I. CALÉS. Voy. Calais, n» L

IL CALÉS. Voy. Calvi.

CALETRIC ou CALTRY (saint), en latin Caletricus et Chalactericus , évêque de Chartres, né l'an 529, mort en 567. Saint Lubin, évêque de Chartres, l'ordonna prêtre, et peu de temps après le guérit miraculeusement d'une maladie mortelle en l'oignant d'huile bénite. Saint Lubin étant mort, saint Caltry fut désigné pour lui succéder. Il assista en 557 au troisième concile de Paris., et l'an 556, au deuxième concile de Tours. L'Église de Chartres l'honore le 8 octobre ; mais il n'est fait mention de lui ni dans les anciens Martyrologes, ni dans le romain. Voy. Fortunat, évêque de Poitiers, 1. IV, carm. vu.

CALIARIS. Voy. Cagliari.

I. CALICE, en terme de liturgie, est un vase sacré qui sert à la messe pour la consécration du vin. Dans la primitive Église, les calices étaient très-grands , parce que les fidèles communiaient sous les deux espèces. Ils avaient deux anses, par lesquelles le diacre les retenait , tandis qu'au moyen d'un tuyau ou chalumeau qui y était attaché , les lidèles buvaient le précieux sang. Autrefois on fabriquait des calices de toutes sortes de matières et même de verre. Ce fut le

Eape Zéphyrin , ou, selon quelques auteurs, Urain 1" qui ordonna qu'ils fussent d'or ou d'argent ; et Léon IV défendit d'en employer d'étain ou de verre. Actuellement, en France, la plupart des statuts diocésains défendent de se ser-

vir de calices dont la coupe au moins ne serait pas en argent. L'intérieur de la coupe doit être doré. L'évêque seul a le droit de consacrer les calices; ce droit cependant est (quelquefois accordé à des généraux d'Ordres, a des abbés et autres prélats de second ordre. Voy. le Rationale o/ficiorum divin., de Pictis et ornarnent., cap. m, n. 44. Alph. de Liguori, Theologia, lib. VI, n. 394. D. Macri, Hierolexicon. L. Ferraris, Promptu Biblioth. Jo. Voghtius, de Historia fislulœ eucharisticœ. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 256 et suiv.

IL CALICE, pris métaphoriquement, a dans l'Écriture plusieurs sens différents : 1" Comme on mettait dans une coupe les petites boules , les fèves ou les billets dont on se servait pour tirer au sort, calice signifie souvent le sort, la portion d'héritage échue à quelqu'un par le sort. Voy. Ps. X, 7; xv, 5, etc. — 2» Dans un autre sens figuré , calice veut dire un breuvage bon ou mauvais ; les bienfaits de Dieu sont comparés à un breuvage doux et agréable , et ses châtiments, à un breuvage amer qu'il faut avaler. Voy. Ps. Lxxv, 9. Jérém., xxv, 15. Matth., xx, 22, etc. — 3» Par d'autres métaphores analogues, les écrivains sacrés emploient souvent les expressions calice de bénédiction, d'actions de grâces, de satiété (calix inebrians), de santé (*«lutaris), d'alliance, de consolation. Voy. Ps. cxv, 13; XXII, 5. Jérém., xvi, 7. Luc, xi, 39. I ;Corinth., x, 16; xi, 25, etc. Voy. Bergier, Diction, de théologie.

CALICI (Jean-Baptiste), théologien italien, vivait à Florence au xviF siècle. Il a laissé : Discorso apologetico ; ovvero risposta ad un consulta d'un avvocato che ha preteso di provare che sia invalida il battesimo dato contra la volontà de' genitori infedeli ai bambini mancanti delV uso di ragione, etc.; Lucques, 1697, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CALIGES(CG%œ).C'étaientanciennementdes brodequins ou une espèce de bottines qui couvraient le pied et une partie de la jambe. Ainsi les portaient les rois de France a leur sacre. Dans quelques cathédrales, comme dans celle de Besançon, le chanoine de semaine prend cette chaussure pour officier. Voy. D. Macri, Hierolexicon , ad voc. Culigœ. De Vert, Cérémonies de r Église , tom. II , p. 366. Gaet. Moroni, qui, vol. Vî, p. 282 et suiv., traite assez au long ce sujet.

CALIGNON (Pierre-Antoine d'Ambésieux de) naquit à Greenwich, près de Londres, en 1729, d'une famille protestante qui avait été obligée de s'expatrier après la révocation de l'édit de Nantes. Rentré en France en 1735, il embz'assa l'état ecclésiastique , fut reçu bachelier de Sorbonne , s'adonna pendant quelques années à la prédication avec beaucoup de succès , et devint vicaire général d'Embrun. A l'époque de la révolution il se retira à Ponthierry, prés de Melun , où il mourut en 1795. On a de lui , outre plusieurs ouvrages de littérature : 1» Tableau des grandeurs de Dieu dans l'économie de lu religion , dans l'ordre de la société et dans les merveilles de la nature; — 2» l'Homme consolé par la religion, ode couronnée à Rouen par l'Académie de l'Immaculée Conception. Voy. Richard et Giraud.

CALIMANI (Simon), rabbin de Venise, a laissé : 1" une Grammaire hébraïque, qu'il a mise en tête de la Bible imprimée l'an 1739, grand in-4". Il a traduit ensuite cette grammaire en italien, et l'a fait imprimer à Venise en 1751, en y ajoutant à la lin un petit traité de poésie ; — 2" un Dictionnaire hébreu-italien qu'il n'avait pas entièrement achevé lorsqu'il est mort. Voy.

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De Rossi , Dizionario storico degli autori ebrei , tom. I, p. 76.

CALINDES , ville épisc. de la Carie , au diocèse d'Asie , érigée en évêché au v« siècle , sous la métropole de Myre. Ptolémée la met dans la Lycie, et Pline l'appelle Culydna. On n'en connaît qu'un évêque, Léontius, qui souscrivit à Ja lettre adressée par la province de Myre à l'empereur Léon. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 261.

I. CALINO (César), jésuite, né à Brescia vers 1669, mort en 1749. On a de lui : 1» Idea d'un govamare paterno proposta a principe, nella esposizione délia parabola del Figliuolo prodigo, discorso; Bologne, 1711, in -12; — 2<^ Discorsi scritturali e morali ad utile trattenimento délie monache e délie sacre vergine che si retiran del secolo;ilil , 4 vol. in -12; — 3" Trattenimento istorico e cronologico , cou che si mostru essere la storia di Giosetto falsa e discordante dalla SS.; 1726; — 4" Compendio délie vita, morte e miracoli di B. Giov. Nepomuceno ; "Venise, 1733, in-12. Fo!/. la Nouv. Biogr. ge'ne'r.

II. CALINO (Mutins), archevêque de Zara, né à Brescia , mort à Terni en 1570, assista au concile de Trente , aux travaux duquel il prit une part très -active. Il a laissé : 1» deux Discours qu'il prononça à ce concile, et insérés dans Dominico Tarri : Oratt. re^ponsa . litterœ ac mandata ex actis Conc. Trid. collecta ; Venise , 1567; — 2" Constitutiones synodales S. Ecclesiœ Interamnottis editœ in synodo diœcesana habita ; 1567 ; — 3° une collection de 233 lettres adressées de Trente à Rome , du 3 octobre 1561 au 6 décembre 1563, et restées en manuscrit. Voi/. ibid.

CALIS. Voy. Cagli.

CALISCH , lieu situé dans le diocèse de Gnesne , en Pologne. Le ^ septembre 1420, sous le pontificat de Martin V, on y tint un concile, dans lequel on fit plusieurs canons sur la t)ermutation des bénéfices, les jours de fêtes, es évêchés vacants, etc. Voy. Labbe, tom. XII. Hard., tom. VIII.

CALISIDM. Voy. Chaaliz.

CALISTE ou CÀLLISTE. CALIXTE ou CAL- LIXTE. On écrit de ces différentes manières le nom de plusieurs Papes dont il est question à Calixte, n°* I-IY.

CALITA ou CELAÏA , lévite qui avait épousé une femme étrangère pendant la captivité de Babvlone. Voy. I Esdras, x, 23.

I.'CALIXTË ou CALISTE, CALLISTE, CAL- LIXTE 1", pape et martyr, mort du 12 au 14 octobre 222. On croit qu'il était romain et fils de Domice. Il succéda au pape Zéphyrin le 2 aoiit 217 ou 218. Il bâtit au delà du Tibre, l'an 224, une église qui s'appelle aujourd'hui Sainte- Marie-Transte'vère et Fons Olei, et agrandit le cimetière qui porte son nom. On voit par ses Actes qu'il fut jeté dans un puits. On honore sa mémoire le 14 octobre. Voy. Tillemont , Mémoires eccle's., tom. III. Anàstas., Biblioth. de vitis Rom. Pontif., edit. Vatican., tom. I, p. 18; tom, II, p. 174-176. Pierre Moretto, de Sancto Callisto , ejusque basiliea , S. Maria Transtiberim nuncupata, disquisitiones duœ critico-historicœ: Rome, 1752, 2 vol. in- fol. J.-J.-L Dœllinger,

3ui , dans son Hippolyte et Calliste, venge ce ernier des imputations peu justes que le premier, prêtre romain, nelui a pas ménagées dans ses Philosophumena. Perrnaneder, qui résume les résultats les plus importants du livre de DœUinger en ce qui concerne la vie de Calixte, dans le Diction, encychp. de la théol. cathol. II. CALIXTE II, pape, mort l'an 1124. Son

nom était Guy de Bourgogne; il fiit d'abord archevêque de Vienne dans le Dauphhié, l'an 1083, et succéda le 1»' février 1119 a Gélase II. La même année , le 6 octobre, il tint à Reims un concile dans lequel il excommunia l'empereur Henri et l'anti-pape Burdin ou Bourdin, qui avait pris le nom de Grégoire VIII. Peu de temps après ce dernier fut fait prisonnier, et CaUxte II lit avec l'empereur Henri , au sujet I des investitures , un traité qui fut approuvé dans ' le premier concile général de Latran. Honoré II lui succéda. On a de Calixte II 4<J Lettres. Voy. Trithême, de Script, eccles. Baronius. Ciaconius. Du Chêne, de Vit. pontif. Louis Jacob, Biblioth. pontif. Hardouin, tom. VI. d'Achéry, Spicileg., tom. II, III. Mansi , tom. XXI. Lès Constitutions de Calixte 111 , dans Magnum Bullonum Rom. continuât. Muratori, tom. III. Gaet. Moroni, vol. VI, p. 262 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

III. CALIXTE III, pape, né le 31 décembre 1378 à Xativa , dans le diocèse de Valence , en Espace, mort en 1458, s'appelait Alphonse de Borgia. Il fut successivement chanoine de Lérida , évêque de Valence, cardinal , et il monta sur le trône pontifical le 8 avril 1455. Ce fut lui qui canonisa saint Vincent Ferrier. Pie II fut son successeur. On a de Calixte III quelques Èpltres, et on lui attribue VOffice de la Transfiguration. Voy. Ciaconius'. Raynaldi. Platina. Bollandus, tom. I, raaii. Gaet. Moroni, ibid., p. 265 et suiv. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

IV. CALIXTE III ou JEAN , abbé de Strum , antipape, élu en 1159, concurremment avec Alexandre III. Voy. Alexandre III.

V. CALIXTE ( George ), théologien luthérien, né dans le Holstein ou dans le Schlesvig en 1586, mort en 1656, professa la théologie à Helmstadt. Bossuet l'appelle le fameux Georges Calixte , le plus habile des luthériens de notre temps qui a écrit le plus doctement contre nous. Parmi ses différents écrits, nous citerons : 1» son Apparat tfiéologique , en latin, espèce d'encyclopédie théologique ; — 2° également en latin, son Traité contre le célibat des clercs; 1731 , in-4». On trouve la liste complète de ses ouvrages dans sa Consultât io de tolerantia refornuitorum; Helmstadt, 1658, in-4'', et 1697. Il faut remarquer que tous les ouvrages de Cahxte ont été condamnés par la S. Congrégation de \ Index (Decr. 22 déc. 1700). Voy. Bossuet, Hist. des Variât., 1. II, et Traité de la communion sous les deux espèces. La Nauv. Biogr. génér. Le Diction, enci/clop. de la théol. cathol.

I. CAlilXTINS, luthériens mitigés, regardés comme des semi-pélagiens, et qui suivent la doctrine de George Calixte sui- la grâce et le libre arbitre. Ils soutenaient que les hommes possédant quelques forces de 1 entendement et de la volonté, ainsi que des connaissances naturelles , Dieu leur donne tous les moyens nécessaires pour arriver à la perfection, où la révélation nous conduit. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., à l'art. Calixte (George).

II. ;CALIXTINS (Calixtini), dérivé du mot latin calix: nom donné à des hérétiques de Bohême qui parurent au xv* siècle, et qui avaient pour chef Jacobel , curé de la paroisse de Saint- Michel à Prague. Ils prétendaient que le calice était nécessaire à tous les fidèles, même aux enfants nouveau-nés. Voy. Raynaldi. ad aiin. 1524. Bossuet, Hist. des Variât. Bergier. Le Diction, encyclop., à l'art. Hussites.

CALKOËN (Jean-Frédéric Van Beeck), le plus

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