‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 601 sur 1220 · CRUC · texte numérisé non relu

CRUC

CilUC

modr^rne, contre Bayle: La Haye, 1733. in-fol.;

— 5» Examen du Tmité de la 'liberté de penser d'Antoine Coin ns; Bruxelles, 4715; Amsterdam, 1718, in-8o. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biot^r. univers. La Nouv. Bioyr. génér.

CfROY (Jean de), calviniste et ministre dlJzès, mort en 1659, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Oftservationef sacra et historicœ in Novum Testamentum ;Gené\e,i6H, in-4''.

CROYANCE {Christianœ fidei cupita). On appelle ainsi les articles de la religion qu'on doit croire renfermés dans le Symbole. Voy. Symbole. Bergier, Diction, de Ihéol.

CROYANT, nom que les Juifs donnaient à ceux qui professaient leur religion , par opposition aux idolâtres; c'est dans ce sens qu'Abraham est appelé dans lÉcriture le Père des croyants. Quelques hérétiques albigeois ont osé aussi prendre le titre de croyants.

CROZE (Mathurin VEYSSIÈRE LA), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur,né àNantes lan 1661, mort en Prusse en 1730, abjura le catliolicisme.il se rendit à Berlin, où il professa la philosophie. Ses principaux ouvrages sont : 1» Dissertations historiques sur différents sujets; Rotterdam , 1707, in-S»; — 2» Histoire du christianisme des Indes; La Haye, 17'24,2 vol. in-12; ouvrage plein de faussetés "et de juji^ements dictés par la haine de la religion, catholique; — 3° histoire du christianisme d' Ethiopie et d'Arménie; 1739, in-S"; ouvrage qui a été condamné avec le précédent par la S. Congrég. de Y Index (Decr. 28 julii 1742). Voy. M. Jourdan, Hist. des f'uvr. et de la vie de M. La Croze; Amsterdam , 1741. Lettres de M. Cuper; ibid., 1742. Richard et Giraud. Feller, Bioyr. univers.

CROZET (Thomas), récollet, mort à Avignon l'an 172(j, était Français; mais son long séjour en Espagne lui permit d'apprendre assez bien la langue de ce pays pour composer des ouvrages en espagnol. Ses principaux écrits sont : 1° Histoire delà bietdieureuse Vierye Marie, écrite par Marie dAgréda ; Marseille, 1695, in-S», réimprimée sous ce titre : la Mystique cité de Dieu ;

— 2" Censura censurœ , seu confutatio sententiœ deputatorum Facultatis theoloyiœ Pai-isiensis de propositionibus per illos excerptis e tomo primo vitce SS. Virginis, hispanica linguu editœ a Virgine maire Maria Jesu: Cologne , 1697, in-B"; — 3" Introduction aux vertus murales et héroiqiies. trad. de l'italien d'E. Tesauro; Bruxelles, 1722, 2 vol. in-8». Voy. Chaudon etDelandine, Diction, universel, etc. La Nouv. Biogr. gêner.

CRUAS {Crwlatium, Crudatitm), abbaye de 1 Ordre de Saint -Benoit située au diocèse et à trois lieues de Viviers, fut fondée au viii<^ siècle par Eribert, comte de \'ivarais. Ce monastère a été pendant quelque temps soumis à l'Église a Arles; mais les archevêques de cette ville n'y avaient que le droit de visite et de protection. Voy i'Hist. gêner, du Languedoc, tom. I", p. 466. «t toin. II , p. 100. Richard et Giraud.

GRUCIADE (Bulle de la). On a donné ce nom : 1» a certaines bulles que les Papes ont souvent accordées aux rois d'Espagne et de Portugal pour lever des décimes sur les ecclésiastiques, alin de fournir aux frais des guerres contre les mtideles; 2» à la bulle qui se publie en Espagne quand le Pape accorde la permission de manger, pendant le carême, des œufs, du fromage et d'autres choses semblables.

CRUCIATUS. Voy. CnoisiER.

CRUCIFER. Vuii. CiioisiKR.

CRUCIFERE (COLONNE), nom donné à toute colonne qui porte une croix et qui est posée

sur un piédestal ou sur des degrés, pour aervii" de monument de piété dans les cimetières, devant les églises, sur les chemins ou dans les places publiques.

CRUCIFIEMENT. Saint Jean dit que Jésus- Christ, après sa résurrection, lit voir et toucher a saint Thomas les plaies formées dans ses mains et dans ses pieds par les clous avec lesquels on l'avait attaché à la croix; car Thomas avait déclaré (^'il ne croirait à la résurrection de Jésus que s'il voyait dans ses mains la maixjue des clous, et que s'il mettait sou doigt dans le trou des clous (Jean , xx , 25, 27). Ainsi le divin Sauveur fut cloué et non simplement lié à la croix. Deux passiiges de l'Ancien Testament prouvent assez bien, ce nous semble, que ce mode de cruciliement était usité chez les Hébreux. On lit, en effet, daiis le psaume xxi : Us ont percé mes mains et mes pieds, et ils ont compté tous mes o*; et, dans le prophète Zacharie, XII, 10 : Ils porteront leurs regards vers moi, qu'ils ont percé. A la vérité, les juifs et les rationalistes prétendent que le mot du texte hébreu des Psaumes ne signifie pas ils ont percé; mais cette prétention est aussi peu fondée en critique qu'en herméneutique. Voy. J.-B. Glaire, Introduct. histor. et crit.. etc., tom. I•^ p. 2'J'l , 3*édit., et Lexicon manuale hebr. et chald., p. 277, 278,2* edit. — On a objecté, contre le crucifiement de Jésus -Christ, la contradiction qui se trouve entre les évangélistes sur l'heure à laquelle ce crucitiement a eu lieu. Ainsi saint Matthieu , saint Marc et saint Luc , après avoir raconté le cruciliement, disent que depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, c'est-à-dire depuis midi jusqu'à trois heures, la Judée fut couverte de ténèbres; d'où il résulte que le Sauveur fut attaché à la croix vers midi. D'un autre côté, saint Marc, xv, 25, dit : Il était la troisième heure, ou neuf heures du matin, et ils le crucifièrent. Au contraire, on lit dans saint Jean, xix, 14-16, qu'i/ était environ la sixième heure lorsque Pilote livra Jésus aux Juifs pour le crucifier, -w Cette objection ne saurait être sérieuse quand on considère que les préparatifs et l'opération du crucifiement ont nécessairement duré un certain espace de temps, et que par conséquent le mot crucifiement a pu être employé pour exprimer les préparatifs aussi bien que l acte même du supplice. Or il n'y aurait rien d'étonnant que les Juifs, qui étaient sûrs que Pilate leur abandonnerait Jésus, eussent disposé des la sixième heure ce qui était nécessaire pour le crucifiement. En second lieu, saint Jean ne dit pas qu'i7 était la sixième heure précise, mais environ la sixième heure: ce qui permet de supposer que l'acte du crucifiement avait eu lieu Ïendant que la troisième heure durait encore, roisièmement, personne n'ignore qu'au temps de Jésus-Clmst les Juifs avaient deux manières de diviser le jour : ils le partageaient en quatre trihories ou espaces de trois heures chacune, et qu'ils nommaient première, troisième, sixième et neuvième, et en douze heures semblables aux nôtres. Or pourquoi les évangélistes nauraientils pu employer tantôt l'une et tantôt l'autre de ces divisions? Enfin si une pareille difficulté se rencontrait dans des écrits profanes, nos adversaires trouveraient certainement ces arguments sans réplique. Voy.. sur les divisions du jour chez les Juifs, J.-B. Glaire, Introd. hist. et crit., etc., tom. II, p. 173, 174; et, sur le crucifiement, ibid., p. 318 et suiv. Le Diction, ency' clop. de la fhéol. catliol.

CRUCIFIX, croix sur laquelle Jésus- Christ est représenté attaché. On le met dans les

Page 1