II. CITÉ CÉLESTE. On appelle ainsi le Paradis
III. CITÉ DE DIEU (LA), ouvrage célèbre de saint Augustin; elle est divisée en 22 livres. Ce saint docteur y trace une vive peinture des deux cités : la céleste et la terrestre.
IV. CITÉ SAINTE. C'est le nom qu'a regu Jérusalem parce qu'elle a été le siège du sacerdoce institué par Dieu lui-même, le lieu saint où se trouvait le seul temple du vrai Dieu , l'arche de l'alliance antique, les tables de la loi divine, parce qu'elle a été la cité des merveilles et des prophètes , et qu'elle a eu l'insigne honneur d être choisie pour devenir le théâtre solennel de l'accomplissement des prophéties, de la rédemption du monde, et le berceau du christianisme. Voy. Jérusalem.
CÎTEAUX (CiHercivm), célèbre abbaye et chef de rOi'dre qui portait son nom, émané de celui de Saint-Benoît; elle était située en Bourgogne, dans le diocèse de Chàlons-sur-Saône, à quatre lieues de Dijon. Elle fut fondée l'an 1098 par les .soins de Robert, abbé de Molesme. Cet Ordre lleurit et s'étendit considérablement; l'Ordre de Citeaux était distribué en différentes fiHations ou congrégations, dont chacune avait pour chef un abbé dont dépendaient les abbés particulier? et les abbesses. Les relipeux de Citeaux pouvaient prendre des degrés et même le bonnet de docteur; ils avaient des collèges dans les universités les plus fameuses. Voi/. Baronius, A. C. 10^. Sainte-Marthe, Gall. Christ., t. III, p. 242. Ange Manrique de Burgos , Annales de Citeaux, 4 vol. in-fol. Le P. Chrysostome Henriquez, Ménologe de Citeaux. D. Le Nain, Essai de TOrdre de Citeaux. Les Privilèges de HOrdre de Citeaux ;VaiY\s, 1715. Arrêt du conseil d'État du i9 sept. 1681.
CITERNE {Cisterna). Il y en avait beaucoup dans la Judée jjour conserver l'eau , parce que la plupart des villes étaient bâties sur des mon-
tagnes, où il n'y a pas d'eau , et parce que les pluies ne tombent régulièrement dans ce pays que pendant le printemps et l'automne. Les citernes vides servaient aussi de prisons dans l'origine ; et c'est de là sans doute qu'est venu l'usage de donner le nom de citernes aux édifices mêmes où plus tard on renfermait les prisonniers. On voit encore beaucoup de citernes en Palestine. Voy. Genèse, xxxix, 20. Isaïe, xxiv, 23. Jérém., xxxvni,6.L«wîenf.. nT,53. Ps.xxxix, 3, etc. Cornpar. Exode, xii, 29. Jérém., xxxvil, 16. Voy. aussi J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 50,98.100,101.
CITHARIZA (Citharisarum, Castrum Citharisnrvm), siège épisc. de la grande Arménie, au diocèse de Pont, sous la métropole de Malatiath; c'est à présent un bourg de l'Aladoulisur l'Euphrate. Il y a eu unévêque nommé Marien, qui souscrivit aux canons in Trullo.
CITHONIA, ancien siège épisc. situé entre les îles de Ciam et de Délos. Il y a eu quatre évêques latins, dont le premier siégeait au xiii« siècle. Voy. Lequien, Oriens Christ.., tom. ITI, p. 871. Richard et Giraud. Comcar. Gaet. Moroni, vol. XIII , p. 232, 233.
CITHRON , appelée aussi Chitto et Pydna , siège épisc. de Macédoine sous Thessaloniqne; il est devenu métropole. Il y avait un évêque au temps d'Innocent 111. Voy. Bullar., tom. III, p. 2-13. ann. 1432. Lequien, Oriens Christ., t. III, p. 1095. Baudran, Geogr., tom. III , p. 274; t. II, p. 151.
CITIDIOPOLIS , siège épisc. de la Cilicie Méditerranée dont l'évèque, Sisinnius, souscrivit aux canons in Trullo. Voy. Lequien, ibid., t. II,
CITIUM ou CHITE , viHe épisc. de l'île de Chypre au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Salamine ou Constance. On croit que cette ville doit sa fondation à Cethin, un des enfants de Seth, et que Lazare, ressuscité par Jésus-Christ, en fut le premier évêque. Voy. he^ qineTt,ibid.,iom. II, p. 1056. De Commanville, I" Table alphabet, p. 71. Richard et Giraud, qui nomment les quatre évêques de ce siège.
CITRUM , ville épisc. de la Pièrie de Macédoine, au diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Thessalonique. Germain, le premier des sept évêques qu'elle a eus , assista au huitième concile général. Voy. Lequien, ibid., tom. II, p. 80. Richard et Giraud. Baudran, Géographie , tom. I", p. 214; tom. II . 151.
I. CITTA CASTELLANA , siège épisc. d'Italie etdu vicariat romain dans le patrimoine. Ughelli prétend que cette ville a reçu la foi au temps du pape saint Lin. On y a réuni les évêchés de Bomarzo, de Pholère, de Gallèse et de Horta. L'évèque de Citta Castellana relève immédiatement du Saint-Siège; son premier évêque, Crescentien , y siégeait l'an 998. Voy. Ughelli , Ital. Sacr., tom. I", p. 595. Richard et Giraud.
II. CITTA DELLA PIEVE. Voy. Citta diPieve. m. CITTA DI CASTELLO, ville épisc. d'Italie
sous la métropole de Rome, était autrefois connue sous le nom de Tiphomum. Son premier évêque, Evodius, assista au concile de Rome l'an 465. Voy. Ughelli, ibid., tom. l^, col. 1316, et tom. X, col. 345, nov. edit. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, qui trace l'histoire de cette ville épiscj vol. XIII, p. 236 et suiv.