ADOR
ADMINISTRATION. Elle est spirituelle ou temporelle , suivant la nature de la chose administrée; ainsi le pouvoir d'excommunier, de suspendre, d'interdire, d'instituer, de conférer les bénéfices, de visiter, de corriger, etc.; ce qui comprend la charge des âmes, 1 admmistration des sacrements, les dispenses et commutations des vœux , appartient à l'administration spirituelle; au contraire, l'exercice des droits et prérogatives attachés à un bénéfice et le soin de itérer les biens qui en dépendent, font partie de l'administration temporelle. Pendant plusieurs siècles les évêques ont administré les biens ecclésiastiques de leurs diocèses, ou les ont fait administrer par des économes qu'ils avaient choisis; mais depuis le partage des biens de l'Église entre ses ministres, chaque communauté, chaque bénéficier eut l'administration de tous les biens attachés au bénéfice ou à la communauté, de manière cependant que l'évêque conservât l'administration libre des revenus qui composaient la manse épisco-
Eale, et une inspection générale sur les autres iens ecclésiastiques. Voy. ibid.
I . ADMISSION , acte par lequel un coUateur approuve la démission, la permutation ou la résignation qui est faite entre ses mains ; cet acte est nécessaire pour que le bénélice soit vacant.
II. ADMISSION, se dit spécialement de la réception aux ordres ou à quelque degré dans une faculté; et le billet des examinateurs donné au candidat s'appelle admittatur, parce que Vadmission est exprimée par ce mot.
ADMONITION ou AVERTISSEMENT. On appelle ainsi la publication des censures qui se fait au prône. Voy. aussi Monition.
ADN A, était là mère d'Abraham selon les Orientaux. Voy. d'Herbelot, Biblioth. orient., art. Abraham.
AD NUTUM. Voy. Nutu.
ADOLE (saint), solitaire du mont des Oliviers très-austère. Voy. Pallade, liv. VIII, ch. civ.
I. ADOLPHE, martyrisé à Cordoue avec son frère Jean vers 840 , est honoré avec lui le 27 septembre.
II. ADOLPHE (saint), évèque d'Osnabruck en Saxe, mort en 1222, est honoré le 11 février.
ADO M, ville sur le rivage du Jourdain vers Scythopolis et Sarthan. Voy. Josué , m, 16.
ADOMMIM, ville et montagne dans la tribu de Benjamin, au couchant de Jéricho. Voy. Josué , XV, 7,
I. ADON, un des Juifs qui revinrent à Jérusalem après la captivité de Babylone. Voy. Esdras, II, 59.
II. ADON (saint), évêque de Yienne, né vers l'an 800 dans le Gâtinais, mort le 16 décembre 875. Il assista au concile de Tousy en Lorraine, tenu l'an 860, et il en tint concile dans son église métropolitaine l'an 870. Ses ouvrages sont : une Chronique universelle depuis le commencement du monde jusqu'à la fin de sa vie; 1» un Martyrologe; — 2" V Histoire du martyre de saint Didier, évèque de Vienne; — 3» la Vie de suint Teudète. Voy. Vossius, de Histor. lat. Sainte-Marthe, GalUa Christ. Dom Cellier, Histoire des Aut. ecclés., tom. XIX, p. 247,
ADÔNÂÏ, l'un des noms de Dieu. Il signifie maître par excellence, maître suprême, en supposant que ce soit un plur. d'excellence, comme disent les grammairiens, avec la terminaison antique aï au lieu de îm, finale ordinaire des noms plur.; ou bien il veut dire mon seigneur, à la lettre mes seigneurs. Dans l'un et l'autre cas, il y a une difficulté grammaticale qui jusqu'ici n a pas été expliquée. Quoi qu'il en soit,
les Juifs ont toujours lu Adonaî au lieu de Jchova, qu'ils ne prononcent pas par respect comme étant le nom propre de Dieu. Voy. G. Gesenius, Thésaurus, tom. I, p. 328,329. J.-B. Glaire , I^xic. hebr. et chald., p. 10.
ADONIAS , quatrième fils de David et d'Hagffith, né à Hébron, se fit proclamer roi; mais, bientôt après, David fit recomiaitre Salomon, qui pardonna d'abord à son frère, et qui ensuite le mit à mort lorsque celui-ci demanda à épouser Abisag la Sunamite, veuve de son père. Voy. III Rois , 1 , 5 et suiv.; n , 13 et suiv.
ÀDONIBÈZEG , roi de Bézec dans la terre de Chanaan, fut battu par les tribus de Juda et de Siméon, qui, après la mort de Josué, marchèrent contre lui. On lui coupa les extrémités des pieds et des mains, comme il l'avait pratiqué lui-même sur soixante-dix rois qui mangeaient sous sa table les restes des aliments, et on l'amena à Jérusalem , où il mourut. Voy. Juges, I, 1-7.
ADONICAM, dont les descendants revinrent de Babylone avec Zorobabel au nombre de 666. Voy. 1 Esdr., ii,13.
ÀDONIRAM.étaitpréposé aux 30,000 hommes que Salomon envoyait au Liban pour couper les bois et extraire des carrières les pierres qui devaient servir à ses bâtiments. Fut/. III Rois, v, 14.
ADONIS. Ezéchiel (viii, 14) dit que Dieu lui montra en vision les femmes qui étaient assises, pleurant Adonis. Au lieu d'Adonis, l'hébreu porte /e Thananouz , mot que les uns traduisent par caché, les autres ipar frayeur ou effrayé, et d'autres par dissolution , disparition d'Adonis. Voy. D. Galmet, Diction, de la Bible, t. p. art. Adonis , et les réflexions de J. Glaire dans !'£■«cycl(i)). cdtJial.
ADONISÉDEC, roi de Jérusalem, fut tué par Josué avec quatre autres rois qu'il avait appelés à son secours pour reprendre Gabaon, qui avait passé aux Israélites. Voii. Josué, x, 1 et suiv.
ADOPTIENS ou ADOPTIFS {Adoptiani, Adoptivi) , sectaires qui avaient pour chefs Elipand de Tolède et Félix d'Urgel. Ils étaient ainsi nommés parce qu'ils disaient que Jésus-Christ était le fils adoptif de Dieu. Ils furent condamnés en 788, en 794 et en 796. Voy. Diction. encyclopéd. de la théolog. cathol., tom. I*"", pag. 76, 77.
ADOPTION , acte légitime par lequel un individu acquiert la puissance paternelle sur un autre individu, quoiqu'il ne l'ait pas engendré. Les Hébreux ne connaissaient pas l'adoption proprement dite. Moïse n'en dit rien dans ses lois. Cependant il existait parmi eux une pratique analogue. Cette pratique consistait en ce que le frère était obligé d'épouser la veuve de son frère mort sans postérité ; en sorte que les enfants qui naissaient de ce mariage étaient censés appartenir au frère défunt, et portaient son nom. L'Église reconnaît la parenté d'adoption, qu'on appelle parenté légale, à rellet d'empêcher le mariaL^e en certain cas. (Cap. Unie, de Coc/natione legali.) ®n peut affirfner que, par voie de déduction, les canons interdisent l'adoption aux prêtres , comme étant essentiellement contraire à l'esprit du sacerdoce. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, tom. I"^, p. 84-86, 3«édit. — L'expression dont se sert quelquefois saint Paul , V adoption des enfants de Dieu, signifie la qualité d'enfants adoptifs de Dieu que les chrétiens reçoivent au baptême par la communication des mérites du Sauveur, et qui leur donne part à l'héritage céleste.
ADOR, ou ADORA, ADQRAÏM, DORA, ville
ADRÂ
ADRI
d€ la tribu de Juda , dans la partie méridionale, sur les confins de l'Idumée. Voy. I Machab., xm, "20. II Paralip., xi, 9, hebr, Joseph, Antiq., VIII, 3; xm, 2, 11, 17, 23. Reland, Palœst. iitustr.. p. 547.
ADORAM, fils de Thou, roi dHémath, vint féliciter David de la part de son père pour la victoire qu'il avait remportée siu" Adarézer, roi de Soba. ÏV<?/. I Paialip., XMii,10.
I. ADORATION, est proprement le culte cpe l'on rend à Dieu pour reconnaître son domame souverain sur toutes les créatures. Ce mot parait venir du latin manum ad os mitteve, porter la main à la bouche, baiser sa maiu, et, par extension, baiser quelrpie chose en général; ce qui équivaut à saluer, faire la révérence. Son étymologie grecque se tire de proskunéin , se prosterner devant quelqu'im en signe de respect et de soumission. C'est aussi en se baisant la main , en lléchis.sant le genou et en se prosternant, que les Hébreux exprimaient l'idée d'adoration , celle d'honneur et de respect, comme le prouvent mie foule de passages de la Bible. On voit par là que l'adoration proprement dite ne peut s'adresser qu'à Dieu seul , et que quand on l'applique à la sainte croix, par exemple, il faut l'entendre d'un simple honneur et d'un respect particulier qui est naturellement dû à ce précieux instrument de salut.
II. ADORATION DE LA CROIX, une des cérémonies les plus augustes de notre sainte religion, laquelle a lieu solennellement le Vendredi saint, loi-sque le célébrant a terminé les prières qui se font après le chant de la Passion.
III. ADORATION DU PAPE. On appelle ainsi l'hommage de respect et de soumission que les cardinaux offrent au Pape âpres son élection, et la manière extraordinaire dont il est élu lorsque les deux tiers des cardinaux vont subitement et comme entraînés par un mouvement spontané, se prosterner aux pieds de l'un d'entre eux et le proclamer Souverain Pontife. Sixte V a été élu par adoration. Voy. Gaet. Moroni, vol. I«r. p. !»4.
IV. ADORATION PERPÉTUELLE. Il y a plusieurs sortes de religieuses qui pratiquent l'adoration perpétuelle du saint Saciement; elles se relèvent jour et nuit, de manière qu'il y en a toujours quelques-unes qui prient devant le saint Sacrement. Celles qui ont été fondées à Marseille par le P. Lequien, dominicain, étaient célèbres entre toutes les autres. Voy. Gaet. Moroni. vol. 1", p. 92, 93.
I. ADOREIGANE, siège épisc. du diocèse du Maphrien d'Orient-.lacobite, et ville de Perse. Maruthas établit cet évêché en 630.
II. ADOREIGANE. ville épisc. et métropolitaine du diocèse de Chaldée , qu'on croit être l'ancienne Médie. Tauris en a été autrefois la métropole.
ADORNE ou ADORNO (François), jésuite, né en 1531, et mort l'an 1586, composa, à la prière de saint Charles dont il était confesseur, un savant traité : de la Discipline ecclésiastique.
ADORNE (Jean -Augustin), fondateur de la congrégation des Clercs Réguliers Mineurs, approuvée par Sixte V en 1588. Adorue voulut qu'il y eût toujours quelqu'un d'entre eux en adoration devant le saint Sacrement. Il mourut à Naples , en odeur de sainteté , l'an 1591 . Voy. Aubert le Mire , de Congreg. cleric. in commian vivent. Justiniani , de gli Script, délia Uguria , p. 6.
ADRA (Abdara, Abdera), ville d'Espagne dans le royaume de Grenade. Elle avait autrefois un évéché qui a été transféré à Âlméria.
Voy. la Martinière, Diction, géographique. Richard et Giraud.
ADRAA, parait être la même ville qo-'Edrai, dans la Satanée, à 25 milles de Rostres, selon Eusèbe, Onomusticon , ad voc. Ast.vroth. Voy. Reland. Paltpst. illiistr.. p. 5i7.
I. ADRAMÉLECH, faux dieu adoré par le peuple de Sépharvaim, établi dans le pays de Samarie à la place des Israélites transportés au delà de l'Euphrate. Voy. IV Rois, xvii, 31.
II. ADRAMÉLECH, fils de Sennachérib, roi d'Assyrie , tua son père pendant qu'il priait dans le temple de Nesroch. Voi/. IV Rois, xix, 37.
ADRAMITTE ou ADRAMYTTE, ville épisc.
de la Mcesie asiatique , dans l'exarchat de ce nom. On la nommait aussi Lyrnesse. Les Turcs l'appellent aujourd'hui Endrome , et d'autres Saitdemitri. C'est maintenant un évêché in partihus sulfragant d'Éphése.
ADRANE. Voy. Adrimit.\ne.
ADRAON ou ADRATON, nommée depuis Castrum Bernard i de Sta?npis, ville d'Arabie
aui a eu autrefois un évêché. Voy. Guillaume e TyT, liv. XVI, c. x. Jacques de Vitiy. Le Mire. *
ADRAS , nom latin d'Arroux, rivière de Bourgogne. Il en est question dans les légendes. Voi/. lu Géographie des Légendes : Paris, 174/).
ÀDRASUS, viWe épisc. in partifjus du diocèse d'Antioche, dans la province d'Isaurie , sous la métiopole de Séleucie.
ADRATON. Voy. Adraon.
ADRESSE. Régulièrement, les rescrits de justice ou mixtes de Rome sont adressés aux ordinaires sur les lieux; les rescrits de grâce ou de privilège, qui ne sont sujets à aucun examen , sont adressés aux impétrants eux-mêmes.
ADREVALD, écrivain ecclésiastique, né vers l'an 818 dans un village près du monastère de Tleury, mort en 878. On a de lui : 1" un Traite' de f Eucharistie , dans le tom. XII du Spicilegiuni d'Achéry; — 2° une Vie de saint Aigulfe, dans le tom. I-^"" des Acta ordinis S. Benedicti; — 30 un Recueil des miracles de saint Henolt, dans le tom. II des Acta ord. Bened.