‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 507 sur 1220 · CHIE · texte numérisé non relu

CHIE

mort l'an 1700, se distingua par un grand savoir et une immense charité , qui le porta plusieurs fois à vendre ses livres pour soulager les pauvres. Il a publié , entre autres ouvrages : t" In ^ynodum Chalcedonensem dissertatio de formuUs subscribendis ; Paris, 1664, in-i"»; — 2" le Grand Canon de F Eglise grecque , traduit du grec, avec des, notes et l'aôréoé de la Vie de sainte Marie d'Egypte; ibid., 1699, in-12. Voy. Moréri, Diction, histor. Nicéron, Mémoires.

CHÈVRE , animal dont il est permis aux Hébreux de se nourrir. Dieu ordonna à Moïse de faire une partie des rideaux du tabernacle avec du poil de chèvre. Voy. Exode, xxv, 4.

CHEVREAU (Urbain), littérateur, né à Loudun lan 1613, mort l'an 1701, fut secrétaire des commandements de Christine, reine de Suède, et conseiller de Charles -Louis, électeur palatin. Outre des ouvrages purement littéraires, il a laissé : 1» Traduction du Traité de la Providence de Théodoret; Paris, 1652, in-12; — 2° Instructions chrétiennes, trad. de saint Jean Chr^'sostome; Paris, 16o2, in-12. Voy. Nicéron, Mémoires. Dreux du Radier, Biblioth. histor. et crif. du PojYom. Richard et Girand.

CHEZAL ou CHESAL-BENOÎT (Casale Benedictum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Berry, à douze kilomètres d'Issoudun, et fondée l'an 1093 par le B. André de Vallombreuse. Cette abbaye prit dans la suite une grande extension et devint chef d'une congrégation qui portait son nom, qui fut érigée au commencement du xvi* siècle et conlirmée l'an 1516 par Léon X. Cette congrégation s'unit l'an 1636 à celle de Saint -Maur, à condition que l'une des six provinces qui composaient la congrégation de Saint- Maur porterait le nom de Chezal-Benoit. Voy. La Martinière, Dict. géogr. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. Il, col. 162, nov. edit.

CHIAPA, ville épisc. de l'Amérique sous la métropole du Mexique; on l'appelle Chiapa- Réul ou Ciudad-Réal , pour la distinguer d'une autre Chiapa qu'on nomme des Indiens. A la prière de l'empereur Charles V, roi d'Espagne, Paul III érigea Chiapa en évêché , en le déclarant suffragant de la métropole du Mexique. En 1743 Benoit XIV la soumit à la métropole de Guatimala ; et en 1837 Grégoire XYI la mit de nouveau sous sa première métropole. Un de ses premiers évêques fut Barthélémy de Las Casas, dominicain aussi distingué par ses talents que par ses vertus apostoliques. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI, p. 161.

CHIARELLI (Benoit), théologien italien du xviii* siècle , a laissé : 1" Riflessi viorali, sopra trogici uvvenime/iti ; Messine, 1688, iu-8°; — 2» Chemica filasofica, ovvero problemati naturali sciolti in usu morali ; ibid., 1696, in-4<'; — 3° Panegiriisi sacri; ibid., 1701, in-4"; — 4» Memorie sacre délia città di Messina ; ibid., 1705; — 5" la Bellezza délia divina giustizia; Palerme, 1709, in-12 ; — 4» l'Amabiltà di Dio ; ibid., 1713, in-12. Voy. la Xouv. Biogr. génér.

CHIARINI (Louis), philologue, né en Toscane l'an 1789, mort à Varsovie l'an 1832, occupa dans cette ville la chaire de langues et d'antiquités orientales, et s'appliqua surtout à l'étude de l'archéologie hébraïque. On a de lui : 1° Observations sur un article de la Revue encyclopédique dans lequel on examine le projet de traduire le Talmud de Babulone; Pans, 1829, in-8"; — 2» Théorie du judaïsme appliquée à la réforme des Israélites de tous les pays de l'Europe, et servant en même temps d'introduction à la version du Talmud de Babylone:ihid.., 2vol. in-S". Uoy.ibid.

CHIA.VETTA (Jean- Baptiste), docteur en théologie et vicaire général des églises de Montréal, mort à Palerme, sa patrie, l'an 1654, a laissé : 1° Trutina qua Josephi Balli sententia eo libro contenta , cui titulus est : œnigma dissolutum, de modo existendi Christi Domini sub speciebus panis et vini in augustissimo Eucharistice sacramento, ad œquissimùm examen expenditur; cet ouvrage de Chiavetta a été mis à l'Index par un décret en date du 12 mai Ifôô ; — 2» Sotitia ecclesinrum Sicularum; resté manuscrit. Voy. Richard et Giraud.

CHICHESTER (Cisestria), ville épisc. d'Angleterre dans le comté de Sussex , située sur la petite rivière de Lavant . L'ile de Selsey, que la mer a presque entièrement engloutie, possédait un évêché qui fut transféré à Chichester sous le règne de Guillaume le Conquérant. Il devint depuis suffragant de la métropole de Cantorbéry, pour passer ensuite sous la juridiction du district de Londres. La ville de Chichester a droit d'envoyer deux députés au parlement. Voy. Richard et Giraud, Gaet. Moroni , vol. XI , p. 179,

CHIDON. Voy. Aire de Chidon.

CHIEMSÉE (Chiemium), ville épisc. d'Allemagne dans la Bavière, située dans une ile du lac Chiemsée qui est entre Saltzbourg et Munich. Cet évêché fut érigé par Innocent III l'an 1218; il y a à Chiemsée un monastère qui était autrefois soumis à l'évéché de Metz; mais l'an 8&i le roi Arnould le permuta contre l'abbaye de Luxeuil en Bourgogne, donnant celle-ci à l'Église de Metz , et annexant l'autre à celle de Saltzbourg. Foy. Richard et Giraud. Le Diction, de théol. cathol.

I. CHIEN , animal que les Égyptiens adoraient à Cynopolis, la ville des Chiens; les Arabes et les Juifs le regardaient comme impurs. Dans l'Écriture le mot chien désigne un homme prostitué. On a pensé que c'est dans ce sens que Moïse défend d'otfrir au tabernacle du Seigneur la récompense de la prostitution ni le prix d'un chien. Jésus -Christ exclut de sa maison les chiens, les empoisonneurs et les impudiques. Saint Paul appelle chiens les faux apôtres ; Salomon et saint Pierre comparent les pécheurs de rechute aux chiens qui retournent à leur vomissement. Enfin il est expressément défendu de laisser entrer les chiens dans les églises. Voy. Deutéron., xxiii, 18. Ecclésiastiq.,xiii,22. Apocal., XXII, 15. PhiUpp., m, 2. Prov., xxvi, 11 et 12. Pétri, ii, 22. Concil. Mediolan., 1, part. I! , tit. 46, de Ostiario.

II. CHIEN (ORDRE DU), Ordre militaire établi au xii^ siècle par Bouchard IV de Montmorency. D'autres ont pensé que cet Ordre avait été institué au temps de Clovis par le chef de la maison de Montmorency. Voy. Justiniani , tom. !«•■, ch. VIII, p. 91. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 441. Hermant, Hist. des religions ou Ordres milit. de l'Eglise et des Ordres de chevalerie, p. 32 et suiv. Richard et Giraud.

CHIERICATO (Jean-Marie) , savant canoniste

Îui fut coadjuteur delà chancellerie épiscopale e Padoue, après son entrée dans les ordres sacrés, l'an 1656, est le même personnage que Chericato. Voy. Chericato.

CHIERSY ou QUIERCI, QUIERSY (Carisiacum), village de Picardie situé à deux lieues de Noyon , et dans lequel était une maison royale où de l'an 838 à l'an 868 ou a tenu cinq conciles. Voy. les Capitulaires de Cltarles le Chauve ^ titre 26, et la Critique du P. Pagi, tom. lil, a lan 858. Richard et Giraud.

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