‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 615 sur 1220 · I. CYRIAQUE ou QUIRIACE (saint). Voy · texte numérisé non relu

I. CYRIAQUE ou QUIRIACE (saint). Voy

QriRIACE.

II. CYRIAQUE, martyr, était compagnon de saint Florent ou Florence, martyr de Pérouse. Voy. Florent.

ÏII. CYRIAQUE PIZZICOLLI, plus connu sous le nom de Cyriaque d'Ancône , archéologue, ne à Ancône, mort vers l'an 1445, voyagea en Europe, en Asie et en Afrique, et aàressa à Eugène IV, en forme de lettre , une relation fort curieuse de tout ce qu'il avait vu; cet écrit a paru sous ce titre : Kiriaci Ânconitani itinerarium, nunc primum ex rnanuscripto codice in lumen eruttim.eic; Florence, 1742. roy.Léandre Albert, Descript. d'Ital., p. 285. Vossius, Hist. lut., 1. V, c. X. Tiraboschi, Storia délia letteratura italiana , tom. VI , p. I. Fabricius, Biblioth. mediœ et infimœ. Richard et Giraud.

I. CYRILLE (saint), évéque de Gortyne et martyr, né vers Tan 166, mort le 9 juillet 250, se livra de bonne heure aux exercices de piété. Il fut nommé à l'évéché de Gortyne, dans l'ile de Crète, et il gouverna son Eglise pendant plus de cinquante ans avec une sollicitude telle, qu'il obtint la conversion de presque tous ceux qui étaient sous sa juridiction.L'an 250, au commencement du règne de Dèce , il fut arrêté , et il confessa généreusement la foi de Jésus-Christ. Voy. Tillemont, Hist. de la persécut. de Dèce. Mëm. ecctés., tom. III. Richard et Giraud.

II. CYRILLE (saint), évéque de Jérusalem, né dans cette ville vers l'an 315, mort l'an 386 , fut ordonné prêtre par saint Maxime, à qui il succéda sur le siège épiscopal de Jérusalem l'an 350, et sacré évéque par Acace de Césarée, son métropolitain. Cependant il ne put s'accorder avec lui sur les droits de son Église, et Acace le fit déposer, d'autant plus que Cyrille se montrait un trop généreux défenseur de la divinité de Jésus-Christ. Le concile de Séleucie, tenu l'an 359, rétablit Cyrille sur son siège; mais .\cace, aidé des Ariens, le fit déposer encore une fois. A la mort de Constance, les évéques exilés ayant été rappelés, Cyrille revint à Jérusalem, d'où les Ariens le chassèrent de nouveau. Il n'y revint que sous Gratien, l'an 378; enfin, l'an 381 , Cyrille parut au concile œcuménique de Constantinople , où il montra une sagesse admirable. L'Église grecque honore sa mémoire le 18 mars. Les Œuvres de saint Cyrille ont été souvent réimprimées, soit en latin, soit en ^rec ; la meilleure édition est celle qui a été puoliée en grec et en latin par A. Touttée, bénédictin; Paris, 1720, in-fol. Voy. saint Jérôme, in Chron. Socrate, Hist., 1. II. Sozomène, Hist.. 1. IV. Théodoret, l. II et V. Tillemont, tom. II. Pagi, ad an. 384. D. Ceillier, Hist. des aut. ecclés., tom. VI, p. 447 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent l'analyse des écrits de saint Cyrille, prouvent l'authenticité de ses Catéchèses contre les protestants, et font voir les endroits les plus remarquables de sa doctrine touchant le dogme, la morale et la discipline.

III. CYRILLE (saint), patriarche d'Alexandrie , né vers l'an 376, mort le 9 ou le 27 juin 444, succéda l'an 412 à son oncle Théophile. Il commença par faire fermer les églises des novatiens,et expulsa les juifs de leurs synagogues. Oreste , gouverneur d'Alexandrie, se plaignit de la conduite de Cvrille; mais le saint patriarche représenta les violences dont les juifs s étaient rendus coupables, et rétablit les faits dans toute

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leur vérité. La haine dOreste contre Cyrille suscita des troubles sérieux dans la ville; mais le Satriarctie n'y eut aucune part. L'hérésie de [estorius affligea profondément Cyrille, qui lui écrivit plusieurs lettres pour le ramener à la vérité; mais n'ayant rien pu gagner sur cet esprit opiniâtre ," il procéda contre lui avec le consentement du pape Célestin, et il anathématisasa doctrine. Le concile général d'Éphèse, présidé par saint Cyrille et tenu l'an 431 , déposa Nestorius et condamna son erreur. Jean d'Antioche, arrivé plus tard à Éphèse, tint à son tour un concile où il déposa le patriarche d'Alexandrie; mais saint Cyrille fut immédiatement rétabli. Les Œuvres de saint Cyrille ont été publiées par Canisius; Cologne, 15-46, 2 vol. in-fol.- par Jean Aubert, grec et latin; Paris, 1638, 6 vol. in-fol.; par Lupus et Baluze ; Paris, 1692,2 vol. in-fol. Voy. Gennade. Photius, in Riblioth. Trithème. Baronius. Sixte de Sienne, in Bihlioth. Bellarrain. Tillemont, tom. XIV. D. Ceillier, HUt, des aut. ecclés., tom. XIII, p. 241 et suiv.

IV. CYRILLE (saint), diacre d'Héliopolis et martyr, était doué d'une rare vertu et d'un grand zèle pour la foi. Sous Julien l'Apostat, les païens le tuèrent et mangèrent son foie. Les coupables, atteints par la justice divine, ne tardèrent pas à leconnaitre la puissance de la religion qu'ils avaient persécutée. Le Martyrologe romain place la fête de saint Cyrille au 29 mars. Voy. Théodoret, 1. III, c. vu. Richard et Giraud.

V. CYRILLE (saint), enfant martyr de Çésarée , en Cappadoce , vivait au temps de Dèce ou de Valérien. Son père voulant à tout prix lui faire abandonner la religion chrétienne, le chassa de sa maison et le dénonça au magistrat, qui ordonna qu'on effrayât l'enfant sans cependant le faire périr; mais Cyrille manifesta la plus grande.joie, et souffrit courageusement le martyre. L'Église l'honore le 29 mai. Les Actes du martyre de ce saint , écrits en grec par un auteur de son temps, sont estimés véritables. On les trouve traduits en latin dans la continuation de Bollandus, et dans les Actes des martyrs de D. Ruinart. Voy. Richard et Giraud.

VI. CYRILLE (saint), apôtre des Slaves, né à Thessalonique, vivait au ix« siècle; il fut longtemps connu sous le nom de Constantin, et l'étendue de ses connaissances le fit surnommer le Philosophe. Les Chazares ou Jazaris, race turque issue des Huns et des Scythes européens, embrassèrent le christianisme à sa prédication. Après avoir ainsi converti ce peuple, Cyrille passa chez les Bulgares , où sa parole jporla les meilleurs fruits, et il n'eut pas moins de succès chez les Moraves. On lui doit l'invention de l'alphabet slavon, formé sur celui des Grecs, et c'est à lui que les peuples qu'il avait convertis durent le privilège de faire l'office dans leur langue maternelle, usage que confirma le pape Jean VIII. On ignore l'époque de la mort de saint Cyrille; le martyrologe romain le meU' tionne le 9 mars, et les Grecs honorent sa ménaoire le 14 février. Voy. Richard et Giraud.

VIL CYRILLE, moine, né à Scythopolis en Palestine , vivait au vi'= siècle. Sous la conduite de saint Jean le Silencieux, il entra au monastère de Saint -Euthyme; plus tard il devint le disciple de saint Sabas. On a de lui : 1° la Vie de saint Euthyme, dans Surius et Bollandus, au 20 janv.; dans les Monuments de V Église grecque, tom. II; dans D.-J. Loppin, Anuledes; — 2" les Vies de saint Sabas et de saint Jeun le Silencieux, dans Bollandus, Actes des Saints, au 13 mai, tom. III, p. 232. Voy .BsLronmSy Annal., Sinïi. 475,

491 et 511. D. Ceillier, Hist. des aut. saer. et ecclés., tom. XVI, p. 487 et suiv.

VIII. CYRILLE DE BERGAME, capucin de la province de Brescia qui vivait au xvii« siècle, fut prédicateur, professeur en théologie et poêle. On a de lui : If Centuria epigrarnmutvnn , duplexque carmen elegiacum, genethliucum super Chiisti patientis amorem, opiisculum meditantis animœ pœnitentis ; Brescia, 1681, in-S"; — '^ de Morientium eleemosynis, iis nempe, quœ FF. Minoribus S. Francisa régulant profdentibus inierdum in ultimis voluntatibus , tegato, fideive conimisso prœstandœ relinquuntûr,piyxsertimannimtim , et in perpetuum consilia juridico-moralia ; Lyon, 1680, in-fol.; — 3» de Ôbligutione procurandce perfectionis, tum spécialités- religiosis pro cujuscumque professionis modulo, twn communiter cunctis Christi fidelibus, ex vi divini mandati. Voy, le P. Jean de Saint -Antoine, Bihlioth, univ. Francise, tom. I", p. 285.

IX. CYRILLE DE SAINTE- CROIX, capucin espagnol, avait professé la rhétorique à Barcelone pendant quatorze ans avant de se faire religieux, mourut en 1630 en odeur de sainteté, ce que lui avaient justement mérité son amour pour la retraite, son assiduité à l'oraison, son détachement et sa pauvreté, sa tendre charité pour le prochain, son humilité profonde, enfin sa mortification, qui lui faisait passer plusieurs jours sans boire ni manger. On a de lui : 1" un volume de Lettres familières; — 2" un Abrégé de rhétorique; imprimés à Barcelone en 1619. Voy, le P. Jean de Saint-Antoine, ihid.

X. CYRILLE-LUC AR, né dans lile de Candie, mort en 1638, passa en Allemagne, où il suça la doctrine des protestants et la porta en Grèce. Comme on le soupçonna de favoriser les luthériens, il donna une confession de foi dans laquelle il rejetait leurs erreurs. Placé sur le siège d'Alexandrie, ensuite sur celui de Constantinople, il continua ses liaisons avec les protestants et enseigna leurs doctrines dans l'Église grecque. Il fut dépouillé du patriarcat et envoyé en exil à Rhodes. Rappelé quelque temps après , il publia des Catéchismes et des Confessions de foi remplis d'erreurs. Enfin, après avoir été chassé et rétabli sept à huit fois, il fut étranglé par ordre du Grand Seigneur. Voy. Moréri, Diction, histor. Le Journal des- Savants, 1709. Feller, Bioqr, univers. La Nouv. Biogr.génér,

CYRINUS ou CYRENIUS, QUIRINIUS, QUI- RINUS, succéda à Quintilius Varus dans le gouvernement de la Syrie, après qu'Archélaùs, roi de Judée, eut été relégué à Vienne, environ dix ans après la naissance de Jésus-Christ. Ce que rapporte saint Luc touchant Cyrinus (il, 12) a donné lieu à des objections dont on peut voir la solution dans J.-B. Glaire, /n^rorf. histor. et crit., etc., tom. II, p. 448 et suiv.

CYRION ou QDIRION, chef des quarante soldats martyrs de Cappadoce sous Licinius. Cet empereur, collègue de Constantin, excita une persécution en Asie contre les chrétiens l'an 319 ; ses ordres n'eurent pas été plutôt publiés, que quarante soldats de la garnison de Sébaste vinrent déclarer au gouverneur qu'ils étaient chrétiens. Ce dernier n'ayant pu les gagner par ses promesses ni les effrayer par ses menaces, ordonna que pendant une nuit entière ils fussent exposés tout nus sur un étang glacé. Ils coururent avec joie au suppHce; un seul ne persista pas, et fut remplacé par un garde. On célèbre leur fête le 9 mars, qu'on croit être le jour de leur mort; mais à Rome on la remet au lendemain. L'homélie ou panégyrique que saint Basile a fait de ces saints est une pièce d'autant

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plus authentique de leur liistoire, que le savant Père était fort proche du temps et du lieu de leur martyre.

I. CYRRHUS ou CYRUS , ville épiscop. de la province Euphratéenne au diocèse d'Antioehe, érii;rée en évéché au i\« siècle, sous la métropole d'Hiérapolis, et, en archevêché, au xii^ Selon quelques-uns, tes Juifs revenant de Babylone bâtirent cette ville en Ihqnneur de Cvrus, qui leur avait rendu la liberté. Elle a eu Kuit évéques, dont le premier, Syricius, assista au concile de Nicée. Gyrrhus est aujourd'hui un archevêché inpariibm qui a pour suffragants les évéchés de Capm et Ptolémau. également in partibus. Voy. Théodoret, Lettre 104, et Hist., c. I. Lequien, Oriens Chnst., tom. n,J)- ïfâO. Richard et Giraud. De Gommanville, I" Table alnhabét., p. 86. Gaet. Moroni, vol, XIII, p. 202.

II. CYRRHUS, aujourd'hui Quars ou Carin, ville épisc, a eu deux évêques latins : Pierre •le Conlleto, dominicain, qui siégeait vers l'an 1271, et Siirride,du même Ordre, vers l'an 1459. Voij. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1195. Richard et Giraud. Mais De Gommanville ne mentionne qu'une seule Gyrrhus, qui est la précédente du n» I, et qu'il appelle Quars et Carin.

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