I. CARDINALES (Fêtes). Voy. Fêtes
IL CARDINALES (Vertus). Les théologiens donnent le nom de vertus cardinales à la prudence, à la justice, à la force et à la tempérance, en les considérant comme les gonds ou pivots (cardines) sur lesquels roule toute la morale.
CARDINAUX. Voy. CARDiNAL.'i
CARDONA ou CARDONE (Jean-Baptiste), né à Valence , mort à Tortose l'an 1590, fut successivement évêque d'Elue, de Vich et de Tortose. Grégoire XIII le nomma membre de la commission chargée de rétablir dans leur intégrité le texte des Pères, et il restitua d'après les manuscrits plus de huit cents leçons de saint Léon le Grand et de saint Hilaire. Il a laissé, entre autres ouvrages : de Expungendis hœreticorum propriis nominibus etiam cumnihilmalœ doctrinœ, aut nihil proprium editis libris consignait ; Rome, 1576, ni-8°. Voy. And. Schott., Biblioth. Hisp. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp. nova.
CARDOSO (George), célèbre hagiographe portugais, né en 1606, mort l'an 1669, a publié une Vie des saints de Portugal sous le titre de Agiologio Lusitano dos santos et varoes illustres em virtude do reino de Portugal e suns conquistas ; Lisbonne , 1651 -1657 , 3 vol. petit in- fol. Voy. Barbosa Marchado, Biblioth. Lusitana. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.
CARÉE , fils de Johannan. Voy. IV Rois, xxv,
GAREHIM. On lit dans la Vulgate (I Paralip.,
xil , 6) : Elcana^ Jesia , Jesbaan de Carehim ; ce qui pourrait faire croire que Carehim est un nom de lieu ; mais l'hébreu lit Haqcjôrehîm, c'està-dire les Coréens , appartenant a la famille de Coré, les descendants de Coré. Les Septante favorisent la leçon du texte original , car ils ont traduitpar : Kdi o'i Koritaï, et les Korites.
CARÊME (Quadragesima), jeûne de quarante jours qui sert de préparation à la fête de Pâques. Ce jeûne n'est pas d'institution divine, puisque Jésus- Christ ne l'a pas prescrit dans l'Évangile; mais les Pères grecs et latins en parlent comme d'une pratique très -ancienne, ce qui fait croire qu'il a été institué par les apôtres; ce qu'enseignent formellement saint Jérôme, saint Léon, saint Augustin, et la plupart des Pères du iv» et du v^ siècle. Il n'était autrefois que de trente-six jours; mais dans le ix'' siècle, pour imiter le jeûne de Jésus-Christ dans le désert, on y ajouta les quatre jours qui précèdent le dimanche de laQuadragésime. Voy. Jeune, Collation. August., Epist. LIV, aliàs 118, ad Januar. Bossuet, Hist. des Variations, I. VII. Thomassin, Traité histor. et polit, du Jeûne. Bergier, qui dans son Diction, de théol. fait un exposé historique du Carême et répond aux diverses objections des protestants contre cette sainte institution.
CARENA ou CARIENA, et par corruption CARANTENA , mots dérivés de Quadragena, qui signifie quarantaine , ou de Carentia, qui veut dire privation , abstinence. On doit entendre par ces divers mots la pénitence de quarante jours imposée par l'évêque ou le supérieur d'un couvent à un grand pécheur, qui, pendant quarante jours, ne devait prendre pour nourriture que du pain et de l'eau, et souvent il devait rester renfermé pendant tout ce temps, privé de toute société. Voy. Du Cange, Glossarium. D. Macri, Hierolexicon, ad voc. Caréna.
CARËRIUS (Alexandre), jurisc, né à Padoue, mort l'an 1626. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Traité de la puissance du Pontife romain; Padoue, 1599; — 2» des Songes et de la Divination par les songes; ibid., 1575; — 3° des Fiançailles et du Mariage; Venise, 1584.
CARETH, ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué, XIX, 15.
CARIA, nom d'une province maritime de l'Asie Mineure. Voy. 1 Machab., xv, 23.
CARIANA. Foy. Cartenna.
I. C ARIATH , mot qui signifie ville ; de là vient qu'il se rencontre souvent dans les noms de lieu de la Palestine.
IL CARIATH , ville de la tribu de Benjamin située près de Gabaath. Vor/. Josué, xviri, 28.