VIII. CHARITÉ Agape, n" III
IX. CHARITÉ CHRETIENNE, Ordre militaire fondé par Henri III, roi de France et de Pologne , en faveur des soldats hors d'état de faire leur service. Voy. Favin, liv. III.
X. CHARITÉ DE LÀ SAINTE VIERGE, Ordre religieux établi dans le diocèse de Chàlons-sur- Marne par Guy, seigneur de Joinville, à la lin du xiii« siècle. Cet institut suivait la règle de Saint-.\ugustin; il fut approuvé par Boniface VIII et Clément VI. On donna à ces religieux le monastère des Billettes bâti à Paris; dans la suite ils le cédèrent aux carmes mitigés, qui n'existent plus aujourd'hui. Vm/. Sponde, ann. l!290.
XI. CHARITÉ DE NOTRE-DAME (HOSPI- TALIÈRES DE LA), congrégation fondée par Simone Gaugain, connue sous le nom de la mère Françoise de la Croix, pour rendre aux personnes de son sexe les mêmes services que les Frères de la Charité rendent aux hommes. M. de Gondi , archevêque de Paris, donna à ces religieuses la règle de Saint-.\ugustin , et Urbain VIll les approuva. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. ruonast.. tom. IV, c. XLViii.
XII. CHARITÉ-LEZ-LESINES ( Charitas-de- Lesiuiis), abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Citeaux située dans la Champagne, au diocèse de Langres. Ce fut d'abord une abbaye de lilles de l'Ordi-e de Citeaux et de la filiation de Clairvaux; mais l'an 1422 elle fut cédée aux religieux du même ordre. Elle fut fondée vers l'an 1184. Voy. Sainte -Marthe, Gall. Christ., tom. IV, col. 848.
CHARITÉS des pauvres honteux, sociétés composées du curé et des marguilliers de la paroisse pour soulager les pauvres honteux, auxquels on fait part des aumônes qu'on amasse et des legs qui sont pour eux. De nos jours on y a ajouté des comités de bienfaisance.
CHARITON (saint), martyr et compagnon de saint Clément, évéque d'.\ncyre, et de saint Agathange, son diacre, est honoré comme eux par les Grecs le 23 janvier.
CHARITOPULE (Manuel), patriarche de Constantinople. Voy. Manuel Charitopule.
CHARIVARI, bruit dérisoire qu'on fait la nuit avec des instruments discordants aux portes des personnes d'un âge inégal qui se marient. Les conciles défendent ces sortes de tumulte sous peine d'excommunication , et les arrêts les défendaient sous peine d'amende. Voy. les conciles de Langres, 1421 et 1455, de Tours tenu à .\ngers, 1448, de Narbonne eu 1609. Bouchel. Brillon. De Perrière etDenisart, au mot Charivari. D'après notre nouvelle jurisprudence, les auteurs et les complices d'un charivari sont punis des peines portées par l'art. 479 du Code pénal. Voy. V Arrêt de la Cour de Cassation du o juillet 1822.
CHARLAS (.\ntoine), supérieur du séminaire de Pamiers, né à Couserans, mort à Rome en 1(398, où il s'était fixé quelques années auparavant. Il se fit remarquer par son opposition à
l'application de la réyale. Il a laissé : 1" Tracfatus de libertatibus Ecclesiœ yallicanœ; Liège, 1684, in-4», et Rome , 1720, in-4<> ; — 2« Causa regalice penittis explicata adversus dissertationem Natalis Alexandri de jure regaliœ; Liège, 1685, in-î»; — 3" de Primatu Summi Pontificis: in -8»; — 4" Dissertatio de probahilitate ; — 5° Oratiuncula de vocandis ad episcopatum; — &> de la Puissance de l'Église , contre le Traité histor. de FEglise de Rome du P. Maimbourg. Voy. Feller, Biogr. univerw La .Vowu. Bioqr.aénér.
CHARLEMAGNE ou CHARLES I", empereur d'Occident et roi de France, né à .4ix-la-Cha-
[ telle l'an 742, mort le 28 janvier 814, combla es églises de grands biens, rétablit la discipline, écrivit des lettres et fit composer plusieurs traités sur des matières ecclésiastiques. II déploya toujours le plus grand zèle pour la conversron des peuples idolâtres, et il possédait la théologie à un tel point, que , dans une de ses lettres, Alcuin le prie de résoudre une difficulté qui l'embarrassait. Plusieurs Églises l'honorent ; Rome n'a pas prononcé sur sa sainteté ; mais elle n'a jamais réprouvé les hommages publics rendus à sa mémoire. On honore sa mémoire le 28 janvier, et on célèbre la fête de sa translation le 27 juillet. Ses lois, appelées Capitulaires , contiennent des règlements faits par les conciles et confirmés par le prince, ou même faits par la seule autorité du prince ; il y en a eu plusieurs éditions; Paris, lo88, 1603 et 1677. Voy. Richard et Giraud, Biblioth. sacrée; on y trouve indiqués les principaux auteurs qui ont écrit sur Charlemagne. VÈncyclop. cathoL, au Supplém., qui contient une juste appréciation du caractère et de la conduite de Charlemagne, auquel une certaine critique n'a pas rendu toute justice.
I. CHARLES, surnommé le Bon, fils de saint Canut, roi de Danemark, et d'Adèle ou .\lize de Flandre , mort assassiné le 2 mars l'an 1127, fit le voyage de la Terre - Sainte , et fut déclaré comte de Flandre l'an 1119, après la mort de Baudouin VIL II donna à ses sujets l'exemple de la pratique de toutes les vertus chrétiennes , et s'occupa constamment à les rendre heureux. Les lois sages qu'il porta contre quelques grands seigneurs qui opprimaient les petits et les pauvres lui créèrent de grands ennemis, à la tète desquels se mit Berthoul , prévôt de Bruges, son archichapelain et son chancelier. Ce traître aposta quelques misérables, qui le percèrent de coups d'epée , tandis qu'il priait au pied de l'autel de la sainte Vierge dans l'église Saint- Donatien de Bruges , où il s'était rendu de grand matin, nu-pieds, à son ordinaire, en distribuant ses aumônes dans la rue. 11 n'a été ni canonisé ni béatifié par le Saint-Siège; mais les Martyrologes de France et des Pays-Bas en font mention comme d'un martyr, et l'on célèbre tous les ans dans la cathédrale de Bruges une messe solennelle de la sainte Trinité en mémoire de lui, le 2 mars, jour de sa mort. Deux Vies de Charles ont été composées , l'une par Gautier, archidiacre de Térouanne , et l'autre par Gualbert, syndic de Bruxelles. Ces deux écrivains ont été témoins oculaires de la plupart des choses qu'ils racontent. Ces deux Vies se trouvent dans Bollandus. Voy. Richard et Giraud. Feller, Bioor. univers. ^
IL CHARLES DE L'ASSOMPTION, ou CHAR- LES DE BRIAS, selon son nom de famille, carme déchaussé des Pays-Bas français, mort l'an 1686, professa à Douai avec talent, et fut deux fois provincial de sa province. On a^e lui . l» Thomistarum triumphus, etc.; 1672, Ibid ei
CHAR
CHAR
1674, 3 vol. in-4»; — 2" Funiculus triplex quo nécessitas angelici luminis D. Thomœ ad veram S. Augustini intelligentiam insolubiliter stringitur, adversus Baium, Molinam et Jansenium; Cambrai, 1675, in-4o; — B^Elucidatio circa usum absolutionis consuetudinariorum et recidivorum , etc.; Liège, 1682; — 4° et plusieurs autres ouvrages dont Richard et Giraud ont donné la liste. Voy. le Spéculum Carmeli, tom. IL La Biblioth. Carmélit., tom. I"", c. cccxi.
IIL CHARLES DE SAINT-BENOÏT, religieux carme de la province de France et professeur de théologie , vivait au xviii° siècle. On a de lui : 1° Examen de conscience pour faciliter la mémoire du pénitent , etc.; in42; — 2" Occupation des fidèles durant le saint sacrifice de la Messe; in-16. Voy. le Journ. des Savants, 1721 et 1722. Richard et Giraud.
IV. CHARLES DE SAINTE-CATHERINE , de l'Ordre des Carmes et professeur de théologie, iïiort,ran 1689, a laissé : Traité des propriétés de l'Ecriture en faveur des nouveaux convertis et de ceux oui aiment les saintes lettres; Poitiers,
V. CHARLES DE SAINT-PAUL, ou VIALART, selon son nom de famille, général des Feuillants , puis évêque d'Avranches , mort l'an 164i, a laisse, entre autres ouvrages : Geographia sacra, sive notitia antiqua diœcesium omnium, patriarchalium , metiopoliticarum et episcopalium Ecclesiœ, veteris Ecclesice, ex sanctis coneiliis et Patrihus, historia ecclesiastica, et geographis antiquis collectœ; Paris, 1641 ; Rome, 1666, et Amsterdam, 1703. VoyAe Journ. des Savants, 1668, p. 37, l^-e éd., et 26, 2«; 1700, p. 465, 1« éd., et 413. 2«; 1700, Supplém., p. 440, 1" éd., et 392, 2«; 1712, p. 484,1" éd., et p. 425, 2« éd. Richard et Giraud. Feller.
CHARLEVOIX (Pierre-François-Xavier de), jésuite, né à Saint-Quentin en 1682, mort à la Flèche l'an 1761 , professa les humanités et la philosophie avec beaucoup de distinction. Pendant vingt-deux ans il a fourni d'excellents articles au Journal de Trévoux. S'étant consacré aux Missions étrangères, il a pu nous donner des relations précieuses de ses voyages. Outre YHistoire de Vile de Saint-Domingue , qui est purement civile, il a laissé : 1° Histoire et description rfM7ajûow;Rouen,1715,3 vol. in-12,réim- Ïirimée plusieurs fois ; l'auteur y réfute les caomnies de Kœmfer contre les chrétiens du Japon ; — 2" Histoire de la Nouvelle-France ; Paris, 1744, 3 vol. in-4''; — 3" Histoire du Paraguay; Paris, 1756, 3 vol. in-4»; ouvrage qui, comme le précédent , est rempli de détails qui intéressent beaucoup la religion ; — 4° Vie de la mère Marie de l' Incarnation , in-12; livre écrit avec onction et propre à nourrir la piété. Voy, Cliaudon et Delandine, Diction, universel. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
I. CHARLIER (Gilles), en latin Mgidius Carlerius, docteur en théologie, mort à Paris l'an 1473, devint doyen de l'Église de Cambrai, assista l'an 1433 au concile de Bàle , et fut ensuite nommé doyen de la faculté de théologie de Paris. On a de lui, entre autres écrits : l^ Sporta fragmentorum ; Bruxelles, 1478; — 2» Sport ula fragrrœntorum; ibid., 1479; tous deux in-fol, Voy. André-ydilère, Biblioth. Belg., éd. de 1739, in-4», tom. I", p. 27 et 28. Richard et Giraud, qui aux art. Carler et Charlier (Gilles) font connaître les matières contenues dans ces deux volumes.
II. CHARLIER, dit GERSON (Jean), théologien , né à Gerson , près de Rethel , l'an 1363 , mort l'an 1429» reçut le bonnet de docteur l'an
1392 , et succéda à Pierre d'AiUi dans la dignité de chancelier et de chanoine de l'Église de Paris. 11 assista l'an 1408 au concile de Paris, où il travailla de tout son pouvoir à mettre fin au schisme qui désolait alors l'Église ; et, l'an 1414, il assista également au concile de Bâle. Gersou est regardé comme un des plus pieux et des plus éminents théologiens de l'Église. Tous ses ouvrages roulent sur des questions dogmatiques , la police et la discipline de l'Église ; il a encore laissé des œuvres morales et des commentaires sur l'Écriture; la dernière édition de ses œuvres est celle d'Anvers, 1706, 5 vol. in-fol. Voy. VHist. de l'univers, de Paris. Trithème. Possevin. Bellarmin. Le Mire. Sponde. Le Journ. des Savants, 1707. Richard et Giraud, qui donnent l'analyse des 5 vol. de Gerson. Feller, B^ogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathoL, à l'art. Gerson.
CHARLIEU (Carilocus et Cœrus locus), bourg du comté de Charolais en Bourgogne, où il y avait autrefois une abbaye et un prieuré conventuel de bénédictins. L'an 926 on y tint un concile que présida Auscheric, archevêque de Lyon ; et, l'an 1092, un autre concile y fut tenu dans le but de réprimer les envahissements d'Archambeau V, seigneur de Bourbon. Voy.' Regia, tom. XXV. Labbe, tom. IX. Haidouin, tom. VI. Mansi, tom. II, p. 1092.
CHARLOTTE-TOWN {Carolinopolis), ou Ville de Charlotte, ville épiscopale dans l'ile du prince Edouard, dans la Nouvelle-Bretagne de l'Amérique septentrionale. Elle a été érigée en évèché par Pie VIII, qui l'a déclarée immédiatement dépendante du Saint-Siège; et, par un bref du 11 août 1829, il y a nommé premier évêque M. Bernard Augustm Mac-Eachern, qui était auparavant évêque in partibus de Rosa. Voy. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 151, 152.
CHARME (cantio, carmen, incatamcntum, fascinutid), puissance magique par laquelle, avec l'aide du démon, les sorciers font des choses qui sont au-dessus des forces humaines ou contre l'ordre de la nature. Voy. Magie, Démon, Sorcier, Sortilège. Bergier, Z)jcf wn. de théol., art. Charmes.
CHARMEIA. Voy. Charmoie.
I. GHARMI, quatrième lils de Ruben, chef de la famille des Charmites. Voy. Genèse, XLVI, 9.
IL CHARMI, père d'Achan, de la tribu de Juda. Voy. Josué, vu, 1.
m. GHARMI , surnommé Othoniel ou Gothoniel, était avec Chabri dans Béthulie lorsque Holopherne assiégeait cette ville. Voy. Judith, VI, 11.
CHARMITES , descendants de Chariui. Voy.
Nombres, xxvi, 6.
CHARMOIE (LA), en latin Charmeia, abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Chàlons-sur-Marne.Elle fut fondée l'an 1167, et elle était de la filiation de Vauclair. Voy. la Gall. Christ., tom. X.
I. CHARON (J. C. D. P.), a laissé un ouvrage plein d'érudition intitulé : Démonstration évangéligue ou Traité de l'unité et perpétuité de la véritable religion , pour servir d'instruction à la lecture de l'Evangile, avec l'explication des LXX semaines de Daniel; Paris, 1703, in-12. Charon fait dans ce livre un grand usage des écrits des Juifs. Voy. le Journ. des Savants,\Wi:. Richard et Giraud.