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IV. DEGRÉS ou GRADES EN THÉOLOGIE

C'est un titre que l'on accorde aux étudiants dans une Faculté catholique, comme un témoignage du progrès qu'ils ont fait dans leurs études. Puisqu'il n'existe plus de facultés canoniques en France, nous parlerons des degrés que l'on conférait dans les anciennes , et , en particulier, dans celle de Paris. Or, quand un candidat avait été reçu maître es arts, après 2 ans de philosophie, il était obligé d'employer 3 ans à l'étude de la théologie. Pour obtenir le degré de bachelier, il devait subir deux examens de 4 heures chacun, l'un sur la philosophie, l'autre sur la 1'^'' partie de la Somme de saint Thomas, et soutenir pendant 6 heures une thèse nommée Tentative. S'il la soutenait avec honneur, la Faculté lui donnait des lettres de bachelier. — Le grade suivant était celui de licencié. La licence,

2ui s'ouvi-ait de 2 en 2 ans , était précédée de eux examens pour chaque candidat sur la 2'' et la 3^ partie de la Somme de saint Thomas, l'Écriture sainte, l'histoire ecclésiastique. Dans le cours de ces 2 ans, chaque bachelier était obligé d'assister à toutes les thèses, sous peine d'amende , d'y argumenter souvent , et d'en soutenir 3, dont l'une, qui se nommait mineure ordinaire, durait 6 heures; la 2«, appelée majeure, durait 10 heures; son objet était les traités de la religion et de l'Église , l'Écriture sainte , les conciles et divers pomts de critique, et de l'histoire ecclésiastique, ha. 3^, nommée sorbonique , parce qu'elle se soutenait toujours en Sorbonne, traitait des péchés, des vertus, des lois, de l'Incarnation et de la grâce; elle durait depuis 6 heures du matin jusqu'à 6 heures du soir. Ceux qui avaient soutenu ces 3 actes et disputé aux thèses pendant ces 2 années , s'ils avaient eu d'ailleurs les suffrages des docteurs préposés à l'examen de leurs mœurs et de leur capacité, étaient licenciés , c'est-à-dire renvoyés du cours d'études , et recevaient la bénédiction apostolique du chancelier de l'Église de Paris. — Pour le degré de docteur, le licencié soutenait un acte appelé vespéries, depuis 3 heures après midi jusqu'à six; c'étaient des docteurs gui disputaient contre lui. Le lendemain, après avoir reçu le bonnet de docteur de la main du chancelier de l'université, il présidait dans la salle de l'archevêché de Paris à une thèse nommée

aulique (ab aidn), du lieu où on la soutenait. Six ans après, il était obligé de faire un acte qu'on nomme resumpte, c'est-à-dire récapitulation de toute la théologie, s'il voulait jouir des droits et des émoluments attachés au doctorat.

DEGRIN (Gervais), bénédictin de l'abbaye de Tiron , au diocèse de Chartres , vivait au xvi« siècle. Il a laissé : les Armes du chevalier chrétien et le vrai refuge de tout bon catholique; Paris, 1575, in-8». Voy. Antoine Du Verdier, Biblioth. des auteurs français.

DEHONESTI^. Voy. Honestus.

DEJA. Voy. Die.

I. DÉICIDE (Deicida), terme latin qui signilie meurtrier de Dieu, et qui se dit de ceux qui ont donné la mort à Jésus-Christ, vrai Dieu, ou qui en ont été cause, comme Judas, Pilate, etc. Voy. Bergier, qui, dans son Z)?cho«. de théoL, répond à tout ce que les Juifs et leurs apologistes ont dit pour justifier la nation juive de son crime.

II. DÉICIDE (^Deicidium), meiirtre, mort de Dieu ; terme qui n'est usité qu'en parlant de la mort à laquelle les Juifs condamnèrent Jésus- Christ, vrai Dieu. Voy. l'art, précéd. Quant à l'objection que si Jésus-Christ avait été Dieu, il n'aurait pu mourir, Voy. Communication d'idiomes.

DEICOLE (Deicola, Deicolus). Voy. DiEL.

DEILE. Voy. Diel.

DEILOCUS. Voy. DiLO.

DÉISME , système des déistes, qui naquit dans la seconde moitié du xvi^ siècle , et se formula d'abord en Angleterre. Voy. l'art, suiv.

DÉISTES (Deistœ). On nomme ainsi tous ceux qui admettent l'existence de Dieu , c'est-à-dire d'un Être suprême, principe de tous les autres, mais qui ne reconnaissent, en fait de religion,

3ue ce que la raison laissée à elle-même peut écouvrir, et qui par là même nient toute révélation. Voy. SociNiENS. Traité de la véritable religion ; Paris, 1737, tom. II, p. 1 ; et, en général, le Traité de la vraie religion , dans les théologiens. Voy. aussi Richard et Giraud, qui font connaître les différentes sortes de déistes. Bergier, Diction, de théol. De Lamennais, Essai sur l'indifférence en matière de religion. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., ou l'on trouve un excellent article de J.-E. Meyer.

DEIVIRIL ou THÉANDRIQUE(77ieflwrf»7CM*), terme de théologie qui signilie celui qui est tout à la fois divin et humain. Voy. Théandrique. Bergier, au mot Incarnation.

DEJANIRA VALMARANA. Voy. Dimesses.

DEJOUX DE LA CHAPELLE (Pierre), théologien , né à Gènes l'an 1752 , mort à Paris en 1^5, exerça d'abord les fonctions de ministre protestant; mais, ayant étudié à fond la religion catholique, il abjura en 1825 entre les mains de l'archevêque de Paris. Il a laissé, outre de nombreux discours et quelques ouvrages purement littéraires : 1" Prédication du christianisme; 1803, 4 vol. in-S"; — 2» Lettre sur l'Italie considérée sous le rapport de la religion; Paris, 1825, 2 vol. in-8», et 1836. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

DE LAHER. Voy. Verner.

DELAHAUT (Nicolas-Joseph), de l'Ordre de Prémontré, né à Yvois-Carignan l'an 1702, mort à BrieuUes-sur-Meuse en 1774, professa pendant plusieurs années la théologie à l'abbaye de Belval, près de Mouzon. Il a laissé : Annales civiles et religieuses d'Yvois-Carignan et de Mouzon, publiées avec des augmentations et des corrections, par M. l'Ecuy, ancien abbé général de Prémontré; Paris, 18^, in-S». Voy. la iVowj. Biographie générale.

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