‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 55 sur 1220 · AD.MI · texte numérisé non relu

AD.MI

Maintenir l'union entre les chefs , détourner du vice par ses exhortations , et encourager à supporter lesfatigvies par son exemple. On croit avec assez de fondement, dit Feller, qu'il est auteur du Saive Regina. Voij. Guillaume deTyr, Belli sfii^ri hiHoria.

ADHÉSION. On appelle demande en adhésion celle que forme un mari ou une femme qui s'oppose à la séparation que l'un des deux voudrait faire. Autrefois, en France, cette sorte de demande était de la compétence de l'official en certaines circonstances (t-oy. Brunet, Parfait Procureur des officialités) ; mais aujourd'hui, dans rétat actuel de notre législation civile, l'official ne pourrait s'occuper de cette question. Voy. l'abbé André, Cours alphabétique et méthod. de droit canon, tom. 1"", p. 80. N'oublions pas cependant que, quelle que soit la législation humaine , l'Église ne perd jamais rien de ses droits, et qu'en cette matière en particulier elle conserve la plénitude de son pouvoir, qu'elle a reçu de Jésus-Christ.

ADIABÈNE, contrée de l'Assyrie dont l'Écriture ne dit rien; mais .loseph parle beaucoup d'Hélène, reine des Adiabéniens, et d'Izate, son fils, qui .se convertirent au judaïsme du temps de l'emperem- Claude. Mais Orosius (Hist., liv. VII, c. VI), prétend que c'est au christianisme, et non au judaïsme, qu'appartient cette conversion.

ADIADA dans la Vulgate , et ADIDA dans les Septante. Vuij. Addus, et Reland , Palœstina illustrata , p. 546.

ADIAPHORITE ou ADIAPHORISTE {Adiaphorifa) . mot dérivé du grec, et qui signifie indifférent. Ce nom fut donné, dans le xvi» siècle , aux luthériens mitigés qui avaient les sentiments de Mélanchthon et à ceux qui souscrivirent à Vintérim de Charles V. Voy. Dict. ericuc/op. de la théol. cathol.

ADIAS. Voy. Adaï.vs, n» II.

ADIAZZO. Voy. Aj.\ccio.

ADIEL , chef d'une des familles de la tribu de Siinéon. Voy. I Paralip., IV, 36.

ADILBERT. Voy. Agilbert.

ADIMANTUS, de la secte des manichéens, et qui vivait dans le m* siècle , composa un ou* vrage pour démontrer que les deux Testaments se contredisent , et que par conséquent le Nouveau n'est point révélé et n'a point d'autorité. Saint Augustin a réfuté ce livre.

ADIMÀRI ( Louis ) . poète célèbre d'une famille patricienne de Florence, où il mourut en 1708. Il est auteur de plusieurs poëmes sacrés et moraux et d'une paraphrase des sept Psaumes de la pénitence; Florence, 1706, in-4'', et 1711, in-S". l'oy. le Journnl d'Italie, tom. "V, p. 397.

ADITHAIM ou ADATHA, ville de la tribu de Juda. TV,(/. .losué , XV, 30.

ADIZZO ( Adjacium). Voy. Ajaccio.

ADJURATION, du latin adjurare, conjurer, solliciter avec instance , est un acte par lequel on interpose le nom de Dieu , ou d'une chose vénérée , pour engager quelqu'un à faire ce qu'on lui demande ; ce qui la distingue du jurement, dans lequel on prend Dieii, etc., à témoin. L'adjuration est encore un commandement que l'on fait au démon , de la part de Dieu, de sortir du corps d'un possédé ou de déclarer quelque chose. Sous ce rapport elle se confond avec l'exorcisme , dont les formules sont presque toutes conçues en ces termes : Adjura te. spiritus immunde . per Deum viiuin, ut. etc. r./v. Exorcisme, et saint Thomas, ii, 2, q. 90. art. l*r, in Corpm , etc., art. 2 et 3.

AD JUTE (mart.), l'un des cinq frères con-

vers envoyés par saint François d'Assise pour porter l'Évangile aux Maures! 11 souffrit le martyre avec ses quatre compagnons.

I. ADJUTEUR, dans l'ancienne jurisprudence, était un magistrat adjoint à un autre pour l'aider dans ses fonctions. En matière ecclésiastique , nous voyons qu'il y avait un adjuteur du sacré consistoire et un adjuteur des secrets au concile de Chalcédoine en 451. Quant aux adju~ leurs des évéques. ce sont les coadjuteurs.

II. ADJUTEUR, vulgairement saint Ajoutre ou Ustre, vivait dans le xii* siècle, et appartenait à la famille des seigneurs de Vernon-sur- Seine. Ayant pris part à la croisade, il fut fait prisonnier, et revint en France, où il distribua ses biens aux pauvres et à l'abbaye de Tiron , où il prit l'habit de Saint-Benoit . et mourut en odeur de sainteté le 30 avril 1131 ou 1132.

III. ADJUTEUR. Trois autres saints de ce nom sont encore inscrits au Martyrologe : 1" le 18 décembre , un martyr africain avec ses 3i compagnons ; 2° le 26 juin , un confesseur de la foi , de Clermont en Auvergne , nommé aussi Adjudou ; 3" le 19 novembre , un saint personnage de Bénévent qui vivait au vi* siècle, et qui a donné son nom à un bourg près de Cava.

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