II. ADULA, loy. Saint-Godard
ADULLAM ou ODOLLAM, ODULLAM, ville
de la tribu de Juda vers l'orient. .Joseph et Eusèbe la placent à 10 milles d'Eleuthéropolis. C'est dans une caverne du territoire de cette ville que David se retira en sortant de Geth.
Voy. Josué, XII, 15; xv, 35. I Rois, xxii, 1. II Machab., xn, 38. Reland, Palœst. illustr., p. 549, ^2.
ADULTE , qui est parvenu à fàge de discrétion. On baptisait autrefois les adultes la veille de Pâques ou de la Pentecôte.
I. ADULTÈRE, conjonction illicite dune femme mariée avec un autre homme que son mari, ou d'un homme marié avec une autre femme que la sienne. L'adultère était puni de mort non-seulement chez les Hébreux, mais encore chez un grand nombre de peuples païens. Suivant le droit civil , un homme marié qui connaît une fille non mariée ne commet point d'adultère, parce que ce commerce n'a pas des suites aussi fâcheuses pour la procréation des enfants ; mais il le commet pai' la raison contraire , si , n'étant pas marié , il connaît une femme mariée. Mais les canonistes et les théologiens n'admettent aucune distinction à cet égard ; l'homme commet également un adultère dans les deux cas. Saint Paul dit, en effet, que l'homme n'est pas plus libre de son corps que la femme du sien. (/ Corinth., ch. vu). Le sixième concile d'Orléans veut que le clerc qui se sera rendu coupable d'adultère soit déposé de son office , mais non cependant excommunié, et qu'il soit renfermé dans un monastère pour le reste de ses jours (Can. x, dist. 81); mais si c'est un prêtre ou un diacre qui s'en soit rendu coupable depuis son ordination, le concile d'Ancyre de l'an 314 dit qu'il ne recevra pas la communion , même à la mort , tant pour le crime que pour le scandale (Can. xix). — Les Grecs prétendent que l'adultère rompt le lien du mariage; en sorte que le mari d'une femme adultère peut en épouser une autre ; ils se fondent sur ces paroles de .lésus-Christ : Quiconque répudie sa femme hors le cas d'adultère, et en épouse une autre, devient adultère ( Matth. xix, 9). Mais il y a évidemment deux parties dans cette proposition : 1" répudier sa femme ; 2» en épouser une autre. Or, comme c'est après la première partie , et avant d'avoir rien dit de la seconde, que Jésus-Christ ajoute la restriction hors le cas d'adiUière , cette i-estriction ne tombe que sur cette première , et nullement sur la seconde, dont Jésus -Christ n'a point encore parlé. Au contraire, ces mots : il devient adultère, tombent également sur les deux parties de la proposition. En un mot, les paroles de Jésus-Christ forment une proposition complexe, équivalente à ces deux : 1" Celui qui répudie sa femme, hors le cas d'adultère, devient adultère; 2" celui qui, même dans le cas d'adultère, épouse une autre femme, devient adultère. Jamais les grammairiens n'analysent autrement une phrase d'une construction semblable. Aussi est-ce la doctrine de saint Augustin (de Adultérin, conjug., 1. XI, c. XIII ), d'Innocent I" {Epit. ad E.rup.), des autres Pères, du concile d'Elvire (Can. vu), etc. Quant au concile de Trente, comme il ne. frappe d'anathème que ceux qui disent que l'Église s'est tiompée lorsqu'elle a enseigné et quelle enseigne , selon la doctrine de l'Évangile et des apôtres, que le mariage n'est pomt résolu par l'adultère de l'une des parties, et que la partie innocente ne peut épouser une autre personne , il n'a point condamné expressément la pratique de l'Église grecque. L'adultère devient en certains cas un empêchement de mariage. Vo>j. Empêchement. II. ADULTÉRE(histoire de là femme). Comme cette histoire . rapportée dans l'Évangile de saint Jean (viii, 1-11), manque dans quelques manuscrits et dans nos versions ancieimes , et que
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