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Dilemites se nomme Raidebur, suivant Golius. On n'en connaît que cinq évoques. Voy. Assé- .rnani, Bihlioth. Orient., tom. II, p. 496.Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1293.
DAILLÉ (Jean), en latin Da/teï«s, protestant, né à Châtellerault l'an 4594, mort a Paris en 1670, exerça d'abord les fonctions de ministre à Saumur', puis à Charenton. On a de lui : 1* Traité de l'emploi des saints Pères pour le jugement des différends qui sont aujourd'hui en la religion; Genève, 1632, in-S»; trad. en latin par Mettayer; 1656; ouvrage qui a été réfuté victorieusement par William Reeves, protestant anglais ; — 2° Apologie pour les Églises réfor^nées, nii est prouvée la nécessité de leur séparation d'avec l Église romaine; Charenton, 1633 etl647, trad. en latin par l'auteur; Amsterdam, 1652, in-8», et, Genève, 1677; — 3» la Foi fondée sur les saintes Écritures, etc.; Charenton, 1634 et 1661; -^ 40 de la Créance des Pères sur le fait des images; Genève, 1641, in-S", etLeyde,1642, in-S»; --' bo Disputatio de duobus latinorumexunctione sacramentis, Confirmatione et Extrema Unctione; Genève, 1659, in-4<'; — 6° Disputatio de sacrarnentali sive auriculari latinorum confessione; ibid., 1661 , in-4''; — 7° plusieurs autres écrits, dont on trouve la liste dans Richard et Giraud et la Nouv. Biogr. génér. Le Traité de l'emploi des saints Pères, etc., a été mis à V Index Tpar un décret du 2 juillet 1686, et tous les autres ouvrages de Daillé l'ont été aussi par deux décrets, dont l'un est daté du 23 mars 1672, et l'autre du 2 juillet 1686. Voy. l'abbé Joly, Remarq. sur le Diction, crit. de Bayle. Moréri , édit. de 1759. Bergier, Traité histor. et dogm. de la religion, tom. II. Feller, Biogr. univers.
DAILLI. Vog. AiLLi.
" DâILLON (Benjamin), théologien protestant, né dans l'Anjou, mort en Irlande l'an 1726, fut d'abord ministre à La Rochefoucault; il se retira en Angleterre, puis en Irlande, oti il devint ministre de l'Église française de Catterlough. On lui doit : 4° Défense de la religion de Jésus-Christ, injustement accusée de nouveauté, d'hérésie et de schisme; La Rochelle, 1675, in-8»; — 2° Examen du principal prétexte de l'oppression des réformés en France, pour justifier l'innocence de leur religion ; Amsterdam, 1687, in-18, et 1691 ; — 3» plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouvelle Biogr. génér.
II. DAILLON (Jacques), frère du précédent, né l'an 1645, mort à Londres en 172t), fut d'abord ministre en France; il passa en Angleterre, où il s'attacha à l'Église anglicane; mais ayant parlé trop ouvertement en faveur de Jacques II, il fut dépouillé de ses bénéfices, et contraint de «e ranger parmi les non-conformistes. Il a laissé : 4» Démonologie , ou Traité des esprits; Londres, 4723, in-8»; il essaie, dans cet écrit, d'expliquer quelques passages de l'Écritui'e au sujet des sorciers, des apparitions, etc.; — 2» la Cognée mise à la racine du papisme; Londres, 1721, in-12; ces deux ouvrages sont en anglais. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
DAIMBERT ou DAGOBERT, premier patriarche latin de Jérusalem, mort en Sicile l'an 1107, était évéque de Pise. Le pape Urbain II lui conféra, en 1092, le pallium d'archevêque, quoique Pise ne fût point encore métropole. Daimbert assista au concile de Clermont, où Urbain prêcha la première croisade ; il se croisa, fut nommé patriarche latin de la ville sainte. Comme il en fut expulsé, il se retira à Rome pour y implorer le secours de Pascal II , qui lui donna une sentence favorable. 11 retournait à Jérusalem, lorsque la mort l'anéta dans un port de Sicile. Voy.
Baronius, Annal., ann. 1093-1105. Moréri , Dieiion. histor. Michaud, Hist. des croisades, t. 1. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biôgr. génér.
DAINEFF ou DAINEFFE (Grégoire), de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, ne à Liège, vivait au XVII» siècle. Il fut docteur en théologie et professa à l'abbaye de Saint-Hubert. On a de lui : 1° Epitome historiarum vitee monastiC(p S. Augustini; Anvers, 1612; — 2» Tractatus de triplici mundo, divino, angelico et humano; Liège, 1639, in-fol. Voy. André-Valère , Bihlioth. Belg.
I. DAIR ou DAIRE (Louis -François), célestin, né à Amiens l'an 1713, mort à Chartres en 1792, professa à Paris la philosophie et la théologie, et devint prieur et bibliothécaire des Célestins. Outre des ouvrages purement littéraires, il a laissé : 1» Histoire de la ville et du diocèse rf'^mïens; Paris, 1757, 2 vol. in-4"; — 2» Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville et du doyenné de Montdidier; Amiens, 4765, in-42; — 8» Histoire civile, ecclésiastique et littéraire des villes de Doulens et d'Ancre, et du bourg de Grandvilliers; Amiens et Paris, 4785. Voy. De Cayrol, Essai sur la vie et les ouvrages au P. Daire; Amiens, 1838, in-8». Quérard, la France littéraire.
II. DAIR HANNES , ville épisc. de la province de Maru ; c'est la dixième du diocèse de Chaldée.
m. DAIR HÉRACLII, ville épisc. de la province patriarcale ou du catholique , au diocèse de Chaldée.
IV. DAIR DAKUKA, ville épisc. des Garmiens, second siège de la province de Beth- Garmé, au diocèse de Chaldée ; c'était le siège du métropolitain de Beth-Garmé. Elle à eu sept évêques. Voxj. Assémani, Biblioth. Otnent., t. Il , p. 413. Lequien, Oriens Christ.^ tom. II, p. 4244. Richard et Giraud.
DAIS, petit édifice en forme de voûte, de dôme ou de tour, soutenu par quatre colonnes et autant d'arcades; il couvrait autrefois l'autel, et on l'appelait ciboire. Il y a encore de ces dais de bronze , de fer, de bois , qui servent à couronner un autel , une chaire , etc. Il y a encore des dais portatifs sur deux ou quatre colonnes, sous lesquels on porte le Saint-Sacrement. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 106 et 107. Ciboire, n» II.
DALAHD. Fo^. Daly.
DALAlA, le sixième des sept fils d'Élivënaï, de la famille de David. Voy. I Paralip., m, 24.
DALAlAS , un des conseillers du roi Joakim qui s'opposa inutilement à ce prince lorsqu'il brûla le livre du prophète Jérémie, que Baruch avait écrit sous la dictée du prophète. Voy. Jérémie, xxxvi, 25.
DALAIAU , de la race des prêtres , était de la vingt-troisième des bandes qui devaient servir dans le temple. Voy. 1 Paralip., xxiv, 48.
DALBERG (Charles-Théodore- Antoine-Marie), prince -évèque de Constance, archichancelier de l'empire d'Allemagne, né enl744à Hernsheim, près de Worms, mort l'an 1817. Après avoir reçu une excellente éducation dans sa famille, il alla étudier à l'université de Gœttingue, prit à Heidelberg le titre de docteur en droit , puis lit divers voyages pour acquérir de nouvelles connaissances. A son retour il se voua à l'état ecclésiastique, étudia le droit canon à Worms, à Manheim et à Mayence, dont il devint, en 1802, électeur et archevêque. Parmi ses divers ouvrages, la plupart relatifs à la morale et à l'esthétique, nous citerons : 1» Ordonnance de l'électeur de Mayence relativement aux Ordi^es monastiques; 1772, in-fol.; — ^Pensées Sur l'appréciation du mérite moral; 4782^ in-4»; — 3» des
dalm
DALM
Rapport. i entre la morale et la polUique; 1786, iT»-4o; — ^ de la Connaùsance (Je soi-même connue principe général de la philosophie; 1793, inSf. i'oy. Feller, Biogr. univers. La ,\o«i'. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol.cathoi.
DALBIN (Jean), archidiacre de la cathédrale de Toulouse , vivait au xvi» siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1" Six livres du sacrettient de l' autel, prouvé par textes de l'Écriture sainte, autorité des anciens docteurs et propres témoignages des adversaires de l'Église catholique: Pans, 1566, in-8"; — 2» Discours et avertisse^ ment s au peuple venir connaître les bons et fidèles ëvangélisuteurs aes faux prophètes, par une conférence des Ecritures saintes et anciens docteurs, faite avec les ministres de révnngélique réformation tourhant le fait et la vocation légitime; Paris, 1Ô66, et Avignon, 1567; — 3» Opuscides spirituels: Paris, 15(37; — 4° la Marque de l'Église: ibid., 15G8. Vo>/. la Nouv. Biogr, génér.
DALDA ou D ALDUS , et par corruption Biaisa, ville épisc. de Lydie, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Sardes. On n'en connaît que quatre éyêques. dont le premier, Paul, assista au concile d'Éphèse. Vog. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 892. De Commanville, /" Table alpha- Ut., v. m.
DALDASDS. Voy. Dalisandlm.
D'ALEMBERT. Voy. Alembf.rt.
DALEN ou DALE (Antoine Van), antiquaire et philosophe hollandais,né à Harlem l'an 16^^, mort l'an 17()8, étudia la théologie, qu'il abandonna pour la médecine. Ses principaux ouvrages sont : 1" de Orandis Ethnicorum Dissertationes duce. Accedit Schediasma de Con.^ecrationibus Ethnicis; — 2o Dissertationes de rrrigine ne progresiti idolatriœ, et supers titionum; — 3» de Vera et falsa prophetia et de divinatioriibus idotolatricis ; — 4» Histoire des cérémonies du baptême chez les Juifs et dans les différentes cot/ununions chrétiennes. Les trois premiers ouvrages ont été mis à ï Index par un décret du 14 janvier 1737. Voy. Nicéron , Mémoires, tom. XXXVI , et la Nouv. Biogr. génér., où les autres écrits de Van Dalen sont indiqués.
DALFIN. Voy. Annemond.
DALIER (Odet), jésuite du xvn» siècle, se fit connaitre comme prédicateur. On a de lui des Sermont; Lyon, 1681, 2 vol. in-S».
DALILA, courtisane de la tribu de Dan, près do pays des Philistins. Samson l'aima, et l'épousa, selon quelques-uns. Les princes des Philistins lui promirent chacun onze cents pièces d'argent si elle leur indiquait d"où venait la force extraoï-dinaire de Samson. Dalila le fit, et livra ainsi Samson à ses ennemis. Voy. Juges, xvi, i et suiv.
DALISANDDM on DALDASUS, DALISAN- DDS, siège épisc. de la province d'Isaurie. au diocèse d Antioche, érigé au rv« siècle sous la M»étropolede Sélencie. On n'en connaît que six évèques, dont le premier, Marin, assista au premier concile général de Constantinople. Voy. Lcquien, Oriens Christ., tom. II, p. 1025. Richard et Giraud.
DALISANDUS ou DALDASDS, siège épisc.
de la première Pamphilie dans l'exarchat d'Asie, érige au ix« siècle sous la métropole de Side. Voi/. De Commanville, /'« Table alphabet., p. 86. Gaet. Moroni, vol.XlX,p. 70.
DALLJEDS. Voij. ]).\u.Lf:.
I. DALMACE ou DALMAT (saint), archiman- i inte grec, né l'an 351, mort en 431, appartenait i une famille distinguée dans l'empire d'Orient, ' et était oflicier dans les gardes du palais. Ayant ! perdu sa femme, il se retira avec Faustus, son '
fils, dans un monastère dirigé par l'abbé Isaac, au,quel il succéda l'an 410. Il assista au concile d'Ephèse , où il se montra un des plus chaleureux adversaires de Nestorius. Il obtint de Théodose la répression du schisme. Les Grecs honorent sa mémoire le 3 août. Voy. les Acf. du conc. d'Ephèse. Sozomène, Hist. eccles., 1. HT. Bandnri, Imperium Orientale, t. II, texte grec. Bulteau , Hist. des moines d'Orient. Richard et Giraud.
IL DALMACE ou DALMAS (Le bienheureux, selon (quelques Martyrologes), en latin Dalmatius, bénédictin, mort à Rieux le 17 janvier 1(K)7, était abbé régulier de la Grasse ou Notre-Dame d'Orbieu. L'an 1068 il assista au concile de Girone, et il fut élu l'an 1081 archevêque de Narbonne. Il présida, Tan 1086, le concile qui se tint dans 1 abbaye de Saint-Etienne de Bagnols. Voy. D. Vaissèt'e, Histoire du Languedoc, t. II. Moréri, Diction, histor. La youv. Biogr. génér.
m. DALMACE MONER (Le B.), dominicain, né en Catalogne lan 1291, mort le 24 septembre 1341, professa pendant plusieurs années, et fut chargé ensuite de l'éducation des novices. Pressé de plus en plus par le désir de vivre dans la solitude, il obtint la permission de se retirer en Provence, dans la grotte appelée h Sainte- Boitme. Rappelé à Girone. il passa les dernières années de sa vie dans une espèce de grotte qu'il avait creusée dans un roc de son monastère. Innocent XIII a approuvé son culte par un décret de l'an 1721, et Benoit XIII la autorisé dans le diocèse de Girone l'an 1726. On l'honore le 24 septembre. Voy. Bzovius, ad ann. 1341, in-18. Le P. Touron, Homm. illust. de l'Ord. dé S.-Dominiq..\om. II, p. 211. Richard et Giraud.
DALMANUTHA, lieu où Jésus-Christ se rendit après qu'il se fut embarqué avec ses disciples sur la mer de Tibériade. Au lieu de Dalmanutha qui se trouve dans saint Marc (vin, 10), on lit dans la Vulgate (.Matth., xv, 3^t) Mogédan. et, dans le texte grec Magdala. Au reste, plusieurs anciens exemplaires de saint Marc lisent aussi Magédan. Voy. les commentateurs, et, entre autres, D. Calmet, Comment, littéral sur saint Matthieu, xv, 39. Brocard, Descripfio Terra Sancfo", c. m. Sepp, Vie de Jésus, I. II, p. 267.