‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 595 sur 1220 · CRÉA · texte numérisé non relu

CRÉA

CRED

ibid., 1694, in -12. Voij. Richard et Giraud, cfui donnent la liste complète des écrits du P.

I. CRASSUS ( Marcel ) , dominicain , né à Pa- Jerme , vivait du xvi" au xvii" siècle ; il acquit une grande réputation comme professeur de philosophie et de théologie. Il a laissé : 1» Examen (id audientiam conf'essionis exponendorum per inodum dialogi hahiti inter exuminatores et confessarios; Païerme, 1586 et 1623, in-8» ; — 2» Constitutiones et décréta plena synodo Agrigentina digesta per Didacurn Hœdo episcopum Agrigentinum; 1689 , in -4" ; — 3» Officivm S. Cologeri , confessons non pontificis, coUectum ex quodam vetustissimo codice MSS. atque ex hreviario gallicane ; Palerme, 1610, in-8°. Vo7/. Mongitore , Biblioth. Sïcul. Echard, de Scripior. Ord. Prœdic, tom. II, p. 375.

II. CRASSUS (Marcus) étant venu en Judée lorsqu'il allait faire la guerre aux Parthes, prit dans le trésor du temple 8,100 talents d'or et '2,000 talents d'argent; et, comme il voulait enlever les vases sacrés et d'autres richesses du temple , le sacrificateur Éléazar lui offrit une poutre d'or du poids de 300 mines, à la condition qu'il promettrait avec serment de pas toucher au reste. Ciassus le jura; mais, loin de tenir sa parole , il lit enlever tout l'or qui était dans le temple. Cependant il ne jouit pas longtemps du fruit de son sacrilège. A peine était-il entré sur les terres des Parthes , qu'il y périt avec la plus grande partie de son armée. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV, c. xii.

III. CRASSUS PADUANUS ou GRASSO , franciscainj né à Barlette, dans le royaume de Naples , vivait au xvp siècle. On a de lui : 1" la Concorde des Épitres de saint Paul , tirée des écrits de saint Augustin et des autres saints docteurs; — 2" de Repuhlica ecclesiastica; — Enchiridionecclesiasticum. Fo?/. Willot, in Ath. franc. Le Mire, de Scriptor. sœculi sextidecimi.

CRATEPOLE (Pierre-Merssseus), de l'Ordre des Frères-Mineurs, né à Juliers ou à Cologne, vivait au xvi« siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1" des Schismatiques et faux docteurs; Cologne, 1592 et 1598; — '2.0 de la Bésiirrectiondes corps et de l'immortalité de l'âme; Lyon, 1598; ' — 3° des Vertus et des vices; Louvain, 1600; — 4" Abrégé du catéchisme catholique.

CRATIA ou FLAVIOPOLIS, ville épisc. de la

f)rovince Honoriade, au diocèse de Pont, sous a métropole de Claudiopolis. Elle a eu dix évéques connus, dont le premier, Philète, est un de ceux qui se retirèrent du concile de Sardique pour aller à Philippopolis. On pense que le nom de Flaviopolis lui vient de Flavius Vespasien ou d'un de ses lils. Au lieu de Flavirmolis , De Commanville dit jusqu'à trois fois Fluvianopolis. Voy. Richard et Giraud.

CREATEUR {Creator), terme qui, dans le sens propre, convient à Dieu seul; il signifie que, par un acte de sa puissance infinie, Dieu a tout tiré dp néant. Foj^. Création.

CREATION. Ce mot désigne ordinairement ou l'acte par lequel Dieu a tiré du néant tout ce qui existe, ou l'ensemble de tout ce qui a été appelé à l'existence par cet acte même ; or, dans ce second sens, création est synonyme de monde. Quelques anciens Pères ont employé ce mot pour signifier la reproduction de l'humanité de Notre -Seigneur qui se fait dans l'Eucharistie par les paroles de la consécration. — Que par un acte de sa toute-puissance Dieu ait tiré du néant le ciel, la terre et tout ce que le monde renferme, c'est une vérité de foi énoncée dans le premier article du Symbole des Apôtres, par

lequel nous reconnaissons un Dieu créateur du ciel et de la terre; et cet article de notre foi est démontré de la manière la plus formelle par l'Écriture et la tradition. Fo,y., indépendamment de tous les théologiens qui ont traité de l'existence de Dieu et de ses attributs, Bergier, jDzction. de théoL, et le Traité de la vraie religion. L'Encyclop. cathol., où l'auteur de l'excellent article Création traite en quatre paragraphes • 1" du Sens du dogme catholique de la création, 2" de l'Histoire du dogme de la création ; 3° de la Vérité du dogme de il a création; 4» de la Philosophie du do(/me de la création. On peut voir encore les Livres saints vengés, etc., tom. I*"", p. 298, où nous croyons avoir réfuté victorieusement les attaques téméraires des incrédules, des rationalistes et des mythologues contre le récit de la création, sous le triple rapport de la philologie, des sciences naturelles et de la réalité historique, en évitant de tomber dans le défaut de certains interprètes dont nous louons d'ailleurs le zèle et les nobles efforts, et dont nous admirons les lumières et les talents.

CRECERELLE ou CRESSELLE (Crepitaculum), petit instrument de bois dont on se sert pour appeler les fidèles à l'église le Jeudi , le Vendredi et le Samedi saints, l'usage des cloches étant suspendu. Dans quelques endroits on le nomme tarfarelle, et à, Rouen tartavelle. Voy. De Vert, Cérém. de l'Égl., tom. I«^ p. 44. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Campana.

CRÈCHE (Prcesepe ou Prœsepium). La sainte Vierge n'ayant pas trouvé de place à l'hôtellerie de Bethléhem,se retira dans une étable, et mit Jésus-Christ dans la crèche de l'étable.On croit communément qu'il y avait un bœuf et un âne auprès de la crèche; mais l'Évangile et les anciens Pères n'en disent rien. On cite à l'appui de ce sentiment Isaïe, i, 3; Habacuc, m, 2; mais ces deux textes ne sont nullement décisifs. A la vérité, dans Habacuc, les Septante portent i« medio animalium; mais l'hébreu et la Vulgate lisent in medio annorum. Saint Jérôme et sainte Paule allèrent la vénérer à Bethléhem. On la conserve aujourd'hui à Rome à Sainte-Marie- Majeure, où elle fut apportée au vii« siècle; c'est ce qui fait qu'on appelle quelquefois cette basilique Notre-Dame de la Crèche {ad Prœsepe), Voy. Luc, II, 7. S. Jérôme, Epist. XXIV ad Marcell. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

CRÉDENCE, sorte de petite table placée dans le sanctuaire , au côté de l'autel , et sur laquelle on met les burettes, le bassin et les autres choses qui servent à la messe ou à quelque cérémonie ecclésiastique.

CRÉDIBILITÉ (Credibilitas), qualité par laquelle une chose est rendue croyable. Ce terme s'emploie, en théologie, pour signifier les raisons qui nous obligent à croire ce que Dieu nous a révélé, et qui nous prouvent la religion chrétienne et ses mystères. Voy., dans le Diction, de théol. de BeVgier, la discussion de cet écrivain contre les incrédules et les philosophes au sujet de ce que les théologiens appellent wotifs de crédibilité. Richard et Giraud.

CREDIT, terme qui signifie la faveur ou l'autorité qu'on a, et la vente que l'on fait d'une chose sans en être payé comptant. On ne peut pas en conscience vendre le crédit ou la faveur qu'on possède pour obtenir quelque grâce, parce que le crédit est une chose qui ne peut entrer en commerce, comme l'a déclaré la Faculté de théologie de Paris dans son 89« article de doctrine. Voy. Richard et Giraud.

CREDITER (Charles-Auguste), théologien protestant, né près de Gotha, fut nommé, l'an 1832,

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CREN

professeur titulaire de théologie à Giessen. Il a publié : i° Introduction aux études bibliques; Halle, 1832-1838, 2 vol.;— 2" le Souvenu Testament, d'après son but, son origine et son contenu; ibid., 18il-18i3; — 3» Traité pour servira l'histoire du canon; ibid., 1843; — 4" Histoire du Nouveau Testament: Francfort, 1852; — 5° Aptitude de l'Église protestante allemande au progrés futidé sur C Écriture sainte ; ibid., 1845 ; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy, la Souv. Riogr. génér.

CREDO, terme qui désigne le Symbole des Apôtres, qui commence par ce mot : Credo, je crois. LEglise de Rome n'a commencé à chanter le Credo à la messe que sous le pape Benoit YIII, l'an 1014. Credo dési?:ne encore le symbole plus étendu que celui des Apôtres, et qui a été dressé par les conciles de Kicée en 325. et de Constantinople en 381 , symboles qu'on chante ou qu'on récite à la messe au moins depuis le commencement du vi« siècle. Voy. Baronius, ann. 447. Le cardinal Bona, Liturg., 1. II, c. v. Grand-Colas , Traité de la messe et de l'office divin, p. 62. Claude de Vert, Cérém. de l'Église, p. 112. Le P. Lebrun, qui , dans son Explication des cérémonies de la messe, tom. I". p. 240, expose très-amplement le symbole et la variété des rites observés à ce sujet dans les différentes églises. Richard et Giraud.

CRÉGUT (.\ntoiiie), théologien protestant, né près de Valence au xvii« siècle , professa à l'Académie protestante de Die. Il a laissé : l"^;jologie pour ie décret du synode national de Clmrenton; Orange, 1650, in-8»; — '2° Syncretismus, écrit où l'auteur propose la réunion de toutes les communions protestantes, et qui a été inséré dans le Syndromum irenicum de Duraus et deMelletus; Hanovre, 1664, in-i''; — 3" Hevelator arcanorum ubi illustriora quœvis uc difficiliora Scripturœ oracula nova methodo didactica ac elenchthica enucleantur, qua in Pentateucho continentur: Genève, 10(31, in-4°. Voy. la Notcv. Biogr. génér.

I. CRELL ou CRELLIUS (Jean), socinien allemand, né près de Nuremberg l'an 1590, mort à Cracovie l'an 1633, fut régent et ministre de l'évéché des Unitaires à Cracovie. Ses principaux ouvrages sont : 1° de Deo et attributis ejus; Cracovie, ltJ30, et Amsterdam, 1648, in-4"; — 2° de Uno Deo Pâtre libri duo, in quibus multa etiam de Filii et Spiritus sancti natura; 1(531, in-8<', et 1639, in-4o; ouvrage qui attaque le mystère de la sainte Trinité, et qui a été solidement réfuté par le P. Pétau ; — 3» Declaratio sententiœ de causis mortis Chrisii; 1637, in -8"; — 4° Vindiciœ pro religionis libertate ; 1637 , in-8». Le traité de Uno Deo Pâtre a été mis à Vlniiex par un décret en date du 18 décembre 1646, et tous les autres ouvrages de Jean Crellius l'ont été par un décret du 10 mai 1757. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

U. CRELL ou CRELLIUS (Michel), protestant allemand , ministre à Altenbourg dans le xvn» siècle, a composé, outre plusieurs autres écrits : 1» Breviarium etymol. Novi Teslamenti; Altenbourg, 1645, in-8»; — 2° Syllabus Grœco- Biblicus; ibid., 1646j — 3" quelques ouvrages pour l'étude de l'Écriture sainte. Voy. la Nour. Biogr. génér.

lil. CRELL ou CRELLIUS (Samuel), socinien allemand , né l'an 1657, mort à Amsterdam l'an 1747, a laissé : lo Duœ considérât iones vocum , tenninorum et phrasium quœ in doctrina trinitatis a iheologis usurpantur; Amsterdam , 1684, in-S"; — 2» Fides primorum christianorum ex

Burnuba, Herma et Clémente Romano démo»' strata, defensioni fidei Nicenee G. Bulli opposita; Londres, 1697, in-8»; — 3» Jnitium Evangelii S. Joanms apostoli ex antiquitale ecclesiastica restitutum itidemque nova ratione iilustratum, etc.; 1.726, in-8''. Voy. la Souv. Biogr. génér.

CREME (Crema), ville épisc. d'Italie située dans la Gaule Transpadane, aux contins du Milanais. L'an 1580, Grégoire XIII y mit un évéque, et de la principale église il lit une cathédrale sous la métropole de Milan. Clément VIII la rendit sufTragante de Bologne. T'oy. Ughelli, liai. facr.. tom. II, p. 56. Richard et Giraud.

CREMER (Bernard-Sébastien), théologien allemand, né l'an 1683, mort l'an 1750, professa la théologie et les antiquités à Harderwick. Ses piincipaux ouvrages sont : 1° Prodromus fypicwt continens exercitationes philologico - theologicas ; Amsterdam , 1720, in-4''; ouvrage qui a été mis à Y Index (Decr. 4 decerab. 172o) ; — 2» Summa theologicE supernaturolis; Haidervi'ick , 1722, in- 4"; — 3° Theologia naturalis; Amsterdam, 1729, in-8"; — i° Œdipus evangelicus sacrarum antiquifatum ex Alose, prnphetis et psalmis œniymata dure cognitionis resolvens; ibid., 1745, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

CREMIEtr ou STRAMINIAC (Cremiacum, Stru/ni/tiacurn), petite ville du Daupliiné près de laquelle se trouve la grotte célèbre de Xotre- Dame-de-la-Balme. L'an 830 ou 835, il s'y tint un concile {conciliurn Straminiacense) sur des différends qui s'étaient élevés entre les Églises de Lyon et de Vienne. Voy. Regia , tom. XXI. Labbe, tom. VII. Hardouin, tom. IV.

CREMNA, ville épisc. de la seconde Pamphylie, sous la métropole de Perge; nous n'en connaissons qu'un évéque, Théodore, qui assista au septième concile général, selon Richard et Giraud, c'est-à-dire au deuxième concile de Nicée (784-787); mais ce fut au huitième, le quatrième de Constantinople (869-870), selon d'autres, et plus probablement. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XVII, p. 177, où le chiffre 815 est certainement une faute typographique.

I. CRÉMONE, ville épisc, d'Italie située entre Pavie et Mantoue, sous la métropole de Milan. On assure que le christianisme y fut établi dès le premier siècle par saint Barnabe ou par un de ses disciples. Sabin, son premier évéque, siégeait l'an 55. On y a tenu un concile l'an {•2-20, et il y en eut un deuxième en 1482, sous Sixte IV. V'oj/. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VII. Richard et Giiaud. Gaet. Moroni , vol. XVII, p. 177 et suiv.

II, CRÉMONE (Charles de), capucin de la province de Milan et missionnaire apostolique en Afrique, vivait vers l'an 1680- On a de lui des Œùivres morales: 2 vol. in-4''; le second volume roule sur diverses questions touchant le sacrement de Pénitence; Crémone, 1676. Ko?/, le P. Jean de Saint- .-Vntoine , Biblioth. univ. Francise, tom. \", p. 252.

CRENIUS ou CRESSIUS (Thomas), un des plus grands compilateurs qui aient paru jusqu'ici, né dans la marche de Brandebourg l'an 1648, mort à Leyde l'an 1728, fut ministre à Blumentage. Outre' un grand nombre d'ouvrages de philologie, d'histoire et de littérature, dont on trouve les titres dans Richard et Giraud, il a laissé : 1" Joannis Sauberti de sacrificiis veterum Miscellanea, et de Sacerdotibus et sacris Hebrœorum personis commentarius, etc.; Leyde, 1639, in-8o; — 2» Chnstophori Helvici elencni judaici , M. A. Prohi oratio de monarchia regni Israelis, et Raphaelis Iglini , Iconii Tigurini , captivitatis

CRES

CRES

Bubylnm'cœ htstoina, cum prœfatione, notis et indicibui Crenii; ibid., 1702, in-S"; — 3» Exercitia ■socra, priora quaedarn tractantia; Leipzig, 1704, in-18; — 4" de Prudentia ecclesiastico ; — 5° de Origine atheismi in Romana et protestantium Ecclesiis. Ces deux derniers ouvrages ont paru sous le nom de Dorotheus Sicwus, qui est l'anagramme du sien. Voy. Marchand, Notes sur les Mires de Bayle. Moréri,édit. de 1759.

CREPEDULAou SEGREPEDULA, ville épisc.

d'Afrique, de la province de Bisacène, sous la métropole d'Adramitte ; il en est question dans la lettre synodique des évêques de cette province. Voy. la ISIot., n. 40. Confér. Carth., \" jour, c. cxxxiii. not. 202.

CRÉPIN et CRÉPINIEN ou CRESPIN et CRESPINIEN (saints), frères, souffrirent le martyre le 25 octobre 286 ou 288. Ils vinrent dans les Gaules pour y prêcher la foi , et s'arrêtèrent à Soissons, où ils exerçaient le métier de cordonnier. L'empereur Maximien Hercule se trouvant dans cette ville , les fit arrêter, et , comme il ne put ni les gagner par ses promesses , ni les abattre par ses menaces , on leur trancha la tête. L'Église les honore le 25 octobre. Voy. Mombrice et Surius. Tillemont, Mém. ecclés., tom. IV, art. 8 de l'Histoire de saint Déni 9.

CRESCENCE (sainte), nourrice de saint Guy; elle souffrit le martyre avec lui et avec saint Modeste. Voy. Guy.

L GRESCÉNT, en latin Crescens (saint), disciple de saint Paul, mort, selon les Grecs, le 30 juillet, et, selon les Latins, le 27 juin. Saint Paul l'envoya en Galatie, comme on le voit dans sa seconde Épitre à Timothée ; mais on ne sait ce

Sue signifie ce mot de Galatie, puisque les recs désignent par ce nom la province située en Asie et les Gaules. SaintÉpiphane dit que saint Crescent a prêché l'Évangile dans les Gaules, et l'Église de Vienne en Dauphiné le regarde comme son fondateur; d'autres le font apôtre de Mayence. Voy. II Timoth., iv, 10. Epiphan., Hœres. li. Baron., ad ann.llO. La Gall. Christ., tom. I, p. 793. Tillemont, Mémoires. tom. I«% not. 81 , p. 614.

II. CRESCENT et ses six frères, martyrs, étaient fils de sainte Symphorose. Voy. Sym-

PHOROSE.

III. CRESCENT {Crescens), philosophe cynique, vers l'an 154 de J.-C. se rendit infôme par ses débauches et par ses calomnies contre les chrétiens. Il fut un des principaux moteurs de la persécution excitée contre eux sous Marc- Aurèle. C'est contre Crescent que saint Justin publia sa //« Apologie; le philosophe n'y répondit qu'en travaillant à le faire mourir; ce à quoi il réussit. Voy. Feller, Biographie universelle.

CRESCONIUS ou CRISCONIUS , FLAVIUS CORIPPUS, évêque d'Afrique au vu» siècle, a laissé : le Livre ou la Concorde des canons , divisé en deux parties; la première contient un Abrégé du droit canonique (Canonum breviariurn); la seconde, la Collection des canons dans toute leur étendue {Concordia canonum) ; Paris , 1609. Le Breviarium avait déjà été publié par Pithou; Paris, 1588, in-8"; il se trouve aussi dans la Bibliothecd Patrum : Lyon, vol. IX; enfin il a été inséré avec la Concordia dans la Bibliotheca juris canonici de Woel et Justel. Voy. Fabricius, fiîé/îo<A./«i., tom.I,p.715; tom. III, p. 714; et Biblioth. medii œvi , tom. I, p. 1225. Saint- Martin, Journ. des Savants, avril 1828. Richard et Giraud. La Novr. Biogr. génèr.

CRESIMA, siège épisc. d'Afrique; Donat en

était évêque lors de la conférence de Carthage. Voy. I^^jour, c. CLXXXVii, not. .310.

CRESOL (Louis), jésuite, né dans le diocèse de Tréguier en Bretagne l'an 15fj8, mort en 1634, professa la philosophie et la théologie, et fut pendant quinze ans secrétaire du général de son Ordre à Rome. Outre des ouvrages littéraires, il a laissé : 1" Mystagogus , seu de sacrorwn hominum disciplina; Paris, 1629, in-fol., et 1638, 2 vol. in-4"; — 2» Anthologia sacra, seu de selectis piorum hominum virtutibus; ibid., 1632 et 1638, 3 vol. in-fol.

CRESPET (Pierre), célestin, né à Sens l'an 1543, mort l'an 1594, se distingua par sa science, sa prudence et sa piété. Ses principaux ouvrages sont : 1» une Somme latine de la foi catholique : 1598; — 2" Absolutissiiiii legis evangelicœ Pandectœ, figuris, prophetiis et sanctœ Scripturœ testirnonis elucidati; Paris, 1566; — 3» du Saint Amour de Dieu; Paris, 1.590; — 4" Discours catholiques de l'origine, de l'essence , excellence, fin et itnmortalité de Vûme; ibid., 1604, 2 vol. in-8»; — 5° Traité de la patience, ou Saint Martyre, trad. de TertuUien; Sens, 1577, in-12. Voy. Becquet, Hist. cœlestin.congregat. Gallican., p. 172. Nicéron, Jl/e'moiVev. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud , qui donnent le catalogue complet de ses écrits. Charles Labitte, de la Démocratie chez les prédicateurs de la Ligue, p. 172.

I. CRESPI-RORIA (Louis), évêque de Placentia, né à Valence, mort vers l'an 1665, professa la théologie dans sa ville natale, où il établit les Pères de l'Oratoire. On le nomma , l'an 1651 , évêque d'Orihuella, et, l'an 1658, évêque de Placentia. On a de lui : 1" Propugnaculum theologicum , où il traite de la conception de la sainte Vierge ; — 2" Questiones selectœ morales contra Caramuel , etc.; — 3" Tractatus de Origine et progressuprœpositurarum S. Valentinœ Ecclesiœ. Voy. Nicol. -Antonio. Biblioth. Hisp.

IL CRESPI DE VALDAUVA (Christophe), frère du précédent, était président du conseil d'Aragon; on a de lui : Observationes illustrata decisionibus sacri supremi Aragonum concilii , etc.; Lyon, 1662, 2 vol. in-fol. Voy. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp.

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