CHAS
nommé de la grande Chartreuse de Grenoble , qui a donné le nom à tous les autres monastères de cet Ordre.
CHARTREUSES, religieuses de l'Ordre de Saint-Bruno. Elles avaient conservé l'ancienne consécration des vierges ; et l'évéque , en leur donnant l'étole, le manipule et le voile noir,
Prononçait à peu près les mêmes paroles qu'à ordination des diacres et des sous -diacres. Voi/. Chartreux. Bergier, Diction, de théologie.
CHARTREUVE (Cartovorum), abbaye de l'Ordre de Prémontré , située à vingt - quatre kilomètres de Soissons, et bâtie au xii« siècle. L'on croit que c'est la première abbaye de l'Ordre de Prémontré qui ait été fondée dans ce diocèse. Voy. la Gnll. Christ., tom. X, col. 483.
CHARiTREUX (Carthusianus , Carthusiensis) y religieux de l'Ordre des Chartreux , qui fut fondé par saint Bruno l'an 1084. Leur fondateur ne leur donna pas de règle particulière, mais leurs statuts, dressés par le vénérable Guigues, cinquième général de l'Ordre , furent appelés Coutumes de la grande Chartreuse. Saint Anthelme, septième général, introduisit l'usage des chapitres généraux. Voy. Guibert, de Vita sua, c. II. Saint Bernard, Epist. XI et XII. Dorlan, Chron. des Chartr .Veiricns , Biblioth. des Chartr. Le P. Hélyot, tom. YIl^ c. lui. Richard et Giraud. 1^'Ena/clop. cathol.
I. CHARTiRIER ( Tabularium) , trésor, lieu où l'on gardait les Chartres d'une abbaye, d'une communauté , etc. Les chartriers des églises étaient confiés à la garde de clercs qu'on appelait Cartularii , Scriniarii, Cartophy laces. Voy. le Nouveau traité de la Diplomat. Charte. Diplôme. Diplomatique.
II. CE AWimEB.(Tabulariicustos, Cartularius. Cartophylax , Scriniarius) , garde du trésor des Chartres.
CHARTULAIRE. Voy. Cartulaire.
CKARVET. Voy. Bourdot de Richebourg.
CHASCOR. Voy. Esebon.
CHASELON, père d'Elidad, de la tribu de Benjamin, fut l'un des députés pour faire le partage de la terre de Chanaan. Voy. Nombres , XXXIV, 21 .
CHASLUIM, selon l'hébreu CHASLUHIM, un des fils de Mesraïm , ou plutôt descendant de l'un des fils de Mesraïm. Voy. Genèse, x, 14, et Compar. .lérémie, xlvii, 4. Amos, ix, 7, et les commentateurs sur le passage de la Genèse, dont le sens est très-controversé.
CHASPHIA, nom de lieu; c'est, selon Junius, Grotius, Malvenda, Munster, D. Calmet, etc., le mont Caspie , vers la mer Caspienne , entre la Médie et l'Hyrcanie. Voy. I Esdras, viii, 17.
CHASPHON. Voy. Ézebon.
CHASSAGNE (.Mexandre de LA), avocat au parlement de Paris, a donné : Paratitles sur les cinq livres des Décrétâtes; Paris, 1618.
CHASSAIGNE (LA), en italien Cassaiiia , abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Lyon , et fut fondée vers l'an 1165. Elle était iille de Saint - Sulpice de Bellay. Voy. la Gall. Christ., tom. IV.
CHASSANION (Jean de), historien protestant, né à Monistrol, dans le Velay, vivait en 1595. Il a laissé : 1» de Gigantibus eorumque reliquiis, atque iis quœ ante annos aliquot nostra œtate in Gallia l'eperta sunt ; Bâle , 1580 , in-8° ; Spire, 1587, in-8»; — 2» Histoire mémorable des grands et merveilleux jugements et punitions de Dieu ; 1585, in-8'' ; — 3° Histoire des Albigeois, touchant leur doctrine et leur religion, contre les faux bruits qui ont été semés d eux ; Genève , 1595, in-8''; ouvrage, dit Feller, mal écrit et
avec une partialité ridicule. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France.
CHASSANIS (Charles) , né à Nîmes vers l'an 1750, mort en 1802; étant dans le commerce, occupait ses loisirs à la composition d'ouvrages religieux. On lui doit : 1" la Morale universelle, tirée des livres , rédigée pour la jeunesse , avec des citation., Paris, 1791, in -8"; — 2° Essai histor. et crit. sur F insufj^sance et la vanité de la morale des anciens , comparée à la morale chré~ tienne; traduite de l'italien de Gaétan Sertor; Paris, 1792, in-12 (traduction supposée, dit la Nouv. Biogr. génér.); — 3° outre des ouvrages de morale , il a laissé : du Christianisme et de son culte, contre une fausse spiritualité; Paris, 1802, in-12, Voy. Quérard, la France litt&aire. La Nouv. Biogr. génér.
I. CHÂSSE ( Sacrarum reliquiarum theca , capsa ) , vaisseau où sont enfermées les reliques des saints; les anciennes châsses ont la forme d'églises gothiques. On bénit solennellement les châsses avant d'y enfermer les reliques. Voy. Reliques.
IL CHASSE (Few«/io), est interdite aux ecclésiastiques et aux religieux par un très -grand nombre de canons; la collection de Binius en contient plus de trente qui renferment cette défense. Le 4« concile général de Latran l'interdit expressément. Mais la glose et des docteurs disent que ces défenses ne doivent s'entendre que de la chasse bruyante, et non de celle qui se fait tranquillement. Malgré ce sentiment, la plupart des évêques de France défendent, sous peine de suspense, toute espèce de chasse aux clercs constitués dans les ordres sacrés, et Benoit XIV défend sévèrement la chasse même tranquille, assurant qu'elle est contraire aux saints canons comme toute autre. Ajoutons que les conciles et le droit canon, qui défendent aux ecclésiastiques le simple port d'armes, leur défendent par là même la chasse tranquille. Voy. Armes, n" II. Can. 15 et cap. Ne in agro de statu inonach. in Clément. Glossa, in cap. Episcop. de clerico venatore. Testât, in cap. VI. Matth., q. 43. Pontas, au mot Chasse, Supplém. p. 1, et au mot Ecclésiastique, cas. 6. Mém. du clergé, tom. VII, p. 44etsuiv. Barbosa, de Jure ecclesiastico , 1. I, c. XL, n. 70 et seq. Bened. XIV, de Synodo diœces., 1. XI, c. x, n. 8.
III. CHASSE CHEZ LES HÉBREUX. Les pasteurs, obligés de garder leurs troupeaux contre les bêtes féroces, se sont accoutumés à la chasse dès l'origine. Ils ont même dû s'y livrer avec d'autant plus de plaisir, qu'elle fournissait souvent d'excellents mets pour leurs repas. Quant aux armes de chasse , c'étaient l'arc et les flèches, la pique ou la lance, le dard et l'épée. On employait encore les pièges, les lacs, les filets et les fosses; mais cette dernière manière de faire la chasse était principalement en usage pour prendre les lions. Ces manières de prendre les animaux ont fourni aux écrivains sacrés une foule d'images qui leur ont servi à exprimer des pièges , des embûches , un danger grave et imniinent, une perte et une ruine inévitables. De là ils ont représenté la mort elle-même comme un chasseur armé de son dard et de ses filets pour prendre et tuer les hommes. Voy. Genèse, x, 9; xxvii. Exode, xxiii, 11. Lévit., xv, 6, 7. Deutéron., xxii, 6,7. Ezéch., xix,8. Psaume xc, 3. Osée, XII, 4. I Corinth. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. IF, p. 54, 3» édit. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
CHASTEIGNER DE LA ROCHEPOZAI (Henri-
CHAT
CHAT
Louis), évêque de Poitiers, mort l'an 1654, a laissé : 1» Abrégé des dictions les plus célèbres de la philosophie et de la théologie; Leyde, 1614; Poitiers , 1619 ; — 2° Meubles des axiomes de la philosophie et de la théologie; ibid.; — 3" Exerci talions sur les livres de la Bible; ibid., 1640; — 4" fe Nomenclateur des cardinaux qui ont écrit depuis Fan 1000; Toulouse, lt;14; — 5» Comtnenttiire sur lu Genèse, l'Evungile de saint Matthieu et les Actes des Apôtres.
GHASTELAIN ou CHATELAIN (Claude), chanoine de la cathédrale de Paris, né vers l'an 1639, mort l'an 1712, était très -versé dans la connaissance des liturgies, des rites et des cérémonies de l'Église, aussi bien que dans les langues et l'antiquité. Il a laissé : 1" des Offices propres de plusieurs Ordres religieux et de plusieurs diocèses; — 2° Dictionnaire hagiologique , dans le Dict. étymol. de Ménage; — 3" la Vie de saint Chaumont; Paris, 1697, in-12; — 4» le Martyrologe romain, trad. en français avec des notes; ibid., 1705, in-i"; — 5" Martyrologe universel, avec des additions et des notes, ibid. , ilOQ, in-4o; — 6° Relation de l'abbaye d'Orval , dans Hélyot, Hist. des Ord. monast. Chastelain est l'auteur principal du Bréviaire de Paris, publié en 1680. Voy. Goujet, Biblioth. des aut. ecclés. du xviiie siècle, tom. I", p. 303 et 304. Les Mém. du temps. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
I. CHASTETÉ (^Castitas), vertu morale par laquelle on s'abstient des plaisirs illicites de la chair et on use modérément des légitimes. La chasteté des vierges consiste à vivre dans une perpétuelle continence; celle des veuves, à garder la continence pendant le temps de leur veuvage; celle des personnes mariées, à garder la lidélité conjugale et à n'user du mariage que selon les règles de la religion et de la raison. Voy. Impureté, Luxure, virginité. Bergier, qui réfute les objections faites par les incrédules et les protestants contre la chasteté.
II. CHASTETÉ (VŒU DE). Le vœu de chasteté consiste à renoncer au mariage; il est un empêchement dirimant qui rend absolument nul le mariage subséquent. Comme les personnes mariées ne sont point maîtresses de leur propre corps, le mari étant à la femme, et la femme au mari, elles ne peuvent faire vœu de chasteté que au consentement des deux parties. Compar.