I. CASE , évêque. Voij. Casa
II. CASE (Pierre de), dont le véritable nom est Desmaisons, né à Limoges, mort en 1348, fut général de l'Ordre du Mont-Carmel, patriarche de Jérusalem et administrateur du diocèse de Vaison. On a de lui, outre des Commentaires sur la Politique d'Aristote : 1» miatre livres sur le Maître des Sentences; — 2" des Sermons, écrits en latin, ainsi que les ouvrages précédents. Voy. Trithème, de Viris illustr. D'Achéry, Spicilegium.
III. CASE-DIEU {Casa Dei), abbaye de l'Ordre de Prémontré au diocèse d'Auch , fut fondée vers l'an 1351 par Pierre, comte de Bigorre.EUe dépendait immédiatement de l'abbé de Saint- Martin de Laon. Voy. Sainte - Marthe , Gallia Christ., tom. I, col, 1031. nov. edit.
CASERTA ou CASERTÉ, ville épiscopale du royaume de Naples dans la terre de Labour; elle est suffragante de Capoue Ranulphe, le premier de ses évéques , fut ordonné l'an 1113 par Sennes, archevêque de Capoue. Fo?/.Ughelli, Italia Sacra, tom. VI, p. 483. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. X, p. 140, 141.
CASGARA, ville métropolitaine du Turkestan, 21« province du diocèse de Chaldée. La foi y fut prêchée l'an 823 par les soins du catholique Timothée I"", qui obtint du kan des Turcs la permission d'introduire dans le pays des prédicateurs. Deux cents ans plus tard le prince des Turcs et deux cent mille de ses sujets embrassèrent le catholicisme. Voy. Richard et Gi-
ÇASHEL ou CASSEL (Cassili), ville archiépisc. d'Irlande et capitale du comté de Tippérary. Elle fut érigée en évêché au x« siècle, et en métropole vers le milieu du xii« siècle. On y a tenu deux conciles, le premier en 1171 ou 1172, et le second en 1453. Voy. Wilkins, Concil. Angl., tom. I,llII. Richard et Giraud. VEncyclop. cathoL, tom. IX, p. 177, 215. Gaet. Moroni, vol. X, p. 142.
CASIACUM. Voy. Chésy.
CASIMIR (saint)., second fils de Casimir IV, roi de Pologne, et d'Elisabeth d'Autriche, né l'an 1458, mort le 4 mars 1482, selon les uns, ou 1484, selon les autres, ou enfin en 1483, suivant auelques-uns. Dès l'âge le plus tendre il était déjà un modèle parfait de toutes les vertus ; il avait à peine treize ans lorsque les Hongrois , mécontents de leur souverain , le demandèrent pour roi à son père ; mais ce projet n'eut pas de suite, et Casimir put se livrer tout entier à la pratique des austérités qui lui étaient si chères. Il se distingua surtout par une charité inépuisable et une tendre dévotion pour la sainte Vierge , ainsi que pour les mystères de la Passion de Notre-Seigneur. C'est le pape Léon X qui l'a mis au nombre des saints l'an 1521. On honore saint Casimir le 4 mars. Sa Vie a été publiée en latin à Wilna, 1604, in-4". Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X, p. 142,
CASINI (François-Marie), capucin et cardinal , né à Arezzo en Toscane, mort à Rome l'an 1719, a laissé, outre une traduction des Conseils de lu Sagesse du français en italien : 1» Panegy-
res de diverns sanctis; Massa, 1077. in-12; Venise, 1679; — 2» JEtas hominis; Florence, 1682, in-8»; — 3» Conciones habifœ in palatio apostolico, etc.; Rome,3 vol.in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. Gaet. Moroni, vol. X, p. 144.
CASINO (Casinum), ville épisc. de Campanie et du Vicariat romain au pied du mont Cassin , dans le royaume de Naples. D'après la tradition du pays l'apôtre saint Pierre y ordonna un évêque. Théodoric, roi des Goths, renversa l'église du Mont-Cassin et y rétablit le culte des faux dieux, que saint Benoit détruisit ensuite. Les successeurs de ce saint exercèrent pendant près de 800 ans une juridiction quasi épiscopale sur le Mont-Cassin et ses dépendances; enlin Jean XXII y érigea un évêché l'an 1322. Voy. Richard et Giraud.
CASIS, vallée dans la tribu de Benjamin. Voy. Josué, xviii, 21.
CASLEU, 9« mois de l'année sainte des Hébreux, et le 3« de l'année civile. Il a trente jours, et commence à la nouvelle lune de novembre, selon les rabbins; mais il parait plus probable que c'est à la nouvelle lune de décembre. Voy. Zachar., vu, 1. II Esdras, i, 1. I Macchab., i, 54. J.-D. Michaelis, Supplem. ad Lexica hebraica, et Commentât, de Mensibus hebr.
CASLUIM, fils de Mesraïm, dont les Philistins et les Capthorins sont issus. Voy. Genèse, X 14.
'CASNADIUM. Voy. Chonad.
CASNEDI (Charles -Antoine), jésuite, né à Milan au xvii'' siècle, professa d'abord la philosophie et la théologie dans sa ville natale, puis il fut nommé qualilicateur de l'inquisition à Madrid, et devint plus tard provincial de son Ordre pour toute la Lusitanie. Il a laissé : Crisis theologica in selectiores hm'us et elapsi sceculi controversius; Lisbonne, 1711. Voy. la Nouv. Biogr. ge'ne'r.
CASOLA (Pierre), chanoine de la cathédrale de Milan , mort dans cette ville l'an 1507, a publié : 1" Liber litaniarum triduanarum ; Milan, 1494; — 2° Rationale ceremonianim Missœ Ambrosianœ; ibid., 1498, in-4"; — 3» Ceremoniale Missœ Ambrosianœ ; ibid., 1499. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. CASPARI (David) , théologien luthérien et philosophe, né à Kœnigsberg en 1648, mort à Ri^a l'an 1702, fut directeur de l'une des écoles latines de Riga, et plus tard pasteur et professeur de théologie. Outre un grand nombre d'ouvrages philosophiques, il a laissé : 1° Dyai eclogarum de jejunio Christi quadragesimali . etc. ; Riga, 1688, in -4»; — 2° Prœlectiones de futuri Iheoloni studiis philologicis et philosopkicis; Rostock,1705, in-40; — 3° Breviarium theologiœ moralis; ibid., 1712, in -8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
IL CASPARI (George), théologien protestant, né à Riga l'an 1683, mort l'an 1743, devint prédicateur à Riga, et plus tard premier pasteur de cette ville. On lui doit : 1" Disputatio de descensu Christi ad inferos; Rostock, 1704, in -4»;
— 2" Disputatio de decorihus sanctitatis ab utero, aurorœ et juventutis Messiœ ; ibid., 1708, in-4";
— 3» plusieurs autres écrits dont on voit la liste dans la Nouv. Biogr. génér.
in. CASPARI (Jean), capucin, né dans le Wurtemberg au xvii« siècle, a publié : 1» Saltus Gigantis divini, i. e. considerationes devotœ raysteriorum sanctissimœ vitœ J.-C; Wurzbourg, 1674, in-8^ et en allemand; Bamberg, 1683, ingo ; 2» Supplique des âmes enfermées dans le Purgatoire jusqu'à complète expiation de tous
CASS
CASS
leurs péchés, en allemand; Bamberg, 1677; — 3" Directorium confessariorum, exhibens solidam et selectam praxin absoluti confessarii; Francfort-sur-le-Mein , 4691, in-12; — 4° Octena Mariana, seu octo coronœ stelleœ Mariœ, in festis ejus prœsentandœ , in gratiam confraternitatis Mariœ wuxiliairicis connexœ; ibid., 1692, in -12; — 5" Nourriture céleste de l'âme, ou Méditations pieuses à l'usage des croyants , en allemand ; Bamberg, in-S", sans date. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
CÂSFHIN , ville forte par ses ponts et ses murs, dont il est parlé dans II Macchab., xii], 13. Plusieurs veulent qu'elle soit la même oue Héséhon (Nombr., xxi, 25, etc.) et Ckashon (I Macchab., v, 36).
CASPHOR, se trouve parmi les noms de plusieurs villes fortes et grandes mentionnées dans
I Macchab, v, 26; mais comme on ne connaît aucune ville de ce nom , beaucoup d'interprètes
fiensent qu'on doit lire ici Casbon, comme on it dans le passage parallèle au vers. 36. Or Casbon était une ville située à l'orient du Jourdain.
CASROUN ou CHARZUNA , ville épisc. de la Perse où, selon Abulféda , siégeait l'évêque des Chaldéens. Voy. Richard et Gu*aud.
CASSA ou CASS^ , ville épisc. de la première Pamphilie au diocèse d'Asie, érigée en évèché au IV» siècle , sous la métropole de Side. Elle a eu cinq évêques ; le premier, nommé Tuessianus, assista au premier concile général de Constantinople. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 1005. De Commanville , I^^ Table alphabet.,
CASSADORE (Guillaume), auditeur de Rote, assista au concile de Trente et fut nommé par Pie IV évêque de Barcelone. Il a laissé un Recueil des décisions de la Rote depuis l'an 1513 jusqu'en 1523. Voy. Denys Simon, Biblioth. hist. et chronol, des princip. aut. et interprètes du droit civil et canonique; Paris, 1692, in-12.
I. GASSANDRE, ou plutôt CASSANDRIA, autrefois POTID^ffiA, ville épisc. de Macédoine au diocèse de l'IUyrie orientale, sous la métropole de Thessalonique ; elle a été plus tard érigée en archevêché. Le premier de ses évêques, Hermogènes, assista au brigandage d'Éphèse; mais, deux ans après , il rétracta au concile de Chalcédoine ce qu'il y avait fait. Voy. les Mémoires du P. Goar. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 78.
II. GASSANDRE ou GASSANDER (Georges), théologien catholique flamand, né l'an 1515, mort l'an 1566, professa la théologie à Bruges et à Gand, où il acquit une grande réputation.
II possédait les langues, le droit, les belles-lettres et la théologie, et il était recherché de tous pour ses qualités personnelles. On a de lui un
frand nombre d'ouvrages qui ont été publiés à aris, 1616, 1 vol. in-fol., et dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Il faut remarquer que tous les ouvrages de Cassandre ont été mis à Y Index; on n'en sera pas étonné quand on saura qu'Ellies Dupin et le continuateur de V Histoire ecclésiastique de Fleury eux-mêmes ont reproché à ce théologien d'avoir trop favorisé les protestants dans sa controverse. Voy. Nicéron, Mémoires.y&lère- André, Biblioth. Belg. Sweert, Athence Belgicœ. Moi évi, Diction, histor. Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
III. CASSANDRE FIDÈLE {Cassandra Fidelis)^ femme très-savante, née a Venise en 1465, morte vers 1567, s'appliqua avec succès au latin, au grec et à l'histoire, à la théologie et à la phi-
losophie. Plusieurs papes, plusieurs rois, et beaucoup de savants lui donnèrent des preuves de leur estime. Elle a laissé des Lettres et des Discours, dont Philippe Thomassini a publié le recueil en y ajoutant sa Vie; Paris, 1636, in-8". Voy. Ange Politien, 1. III, epist. 17. Fulgoso, Rerum nienior., 1. IX, c. III.
GASSANI (Joseph), jésuite espagnol, vivait dans la première moitié du xvm« siècle. On a de lui, en espagnol : 1*> Vie, vertus et miracles de saint Stanislas Kostka; Madrid, 1715, in-8»; — 2° Vie, vertus et miracles de saint Louis de Gonzague: ibid., 1726, in-S»; — 3» Histoire de la province de la Compagnie de Jésus du nouveau royaume de Grenaae;\h\à.., 1741, in-fol.
GASSANO, ville épisc. de la Calabre citérieure au royaume de Naples et sous la métropole de Cosenza. On croit que c'est l'ancienne Cosilianum, ville de Lucanie, appelée aussi Massilianum, et du Vicariat romain, où il y avait uu évécpie dès les premiers siècles. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. IX, col. 342. Morigia, Historia Mediol. Richard et Giraud. Gaet. M6roni,vol. X, p. 147.
CASSE {Cassia), aromate dont parle Moïse, et qu'il fait entrer dans la composition de l'huile sainte dont on devait se servir pour la consécration des vases sacrés du tabernacle. Vcyy. Exode, XXX, 24.
GASSEL. Voy. Cashel.
GASSI (Cassius), un des six mille deux cent soixante -six martyrs que l'Église d'Auvergne honore le 15 mai. S. Cassi avait été ordonné prêtre par l'apôtre d'Auvergne saint Auslremoine, et il habitait un village appelé Bourg des Chrétiens. A cette époque Chrocus , l'un des rois allemands de la Poméranie, vint ravager la Gaule, pénétra en Auvergne, et lit périr un grand nombre de chrétiens vers l'an 266. Saint Cassi fut du nombre. Voy. saint Grég. de Tours, 1. I , c. XXX, XXXI, XXXII. Duchêne, Recueil, t. III. Branche, Hist. des Saints d'Auvergne. Bollandus et Henschenius, au 15 mai, 6 février et 19 mars. Tillemont, Mém. ecclés., tom. IV.
GASSIA , nom de la seconde fille de Job après sa disgrâce. Voy. Job, xlii, 14.
I. GASSIEN (saint), martyr d'Imola, mort le 13 août. On ne sait s'il souffrit le martyre sous Dèce ou sous Julien l'Apostat, ou bien sous Valérien. Il était maitre d'école, enseignant à lire et à écrire aux enfants. Dénoncé comme chrétien par ses élèves, il leur fut livré; tandis que les uns cassaient leurs tablettes sur sa tête, les autres découpaient son corps avec des stylets; c'est ainsi qu'il mourut au milieu des plus cruels tourments. Son culte est joint à celui de saint Hippolyte par une commémoration durant l'octave de saint Laurent. Voy. Prudence , livre des Couronnes. D. Ceillier, Hist, des Aut. sacr, et ecclés. Richard et Giraud.
II. GASSIEN (saint), martyr, mort le 3 décembre , vers l'an 298. Il était greffier du prétoire lorsque saint Marcel le Centenier fut condamné à mort par Aurèle Agrippa , vicaire du préfet des Gaules. Cassien, entendant la sentence , jeta aussitôt par terre sa plume et son papier. On le conduisit en prison; et, cinq semaines après , il eut la tête tranchée. On l'honore le 3 décembre. Voy. Prudence, ibid, D. Ruinart, Hist. du mart. de saint Cassien.
III. GASSIEN (saint), évêque d'Autun, né à Alexandrie en Egypte, mort à Autun vers le milieu du iv« siècle. Sa vertu le désigna pour occuper le siège d'Orthe en Egypte ou d'Orthosie en Phénicie; puis il passa dans les Gaules au temps de Constantin le Grand, et vint à Autun,