‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 531 sur 1220 · CLAN · texte numérisé non relu

CLAN

V. CLAIR (saint), prêtre et martyr, né à Rochester, mort vers l'an 894, passa dans les Gaules et s'établit dans le Vexin, où il acquit une

f grande réputation de vertu. Il fut assassiné par es intrigues d'une femme dont il n'avait pas voulu partager la passion. On l'honore le 4 novembre, que l'on croit être le jour de sa mort.

CLAIRE (sainte), vierge et mère des religieuses de Saint -François dites C In risses , née a Assise, en Ombrie , l'an 1193, morte le 11 août 1253. Touchée de la grâce dès ses plus jeunes années , elle pratiquait toutes les vertus chrétiennes et se faisait remarquer par une ardente charité. Saint François d'Assise, qu'elle alla consulter sur les moyens de se consacrer à Dieu, lui inspira le dessein de faire pour les femmes ce qu'il avait déjà commencé pour les hommes. Elle reçut l'habit religieux le 18 mars 1212, et s'établit dans une maison de la ville d'Assise tenant à l'église de Saint-Damien. Il s'y forma bientôt une nombreuse communauté, dont saint François l'établit supérieure perpétuelle avec le titre d'abbesse. Elle donna toujours à ses religieuses l'exemple de la plus profonde humilité; avant de mourir, elle dicta un testament pour léguer à toutes ses lilles spirituelles la pauvreté religieuse comme l'héritage propre de son Ordre. Le pape Alexandre IV la canonisa l'an 1255, et plaça sa fête au 12 août. Voy. Surius. Bollandus, Acta Sanctorum. Wading, Annales Minorum. Hélyot, Hist. des Ordres monast. Murina Salent, Vida de santa Clara; Valentia, 1703, in-S». Prudens de Faucogney, Vie de sainte Claire; Paris, 1782, in -12.

CLAIRE ( Martin ), jésuite , né à Saint- Valéry l'an 1612 , mort à la Flèche l'an 1690, a laissé , entre autres ouvrages : Hymni ecclesiastici novo cultu adornati , editio secundo, accuratior, et altéra parte auctior; Paris, 1676, in-12, avec une dissertation de Vera et propria Hymnorum ratione, où l'auteur examine si les hymnes ecclésiastiques doivent être en vers rimes. Voy. le Journ. des savants, 4 janv. 1677. Alegambe , Biblioth. scriptor. Societ. Jesu. L'Encyclopédie catholique.

I. CLAIRE -FONTAINE (Clarus-Fons), ahbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , située dans le bourg du même nom , au diocèse de Chartres. Elle fut fondée l'an 1100; les chanoines réguliers l'ont possédée jusqu'en 1627, époque à laquelle les augustins déchaussés l'occupèrent. Elle fut rendue l'an 1640 aux chanoines réguliers de la congrégation de France, puis elle retourna aux Augustins déchaussés. Voy. la Gall. Christ., tom. VIII, col. 1315.

II. CLAIRE -FONTAINE, abbaye de l'Ordre de Citeaux, située en Franche-Comté , au diocèse de Besançon, et fondée l'an 1133; elle était lille de Morimond. Voy. le Diction, univ. de la France.

III. CLAIRE -FRANÇOISE DE BESANÇON, née en 1588, morte en 1627, a été la première fondatrice du Tiers -Ordre de Saint - François de la congrégation de l'Étroite-Observance, première supérieure et institutrice du monastère des sœurs de Sainte -Elisabeth de cet Ordre à Paris, où elle mourut après vingt -quatre ans de religion.

CLAIRETTES (Les), maison de iilles religieuses de l'Ordre de Citeaux et de la Trappe, fondée par Geoffroy, troisième comte du Perche, et érigée en abbaye en 1221. Ces religieuses avaient pour supérieurs immédiats les abbés de la Trappe, et elles imitaient la vie des religieux de cet Ordre. Voy. les réflexions que fait, au

sujet de ces religieuses et de quelques autres , Bergier, Diction, de théologie.

CLAIRFAI ( Clarum - Fagetum ) , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, de la congrégation d'Arouaise, fondée l'an 1140 à cinq lieues d'Amiens, près de Doulens et de Corbie , par Hugues, comte de Saint -Pol; elle fut brûlée par les Espagnols en 1636. Voy. la Gall. Christ., tom. X.

CLAIR-LIEU (Clarus-Locus), abbaye régtilière de l'Ordre de Citeaux, située dans la Lorraine, au diocèse de Toul et à deux lieues de Nancy. Elle fut fondée par Matthieu, duc de Lorraine , l'an 1151.

CLAIRMARAIS ou CLERMARES ( Claramoriscum), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Saint-Omer. Elle fut fondée vers l'an 1140, et saint Bernard y mit pour premier abbé Geofroi ou Godefroi , prieur de Clairvaux. Voy. la GnlL Christ., tom. III, col. 523.

CLAIRTÉ-DIEU (Clarifas- Dei), abbaye de l'Ordre de Citeaux , située au diocèse de Tours, près de Saint -Christophe. Elle fut fondée vers le milieu du xin« siècle par Pierre , évêque de AVington, en Angleterre.

CLAIRVAUX (C7aro-Fn//w, ClaremlKs, Clarnvallense cœnohium), célèbre abbaye et chef d'Ordre en France , située dans le diocèse de Langres ; elle était fille de Citeaux. Saint Bernard y fut envoyé comme premier abbé l'an 1115. Voy. P. de Celles, 1. lU,Epist. II. Nicolas Clairvaux, Epis t. XXXVII et XLV. Sainte -Marthe, Gai lia Christ., tom. III, p. 253. VHist. de Citeaux, ann. 111B, ch. ii.

CLAJUS ou CLAY (.lean), poète et théolo-

fien protestant, né à Herzberg, en Saxe, l'an 533, mort à Pendeleben l'an 1592. Outre de nombreuses poésies religieuses et des travaux sur la langue hébraïque , il a laissé : l» Explicationum anniversariorum evanqcliorum librilV; Leipzig, 1568 et 1601; — 2» Catechesis D. M. Lutheri minor germanice, latine, qrœce et hebraice; Wittemberg, 1570, 1623, in-8"; Clay n'a fait que la version hébraïque. Les ouvraijes de Clay ont été mis à Y Index de Clément VIÎI.

CLAMENGES , CLAMINGES. Voy. Clémangis.

CLANCA ou CLANCO , CLANX , CLANCUM , ville épisc. de la seconde Galatie, dans l'exarchat du Pont, érigée au ix« siècle sous la métropole de Pessinonte. Clancum désigne aussi un ancien évêché de la seconde Phrygie Salutaire , dans l'Exarchat d'Asie. Voy. de Commanville , /« Table alphabet., p. 72.

CLANCULAIRES ou OCCULTES {Clancularii), nom donné à certains anabaptistes qui pensaient qu'on pouvait déguiser sa foi, et qu'on n'était pas obligé de la confesser. On les appelait aussi hortulaires, ou frères jardiniers , parce qu'ils s'assemblaient dans des jardins. Voy. Florimond de Raimond , 1. II , ch. xv, n» 3. Saîiderus, Hœr., CGXVi.

I. CLANCULUM , ville épisc. de la seconde Galatie. Voy. Clanca.

II. CLANCULUM, ville épisc. de la seconde Phrygie Salutaire, dans l'exarchat d'Asie, érigée au ix» siècle, sous la métropole d'Amorium, qui aujourd'hui est un simple évêché in partibus. Voy. de Commanville , /« Table alphabet., p. 72.

CLANDESTIN (mariage). On appelle clandestins les mariages qui se font^ans la présence du curé et de deux ou trois témoins. Le concile de Trente a décidé que la clandestinité était un empêchement dirimant; c'est-à-dire que tout mariage clandestin était absolument nul. Voy. Conc. Trid.,sess. XXIV, c. i, deBeform. matrim.,

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