‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 448 sur 1220 · CARO · texte numérisé non relu

CARO

sur la montagne de ce nom , dans la partie la plus méridionale de la Palestine. Voy. Josué, XV, 55. I Rois, XXV, 5. Procopus Gazœus ex Euseb., in Comment, ad I lib. Reg. Hieronym., in Comment, ad Amos. I. Theodoretus, Quœst. 59, in I lib. Reg. Reland, Palœst. illustr., p. 695.

II. CARMEL, montagne ou chaîne de montagnes de la Palestine, dans la tribu de Manassès et au midi de la tribu d'Aser, entre la Galilée et Samarie. Les carmes y possédaient un monastère qui consistait en cinq cellules creusées dans le roc. On voit aussi sur le Carmel les débris de plusieurs autres monastères. Voy. III Rois, xvm, 19, etc. Joseph, Antiq., 1. V. D'Ervieux , Relat. du Mont-Carmel. Les Voyçiges de la Terre-Sainte. Richard et Giraud. Quelques auteurs prétendent qu'il y a une autre montagne du nom de Carmel située dans la partie méridionale de la tribu de Juda, près des frontières d'Édom , et que c'est celle dont il est parlé dans I Rois, xv, 12; xv, 2.

III. CARMEL , nom donné quelquefois en général à toutes sortes de lieux plantés de vignes et d'arbres fruitiers, et remarquables par leur fertilité. Voy. Reland, Palœ.st. illustrata, p. 327.

IV. CARMEL ou NOTRE-DAME-DU-MONT- GARMEL , Ordre militaire de chevaliers-hospitaliers , fondé par Henri IV, roi de France. Les chevaliers de cet Ordre étaient cent gentilshommes français , qui en temps de guerre devaient marcher auprès du roi. Paul V approuva cet Ordre , qui , par acte d'octobre 1608, fut uni à celui de Saint -Lazare de Jérusalem. Voy. le P. Toussaint de Saint-Luc , Mémoires ou Extraits des titres de l'Ordre de Notre-Dame du Mont- Carmel et de Saint-Lazare ;I'a.ns , 1681. Sponde, Annal, ad ann. 1608, n» 3, et ad. ann. 1565, n» 16.

CARMELI (le P.), de l'Ordre des Frères- Mineurs , né à Citadella en 1706, mort à Padoue l'an 1766 , fut déflniteur de son Ordre et professeur de langues orientales à l'université de Padoue. Outre de nombreux ouvrages d'érudition et de littérature dont on trouve la liste dans la Nouv. Biogr. ge'nér., on a de lui : Storia divarii costumi sacri e profani degli antichi sino a noi pervenuti , con due dissertazioni sopra la venuta del Messia; Padoue, 1750 et 1761, 2 vol. in-8», 2« édit. La première de ces dissertations a pour objet la prophétie de Jacob : Non auferetur sceptrum de Juda ( Genèse , XLix , 10 ) , et la seconde : Foderunt manus meas et pedes meos ( Psaume xxi , 17 ). Voy. le Journal des Savants, 1751, p. 439.

CARMÉLITES ( Carmelitanœ moniales ) , religieuses qui suivent la règle des carmes. Les carmélites de la réforme de Sainte-Thérèse ont été établies en France par le cardinal de Bérulle. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , pour cet article et ceux qui suivent, vol. X, p. 44 et suiv.

CARMES , Ordre religieux qui tire son nom et son origine du mont Carmel, habité autrefois par les prophètes Élie ou Elisée , dont les carmes prétendent descendre par une succession non interrompue. On ne sait si cette prétention est fondée ; mais ce qui paraît plus probable , c'est que dans le xii" siècle on rassembla plusieurs ermites qui vivaient séparément sur le mont Carmel; et que le B. Albert leur donna une règle qui fut approuvée par le pape Honoré III l'an 1226. Voy. Jean-Baptiste de Lézaha, Annal. Ord. Carm. Le P. Philippe, Hist. C«rm.Baronius. Sponde.Papebroch,^c'<a Sanct., au 8 avril, p. 777. Hélyot, Hist. des Ord. relig.

CARMES DÉCHAUSSÉS ou DECHAUX, ainsi

nommés parce qu'ils marchent nu -pieds. Ils avaient embrassé l'an 1562 la réforme de sainte Thérèse ; cette réforme , approuvée par Pie V et confirmée par Grégoire XIII , est divisée en deux congrégations : la congrégation d'Espagne et celle d'Italie. Les carmes déchaussés s'établirent en France sous le règne de Louis XIII. Voy. Sponde , Annal, ad ann. 1568 , n» 29 ; 1^, n" 21, etc. Le P. Isidore de Saint-Joseph, Hist. des Carmes déchaux. Le P. Jérôme cfe Saint- Joseph , Hist. de la réf. des Carmes.

CARNAGO (Ignace de), capucin, prédicateur distingué, né à Carnago, dans le Milanais, au xvii'' siècle , a publié : 1" Paradisus spiritualis, in quo agitur de perfectione christiana , de vanitate et infelicitate hujus sœculi , de felicitate religionis, et similibus ; Milan , 1663 , in-4° ; — 2" Turris sacra , erecta supra firmam petram auctoritatum divinœ sapientiœ ad gloriam magnée Matris Dei , etc.; ibid., 1666; — 3° plusieurs autres ouvrages de piété indiqués dans Richard et Giraud. Voy. Denis de Gènes , Biblioth. Scriptor. Ord. Minor. S. Francisci Capucinor., p. 172, 2« édit. Argelati, Biblioth. Scriptor. Mediolanens.

CARNAÏM, ville du pays de Galaad (I Mao chab., v, 26), probablement la même qu'4*torothcarndim (Genèse, xiv, 5), et que Camion (II Macchab., xii, 26). Ptolémée et Strabon la nomment Carna. Voy. Reland , Palœst. illustrata , p. 696 , 727, et Compar. Astarothcar-

NAÏM.

CARNAVAL (Carnelevamen, Carnisprivium, Bacchanalia , géniales ante quadragenarium jejunium dies), temps de réjouissance qui commence le 7 janvier, c'est-à-dire le lendemain des Rois, et qui dure jusqu'au Carême. C'est un reste des fêtes du paganisme ; saint Jean Chrysostome se plaignait des abus qui en résultaient. Voy. Jean Nicolaï, Dissert. lat. La Lettre d'un séculier à son ami sur les désordres du Carnaval ; 1712. Du Cange, Glossarium. D. Macri, Hierolexicon., ad voc. Carnisprivium.

CARNIN ( Claude de ) , curé de Saint-Pierre de Douai , vivait au xvii" siècle. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° Traité de la force et de la puissance des lois liumaines; Douay, 1608 ; — 2" Attaque de la tour de Babel, ou Défense de la police ecclésiastique et civile ; Anvers , 1620 , et Douay, 1621; — 3» la République naturelle et intérieure des âmes dans l'esprit de chacun de nou^.

CARNOET ( SAINT-MAURICE DE ) , abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Quimper. Elle fut fondée l'an 1170 par saint Maurice , qui en fut le premier abbé ; l'étroite observance de Citeaux y a été introduite au milieu du xvii« siècle. Voy. Hist.de Bretagne, i. II, p. 150. Richard et Giraud.l

CARNOLI (Luigi), jésuite, né à Bologne en 1618, mort dans la même ville l'an 1693, professa la grammaire, la rhétorique, la philosophie et la théologie. Il a laissé , entre autres écrits : 1° Hypotyposis Philosophiœ , seu summa ejusdem; Bologne, 1657; — 2» délia Virtù del S. Padre Ignazio di Loyola ; ibid., 1658 ; — 3" Vita di S. Ignazio di Loyola, sous le pseudonyme de Virgilio Nolarci; Venise, 1680. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesu.

CARNUTES. Voy. Chartres.

CARO ou CARUS (Joseph-Marie), prêtre et canoniste italien du xvii« siècle, a laissé : 1» Psautier ; Rome, 1683; — 2» Répons et Antiennes de l'Eglise romaine, dressés p.ir saint Grégoire le Grand; ibid., 1686; — 3» Titres, capitules, sections et stichométriesde la Bible, d'après l'édition

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des Septante et celle de saint Jéi'ôme , avec une ancienne version de Baruch et d'Esther, ibid., 1686. Voi/. Richard et Giraud , au mot Carls. CAROLINS ( libri Carolini) , nom donné à quatre livres composés par l'ordre de Charlemagne pour réfuter les décrets du second concile de Nicée relatifs au culte des images. Adrien l" soutint l'opinion du concile , et l'on s'aperçut enfin qu'il y avait eu un malentendu causé par une mauvaise version des Actes du concile qui avait trompé les Français; car elle portait qu'on devait rendre aux images des saints non -seulement le même culte absolu

Ïii'on rend aux originaux , mais même à la sainte rinité. V'o;/. les théologiens qui traitent du culte des images , et parmi les autres , Vuitasse , Traci. de Incarnat., tom. II, p. 555 et suiv. Ber-

fier et le Dict. de la théol. cathoL, à rarticle MAGE.

CARON (Raymond), récollet irlandais, né dans le comté de Westmeath l'an 1605, mort à Dublin l'an 1666, fut commissaire général de son Ordre. De son temps les catholiques formaient deux partis, dont l'un exigeait de Charles \" une assurance formelle et positive pour le maintien de la religion romaine et des privilèges de la nation, et l'autre se contentait d'une promesse générale jusqu'à ce que le prince fût débarrassé de la guerre parlementaire. Les choses allèrent de manière qu'il crut devoiiquitter son pays. Il se retira donc à Louvain , et ne revint à Londres qu'après la restauration de Charles II. Ses écrits , devenus rares , sont trèsimportants pour l'histoire d'Irlande. Il a laissé : 1» Rorna tnumpham , etc. ; Anvers , 1635, in-12 ; — 2" Apastolatus missionariorum regulnrium per universum mundum : ibid., 1653, in -12; Paris, 1659, in-8» ; ouvrage mis à V Index avec la clause Donec corrigatur ( Decr. 8 martii 1662) ; — 3» Controversiœ generalis fidei ; 1660; — i'> A vindication of the Roman catholicks of the English nation : Londres, 1660 , in-4" ; — 5» Loyaltg asserted and the late remonstrance or allegiance of the Irifth clergy and laymen confirmed ; Londres, 1662, in -4°; — 6° Remonstratio Hybernorum contra Lovunienses uUramontanusque censuras, etc.; Londres, 1665, in-fol.; ouvrage dans lequel l'auteur soutient les doctrines gallicanes ; et qui est précédé de Ad Pontif. max. Alex. VU queremonia. Ce dernier écrit se trouve dans le recueil des libertés de l'Église gallic, édit. de 1731. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GARONTE (Gratia B. Mari» de). Voy. Cha- RON, n» II.

CARPASIA ou CARPASSO (Carpassum), ville épisc. de l'ile de Chypre, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Salamine. Le premier de ses évèques, Philon, fut ordonné par saint Épiphane , qui lui reconunanda son Église lorsqu'il alla à Rome, en lui permettant d'y ordonner des clercs si cela était nécessaire. Dans la suite des temps, Carpasia est devenue un évêché in partibns. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. iœ.

CARPATHDS, aujourd'hui SCARPANTO, ville épisc. entre Rhodes et Crète, dans l'exarchat d Asie, fut érigée en évéché dans le v« siècle, et en archevêché dans le ix%dépendantde la métropole de Rhodes. On en connait sept évêques, dont le premier, Olympe , se déclara contre le concile d'Ephèse en faveur de Nestorius. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. 100, 101.

C ARPENTER (Richard), ministre et théologien anglican , vivait au xvii« siècle. Il fit ses

études à Cambridge, passa sur le continent, oii il reçut les ordres sacrés, et fut religieux bénédictin en Italie. Il revint en Angleterre en qualité de missionnaire , mais il abjura le catholicisme , et ne rentra dans le sein de l'Église qu'à la fin de sa vie. Outre des Sermons, on a de lui : Expérience, history and divinity; Londres, 1642, in -8»; réimprimé sous ce titre : The Downfatl of Antichrist; ibid. ,1648. Voy. Wood, Athenœ Oxonienses. La Nouv. Biogr. gmér

CARPENTIER ( Pierre), prieur de Donchéry, né à Charleville l'an 1697, mort à Paris l'an 1767, entra d'abord dans la congrégation de Saint-Maur, d'où il passa dans l'Ordre de Cluny. Il a laissé : l» l'édition du Glossaire de Du Cange, 6 vol. in-fol.; — 'HP \e Supplément à ce Glossaire, dont il est entièrement l'auteur; — 3° A/phabetum tironianum , compluribus Ludovici PU chartis, quœ notis iisdem exaratœ sunt et hactenus inedittp, ad histonam et jurisdictionem cum ecclesiasticam , tum civilem pertinentibus ; Paris, 1747, in-fol., et dans le Recueil des historiens de France, tom. VI ; — 4" plusieurs autres écrits dont on peut voir la liste dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. Tassin , Histoire littér. de la congr. de Snint-Maur.

CARPENTRAS (Carpentorac^e), ancienne ville épisc. de Provence, était sufTragante d'Arles avant qu'Arles elle-même fCit réunie à Aix. On y a tenu un concile sous le pontificat de Félix IV : saint Césaire d'Arles y présida. L'évêché de Carpentras , érigé dans le ii* siècle , a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. la Gull. Christ., tom. I, p. 893, nov. edit. Baronius. Annal., ad ann. 529. Labbe, Concil.. t. IV. Mansi, Suppl. aux Conc. du P. ùiblte. tom. P"", p. 411. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 216 et suiv. Gaet. Moroni, vol. X, p. 102 et suiv.

I. CARPI , ville épisc. de l'Afrique Proconsulaire, dont Ptolémée fait mention sous le nom de Carpis (1. IV, c. m). Secondin, évèque de Carpi, assista au concile de Carthage sous saint Cyprien. Toy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X,p.lÔ9.

II. CARPI (Carpum), ville avec résidence épisc. dans le duché de Modène.Sur la demande qui lui en fut faite par François III, duc de Moaène,Pie VI l'érigea en évéché dans le consistoire du 13 décembre 1779. Voy. Gaet. Moroni , vol. X, p. 109,110.

CARPOCRAS ou CARPOCRATE, hérétique du n« siècle. Il fit revivre les erreurs de Simon le Magicien, de Ménandre, de Saturnin et d'autres gnostiques; il rejetait l'Ancien Testament et niait la résurrection des morts. Voy. saint Irénée, 1. I", c. xxiv. Tertull. , de Script., c. XLViii. Clém. d'Alex., Strom.. 1. III. Eusèbe, 1. IV, c. vni. Saint Épiphane, Hœres. 27, etc. Bergier, Diction.de théol. . art. Carpocratiens. Pluquet, Diction, des Hérésies. art.CARPOCRATE.

CARPOCRATIENS, hérétiques qui avaient embrassé les erreurs de Carpocras.

CARPOPHORE, officier de la préfecture de Rome, souffrit le martyre, ainsi que ses trois frères, Sévère, Sévérien et Victorin, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien. On les fouetta avec des escourgées de plomb jusqu'à ce qu'ils rendirent l'âme dans cet affreux tourment. Vers la fin du v» siècle on érigea à Rome une église en leur honneur, et l'on croit que c'est à cette époque qu'on les nomma les Quatre couronnés. Leur fête est mai-quée au 7 août. Voy. Bollandus, Actes de saint Sébastien et de ses compagnons, au 20 janvier. Tillemont, Mémoires ecclés., tom. V, art. 49, de la Persecu- I tion de Dèce. Richard et Giraud.

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I.CARPOV (Jacques), luthérien, ncàGoslar en 1699, mort à Weimar l'an 4768, professa la théologie à Halle, à léna et à Weimar, et fut nommé membre de l'Académie de Berlin. On a de lui : 4" Disput. theol. SS. Trinitatis myslerium methodo demonstrativa sistens; léna, 4730, in-é"; — 2" Bevelatum SS. Trinitatis mysterium methodo demonatrutiva propositum et ah ohjectionibus variis vindicaium; léna, 1735, in-S»; — 3° Animadversiones succindœ in tractatum philosophicum de pluralitate personarum in Deitate, ex solis rnfionis principiis demonstrata ; ibid., 4735 et 4737, in-8f; — 4» plusieurs autres ouvrages, qui sont indiqués dans la Nouv. Biogr. génér., et dont un : JEconomia salutis N. T., seu Theologia dogmatica reveluta, methodo scienti^ca adomata, a été mis à VIndex (Decr. 14 aprilis 4755). Voy. la Nouv. Biogr, génér.

II. GARPÔV (Paul-Théodore), orientaliste et théologien luthérien, né à Bolschow l'an 4744, mort l'an 4765. Il professa l'hébreu et la théologie à Rostock , puis à Butzow en Meeklembourg. On a de lui : 4» Ars ideam distinctam de voce Iiebrcea formandi, sive de criteriis norninum et verhorum linguœ hebrœœ Commentatio ; Rostock, 1738, in-8"; — 2" Cinerum apud Hchrœos usus nuptialis, mœroris atque luctus tekmèrion ; ibid., 4739, in-4°; — 3" Christus Ecclesiœ sponsus et maritus, sive meditatio qua emblema illud iîi sacris freguentissiinum ex jure canonico Hehrœorum, speciatim offîciis conjugum mutuis illustratur; Rostock, 4740, in-4'>; — 4" Dissert, de iejuniis sahbaticis et antiquitate hebrœa; ibid., 1744, in-4"'. Voji. la Nouv. Biogr. génér.

I. CARiPUS (saint), hôte et disciple de saint Paul , demeurait à Troade en Phrygie lorsque cet apôtre y passa, environ un an avant sa mort. Selon les Menées des Grecs Carpus était l'un des 72 disciples de Notre -Seigneur, associé à saint Paul pour la prédication, et évèqvie de Bérée , où il mourut. Ils célèbrent sa fête le 26 mai , tandis que les Latins la font le 43 octobre. Voij. II ïimoth., rv, 43. Tillemont, Vie de saint Paul ; Mémoires ecclés., tom. 1".

II. CARPUS ( saint ), martyr, mort l'an 254 , était évêque de Thyatire en Asie. Durant la persécution qui signala le règne de l'empereur Dèce, il fut pris avec son diacre Papy le ou Papyre, et mené devant le proconsul Valère ou yalérien , gouverneur d'Asie , qui , les trouvant inébranlables dans la foi, les condamna à mort. Les Grecs célèbrent la fête de saint Carpus le 43 octobre, et les Latins le 7, le 8 et le 42, mais plus ordinairement le 43 avril. Vog. Henschenius. Continuation de BoUandus.Ti\\emont,Hist. de la pevsécut. de Dèce. Richard et Giraud, au mot Carpe (saint).

I. CARPZOV, en latin Carpzovius (Benoît), jurisc, né à Wittemberg l'an 4595, mort Tan 4666, professa d'abord à Leipzig, devint conseiller au tribunal d'appel de Dresde, puis conseiller privé dans la même ville. Il a laissé sur le droit civil et ecclésiastique plusieurs ouvrages, qui ont exercé une grande inlluence sur l'administration du droit dans toute l'Allemagne. Mais comme catholique nous devons ajouter qu'au point de vue théologique ils contiennent bien des erreurs; aussi ont -ils été tous condamnés par la S. Congrégat. de VIndex. Voy. Freheri, Theatrum viror. eruditor., p. II, sect. IV. Denis Simon, Biblioth.,\QÇQ, édit. de Paris, in-42. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

II. CARPZOV (David-Benoît), fils aîné du suivant et ministre luthérien, est auteur de Dissertatio depontificumhebrœorum vestitu .yacro/Iéna,

4655, in-4'', insérée aussi dans Jean-Benoît Carpzov, Dissertationes Academicœ; Leipzig, 4699, m-4o, et dans Ugolini , Thésaurus Antiquit. sacrar., tom. XII.

III. CARPZOV (Jean-Benoît), luthérien, professeur de théologie à Leipzig, né à Rocnlitz l'an 1607, mort l'an 4657. Ses principaux ouvrages sont : 4» Spécimen theologtœ Chemnitianœ in duobus locis de Deo et Christo; — 2" de Pœnitentia Ninivitarum Dispufatio: Leipzig, 4640, in-4''; — 3° Introductio in theologiam judaicam , — 4" Isagoge in libros Ecclesiarum Lutheranarum Symbolicos ; ouvrage qui a été mis à VIndex (Decr. 43 martii 4679).

IV. CARPZOV (Jean-Benoît), lils du précédent, né à Leipzig l'an 4639, mort l'an 469V), professa la théologie et l'hébreu dans sa ville natale. Outre quelques autres ouvrages, on a de lui : 4° Introductio in theologiam Judnicam et lectionem Raymundi aliorumque ejusdem generis auctontm; — 20 une édition de Martini Raymundi Pugio fidei; — 30 une édition de Lightfoot Hora taimuaicœ et heb?aicœ ; — 4o Schickardi Jus regium Hebrœorum, cum animadversionibus etnofis, mis à l'Index (Decr. 30 juUi 4678>; — 5'> Rabbi Mosis hen Maimon , de Jejuniis Hehrœorum , cum interpretatione latina ; — 6» Constitutiones tractatus talmudici dicti Schabbath, item dictiErubbim, latine versœ a Sehast. Schmidt , quihus textumhehrœum addidit Carpzovius; — 1° Colleyinm rahbinico-biblicum in libellum Ruth, publie par son fils Jean-Benoît; Leipzig, 4703; — 80 Dissertatio de Nummis emgiem Mosis cormttam exhibentibus; ibid., 4659, in-4''. Voy. Le Long, Biblioth. Sacr., édit. in-fol., p. 668. Le Diction, encyclopéd. de la théolog. cathol.

V. CARPZOV (Jean-Benoit), fils du précédent, ministre luthérien et professeur de langue hébraïque, né à Leipzig Van 4670, mort l'an 4733, a achevé le Collegium rahbinico-biblicum in libellum Ruth, commencé par son père, et il a composé plusieurs écrits, entre autres : 4" Christianœ de Urimet Thummim conjecturœ:l,e\pzig, 4732; — 2" de Sepultura Josephi patriarchœ disputatio philologica , dans Ugolini, Thesaur. Antiq. sacrar., tom. XXXIII; — 3o de Chuppa Hehrœorum Exercitatio; ibid., tom. XXX.

"VL CARPZOV (Jean -Benoit), littérateur et philologue, né à Leipzig en 4720, mort l'an 4803, professa la philosophie dans sa ville natale. On lui doit, parmi beaucoup d'écrits sur les anciens auteurs classiques : 4*^ Philosophcrrum de quiète Dei placita; Leipzig, 4740, in-4''; — 2<» Sacrœ Exercitationes in S. Pauli Epistolam ad Hebrœos exPhilone Alexandrino; Helmstadt, 4750, et avec des additions, 4795, in -8"; — 3" Stricturœ in Epist. ad Romanos; ibid., 4756; — 4» Ad Galatas; 4794; — 5" Epistolarum catholic. Septenarius Grcece , cum nova versione latina et scholiis grammatic. et cnV.,* Halle, 4790, in-S».

VIL CARPZOV (Jean-Gottlob), luthérien , fils de Samuel Carpzov, né à Dresde en 4679, mort à Lubeck l'an 1767, fut un des plus grands théologiens du protestantisme. C'est lui qui, en Allemagne, a ouvert la carrière de la critique biblique, et a fait de l'Introduction à l'étude de la Bible une science particulière. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1" Introductio in libros canonicos Bibliorum V. T. omnes, etc.; Leipzig, 1721 , 4731 , 1757, in-4o j — 2" Critica sacra V. T., etc.; Leipzig, 1728, m-4''; traduite en anglais sous le titre de : A defence ofthe hehrew Bible, with some remarks ofMoses Marcus; Londres, 1729, in-8»; — d" Apparat us historico-cri ficus antiquitatum sacri codicis et gentis hebrœœ; Leipzig, 1748, in-4''. Voy. la liste de plusieurs

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autres ouvrages de Carpzovdansla Nouv. Biogr. génér.

VIII. CARPZOV (Samuel-Benoît), littérateur et théologien luthérien, parent des précédents, né à Leipzig en 1647, mort l'an 1707. Son principal ouvrage est : Anti-Man^enim , seu pxnmen orthodoxœ jxdei contra Jac. Manfenium;'\\Hlem'berg, 1667, in-4». Il cherche dans cet ouvrage à réfuter celui que le P. Jacques Mensen, jésuite, a publié sous le titre de Praxis nova fidem ortfiocloxam discemendi et amplectendi.

CARR (Thomas), prêtre catholique anglais, né l'an 1599, mort l'an 1674; Son véritable nom était Ali/^s Pinchney. Il fut d"abord procureur du collège anglais à Douai , et établit à Paris le monastère des .\u,5tJStines anglaises. On lui doit plusieurs ouvrages en anglais, en latin, dont les plus connus sont : 1« Douces pensées de Jém-i et de Marie: 1665, in-8*; ce sont des méditations en anglais pour les dimanches et les fêtes de Jésus et de Marie; — ^''Pietas Parisiensis : 1666, in-8"; c'est la description des hôpitaux de Paris; — 3" 7e (iage de r Eternité; Paris, 1632, in-S", trad. en anglais de Camus, évêque de Bellêy; — 40 le Traité de l'amour de Dieu de saint François de Sales; ibid., 1630,2 vol. in-8»; — 5» les Soliloques de Thomas A-Kempis; ibid.,lfô3j in-12. Vôif. la Nouv. Biogr. génér.

GARRACIOLO (saint François), fondateur des Clercs Réguliers Mineurs, né le 13 octobre 1563 à Santa-Maria, dans les Abruzzes, mort le 4. juin 1608. Son nom de baptême était Ascagne; il le changea en celui de François, lorsqu'il prit l'habit religieux. II présenta la règle de son Ordre à Sixte -Quint, qui l'approuva le 1" juin 1588. Les religieux de ce nouvel Ordre faisaient les vœux solennels de pauvreté , de chasteté , d'obéissance, et celui de n'accepler aucune fonction ni dignité dans l'Église. Ils se consacraient, du reste, à toutes les œuvres du ministère pastoral, à la direction des âmes, la prédication, la confession dans les prisons, aux galères, dans les hôpitaux et les écoles; s'obligeant d'après leur règle à deux examens de conscience par jour, à pratiquer l'abstinence quatre fois par semaine, et àdautresmortifications. Benoît XIV et Clément XIII ayant constaté plusieurs miracles de Carraciolo, Clément XIV le béatifia, et Pie VII le canonisa le 24 mai 1807. Ce saint est honoré le 4 juin. Voy.Xe Bullarium. Hélyot, Histoire des Ordres, etc., tom. IV, p. 38. Le Diction, encyclop. de h théol. cathol.

t. CARRANZA (Michel - Alfonse de), carme , né à Valence vers lan 1527, mort l'an 1607. Ses principaux ouvrages sont : 1» Vita S. lldephonsi; Valence, 1556, in-H", et dans les Acta Sanctorum, 3 janvier; — 2» Camino del Cielo; ibid., 1601, in-S" ; — 3» Catecismo y doctrina de religiosos ftovicios professas y ;«ow7'a5'; Valence, 16(^. Voy. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hisp. nova. La î^oicv. Biogr. g&nér.

II. CARRANZA DE LA MIRANDA (Barthélemi de), dominicain, puis archevêque de Tofêde, né à Miranda l'an 1503, morl Fan 1576, professa la théologie à Salamanque avec un tel Succès, qu'on accourait de tous côtés pour l'entendre. Charles -Quint l'envoya aiu concile de Trente. Ceçenodanf ses ennemis réussirent à lé faire emprisonner, prétendant que Charles- Quint n'était pas mort dans des sentiments catholiques, et que Carranza en était cause; ce prélat ^assa dix années en prison, et fut absous. Il a laissé : i» SumTwweoneiYiorKT??; Venise, 1546, in-8» ; ouvrage Souvent réimprimé ; — 2» Commentarios sodre ri CafecHimochrtstiano; An-vers, 1558, m-fol.; ouvrage mis à Thtdex par Clé-

ment VIÎI ; — 3° divers écrits sur lés Sacrements, ta Prière, le Jeûne. V Aumône, la Messe. Voy. le P. Echard, Script. Ord. Prœdic, tom. Il, p. 236 et suiv. Le P. Touron, Hommes illustr. de l'Ord. de Saint -Domin., tom. IV, p. 421 et suiv. Richard et Giraud.

CARRAVIA (Paul), né à Casai, vivait vers Fart 1620, a laissé : 1» Interprétation littérale et mys' tique des règles du droit canonique: Bologne, l(rl7; — 2» Théologie canonique et morale; ibid.. 1619. ^ ^ > y

I. CARRÉ (Jean-Bâptiste), fondateur du tiô^ viciât général de l'Ordre des Frères Prêcheurs à Paris, né vers l'an 1593, mort l'an 16^. .léuné encore, il fut chargé de Féducation des novices d'Avignon , puis appelé à Paris pour exercer les mêmes fonctions au couvent de l'Annonciation, dont il devint ensuite prieur. Entin son mérite et sa vertu lui donnèrent à la cour un crédit tel, qu'il obtint l'établissement d'un troisième couvent de son Ordre , destiné à élever les novices de toutes les provinces. Le couvent fut bâti sous la juridiction immédiate du général de l'Ordre, et sans dépendre d'aucun provincial ; le P. Carré le gouverna en qualité de prieur. Voy. le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. de Saint- Domin.. tom. V, p. 346 et suiv. Richard et Giraud.

II. CARRÉ (Jean-Hugues), docteur de Sofbonne , prêtre de l'Oratoire et supérieur de là

Ïrovince de Malines, mort l'an 1656. On lui doit : » Trésor spirituel: Paris, 1643; — 2" Traité de la pénitence et de la vie bienheureuse d'Ange le dé Folcani , fondatrice des Ursulines ; Taris , 1648; •^ 3* Réponse à un écrit intitulé : Avis donné en ami à un certain ecclésiastiaue de Louvain , au sujet de la bulle du pape Urbain VHI , qui con-' damne le livre portant pour titre : Augustinué Cornelii Jansenii; Paris, 1649.

III. CARRÉ (Remv), bénédictin, né à Saint- Phal, au diocèse de Troyes, Fan 1706, fut prieur de Béceleuf et sacristain du couvent de la Celle. Il a laissé : 1* Maîtres des novices dans l'art de chanter, ou Règles générales, courtes, faciles et certaines pour apprendre parfaitement le plainchant; Paris, 1744, in-4'>; ^- 2» Recueil curieux et édifiant sur les cloches de F église; Cologne, 1757, in-8»; — 3° la Clef des Psaumes; Paris, 1755, in-12; — 4° Plan de la Bible latine distribuée en foi~me de Bréviaire; Paris, 1780, in-12. Foy. Feller, Biogr. univers.

CARREL (Louis-Joseph), docteur en théologie, né à Seyssel dans le Bugey au xvii* siècle,a laissé , entre autres ouvrages : i» la Science ecclésiastique suffisante à elle - même sans le secours des sciences profanes; Lyon, 1700, in-12; — 2"> Avis et lettres sur les propositions concernant la révélation et la certitude du texte sacré } écrit qui a été inséré dans YHistfnre des outrages des Savants, mai 1708; — 3» plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud. Voy. Feller, Biogr. univers.

CARRELET (Louis), curé de Notre-Dame dé Dijon, né Fan 1698, mort en 1781, à publié : Œuvres spirituelles et pastorales : Dijon . 1767, 7 vol. in-12; Paris, 1805^ 7 vol. in-12. Voy. Papillon, Biblioth. des auteurs de Bourgogne^

CARRERA (François), jésuite, né en Sicile l'an 1629, mort l'an 1679, a laissé, outre des poésies latines : Panthéon Siculum. sive Sanctorum Siculorum elogia; Gênes, 1679, in-4". Voy 4 là Biblioth. Steula. A}e^aiKibe, Biblioth. Scriptor. Soc. Jesit. . .

CARRET (Louis), Médecin, juif converti, a laissé : les Visions divines . en hébreu , a^^c une version latine d'Arigèle CaniniuS; Paris, 1554}

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