‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 45 sur 1220 · ADA · texte numérisé non relu

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p;tr ces mots les recueils daiis lesquels sont loiiteuus les Actes des saints et des martyrs de la foi. Cependant on l'applique plus spécialement à louvrage commencé par Bollandus en 1643, continué successivement par plusieurs jésuites connus sous le nom de Bollandistes , et suspendu en 1794, au LUI'' vol. in-fol.

I. ACTE. En droit, toute écriture qui sert à prouver et à justifiw quelque chose. Tout acte passé par des ecclésiastiques ou par d'autres personnes sur des matières spirituelles ou ecclésiastiques est appelé acte ecclésiastique, par opposition à celui que passent des laïrpies ou des ecclésiastiques sur des matières profanes et séculières, et que l'on nomme en conséquence acte civil. En général , tout acte doit être fait suivant les formalités requises par la loi et par l'usage du lieu où il est passé.

II. ACTE, ACTION, en théologie s'applique à Dieu et à Ihomme , mais dans un sens dillérent. Dieu est un acte pur; il ne peut lui survenir, comme à l'homme, une nouvelle modification, un nouvel attribut ou une nouvelle action qui change son état, qui le rende autre qu'il n'était. Cependant, comme on ne peut concevoir ni exprimer les attributs et les actions de Dieu que par analogie aux nôtres, on est forcé de faire par rapport à Dieu des distinctions comme on en fait par rapport à l'homme. Ces distinctions servent d'ailleurs à donner au langage théologique la précision nécessaire pour éviter les erreurs et prévenir les équivoques frauduleuses des hérétiques. On distingue donc en Dieu, i" deux facultés ou deux puissances actives, l'entendement et la volonté, et de plus les actes qui sont propres à l'un et à l'autre ; 2° des actes inténeurs, appelés par les théologiens actus ad intra. comme celui par lequel Dieu se connaît et s'aime lui-même ; et des actes extérieurs nommés actus ad extra, tels que la création du monde ; 3° des actes nécessaires et des actes libres : Dieu se connaît et s'aime nécessairement; mais il a voulu librement créer le monde ; il aurait pu ne pas vouloir et ne pas créer; 4» des actes essentiels, c'est-à-dire les opérations communes aux trois Personnes divines, comme la création, et des actes nationaux ou notions. Voy. ce dernier mot. Quant à l'homme, ce que nous venons de dire lui étant applicable en partie , nous nous bornerons aux observations suivantes : 1° Quand un homme agit avec réflexion et de propos délibéré, son action s'appelle acte humain {actus humanus); dans le cas contraire on lui donne le nom à'acte d'homme (actus homiuis ). Le premier est le seul imputable; le seul moralement bon ou mauvais, digne de récompense ou de châtiment. Le second étant un simple sentiment, un premier mouvement plutôt qu'un acte proprement dit, on le nomme avec raison motus primo primus. 2" Les actes humains sont principalement considérés par les théologiens relativement à la loi de Dieu, qui les commande ou les défend , qui les approuve ou les condamne ; et c'est sous cet aspect qu'ils sont bons ou mauvais, bonnes œuvres ou péchés. 3° Nous pensons avec saint Augustin ( Epist. Lxxxii , allas 19) et saint Thomas (i, 2, quœst. XXI , art. 4 ) qu'il n'y a pas d'acte in inclividuo, qui soit inaiûërent, c'est-à-dire qui ne soit ni bon ni mauvais moralement. 4" Parmi les actions bonnes et louables, les unes sont naturelles, les autres surnaturelles. Ces dernières sont les seules utiles , au moins directement , au salut éternel. 5" Entre les actions surnaturelles on distingue les actes des différentes

vertus. Un acte de foi est une protestation qu'on fait à Dieu de croire à sa parole ; un acte d'espérance est un témoignage de la confiance que l'on a en ses promesses ; un acte de charité est rm témoignage d'amour pour lui.

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