‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 461 sur 1220 · I. CASSIUS (saint), Voy. Cassi · texte numérisé non relu

I. CASSIUS (saint), Voy. Cassi

II. CASSIUS (saint), martyr de la légion Thébéenne , fut un des compagnons de saint Maurice.

III. CASSIUS, surnomé Longinus, fut questeur de Crassus en Syrie , dans la fameuse expédition de ce général contre les Parthes. A la mort de Crassus il recueillit les débris de son armée, il vint à Tyr , et de là il marcha vers la Judée et assiégea Tarichée , sur le lac de Génésareth. Il remporta la place, et il réduisit en esclavage toutes les personnes qui s'y trouvaient. Après le meurtre de Jules César, Cassius se rendit en Syrie, où il était en grande considération, et il se trouva à la tête de huit légions. Il passa ensuite dans la Phénicie et dans la Judée , et n'eut pas de peine à s'assurer de l'une et de

CAST

CAST

l'autre. Pendant qu'il y était, il s'empara de quatre légions de la reine Cléopâtre qui passaient par la Palestine pour aller secourir Dolabella. Pour entretenir toutes ces troupes il fut obligé de lever de grosses sommes; la Judée dut payer pour sa part 7(X) talents ; mais Gophna , Emmaiis, Lyde, Thamna et plusieurs autres villes n'ayant pas fourni à temps leurs contingents, Cassius lit vendre tous leurs habitants à l'encan , pour obtenir par ce moyen les sommes qu'elles devaient fournir. Le reste de l'histoire de Cassius n'a pas de rapport aux affaires des .Tuifs. Il fut défait avec Brutus à Philippe, en Macédoine, et se donna la mort. Voy. Joseph., Antiq., 1. XIV, c. xii,xviii; de Bello Jud., 1. I, c. VI, IX. D. Calmet, Diction, de la Bible.

IV. CASSIUS (Barthélémy), jésuite, né en Dalmatie l'an 1575, mort l'an -1650, fut d'abord missionnaire dans le Levant, puis provincial à Raguse et pénitencier apostolique à Rome sous le pape Urbain VIII, a laissé en langue dalmate : 1» des Cantiques spirituels: 1624 , in - H" ; — 2° des traductions du Rituel i^omain; iOM), in-4" ; — 3° Epîtres et Evangiles du Missel ; 1641 , in -fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.

CASSOLETTE {thymiamateria ou thuribula suffiforia), réchaud de cuivre ou d'argent sur lequel on fait brûler des parfums. On s'en servait autrefois dans les églises pour encenser le peuple. On les passait fumantes dans les rangs, et chacun en attirait la vapeur avec la main en disant : Accendat in nobis Dominus ignem sin amoris et flammam ^œternœ caritatis. Voy. De Vert, Cérém. de tÉgl., tom. IV, p. 52. Voy. aussi Encens. Encensoir.

CASTABALA ou CASTABALE, appelée aussi Castabla et MoMESTA , ville épisc. de la seconde Cilicie, au diocèse d'Autioche, érigée en évéché au v» siècle comme suffragant de la métropole d'Anazarbe. Maris, le premier de ses évêques, est mentionné par saint Ignace, martyr, dans sa lettre à Héron, diacre de l'église d'Antioche. Castabala n'est plus aujourd'hui qu'un simple évéché in partibus. Voy. saint Basile, Epist. CLXix, cccix. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 902. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. X, p. 152. .

CASTAGLIONE ou CASTIGLIONE (Joseph) , docteur en droit , né à Ancône , mort à Rome l'an 1616. On a de lui : 1» un Panégyrique du cardinal Jean - François Aldobrandini ; — 2'' un écrit sur les Instituts ou règlements de la congrégation de l'Oratoire; Rome, 1612, in-40; — 3° plusieurs autres ouvrages en prose et en vers, dont on peut voir les titres dans Richard et Giraud. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, t. XLII. Jean- Vincent de Rossi. Vie abréqée de Castaqlione.

CASTAGNIZA ou CASTAI^IZA ( Jean de), bénédictin espagnol, mort à Salamanque l'an 1596, fut prédicateur général de son Ordre , aumônier de Philippe II et censeur de théologie. Ses principaux ouvrages sont : 1» la Vida de santo Benito ; Salamanque, 1583, in-S"; — 2» Historia de S. Romualdos, padre y fundator del Ordene Camaldulense ; 15î^)7, in-4». Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp. Feller, Biogr. univers.

CASTALION ou CASTALLION , CASTILION, CASTILLION,CASTILLONetCHATEILLON (Sébastien), qui était son vrai nom, théologien, né dans le Dauphiné l'an 1515, mort à Bàle l'an 1563, professa les humanités à Genève et le grec à Bàle. On a de lui, entre autres ouvrages : l»une Traduction française de la Bible ; Bàle, 1555 , in-fol. ; — 2* une traduction latine de la Bible ; Bâle, 1556, 1573, in-fol. ; — 3° de Hcereticis , quid sit cum eis

agendum variorum sentent iœ; Magdebourg, 1554, in-S» j — 4" Colloquia sacra; Paris , 1748, in-12 , 2° édit.; — 5° de Imitando Christo; Bàle, 1563, in-16, et Francfort, 1707, in-12. Voy. La Croix du Maine, Biblioth. de la France. Feller, qui fait sur les divers écrits de Castalion des réflexions très -justes, écrits condamnés d'ailleurs par la S. Congrégation de V Index.

CASTANIZA. Voy. Castagniza.

CASTE (saint), martyr et compagnon de saint Emile , mort vers l'an 205. Vaincu dans un premier combat, il triompha dans le second. Le calendiier de l'Église d'Afrique marque sa fête au 22 mai. Voy. saint Augustin, Serm. 285, edit. nov. Tillemont, Hist. de la ^persécution de l'empereur Sévère.

CASTÉEL (Gérard), né à Cologne en 1667, mort à Duisbourg l'an 1733, prieur des chanoines réguliers de Sainte-Croix , a laissé : Controversiœ ecclesiustico-historicœ ; Cologne, 1734 et 1 757, in-4». Ces controverses sont au nombre de quarante-cinq ; il y copie souvent Noël- Alexandre. Voy. les réflexions de Feller.

I. CÀSTEL ( Antoine ) , de l'Ordre de Saint- François et docteur en théologie de l'université de Saragosse, mort l'an 1717, a laissé, entre autres ouvrages : 1" des Commentaires sur le Maître des Sentences; ibid., 1698, 1700, 1702, etc.; — 2» Athœneum Minoriticum novum, etc.; Saragosse, 1697, in- 4°; — 3o Francilogium sacrum , etc.; ibid., 1713. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. Francùc.

II. CASTEL ou CASTELL (Edmond), chanoine de Cantorbéry, né à Halley, dans le Cambridgeshire , en 1606, mort en 1685, professa l'arabe à Londres. La Polyglotte de Walton est due principalement à ses soins. On lui doit encore : Lexicon heptaglotton , hebràicum, chaldaicum , syriacum, samaritanum, œthiopicum, arubicum conjunctum, et persicurn sépara tim, eut accessit brevis et harmonica grammaticœ omnium prœcedentium linguarum delineatio; Londres, 1669, 2 vol. in-fol. J.-D. Michaëlis a extrait de ce grand ouvrage le dict. syriaque qu'il a publié avec des notes ; Gœttingue, 1788, in-4». De son côté , J.-F.-L. Trier a publié : Lexicon hebr. Castelli , adnototis in margine vocum numeris, ex J.-D. Michaëlis Supplementis ; Gœii'w^Vie , 1790- 1792, in-4».

III. CASTEL (François Pébard), avocat au grand conseil et banquier expéditionnaire en cour de Rome, né à Vire, mort l'an 1687. On a de lui : 1" Paraphrase sur les Commentaires de Ch. Dumoulin, ad regul. Cancellariœ ; in-fol.; — 2° Remarques sur les définitions du droit canonique de Desmaisons ; — 3" Traité sommaire de l'usage et pratique de la cour de Rome pour l'expédition des signatures et provisions des bénéfices de France; — 4" les Définitions du droit canon, contenant un recueil foit exact de toutes les matières bénéliciales , suivant les maximes du Palais , avec les remarques de Du Noyer ; Paris, 1674; in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1674, p. 9 de lal« édit., et p. 92 de la 2«.Denys Simon, Biblioth. histor. des Auteurs de droit.

IV. CASTEL -ARAGONÊSE, ville épisc. de Sardaigno. Voy. Amporjas.

Page 1